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samedi 19 novembre 2016

Plus de 240 migrants noyés depuis lundi en Méditerranée




  • La semaine a été meurtrière pour les migrants qui ont tenté la traversée de la Méditerranée : 240 sont morts noyés.
    La semaine a été meurtrière pour les migrants qui ont tenté la traversée de la Méditerranée : 240 sont morts noyés. | AFP


Depuis le début de cette semaine, 240 migrants ont perdu la vie ou sont portés disparus en Méditerranée. 580 ont cependant pu être secourus selon les organisations humanitaires.
Plus de 240 migrants sont morts ou ont été portés disparus cette semaine en Méditerranée et 580 ont été secourus mercredi, rapportent les organisations humanitaires. 
Un bateau pneumatique à bord duquel se trouvaient 150 personnes a chaviré lundi, a annoncé Iosta Ibba, porte-parole du Haut-commissariat de l'Onu pour les réfugiés, citant 15 rescapés qui sont arrivés à Catane, sur la côte est de la Sicile. 
« Les rescapés ont survécu en s'agrippant aux pièces du bateau restées en surface. Ils sont restés dans l'eau pendant des heures - certains parlent de dix heures - avant qu'un pétrolier ne les recueille », a-t-il déclaré. 

4 270 migrants depuis début 2016

Mardi, un autre canot de migrants s'est dégonflé en pleine mer et seuls 23 de ses 122 passagers ont été secourus, selon SOS Méditerranée. Quatre corps ont été repêchés. 
« Nous avons attendu dans l'eau, accrochés à tout ce qui flottait, mais la plupart se sont noyés, dont mon petit frère. Il avait 15 ans », a raconté un survivant visiblement choqué. 
Mercredi, la garde-côtes italienne a annoncé la découverte d'un corps et le sauvetage de 580 personnes. Six autres cadavres avaient été repêchés lundi et mardi. 
Depuis le début de l'année, 4 270 migrants ont trouvé la mort en tentant de traverser la Méditerranée au départ de Libye, alors que le bilan de 2015 était de 3 777 décès, selon l'Organisation mondiale pour la migration. 
« Les bateaux sont de moins en moins adaptés et toujours surchargés. Beaucoup de tragédies sont également dues au mauvais temps », a déploré Iosta Ibba.

PLUS DE 240 MIGRANTS NOYÉS DEPUIS LUNDI EN MÉDITERRANÉE



Plus de 240 migrants sont morts ou ont été portés disparus cette semaine en Méditerranée et 580 ont été secourus mercredi, rapportent les organisations humanitaires. /Photo prise le 20 octobre 2016/REUTERS/Yara Nardi



CATANE, Italie (Reuters) - Plus de 240 migrants sont morts ou ont été portés disparus cette semaine en Méditerranée et 580 ont été secourus mercredi, rapportent les organisations humanitaires.
Un bateau pneumatique à bord duquel se trouvaient 150 personnes a chaviré lundi, a annoncé Iosta Ibba, porte-parole du Haut Commissariat de l'Onu pour les réfugiés, citant 15 rescapés qui sont arrivés à Catane, sur la côte est de la Sicile.
"Les rescapés ont survécu en s'agrippant aux pièces du bateau restées en surface. Ils sont restés dans l'eau pendant des heures - certains parlent de dix heures - avant qu'un pétrolier ne les recueille", a-t-il déclaré.
Mardi, un autre canot de migrants s'est dégonflé en pleine mer et seuls 23 de ses 122 passagers été secourus, selon SOS Méditerranée. Quatre corps ont été repêchés.
"Nous avons attendu dans l'eau, accrochés à tout ce qui flottait, mais la plupart se sont noyés, dont mon petit frère. Il avait 15 ans", a raconté un survivant visiblement choqué.
Mercredi, la garde-côtes italienne a annoncé la découverte d'un corps et le sauvetage de 580 personnes. Six autres cadavres avaient été repêchés lundi et mardi.
Depuis le début de l'année, 4.270 migrants ont trouvé la mort en tentant de traverser la Méditerranée au départ de Libye, alors que le bilan de 2015 était de 3.777 décès, selon l'Organisation mondiale pour la migration.
"Les bateaux sont de moins en moins adaptés et toujours surchargés. Beaucoup de tragédies sont également dues au mauvais temps", a déploré Iosta Ibba.
(Steve Scherer et Crispian Balmer, Jean-Philippe Lefief pour le service français)

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mercredi 18 septembre 2013

Maroc: entre deux assauts sur Melilla, des migrants pansent leurs plaies






logo lacroix Un migrant africain caché dans une forêt à Nador, le 18 septembre 2013

Dans la forêt surplombant l'enclave espagnole de Melilla, au nord du Maroc, Diamani soigne tant bien que mal ses blessures à vif, occasionnées lors d'une récente tentative de franchissement, au côté de centaines de migrants, de la frontière le séparant de l'Europe.
Coutumières, ces tentatives pour rejoindre "l'eldorado européen" ont encore gagné en intensité: jeudi matin, 200 migrants africains sont à nouveau partis à l'abordage de la barrière grillagée. Seule une petite dizaine est parvenue à passer.
Mais le plus spectaculaire de ces assauts a été mené mardi, à l'aube, lorsqu'une centaine de migrants a franchi tour à tour les trois grillages de plusieurs mètres de haut. Des caméras de surveillance ont filmé de véritables grappes humaines s'accrochant aux grilles puis déferlant sur le sol espagnol.
Sur les hauteurs de l'enclave, près de Nador, la forêt de Gourougou constitue un abri temporaire à ciel ouvert pour ces candidats à l'exil.
Dans l'attente de la nuit, ils sont nombreux à panser leurs plaies, dues à de précédentes tentatives. Aucun ne semble réticent à l'idée de recommencer.
"Je me suis coupé au niveau de la jambe alors que j'escaladais la barrière", explique Diamani, un Malien âgé de 27 ans. Originaire de Gao, il arbore un bandage ensanglanté, posé sur une large entaille. "Dès que je vais mieux, j'essaie à nouveau. J'ai peur, mais je dois essayer", clame-t-il.
Simples éraflures, hématomes et même plâtres de fortune: les blessures sont diverses chez ses hommes pour la plupart jeunes et originaires d'Afrique de l'ouest. Dans ces montagnes, les autorités espagnoles évaluent leur nombre à 700.
Sekou, 21 ans, raconte avoir traversé le Sahara depuis Tombouctou et être arrivé au Maroc il y a six mois.
"Nous sommes venus ici à cause de la guerre (...). Nous ne sommes pas venus pour violer ou voler, mais pour trouver une vie meilleure", dit-il.
"Quand je serai là-bas, tous mes rêves se réaliseront", avance-t-il, les yeux braqués sur Melilla, unique porte d'entrée de l'Europe sur le continent africain, avec Ceuta, l'autre enclave espagnole.
Plus de 40 morts en deux ans
Située à 150 km plus à l'ouest, Ceuta a également été le théâtre de tentatives de franchissement cette semaine. Mardi, 91 migrants sont parvenus à passer, avant d'être pris en charge dans des centres d'accueil surpeuplés.
A Melilla, le spectaculaire assaut de mardi a donné lieu à des incidents avec la sécurité espagnole et plusieurs personnes ont été blessées.
Selon Chakib al-Khayari, un responsable de l'Association Rif des droits de l'Homme (ARDH), une ONG locale, 41 migrants sont morts ces deux dernières années en tentant de franchir les frontières de Ceuta et Melilla, dont 18 en 2013.
D'autres se sont noyés en tentant de traverser le détroit de Gibraltar sur des embarcations de fortune.
Dans un rapport, en mars dernier, Médecins sans frontières (MSF) s'était de son côté alarmé d'une "recrudescence importante" des violences contre les clandestins.
Dans leurs récits, des migrants continuent de se plaindre des opérations des forces de sécurité et des conditions de leur refoulement.
"La vie est très dure ici. Imaginez en hiver, avec des sacs plastique pour unique couverture et rien à manger", ajoute Yaya, un Ivoirien de 27 ans.

Face aux critiques, le Maroc exprime sa volonté de protéger ses frontières et signale que sa "stratégie sécuritaire" est uniquement "dirigée contre les réseaux criminels".
Le royaume vient en outre d'engager une "nouvelle politique migratoire". Dans un communiqué publié mardi, les ministères de tutelle (Intérieur, Justice, Affaires étrangères, Emploi) ont confirmé la création de commissions pour étudier les dossiers d'un millier de réfugiés et procéder à des régularisations "au cas par cas" de clandestins.
Dans le cadre de ses démarches, Rabat a aussi rappelé à l'Union européenne (UE) ses responsabilités.
Dans la forêt de Nador, Erik, 28 ans, assure être prêt à rester au Maroc si les conditions de vie le permettent.
"J'ai entendu parler de la nouvelle politique du gouvernement marocain. Mais je n'en ai pas encore vu les effets, et tant qu'on sera l'objet de violences, je n'y croirai pas", affirme-t-il.
AFP

mardi 21 août 2012

Maroc - Des centaines de clandestins ont tenté l’assaut sur Melilla la veille de l'Aïd


Par Ahmed Benani, Déclaration Citoyenne

A Melilla, des migrants desperados (dr)

Profitant d'un relâchement de la surveillance des frontières la veille de l'Aid El Fitr par les gardes frontières marocains, quelques 300 immigrants clandestins ont tenté un passage en force contre le mur de protection de l'enclave espagnole de Melilla, en territoire marocain. Une centaine de ces migrants clandestins, des subsahariens, auraient réussi à franchir ce mur de six mètres, hyper-surveillé, déclenchant du coup une alerte maximale sur les enclaves espagnoles, Melilla et Sebta.

Les migrants subsahariens, installés côté marocain, ont tenté d'entrer dans l'espace Schengen à partir de la région de Nador, au nord-est du Maroc, près de l'enclave de Melilla. Selon le gouvernement de Melilla, l'assaut contre l'enclave a été déclenché samedi vers 21h00 du soir. Echelles et divers moyens d’ascension du mur d'enceinte, haut de six mètres, grillagé et électrifié, ont été utilisés. Sur les 300 immigrants qui ont participé à cet assaut, le plus important de l’année 2012, une soixantaine aurait réussi à passer la frontière.

 Lundi, à 5h00 du matin, un autre assaut a été organisé par 150 autres candidats à l'émigration clandestine, mais les accès à l'enclave espagnole ont été bloqués par les forces de sécurité marocaines et espagnoles. Selon des riverains, beaucoup de ces immigrants clandestins auraient été blessés durant l’assaut, alors que les autorités de l'enclave de Melilla affirment le contraire. Des affrontements auraient opposé migrants et forces de sécurité marocaines et espagnoles, selon des ONG marocaines de défense des Immigrants.
 
Les blessés se cachent
Les immigrants clandestins refusent, dans des circonstances pareilles, d’être hospitalisées ou évacuées vers des centres de santé marocains de peur d'être arrêtés et refoulés. Ils préfèrent, selon des ONG marocaines, dont l'AMDH, se cacher dans les forêts de la région de Nador, en attendant des moments plus cléments pour aller chercher de la nourriture. Près de 740 clandestins notamment des subsahariens sont entassés dans le camp de rétention installé à Melilla, dans l'attente d'être expulsés. Madrid aurait dépêché sur place des unités spéciales pour verrouiller les accès à l'enclave de Melilla. 


Dans un rapport publié cette semaine, Human Right Watch avait fustigé l'attitude de l'Union européenne qui laisse mourir en mer les immigrants clandestins, qui font la traversée de la Méditerranée sur des bateaux de fortune. Le verrouillage des frontières espagnoles en territoire marocain et la chasse aux migrants au Maroc ont encouragé l'immigration clandestine vers l'Europe par mer. Résultat: au moins 170 personnes ont péri noyées depuis le mois de janvier dernier, 13.500 migrants depuis 1998, dont 1500 pour la seule année 2011.
URL Source :http://
maghrebemergent.info/actualite/internationale/
15205-maroc-des-centaines-de-clandestins-ont-tente-lassaut-sur-melilla-la-veille-de-laid.html

mercredi 18 janvier 2012

La justice marocaine doit enquêter sur les multiples cas de noyade de migrants subsahariens survenus dans la région de Nador

Communiqué ARDH-ABCDS:
La justice marocaine doit enquêter sur les multiples cas de noyade de migrants subsahariens survenus 
dans la région de Nador


NADOR, le lundi 16 janvier 2012 — La justice marocaine doit éclaircir les drames de décès par noyade de migrants subsahariens dans leurs tentatives de regagner l’enclave de Melilla par mer.
Le 9 janvier 2012, trois corps de migrants subsahariens sans vie ont été repêchés dans la zone d’Atalayoune, sur les rives de la lagune de Marchica, située à proximité des agglomérations de Nador et de l’enclave de Melilla, et un autre migrant qui serait noyé, d’après des témoins oculaires, pourchassé par des éléments des forces auxiliaires, il serait enfuit vers la mer, où il s’est noyé sous les yeux d’éléments des forces auxiliaires qui ne se sont pas intervenus. Les cadavres de ces victimes ont été transférés à la morgue de l'hôpital Hassani de Nador.

L’Association Rif des Droits Humains (ARDH) et l’Association Beni Znassen pour la Culture, le Développement et la Solidarité (ABCDS) ont écrit au Ministre marocain de la Justice et des Libertés et au Conseil National des Droits de l’Homme. Les deux associations réclament une enquête urgente afin de faire toute la transparence sur les multiples cas de noyade de migrants, et mettre la lumière sur les circonstances de survenue de ce noyade de migrant sous les yeux d’éléments des forces auxiliaires qui ne lui ont pas porté secours.

L’ARDH et l’ABCDS suivent avec une grande préoccupation la situation des migrants subsahariens réfugiés dans les forêts aux alentours de Nador, et s’inquiètent des recrudescences des violences policières lors des rafles et des descentes sur les lieux de refuge des migrants. Les deux associations continuent de recevoir des informations faisant état d'arrestations de migrants, de mauvais traitements et d’usage excessif de force entraînant des fractures dans différentes parties du corps.

L’ARDH et l’ABCDS dénoncent la « chasse au migrants » qui se déroule dans la région de Nador, et appellent les autorités marocaines à mettre fin à toute forme de violence à l’encontre des migrants et à se conformer aux engagements internationaux de l’Etat marocain et à respecter et garantir un traitement humain des migrants.

Contacts:

Chakib Al Khayari, ARDH, Tél.: +212-641.11.25.14, Email : c.alkhayari@yahoo.fr

Hicham Baraka, ABCDS Maroc, Tél.: +212-667.71.65.24, Email : hicham.baraka@gmail.com
Président ABCDS
Angle Bd. Lieutenant Belhoucine et rue Gharnata,
Oujda 60000 - Maroc
Mobile: +212 (0) 667 71 65 24
Tél./Fax: +212 (0) 536 68 67 50
www.abcds-maroc.org
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Noyades de migrants subsahariens a Nador
Des associations saisissent le ministère de la Justice
 Par Le Matin, 17/1/2012
Étant géogra-phiquement très proche de l'Europe, le Maroc est le pays le mieux placé, aux yeux des clandestins subsahariens, pour franchir les frontières. Seulement, ces derniers sont souvent confrontés à de mauvaises surprises.






Dans un communiqué commun rendu public hier, l'Association Rif des droits humains (ARDH) et l'Association Beni Znassen pour la culture, le développement et la solidarité (ABCDS) qui disent suivre «avec préoccupation la situation des migrants subsahariens réfugiés dans les forêts aux alentours de Nador», ont saisi le ministre de la Justice et des libertés et le Conseil national des droits de l'Homme.
Les deux associations réclament une enquête urgente afin de faire toute la lumière sur les multiples cas de noyades de migrants, et mettre la lumière sur les circonstances de survenue de ces noyades de migrants sous les yeux d'éléments des Forces auxiliaires qui ne leur ont pas porté secours.
En provenance, le plus souvent, de pays pauvres d'Afrique subsaharienne, un grand nombre de migrants, parfois des femmes accompagnées de leurs enfants, tentent une périlleuse traversée de la Méditerranée à bord d'embarcations de fortune. Entre aléas climatiques et mesures draconiennes de contrôle et de surveillance des points de passages réglementaires… le chemin vers l'Europe est parsemé d'embuches et peut avoir la mort pour ultime étape. Par ailleurs, les atteintes continues aux droits des migrants, qui se manifestent par les rafles, les détentions voire pire, sont régulièrement dénoncées par les ONG nationales et internationales.

«Faire la lumière sur ces noyades»
«La justice marocaine doit éclaircir les décès par noyade de migrants subsahariens dans leurs tentatives de regagner l'enclave de Melilla par mer. Le 9 janvier, trois corps de migrants subsahariens sans vie ont été repêchés dans la zone d'Atalayoune, sur les rives de la lagune de Marchica, située à proximité des agglomérations de Nador et de l'enclave de Melilla. Un autre migrant qui serait noyé, d'après des témoins oculaires, pourchassé par des éléments des forces auxiliaires, il serait enfui vers la mer, où il s'est noyé sous les yeux d'éléments des Forces auxiliaires qui ne se sont pas intervenus», peut-on lire dans le communiqué des deux associations.
Ces dernières affirment, dans ce même communiqué, recevoir des informations qui font état d'arrestations de migrants, de mauvais traitements et d'usage excessif de force entraînant des fractures dans différentes parties du corps. L'ARDH et l'ABCDS disent être inquiètes des recrudescences des violences policières lors des rafles et des descentes sur les lieux de refuge des migrants.
Ces deux associations dénoncent ce qu'elles ont appelé la «chasse aux migrants» qui se déroule dans la région de Nador, et appellent les autorités marocaines à mettre fin à toute forme de violence et de se conformer aux engagements internationaux de l'État marocain et à respecter et garantir un traitement humain des migrants. Le communiqué rappelle que le Maroc est signataire de la Convention internationale sur la protection des droits des migrants ainsi que de l'Accord de coopération avec le Haut commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR). Ces deux engagements sont censés permettre d'améliorer les conditions de vie des réfugiés (migrants clandestins) avant leur rapatriement volontaire dans leurs pays d'origine.
Pourtant, l'Agence onusienne reconnaît les obstacles auxquels elle fait face pour recenser les migrants clandestins subsahariens qui arrivent en masse dans notre pays, s'y installent et guettent la moindre opportunité, durant leur transit qui tarde beaucoup, afin de pouvoir s'évader un jour et atteindre

les côtes sud du continent européen.

Le Maroc : du transit à l'immigration.

Si le Maroc a été au départ, un pays de transit pour les Subsahariens en partance pour l'Europe, il devient aujourd'hui pour un grand nombre d'entre eux un pays d'immigration. Une étude sociologique publiée en 2010 par le Centre Jacques Berque de Rabat indique que le Maroc est passé d'un pays de transit à un pays d'immigration. Depuis quelques années, certains d'entre eux ont fini par abandonner l'idée de franchir les frontières. Étudiants, médecins, ingénieurs, travaillent dans des secteurs très variés comme la communication, le journalisme… les Subsahariens ou les «Africains» comme on les appelle communément  font bel et bien partie de notre vie quotidienne.