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vendredi 14 août 2015

Abus et violences à la Prison Noire à El Aaiun

Par Equipe Média, El Aaiun, Sahara Occidental occupé,12/8/2015

Jeudi 6 août dans la soirée, les gardiens de la Prison Noire de El Aaiun au Sahara Occidental occupé ont mené une inspection musclée au cours de laquelle ils ont confisqué les téléphones portables et autres effets personnels de prisonniers sahraouis de droits commun.

Suite à cela et en signe de protestation, 37 de ces prisonniers ont, vendredi, refusé de sortir de leurs cellules.
Toute la journée et le jour suivant, enfermés dans leurs cellules, ils ont chanté et crié des slogans contre l’occupation marocaine, et pour le respect du droit international et des engagements pris par l’ONU avec du peuple sahraoui.
Ils ont exigé d’être mieux traités immédiatement, et que le vice directeur de la prison, auteur et instigateur des vols et de discrimination répétée à leur égard soit envoyé ailleurs.
Ils ont refusé de croire aux promesses faites par le procureur général du roi du Maroc auprès la cour d’appel d’El Aaiun de l’ouverture d’une enquête sur les vols d’objet personnels et continué à protester.

Dimanche 9 août à 5h du matin, les prisonniers ont été attaqués par une équipe centrale d'intervention venue de Rabat. Ils ont résisté comme ils ont pu contre l’agression en bloquant leurs portes et se sont défendu en jetant de l’eau et de l’huile bouillante sur les agents de l’équipe d’intervention.

Les prisonniers ont été saisis vers 6 h après que l’équipe d’intervention ait cassé les murs des cellules avec des pioches et des massues. Ils ont ensuite tous été frappés et maltraités.

Vers 14h ce même jour, 30 de ces prisonniers ont été placés dans d’autres cellules.
4 ont été incarcérés dans une cellule réservée aux malades sidéens, ce sont El Maa'ni El Mehdi, Zayrag Dahi, Bousaoula Lamin, Ayoub Chekrad.

Jusqu’à lundi matin il manquait les informations pour 7 d’entre eux : El Khfaouni Mohamed, Babait Mohamed, Omar El Hadachi, Jamal Lkarouch, Bousta Said, Rachid Chahir et Sidaty Yassin.
Les familles les ont cherchés dans les hôpitaux de El Aaiun, et se sont adressés à l’administration qui a répondu n’avoir pas connaissance de ces personnes.
Les 7 prisonniers ont en fait été transférés le dimanche après midi vers la prison de Ait Meloul, à 750 km de leurs familles.
Selon plusieurs sources, après avoir tabassé El Khfaouni Mohamed, les gardiens lui ont mis un sac sur la tête pour l’emmener et le prisonnier semblait avoir des blessures aux jambes suffisamment graves pour qu’il ne puisse plus marcher. Il a en effet la jambe droite cassée.
Babait Mohamed a eu l’œil droit crevé sous les coups donnés par les gardiens.
Bousta Said aurait lui perdu au moins 2 dents.
Ces trois prisonniers sont à l’infirmerie de la prison, ils n’ont pas été conduits à l’hôpital.
Prison Noire El Aaiun




عربي
عنف وسوء معاملة بالسجن الاكحل بالعيون
مساء يوم الخميس 6 اغسطس ـ اجرى حراس السجن الاكحل بالعيون –الصحراء الغربية المحتلة تفتيشا تم من خلاله مصادرة هواتف محمولة وحاجيات شخصية لمعتقلي الحق العام الصحراويين .
وعلى اثر ذلك الاجراء ، وكخطوة احتجاجية ، رفض 37 معتقلا من هؤلاء يوم الجمعة الخروج من زنازنيهم .
وطوال ذلك اليوم واليوم الموالي ظل هؤلاء حبيسي الزنازن ، وهم يرددون شعارات ضد الاحتلال المغربي و ضرورة احترامه للقانون الدولي والتزاماته مع الامم المتحدة تجاه الشعب الصحراوي .
وطالبوا بضرورة حسن معاملتهم ، وبابعاد نائب مدير السجن باعتباره المسؤول والمحرض على سرقتهم والتمييز المتواصل تجاههم .
ورفض السجناء ايضا الوعود التي قدمها الوكيل العام لملك المغرب لدى محكمة الاستئناف بالعيون بفتح تحقيق بشان ما تعرضوا له من سرقة لحاجياتهم الخاصة و اعلنوا استمرارهم في الاحتجاج .
وفي الخامسة صباحا من يوم الاحد 9 من اغسطس ، تعرض السجناء الى اعتداء من طرف فريق مركزي للتدخل جاء من الرباط ، قاوموا قدر المستطاع الهجوم واغلقوا الابواب واستخدموا المياه والزيت المغلي ضد عناصر فريق التدخل .
تم السيطرة على الوضع الساعة السادسة صباحا بعد ان قام فريق التدخل بكسر جدران الزنازن بفؤوس . وتعرض السجناء بعدها للضرب وسوء المعاملة .
وفي حدود الساعة الثانية من ظهر نفس اليوم تم نقل ثلاثون سجينا الى زنازن اخرى
4 من هؤلاء وضعوا في زنزانة خاصة بمرضى فقدان المناعة المكتسبة "ايدز " وهم المعني المهدي ، الزيرك داهي ، بوصولة الامين وايوب شكراد .
والى يوم الاثنين لاتوجد اي معلومات عن مصير سبعة سجناء وهم الحفاوني محمد ، بابيت محمد ، عمر الهداشي ، جمال لكروش، بوستة سعيد ، رشيد شاهير وسيداتي ياسين .
عائلات هؤلاء بحثت عنهم في المستشفيات العيون وتوجهت الى ادارة السجن  لكن هته الاخيرة نفت اي علم لها عن مكان تواجدهم .
لكن في الواقع أن هؤلاء تم ترحيلهم  ظهر الاحد الى سجن ايت ملول الذي يقع 750 كلم بعيدا عن عائلاتهم .
وبحسب العديد من المصادر فان محمد الخفاوني وبعد تعرضه للاعتداء بالضرب وضع الحراس كيسا على راسه لنقله وبدت جروح بليغة على ساقيه لم يعد بمقدوره المشي على اثرها
وفي الواقع كسرت ساقه اليمنى
في حين ان محمد بابيت اصيب بجرح في عينه جراء لكمات تلقاها من طرف الحراس .
اما سعيد بوستة فقد كسرت اثنين من اسنانه على الاقل
واكتفت ادارة السجن بعلاج المصابين في مصحة السجن عوضا عن نقلهم الى المستشفى
ايكيب ميديا ، العيون المحتلة
12 اغسطس 2015
لايسعى الفريق الاعلامي الصحراوي " ايكيب ميديا "لان يكون رقما مضافا في المشهد الاعلامي الوطني بقدر سعيه لتقديم الجودة والجدية . لهذا السبب ومن اجل بث اخبار ذات موضوعية فيما يحدث بالاراضي المحتلة فاننا نعمل بثلاث لغات اجنبية عدا العربية وهي الفرنسية والانجليزية والاسبانية .  تنشر مقالتنا عبر صفحتنا على الفيسبوك ، و توزيع الافراد .وايضا عبر موقعنا على الانترنت

mercredi 18 septembre 2013

Maroc: entre deux assauts sur Melilla, des migrants pansent leurs plaies






logo lacroix Un migrant africain caché dans une forêt à Nador, le 18 septembre 2013

Dans la forêt surplombant l'enclave espagnole de Melilla, au nord du Maroc, Diamani soigne tant bien que mal ses blessures à vif, occasionnées lors d'une récente tentative de franchissement, au côté de centaines de migrants, de la frontière le séparant de l'Europe.
Coutumières, ces tentatives pour rejoindre "l'eldorado européen" ont encore gagné en intensité: jeudi matin, 200 migrants africains sont à nouveau partis à l'abordage de la barrière grillagée. Seule une petite dizaine est parvenue à passer.
Mais le plus spectaculaire de ces assauts a été mené mardi, à l'aube, lorsqu'une centaine de migrants a franchi tour à tour les trois grillages de plusieurs mètres de haut. Des caméras de surveillance ont filmé de véritables grappes humaines s'accrochant aux grilles puis déferlant sur le sol espagnol.
Sur les hauteurs de l'enclave, près de Nador, la forêt de Gourougou constitue un abri temporaire à ciel ouvert pour ces candidats à l'exil.
Dans l'attente de la nuit, ils sont nombreux à panser leurs plaies, dues à de précédentes tentatives. Aucun ne semble réticent à l'idée de recommencer.
"Je me suis coupé au niveau de la jambe alors que j'escaladais la barrière", explique Diamani, un Malien âgé de 27 ans. Originaire de Gao, il arbore un bandage ensanglanté, posé sur une large entaille. "Dès que je vais mieux, j'essaie à nouveau. J'ai peur, mais je dois essayer", clame-t-il.
Simples éraflures, hématomes et même plâtres de fortune: les blessures sont diverses chez ses hommes pour la plupart jeunes et originaires d'Afrique de l'ouest. Dans ces montagnes, les autorités espagnoles évaluent leur nombre à 700.
Sekou, 21 ans, raconte avoir traversé le Sahara depuis Tombouctou et être arrivé au Maroc il y a six mois.
"Nous sommes venus ici à cause de la guerre (...). Nous ne sommes pas venus pour violer ou voler, mais pour trouver une vie meilleure", dit-il.
"Quand je serai là-bas, tous mes rêves se réaliseront", avance-t-il, les yeux braqués sur Melilla, unique porte d'entrée de l'Europe sur le continent africain, avec Ceuta, l'autre enclave espagnole.
Plus de 40 morts en deux ans
Située à 150 km plus à l'ouest, Ceuta a également été le théâtre de tentatives de franchissement cette semaine. Mardi, 91 migrants sont parvenus à passer, avant d'être pris en charge dans des centres d'accueil surpeuplés.
A Melilla, le spectaculaire assaut de mardi a donné lieu à des incidents avec la sécurité espagnole et plusieurs personnes ont été blessées.
Selon Chakib al-Khayari, un responsable de l'Association Rif des droits de l'Homme (ARDH), une ONG locale, 41 migrants sont morts ces deux dernières années en tentant de franchir les frontières de Ceuta et Melilla, dont 18 en 2013.
D'autres se sont noyés en tentant de traverser le détroit de Gibraltar sur des embarcations de fortune.
Dans un rapport, en mars dernier, Médecins sans frontières (MSF) s'était de son côté alarmé d'une "recrudescence importante" des violences contre les clandestins.
Dans leurs récits, des migrants continuent de se plaindre des opérations des forces de sécurité et des conditions de leur refoulement.
"La vie est très dure ici. Imaginez en hiver, avec des sacs plastique pour unique couverture et rien à manger", ajoute Yaya, un Ivoirien de 27 ans.

Face aux critiques, le Maroc exprime sa volonté de protéger ses frontières et signale que sa "stratégie sécuritaire" est uniquement "dirigée contre les réseaux criminels".
Le royaume vient en outre d'engager une "nouvelle politique migratoire". Dans un communiqué publié mardi, les ministères de tutelle (Intérieur, Justice, Affaires étrangères, Emploi) ont confirmé la création de commissions pour étudier les dossiers d'un millier de réfugiés et procéder à des régularisations "au cas par cas" de clandestins.
Dans le cadre de ses démarches, Rabat a aussi rappelé à l'Union européenne (UE) ses responsabilités.
Dans la forêt de Nador, Erik, 28 ans, assure être prêt à rester au Maroc si les conditions de vie le permettent.
"J'ai entendu parler de la nouvelle politique du gouvernement marocain. Mais je n'en ai pas encore vu les effets, et tant qu'on sera l'objet de violences, je n'y croirai pas", affirme-t-il.
AFP