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samedi 25 avril 2015

Les autorités d'occupation marocaines arrêtent l'activiste sahraoui des droits humains Ahmed Nassiri

    El Aaiun  (territoires sahraouis  occupés) 23/4/ 2015 (SPS) 

Les autorités d'occupation marocaines ont arrêté mardi 21/4 l’activiste sahraoui des droits humains Ahmed Nassiri et sa famille dans la ville marocaine de Tantan, selon une source judiciaire sahraouie.
 
"Lors de son arrestation, après une intervention  brutale commise par la  police d’occupation marocaine dans la ville occupée de Smara, blessé au  niveau du nez ,  il a été emmené à l'hôpital   d'Agadir à bord  de l'ambulance "  . a ajouté la source.
 
Selon la même source l’activiste sahraoui des droits humains Ahmed a été arrêté après sa participation à une manifestation pacifique en faveur de l'autodétermination du peuple sahraoui."(SPS).
090/97

samedi 13 décembre 2014

Silence, on tue les non violents en Palestine !

 
Photo de Ziad Medoukh.


Photo de Ziad Medoukh.
Photo de Ziad Medoukh.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
                                                           
Silence, on tue les non violents en Palestine !
L’armée de l’occupation israélienne a tué ce mercredi 10 décembre 2014, le ministre palestinien en charge du dossier des colonies et du mur d’annexion, ancien ministre des prisonniers Ziad Abou Ein lors d’une manifestation populaire non-violente contre la Colonisation près de Ramallah en Cisjordanie occupée.

Il manifestait pacifiquement contre la confiscation des terres palestiniennes au profit d’une colonie israélienne illégale, et devait planter un olivier de paix sur cette terre.
Connu par sa participation quotidienne aux manifestations populaires en Cisjordanie contre le mur et contre la colonisation, Ziad Abou Ein, 55 ans et père de 4 enfants, avait passé plus de 13 ans dans les prisons israéliennes.
Cet assassinat est un acte barbare non isolé de la part de l’armée israélienne
Quelle honte de tuer des non violents palestiniens par cette armée d’occupation ?
Les agressions israéliennes contre les palestiniens se poursuivent
Le gouvernement israélien d’extrême droite poursuit sa politique criminelle contre les Palestiniens
Devant le silence complice de cette communauté internationale officielle
Et devant l’hypocrisie de quelques dirigeants étrangers qui condamnent la mort de colons israéliens et ne bougent pas devant la mort de dizaines de Palestiniens.
Et devant l’absence des médias étrangers qui occultent cette réalité.
Jusqu’à quand l’impunité de cet état d’apartheid ?
Combien de martyrs palestiniens faudra-t-il pour que bouge ce monde dit libre ?
La situation est de plus en plus difficile pour notre population civile en Cisjordanie, une région encerclée et qui subit des attaques permanentes de l’armée de l’occupation israélienne.
Malgré ce nouvel assassinat, les Palestiniens poursuivront leur résistance populaire contre les mesures de l’occupation
La Cisjordanie défie l’occupation !
La Cisjordanie libre persiste !
La Cisjordanie encerclée espère !
La Palestine occupée existe !
La Palestine la dignité est plus que jamais déterminée !
Et la Palestine vaincra, la Palestine vivra !

Photo de Ziad Medoukh.

samedi 21 décembre 2013

« Massacre » devant le ministère marocain de l’Education nationale


Libérez (vraiment) Ali Anouzla ! 
Par Mohamed Midaoui (professeur titulaire d’un master)21/12/2013

GGGGGG
L’un des blessés graves lors de la manifestation de jeudi 5 décembre devant le ministère de l’Education nationale (Photo Demain)

Opinion. Le jeudi 5 décembre 2013, j’ai été témoin d’un massacre contre des professeurs porteurs de licences et titulaires du Master qui protestaient contre la politique d’exclusion adoptée par le ministère de l’Éducation nationale marocain. Ces professeurs ne faisaient que revendiquer leurs droits à la promotion et au changement de cadre comme cela était le cas pour les promotions précédentes quand ils ont été pris à partie par la police.
La manifestation pacifique qui s’est tenue devant la direction des Ressources humaines du ministère à Rabat et regroupé plus de 6 000 militants. Elle a été farouchement réprimée après l’intervention sauvage des forces de la répression. Ce fut un déchaînement inouï de violence policière qui s’est abattu sur des manifestants pacifiques, hommes et femmes confondus.
Plusieurs dizaines de personnes ont été blessées dont dix grièvement, principalement à la tête. A cela s’ajoute le comportement bestial d’un fonctionnaire des Ressources humaines qui a intentionnellement violenté deux professeurs.
Il s’en est suivi une vague d’arrestations qui ont donné lieu à des poursuites judiciaires. Huit professeurs dont une femme ont été arbitrairement arrêtés. Ce qui porte à vingt-cinq le nombre d’interpellés depuis le début des manifestations.
Ces personnes encourent, de par leur incarcération, des actes de torture et autres formes de mauvais traitements, dans l’indifférence générale…
Ce comportement des autorités est une violation flagrante des droits de l’homme. Il ne fait que confirmer la politique terrorisante, adoptée par le gouvernement face aux revendications sociales et salariales et consacre les tares d’un système où les diplômés sont relégués en bas de l’échelle, contre l’idée même qu’il faut sacraliser le savoir considéré comme un atout dans le processus du développement.
On pense bien évidemment à ces manifestants qui s’immolent par le feu face à un gouvernement qui reste sourd à toutes formes de  revendications, aussi justes et légitimes soient-elles !
Les menaces sont loin de faire taire les voix de la résistance et les enseignants restent mobilisés malgré les intimidations des autorités !
Parce que leurs demandes sont légitimes et leur combat juste.

URL courte: http://www.demainonline.com/?p=28527

samedi 23 novembre 2013

Maroc : Projet de loi de finances 2014. Affrontements.


Par Aufait,

Des affrontements ont eu lieu mercredi soir devant l'hémicycle, au moment où les députés votaient le projet de loi de finances 2014. Six policiers blessés et 15 jeunes diplômés chômeurs interpellés, tel est le bilan de ces incidents. Le feuilleton des diplômés chômeurs se poursuit, au moment où la majorité a refusé un amendement de l'opposition pour leur insertion. Cette dernière compte saisir le Conseil constitutionnel.

Au moment où les députés adoptaient mercredi soir à Rabat le budget 2014, des incidents se sont déroulés devant le Parlement entre forces de l'ordre et diplômés chômeurs. /DR

Au moment où les députés adoptaient mercredi soir à Rabat le budget 2014, des incidents se sont déroulés devant le Parlement entre forces de l'ordre et diplômés chômeurs. /DR Agrandir

Au moment où les députés adoptaient mercredi soir à Rabat le budget 2014, des incidents se sont déroulés devant le Parlement entre forces de l'ordre et diplômés chômeurs.
Selon la MAP, plusieurs personnes, parmi un groupe de “300 diplômés chômeurs”, ont tenté d'escalader la clôture arrière du siège du Parlement, avant d'être repoussées par les forces de l'ordre, après sommation.
Six policiers ont été blessés et 15 jeunes diplômés chômeurs interpellés, d'après la même source.
“Les chômeurs s'étaient enchaînés et voulaient manifester pacifiquement contre le projet de loi”, a de son côté affirmé à l'AFP Ikram Sahli, elle-même diplômée en recherche d'emploi, qui a assisté aux affrontements.
Des groupes de jeunes diplômés chômeurs manifestent presque quotidiennement depuis plusieurs années pour réclamer un emploi dans la fonction publique, se référant à une promesse faite par le précédent gouvernement dans le contexte du printemps arabe.
image archives Google
 La majorité refuse un amendement sur le PV du 20 juillet
Mercredi, la majorité des députés ont rejeté un amendement proposé par le parti de l'Istiqlal (opposition), dans lequel la formation politique dirigée par Hamid Chabat, suggère la création de 3.000 postes budgétaires destinés notamment aux diplômés chômeurs, dans le cadre du procès verbal du 20 juillet 2011.
“Un amendement qui s'inscrit dans le cadre du respect des promesses de l'Etat à travers la continuité des engagements pris par les précédents gouvernements, afin de préserver l'élément de confiance entre les différentes composantes de l'Etat”, selon des sources de l'opposition.
Le refus de cette proposition et des autres amendements de l'opposition a été qualifié jeudi par Omar Hjira, député de l'Istiqlal, de “mentalité fossilisée de la majorité et du parti au pouvoir”.
L'opposition compte également saisir le Conseil constitutionnel pour que les onze savants de Mohamed Achergui se prononcent sur la constitutionnalité de cette loi. La fameuse histoire d'inconstitutionnalité du nouveau Cabinet Benkirane II reviendra en chœur également comme l'un des motifs de cette saisine.
Rappelons que le Conseil constitutionnel avait rendu le 7 novembre dernier sa décision concernant ce gouvernement “non investi par l’hémicycle”, dans laquelle il avait estimé qu'il n'est pas compétent pour trancher dans cette histoire.
Y. B. avec agences 


mardi 23 juillet 2013

Une manifestation à Tan Tan brutalement réprimée par les autorités marocaines


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Par El Watan, 23/7/2013

Les autorités marocaines ont réprimé avec force une manifestation pacifique menée par des jeunes Sahraouis chômeurs dans la ville de Tan Tan (sud du Maroc) faisant des dizaines de blessés, a indiqué, hier, l'agence de presse sahraouie (SPS).

Les jeunes manifestants revendiquaient lSahraeur droit au travail et dénonçaient «l'exclusion dont ils font l'objet du fait de l'occupation du Sahara occidental par le Maroc», a ajouté SPS citant un communiqué de la Coordination sahraouie de défense des droits de l'homme. Les autorités marocaines «ont cerné le siège de l'Université nationale de l'enseignement à Tan Tan où étaient rassemblés les manifestants et sont  intervenues avec force faisant des dizaines de blessés», ajoute la même source. La Coordination sahraouie de défense des droits de l'homme a dénoncé «toute forme de répression, d'intimidation et de torture subie par ces jeunes».
Sur le même sujet
Sahara occidental : Un sit-in des Sahraouis «sauvagement réprimé»
Sahara occidental : répression marocaine contre une manifestation à Boujdour
Commune de Sidi Moussa : les habitants de la cité Dehimat bloquent la route

lundi 24 juin 2013

Un sit-in des Sahraouis «sauvagement réprimé»

Un sit-in des Sahraouis «sauvagement réprimé»

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El Watan, 17/6/2013

Un sit-in pacifique organisé hier par la résistance pacifique sahraouie à El Ayoun occupée a été «sauvagement réprimé» par les forces d’occupation marocaines, a rapporté hier l’agence de presse sahraouie (SPS).

La manifestation, organisée en marge de la conférence internationale de soutien à la résistance pacifique de la femme sahraouie, avait pour but d’exprimer «le rejet de l’occupation marocaine du Sahara occidental, réclamer le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et la libération immédiate et inconditionnelle des prisonniers politiques sahraouis» détenus dans les prisons marocaines, y compris le groupe de Gdeim Izik, précise SPS.
«Les forces marocaines ont sauvagement dispersé la manifestation, faisant plusieurs victimes», précise la même source. L’agence sahraouie rappelle, en outre, que la ville d’El Ayoun est soumise à «un état de siège militaire et sécuritaire» imposé par «les forces et différents services militaires marocains» afin d’empêcher d’éventuelles manifestations réclamant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination

http://www.elwatan.com//international/un-sit-in-des-sahraouis-sauvagement-reprime-
17-06-2013-217730_112.php
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Sahara Occidental: les protestations des Sahraouis sont légitimes face à la répression




Quel autre peuple dans le monde a ce courage de résister PACIFIQUEMENT aussi longtemps ?
Depuis ces dizaines d'années de contestation à la colonisation, on commence à redouter le pire... mettez vous à la place des jeunes Sahraouis qui n'ont jamais pu se rendre dans LEUR pays et qui vivent -tant bien que mal- dans les camps à proximité de Tindouf !
Dés lors, comment s'étonner que, de l'autre côté du "mur de la honte", dans les territoires occupés, il y ait des mouvements de protestation comme ce fut le cas lors de l'installation des milliers de personnes à Gdeim Izik?
Pendant 28 jours, ces milliers de Sahraouis hommes, femmes et enfants ont établi leur camp dans le désert, à quelques kilomètres, en dehors de leur capitale, Layyoune, en signe de protestation contre trois décennies d'occupation du Maroc. Quel a été l'aboutissement de ces revendications? Y a-t-il eu une écoute? des négociations ? ou simplement des discussions?
RIEN que le bâton! Les gaz et le canon à eau! Les tentes détruites! La population chassée et leurs affaires détruites!
Voilà ce qui s'est passé lors de la première, aujourd'hui oublié, étincelle du Printemps arabe!
S'en est suivi un procès militaire ... oui, oui, militaire! Même les partisans du royaume se sont interrogés sur les raisons de ce tribunal militaire?
On nous répond que le roi a proposé un "plan d'autonomie" ... Non, il en a parlé mais il n'a pas proposé aux Sahraouis de donner leur avis sur cette possibilité . 
Il voudrait l'imposer? On ne le croit pas susceptible d'obliger le peuple du Sahara Occidental à accepter. Sinon, on appellerait ça de la dictature! 
Nous espérons tous que la paix se poursuivra dans les territoires. Jusqu'à quand?


samedi 1 juin 2013

L'ASDHOM condamne la répression qui s'est abattue sur les militant-e-s du M20F et de l'UMT, le dimanche 26 mai à Rabat







Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc
ASDHOM 79, rue des Suisses  92000 Nanterre



Par le Bureau exécutif de l’ASDHOM,Paris, le 30 mai 2013 

Dimanche noir pour la liberté de manifester au Maroc



Le mouvement 20-Février et ses soutiens avaient appelé à des rassemblements pacifiques le dimanche 26 mai 2013.

Si les rassemblements d’Imzouren et de Tanger dans le Nord du Maroc ont été purement et simplement interdits et se sont dispersés sans heurts, ceux de Casablanca et de Rabat ont été violemment dispersés.

Le rassemblement de Rabat a, lui, été prévu à la place Bab El-Had. Lorsque les manifestant-e-s ont commencé à affluer vers 18h, la place était déjà cernée par des cordons des forces de l’ordre. Alors qu’aucune interdiction du rassemblement n’a été notifiée, ces derniers ont chargé sans sommation les militant-e-s en usant de toutes formes de violence : Tabassage, humiliation, menaces, insultes, etc.

Plusieurs militant-e-s du mouvement 20-Février ainsi que des syndicalistes et des défenseurs des droits humains, venus les soutenir, ont été malmenés et blessés, piétinant ainsi la Convention internationale pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme que l’ONU a adoptée le 9 décembre 1998.

Leur seul tort : manifester pacifiquement pour demander la libération des prisonniers politiques qui croupissent dans les geôles marocaines.



Les images qui nous sont parvenues montrent la violence inouïe et disproportionnée de l’intervention des forces de l’ordre.

Ceci confirme, si besoin est, la tendance au Maroc ces derniers mois vers :

-   Un durcissement de la répression

-   Une recrudescence des arrestations

- Des procès en cascades et des peines d’emprisonnement à l’encontre de manifestants, de syndicalistes et de défenseurs des droits humains pour « rassemblement non autorisé ou armé, destruction de biens publics, insultes et outrage à fonctionnaire d’Etat dans l’exercice de ses fonction, etc. »



Cette situation ne peut par conséquent qu’augmenter le nombre de prisonniers politiques, syndicaux et d’opinion au Maroc.

Tout en soutenant les manifestant-e-s, victimes des interventions violentes des forces de l’ordre marocaines, l'ASDHOM alerte l'opinion publique internationale sur l’escalade répressive des autorités marocaines et dénonce les graves violations des droits humains constatées dernièrement.



L’ASDHOM interpelle les responsables marocains sur leur devoir de se conformer à leurs engagements internationaux et au texte même de la Constitution marocaine en termes de respect des droits de l’Homme. Les pratiques des forces de l’ordre marocaines sont à l’opposé des libertés fondamentales dont la liberté de manifester, la liberté d’expression et d’opinion, qui sont censées être garanties. Elle réclame une enquête impartiale sur les violences policières du dimanche 26 mai pour que les responsables de cette répression répondent de leurs actes devant la justice et pour que cesse l’impunité.



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Abdelhamid Amine : «La vie sans dignité, c’est une vie d’animal»


    Le militant des droits humains Abdelhamid Amine (69 ans), revient sur la violence et l'humiliation que lui ont fait subir les forces de l'ordre dimanche 26 mai 2013 à Rabat, à l'occasion de la 27ème journée nationale d'action du Mouvement du 20 Février. Amine décrit sa souffrance physique et morale alors qu'il a été trainé sur la chaussée par ceux qui voulaient l'empêcher de manifester. Témoignage.
    Tout d'abord,  une manifestation pacifique a été organisée par les syndicalistes de l'Union Marocaine du Travail et leurs sympathisants, devant le siège  régional de l'UMT à Rabat. L'objectif de cette manifestation était de protester contre la décision d’interdire l’accès au siège de l'UMT certains militantes et militants qui s’opposent à la bureaucratie corrompue. Depuis cette interdiction, plus d’une vingtaine de manifestations pacifiques similaires ont été organisées. Certaines coïncidaient avec des manifestations du Mouvement du 20 Février, sans que les forces de sécurité n’interviennent. Ainsi, quand la manifestation a démarré à l’heure prévue, les manifestants ont commencé à scander des slogans tels que «syndicaliste et fier de l’être, mais je  ne suis ni vendu ni acheté», ou «l’Union est un bastion libre, et que la corruption dégage», ou «nous sommes venus  protester car ils nous ont interdit l’accès au  siège» et enfin «par l'unité et la solidarité, nous atteindrons nos objectifs». Dix minutes après,  les forces de sécurité sont intervenues, d’une façon "soft" au début, puis, avec violence pour disperser la manifestation pacifique. Ils ont employé gourdins, coups de pied et insultes. Certains militants ont été blessés. Moi, j’ai été bousculé assez violemment. Ainsi, la manifestation a été vite dispersée…
    Vers 18h, heure prévue pour le début de la manifestation du Mouvement du 20 Février à Rabat, les militants de ce mouvement, dont moi-même, ont commencé à affluer vers la place Bab El Had, point de rencontre habituel. J’ai remarqué que les forces de sécurité encerclaient la place qui est restée déserte. Pour autant que je sache, les organisateurs n’ont reçu aucune décision d'interdiction, comme le wali de Rabat avait l’habitude de le faire en pareilles circonstances.
    Soudain, et sans passer par les sommations légales classiques (annonce par mégaphone que la manifestation est interdite), les agents de sécurité ont commencé à violenter les militants et les citoyens en usant de gourdins, de coups de poings, de coups de pied, d’insultes vulgaires, et en traînant certains à même le sol, comme on peut le voir sur les bandes vidéos et les photos publiées par les journalistes sur Internet. 
    « J’ai été traité comme les moutons de l’Aïd »
    A 18 heures, je me tenais debout avec quelques camarades à la place Bab El Had dans l’attente du début de la manifestation. J’ai donc assisté, sans bouger de là où j’étais, au début des violences policières. La police m’a demandé de quitter l’endroit mais j’ai refusé, en absence d’un prétexte raisonnable. Ils ont pu disperser des manifestants, qui se sont rassemblés à cinquante ou cent mètres de la place Bab El Had, scandant des slogans de protestation contre la répression et revendiquant la libération des détenus  politiques (qui était le thème central de la 27ème journée nationale d’action).
    Quand la police s’en est prise à moi, j’ai été poussé et j’ai reçu des coups de pied. J’ai trouvé qu’un seul moyen d'auto-défense: m’asseoir par terre. A partir de là, j’ai été tiré et traîné sur le sol sur plusieurs dizaines de mètres. Ce procédé est une double torture: d'abord, c’est le moins grave, est d’ordre physique en raison des douleurs aux épaules, au dos, aux articulations, surtout si vous souffrez de rhumatisme.
    -Deux, c’est la torture morale et psychique: quand je suis trainé par terre, je pense au mouton de la fête religieuse du sacrifice Aïd El Adha, qui, une fois égorgé, est trainé de la même façon pour éviter que la laine de sa peau ne soit tachée de sang. Je vous laisse imaginer le traumatisme causé à un patriote qui milite depuis l’âge de 9 ans, qui a connu toutes sortes de répressions, et qui se retrouve à 69 ans en train d’être traité par le makhzen exactement comme on traite un mouton qu’on vient d’abattre. C’est le sommet de l'humiliation et du mépris de la dignité humaine. C'est pourquoi après m’être retrouvé jeté de l’autre coté, je me suis mis debout pour crier encore et encore : « Dignité, liberté, justice sociale ». Je suis donc retourné à mon endroit initial, sans me soucier des conséquences.  Car la dignité est pour moi plus importante que toute autre chose, et plus importante que la vie elle-même, parce que la vie sans dignité, c'est la mort de l'Homme, c’est une vie d’animal.
    La même scène s’est répétée à quatre ou cinq reprises : à chaque fois j’ai été trainé par terre et tenu à l’écart, par la force, de Bab El Had. J’y suis retourné à chaque fois. J’ai reçu des coups de pieds de la part de certains policiers sadiques, ainsi que des coups de talkie-walkie sur la tête de la part d’un responsable sécuritaire  qui a disparu peu de temps après que j’aie dénoncé publiquement son comportement fasciste. J’ai reçu un autre coup sur la tête sans en connaître la source.
    À un certain moment, lorsque la police s’est aperçue que leurs méthodes peu élégantes n’étaient pas efficaces, elle a décidé d’accéder à la place Bab El Had en dressant un cordon composé de dizaines de policiers et d’agents des Forces auxiliaires.

    Abdelhamid Amine aux prises avec les forces de police
    En même temps, j’observais que la place Bab El Had était redevenue accessible pour tous les autres manifestants. Ceci confirmait le caractère arbitraire et stupide de cette décision. Ceci a eu pour effet de renforcer ma détermination à défendre ma dignité quel qu’en fût le prix. La dignité, à cet instant, est devenue synonyme de mon retour  sans condition à mon endroit initial  afin que chacun assume sa responsabilité. Comme je ne disposais pas du numéro de téléphone du Wali de la région, j’ai téléphoné à Mr Rochdi, directeur des affaires générales à la wilaya pour lui dire ce qui se passait, l’informer de la décision prise par les forces de sécurité et lui faire part de ma forte détermination à revenir à Bab El Had. En même temps, en raison de mon état de santé devenu préoccupant, certains de mes amis autorisés à rester à mes côtés se sont inquiétés des effets des coups que j’avais reçus sur la tête. Ils ont insisté pour que je sois transféré aux urgences médicales dans l’ambulance qui était stationnée sur place. J'ai refusé. J’ai refusé d’accepter la décision qui limitait arbitrairement ma liberté de mouvement dans un lieu public.
    Séquestré dans un coin de rue
    À cet instant, ma femme m'a rejoint et m’a soutenu. J’ai alors décidé d'écrire sur une  bannière en papier: «Abdelhamid Amine, militant du Mouvement du 20 Février, assiégé par la police».  Une fois que j'ai fini d'écrire, l’a police me l’a arrachée brutalement et l'a déchirée. Ensuite, ils se sont jetés sur moi et m’ont attrapé à quatre, chacun tenant un de mes membres, pendant que  ma femme criait devant cette scène horrible. J’ai été transporté dans cette posture, sur une centaine de mètres, vers une petite ruelle sans issue. Une fois de plus, je me suis trouvé devant une décision étrange : interdit par la police de quitter la ruelle dans laquelle je me suis trouvé en compagnie de ma femme, complètement  effondrée. 
    J’ai donc protesté encore contre cette détention dans une ruelle sans issue. Il s'agissait de la deuxième décision étrange contre ma liberté de mouvement. J’ai crié: « Pourquoi vous violez la loi de cette façon brutale ? Si j’ai commis un crime, vous devez m’arrêter tout simplement au lieu de m’empêcher  d’aller à Bab El Had ou de me bloquer dans une ruelle sans issue ».
    C’est alors que le responsable des opérations de sécurité (qui m'avait déjà informé de mon interdiction d’accéder à la place Bab El Had) est venu me voir et m'a dit à voix haute :
    -         Non, non, vous n'êtes pas en détention, vous êtes libre, je vous en prie, sortez, vous êtes libre. En fait, que voulez-vous Mr Amine? Que revendiquez-vous ?
    -         Vous connaissez bien ma revendication.
    -         Que voulez-vous donc ?
    -         Vous m’avez humilié et insulté ma dignité. Je veux une réparation au moins partielle de ce préjudice, je veux donc revenir à Bab El Had.
    Il a accepté. C'est ainsi que j'ai pu y retourner avec ma femme. En arrivant, j’ai embrassé le sol deux fois, puis j’ai encore crié avec mon épouse et d'autres militants : «  Liberté, dignité, justice sociale ». Il était environ 21 heures.
    Après cela, nous sommes allés aux urgences de  l'hôpital Avicenne. La vie continue, la lutte aussi.
    Il ne faut pas que ce qui s’est passé ce 26 mai à Rabat aille aux oubliettes, car il montre que rien n’a vraiment changé au Maroc. Le Makhzen peut toujours changer son discours, il peut modifier la constitution et il peut changer son gouvernement, mais il est incapable de changer sa nature anti-démocratique et anti-droits de l’Homme.
    Un certain nombre de militantes et militants envisagent de poursuivre en justice les responsables de violations graves du 26 mai. Quelle est l’utilité de cette démarche tant que la justice n’est pas indépendante ?
    Je pense personnellement que la réaction utile est de renforcer les forces démocratiques anti-makhzen et les unir dans le cadre du Mouvement du 20 Février, sur la base des revendications faites contre la tyrannie, l'oppression, l'injustice, la corruption, et la lutte pour un Maroc de la dignité, de la liberté, de l'égalité, de la justice sociale, de la démocratie et des droits humains pour tous.
    Je remercie toutes les personnes, tous les organes et aussi tous les médias qui ont exprimé leur solidarité avec moi et avec les autres victimes de la répression de la manifestation du 26 mai à Rabat.
    Liberté immédiate pour les prisonniers du Mouvement du 20 Février et tous les prisonniers politiques.
    Vive le Mouvement du 20 Février. Vive le peuple.

     http://fr.lakome.com/index.php/chroniques/864-abdelhamid-amine-la-vie-sans-dignite-c-est-une-vie-d-animalhttp://fr.lakome.com/index.php/chroniques/864-abdelhamid-amine-la-vie-sans-dignite-c-est-une-vie-d-animal

    dimanche 10 février 2013

    Manifestation pacifique en solidarité avec les prisonniers de Gdeim Izik

    By , 8/2/2013
    Manifestation à El Aaiún, le 8 Février 2013
    Manifestation à El Aaiún, le 8 Février 2013
    Le 2/2/2013 des sahraouis organisent une manifestation pacifique en solidarité avec les prisonniers de Gdeim Izik, Rue de Niger à El Aaiún occupée.

    Les manifestants ont demandé la libération des prisonniers sahraouis politiques, et scandaient également des slogans pour le droit d’autodétermination..
    Il faut noter que les héros de Gdim Azig sont présentés maintenant devant le tribunal militaire après le procès reporté la semaine dernière. Les familles des prisonniers et la coordination des cadres de juristes sahraouis ont organisé une manifestations devant ce tribunal ce matin en présence d’observateurs et des médias internationaux.


    mercredi 2 janvier 2013

    Marrakech Manifestation pacifique réprimée

    Communiqué

    Marrakech
    Manifestation pacifique réprimée

    Le 28 décembre 2012, les citoyennes et les citoyens du quartier Sidi Youssef Ben Ali, à Marrakech, se sont organisés dans l’ordre et dans une maturité civique et pacifique remarquable, pour manifester contre le coût faramineux de l’eau et de l’électricité. Nombre de Marocaines et de Marocains sont de fait lésés économiquement, puisque sans ressources adéquates pour payer leurs factures dépassant l’entendement.

    Selon les vidéos à disposition, visionnées attentivement, tout indique que les forces de l’ordre ont commencé la provocation qui va dégénérer dans la violence et la répression, avec blessés graves et choc brutal d’habitants pacifiques (qui n’ont eu de cesse de répéter : « pacifique/pacifique / Sans pierre ni arme blanche »), pour justifier coercition et arrestations de jeunes protestataires ensuite.

    L ‘indécence de l’Etat marocain de réprimer des manifestations justes et justifiées, viole les principes fondamentaux des droits inscrits dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Notamment les droits économiques évoqués dans l’Article 22 « Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité ».

    Le peuple marocain lutte pour sa dignité (Al ‘Aych Al Karim) et pour la jouissance de son patrimoine économique, comme l’annonce clairement l’Article 25 : « Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires »…

    Aucun prétexte ni excuse ne peut justifier le contraire, qui conduit à monopoliser les richesses du pays et jeter dans la misère et le besoin le plus scandaleux tout un pan de citoyennes et citoyens.

    C’est pourquoi nous condamnons la répression contre des manifestants pacifiques et nous dénonçons l’atroce injustice dans la répartition des richesses du Maroc.
    Communiqué

Marrakech  
Manifestation pacifique réprimée



Le 28 décembre 2012, les citoyennes et les citoyens du quartier Sidi Youssef Ben Ali, à Marrakech, se sont organisés dans l’ordre et dans une maturité civique et pacifique remarquable, pour manifester contre le coût faramineux de l’eau et de l’électricité. Nombre de Marocaines et de Marocains sont de fait lésés économiquement, puisque sans ressources adéquates pour payer leurs factures dépassant l’entendement. 

Selon les vidéos à disposition, visionnées attentivement, tout indique que les forces de l’ordre ont commencé la provocation qui va dégénérer dans la violence et la répression, avec blessés graves et choc brutal d’habitants pacifiques (qui n’ont eu de cesse de répéter : « pacifique/pacifique / Sans pierre ni arme blanche »), pour justifier coercition et arrestations de jeunes protestataires ensuite. 

I ‘indécence de l’Etat marocain de réprimer des manifestations justes et justifiées, viole les principes fondamentaux des droits inscrits dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Notamment  les droits économiques évoqués dans l’Article 22 « Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité ». 

Le peuple marocain lutte pour sa dignité (Al ‘Aych Al Karim) et pour la jouissance de son patrimoine économique, comme l’annonce clairement l’Article 25 : « Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires »…

Aucun prétexte ni excuse ne peut justifier le contraire, qui conduit à monopoliser les richesses du pays et jeter dans la misère et le besoin le plus scandaleux tout un pan de citoyennes et citoyens.

C’est pourquoi nous condamnons la répression contre des manifestants pacifiques et nous dénonçons l’atroce injustice dans la répartition des richesses du Maroc.



01/01/2013


    mardi 30 octobre 2012

    Béni Bouyache : La police disperse violemment une marche

    Après des mois de calme précaire, la ville de Béni Bouyache renoue avec le cycle des protestations et des interventions, souvent brutales, des forces de l’ordre. Un cycle qui n'est pas sans rappeler celui de mars dernier.
     
    Regain de tension à Béni Bouyache.

     Dans l’après-midi du samedi, une manifestation pacifique
    conjointement, initiée par le mouvement du 20 février et l’association locale des diplômés sans emploi, commémorant le premier anniversaire de l’assassinat de Kamal Hassani, un militant du M20F, a été vite dispersée par les forces de l'ordre. Des sources locales indiquent que la marche vers le cimetière où est enterré Kamal n’a même pas eu lieu. A peine les participants se sont-ils rassemblés devant le siège de la municipalité que les différents corps de la sûreté ont usé de la force, causant des blessés dans les rangs des manifestants, dont certains cas ont été amenés d’urgence au centre hospitalier d’Al Houceima, et des arrestations.

    Recours excessif de la force, selon l’AMDH
    Un premier bilan dressé par la section locale de l’AMDH a fait état de l’arrestation de trois personnes dont un correspondant d’un site d’information, également membre de l’ONG. Ce dernier serait victime de torture dans les locaux de la police. Une fois libéré, soulignent des sources locales, en compagnie de sa défense, il a pris la direction de l’hôpital d’Al Houceima pour se soumettre à une expertise médicale afin d’évaluer le degré de la violence qu’il aurait subi. C’est la première étape avant d’enchainer la suivante : porter l’affaire devant la justice.

    Par ailleurs, un communiqué de la section de Béni Bouyache de l’AMDH a dénoncé le recours des autorités à la violence pour disperser une manifestation qui se voulait pacifique. La nature de cette intervention des forces de l’ordre corrobore largement les observations du rapporteur spécial de l’ONU sur la torture, Juan Mendez. Mardi, devant l’Assemblée générale, il a noté que « chaque fois qu'il est question de sécurité nationale, il y a une tendance à utiliser la torture dans les interrogatoires. Il est difficile de dire si c'est très répandu ou si c'est systématique, mais cela arrive assez souvent pour que le gouvernement marocain ne puisse l'ignorer ».