Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est résistance pacifique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est résistance pacifique. Afficher tous les articles

lundi 24 juin 2013

Un sit-in des Sahraouis «sauvagement réprimé»

Un sit-in des Sahraouis «sauvagement réprimé»

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte
El Watan, 17/6/2013

Un sit-in pacifique organisé hier par la résistance pacifique sahraouie à El Ayoun occupée a été «sauvagement réprimé» par les forces d’occupation marocaines, a rapporté hier l’agence de presse sahraouie (SPS).

La manifestation, organisée en marge de la conférence internationale de soutien à la résistance pacifique de la femme sahraouie, avait pour but d’exprimer «le rejet de l’occupation marocaine du Sahara occidental, réclamer le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et la libération immédiate et inconditionnelle des prisonniers politiques sahraouis» détenus dans les prisons marocaines, y compris le groupe de Gdeim Izik, précise SPS.
«Les forces marocaines ont sauvagement dispersé la manifestation, faisant plusieurs victimes», précise la même source. L’agence sahraouie rappelle, en outre, que la ville d’El Ayoun est soumise à «un état de siège militaire et sécuritaire» imposé par «les forces et différents services militaires marocains» afin d’empêcher d’éventuelles manifestations réclamant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination

http://www.elwatan.com//international/un-sit-in-des-sahraouis-sauvagement-reprime-
17-06-2013-217730_112.php
-------------------------------------------------------------------

Sahara Occidental: les protestations des Sahraouis sont légitimes face à la répression




Quel autre peuple dans le monde a ce courage de résister PACIFIQUEMENT aussi longtemps ?
Depuis ces dizaines d'années de contestation à la colonisation, on commence à redouter le pire... mettez vous à la place des jeunes Sahraouis qui n'ont jamais pu se rendre dans LEUR pays et qui vivent -tant bien que mal- dans les camps à proximité de Tindouf !
Dés lors, comment s'étonner que, de l'autre côté du "mur de la honte", dans les territoires occupés, il y ait des mouvements de protestation comme ce fut le cas lors de l'installation des milliers de personnes à Gdeim Izik?
Pendant 28 jours, ces milliers de Sahraouis hommes, femmes et enfants ont établi leur camp dans le désert, à quelques kilomètres, en dehors de leur capitale, Layyoune, en signe de protestation contre trois décennies d'occupation du Maroc. Quel a été l'aboutissement de ces revendications? Y a-t-il eu une écoute? des négociations ? ou simplement des discussions?
RIEN que le bâton! Les gaz et le canon à eau! Les tentes détruites! La population chassée et leurs affaires détruites!
Voilà ce qui s'est passé lors de la première, aujourd'hui oublié, étincelle du Printemps arabe!
S'en est suivi un procès militaire ... oui, oui, militaire! Même les partisans du royaume se sont interrogés sur les raisons de ce tribunal militaire?
On nous répond que le roi a proposé un "plan d'autonomie" ... Non, il en a parlé mais il n'a pas proposé aux Sahraouis de donner leur avis sur cette possibilité . 
Il voudrait l'imposer? On ne le croit pas susceptible d'obliger le peuple du Sahara Occidental à accepter. Sinon, on appellerait ça de la dictature! 
Nous espérons tous que la paix se poursuivra dans les territoires. Jusqu'à quand?


lundi 19 novembre 2012

Imider demande une enquête indépendante

Mouvement : Sur la Voie de 96 IMIDER

COMMUNIQUE DE PRESSE
En réponse aux fausses déclarations du ministre marocain de l'Intérieur
A propos de la cause d’IMIDER

La lutte pacifique des manifestants d'Imider est parvenue à gagner une solidarité et un soutien remarquables aux niveaux local et national, grâce à la légitimité des revendications et l'aspect non violent des manifestations tenues depuis plus de 15 mois. Dans ce même contexte, le mardi 13 novembre courant, le ministre de l’intérieur, lors d’une audience tenue dans la chambre des conseillers, a répondu à une question au sujet de la cause noble d’Imider, présentant des propos qui reprennent l’approche adoptée par ses subordonnés dans la province de Tinghir et par la société minière rejetant les droits des citoyens d'Imider.

A Imider, depuis le 1er août 2011, l’ensemble des habitants de la commune rurale se sont rassemblés à l’unanimité sur des revendications socio-économiques, défendues dans le cadre du Mouvement : sur la voie de 96 - Imider -, seul représentant légitime de la population des 7 villages, confirmant par là leur droit à l’accession à la jouissance des richesses de leur communauté et la défense de leurs droits légitimes en tant que citoyens, légaux à l’égard des litiges les liant à la SNI.
De sa part, la société appartenant à la SNI (Société National de l’Investissement), ne se soucie qu’à augmenter sa production afin de piller au maximum les ressources naturelles et les métaux précieux que recouvrent nos terres. Et ce sans aucun respect des lois régissant le secteur minier ni aucun engagement sociétal ni environnemental envers les riverains.
La mine d'Imider, agissant ainsi, détruit l’environnement par des tonnes de rejets toxiques dispersés de manière anarchique au long de vastes terrains occupés déloyalement depuis le démarrage de l’usine. L’attaque de l’environnement, par ladite société, manifeste clairement, monsieur le ministre,  sur la surexploitation des ressources hydrauliques depuis le creusement du puits « Targuit » en 1986 sans aucun aspect légalisant son exploitation. Ainsi qu’en 2004 en implantant des forages illégaux eux aussi mettant en panne l’agriculture, la principale source de survie des habitants affaiblis par ce monstre argenté. Monsieur le ministre, les forces publiques dépendant de votre administration veillent sur cela de manière permanente. Alors que les autres administrations du gouvernement dont vous faites partie font l’oreille sourde depuis des décennies malgré les réclamations incessantes des populations d’Imider.
En parallèle avec ces opérations de pillage et d'épuisement, des tonnes du métal d’argent sont commercialisées dans le marché noir par un lobby comprenant des responsables de la SNI complices avec des responsables de l’Etat  sur la province de Tinghir. Dans ce cadre, nous appelons le gouvernement à  envoyer une délégation ministérielle pour l'établissement des faits et mettre fin à l’exclusion et l’atteinte à la dignité des habitants de la commune d’Imider.
La SNI est placée au premier rang africain en matière de production de l’argent avec une moyenne annuelle de 240 tonnes de métal d’une pureté atteignant 99.5%. Elle finalise un projet d’extension de la mine visant à atteindre plus de 300 tonnes métal d’argent à compter de fin 2013, ce qui signifie plus de ressources naturelles à surexploiter ; plus d’impact négatif sur la vie des populations voisines. D’ailleurs, elles ont vu leurs « khettaras » sécher durant 7 ans et se trouvent face à une étude manquant de crédibilité vu qu’elle s’est basée sur des analyses faites dans les laboratoires de la société minière. Les mesures de débit des « khettaras » prises par le bureau d’études INIVAR Sarl montrent une baisse considérable mettant en cause les pompages de la SNI.
Revenant aux déclarations de monsieur le ministre, nous soulignons leur fausseté et leur éloignement de la réalité, une réalité qu’il cherche à camoufler comme ne cessent ses subordonnés de le faire en complot avec les bénéficiaires de la situation actuelle. 
Monsieur le ministre, les dialogues tenus avec les directeurs de la société minière, en présence des autorités locales n’ont jusqu’à présent conduit à la conclusion d’aucun accord. Cela a conduit la SNI à vouloir se retirer du processus du dialogue et pousser les autorités locales à former un comité de dialogue substituant pour conclure un accord au détriment des droits légitimes des villageois. 
En se basant sur ce qui précède, nous, Mouvement : Sur la Voie de 96 – Imider -, appelons toutes les bonnes volontés à considérer la situation dans sa globalité et exhortons les médias, les organismes nationaux et internationaux et organisations de défense des droits humains à se rendre sur place pour ouvrir une enquête approfondie et impartiale et trouver une solution qui rendrait la dignité aux habitants et permettrait le développement de la région et son épanouissement et ceci pour le bénéfice de toutes les parties en présence.

IMIDER, ALEBBAN 14.11.2012

Amussu : Xf Ubrid N96 (ImiDer) - En Sit-in depuis Août 2011.

Contacts: 
                 M. Agrawli  : 0618 12 34 95
                       B. Udawd   : 0604 65 35 16
                       U. Amenzu : 0634 80 62 36

jeudi 9 août 2012

Imider, comme un caillou dans la chaussure du prédateur !

par Salah Elayoubi, lundi 6/8/ 2012
Avec leurs mains dessus leurs têtes
Ils avaient monté des murettes
Jusqu´au sommet de la colline
Qu´importent les jours les années
Ils avaient tous l´âme bien née
Noueuse comme un pied de vigne

Jean Ferrat  « La Montagne »

 

A Imider, ce petit village de l’Atlas marocain, où le courage semble avoir définitivement pris ses quartiers,  il est une certitude que la détermination n’est ni une affaire de sexe, d’âge ou de nombre, mais affaire de conscience collective.

Depuis le mois d’Août 2011, les fiers habitants de cette vallée encaissée de l’Atlas luttent sans discontinuer, contre la prédation et le saccage de leur environnement. Ils bravent la misère et les rigueurs extrêmes de l'Atlas marocain pour dénoncer l'injustice. 

Face à eux, rien moins que le roi, par le truchement de sa Holding, la SMI, filiale de l’ONA, qui étend ses tentacules partout où brille le métal qu’elle n’hésite pas à extirper et littéralement confisquer, au nez et à la barbe des « indigènes », au moyen de méthodes pour le moins contestables. D’énormes quantités d’eau utilisées par la mine sont rejetées sans aucune précaution dans la nature, tout autour de la concession, retournant ainsi, par gravitation  à la nappe phréatique d’où elles ont été tirées, chargées de toutes les scories résultant de la purification du métal, de cyanure et de mercure. La photo satellite est sans appel et montre les dégâts effroyables  infligés à l’environnement. Une vision d’apocalypse qui nous renvoie sur une autre planète. Plus bas dans la vallée, les récoltes se péjorent d’année en année et les arbres fruitiers et les palmiers se meurent asphyxiés par le poison.

Vue aérienne de la Mine de la SMI

L’épreuve de force ne date pas d’hier. En 1986, alors que les responsables avaient décidé de creuser un nouveau puits, les habitants pressentant le désastre qui allait s’ensuivre, avaient tenté de s’y opposer. Résultat : bastonnades, arrestations et emprisonnements de plusieurs des protestataires. Une autre tentative de blocage de la mine en 1996, avait duré quarante-huit jours et s’était soldée par une intervention violente des forces de l’ordre qui n’a épargné ni femmes, ni enfants, ni vieillards, avec à la clé la destruction du campement amazigh, des arrestations et des condamnations à de la prison ferme pour deux femmes.
Si les autorités n’ont, cette fois, pas osé intervenir massivement, c’est que le printemps marocain est passé par là et la communauté internationale qui a entendu les lamentations de ceux d’Imider,  a désormais les yeux rivés sur ce petit bout de l’Atlas où le campement des indignés est devenu un village. De bric et de broc, de toiles vieillottes, de fossés creusés à même le sol, de blocs de pierres, mais un village tout de même. Celui de la dignité !

Mustapha Ouchtoubane 

Alors à défaut de tout saccager, les gendarmes font dans la répression chirurgicale en arrêtant et emprisonnant ceux qu’ils pensent être les meneurs.  Après Mustapha Ouchtoubane, condamné à quatre ans de prison, en appel le 13 février 2012, cinq autres militants arrêtés le jeudi 12 juillet encourent, à leur tour, de lourdes peines de prison pour leur appartenance au « Mouvement sur la voie de 96 ».

Pourtant, Moha Bennaser, Faska Laadad,  Karim Lahcen, Taïeb Omar et  Moha Ouljihad et les autres, ne sont ni des criminels, ni des agitateurs. Tout juste revendiquent-ils le respect de l’environnement et le partage des bénéfices de la mine avec la région qui semble avoir été condamnée par le pouvoir central à l’exclusion de tout développement.

 "Les cinq d'Imider"
 Les autorités locales pensent réduire au silence
 
 les populations de la région. Lourde erreur, car en pays amazigh, la détermination n’est pas un mythe. Qui n’a pas vu la vidéo de ce garçon d’une dizaine d’années interpellant les responsables du pays,  ne peut comprendre la portée réelle de la prise de conscience.

 Le petit Amazigh rebelle d'Imider. 
         «  Les gouvernants devront  un jour,  assumer les conséquences de ces actes accomplis par les
subordonnés corrompus et incompétents qu’ils ont nommés ! » clame le petit berbère, en véritable tribun, face caméra.

Discours soufflé par des comploteurs tapis derrière la caméra, prétendent les thuriféraires de l’indéfendable. Et alors ? Peu importe le pianiste, c’est la partition qui compte !  

Une image qui en rejoint d’autres, lorsque les femmes berbères toutes de noir vêtues, perchées sur les escarpements du Rif et de l’Atlas, entonnaient les youyous et les chants traditionnels, pour encourager leurs hommes à cheval, montant à l’assaut de l’envahisseur français ou espagnol.

-          « Seul le drapeau a changé, un colonialisme en a remplacé un autre ! » rappellent certains villageois, hors caméra.

Après les gauchistes du dimanche, le régime marocain conforté par ses islamistes du vendredi, pense pouvoir affaiblir l’ « Aube citoyenne », en enchaînant les mesures coercitives. Son bras séculier s’est étendu également,  à ceux d’Imider pour leur imposer la « Pax Makhzena ». Mais c’est oublier un peu trop vite que la lutte des peuples pour leur dignité est comme un caillou dans la chaussure du dictateur. Changer de chaussure ne met jamais ce dernier à l'abri de voir l'intrus revenir lui titiller les orteils.





mercredi 18 janvier 2012

Maroc: les indignés de Tinghir

Par Christelle Marot, l'EXPRESS, publié le 06/01/2012 à 15:41

Depuis près de quatre mois, Tinghir, petite ville minière du Maroc est en ébullition. Ses habitants dénoncent la mine d'argent d'Imiter accusée de polluer l'environnement au cyanure et au mercure.

Depuis près de quatre mois, Tinghir, petite ville minière (centre est du Maroc), à 160 kilomètres de Ouarzazate, est en ébullition. Ses habitants, hommes, femmes, enfants, multiplient sit-in et manifestations pour dénoncer les agissements des responsables de la mine d'argent d'Imiter, à 30 kilomètres de là, accusés de polluer sans vergogne l'environnement au cyanure et au mercure, deux produits chimiques couramment utilisés dans le traitement de l'argent. La population réclame également une meilleure redistribution des richesses.

La mine, située à une trentaine de kilomètres de la ville, est exploitée par la Société métallurgique d'Imiter (SMI), filiale du groupe minier Managem (holding SNI). Elle emploie près d'un millier d'ouvriers. Managem, la société mère, a enregistré une hausse de son chiffre d'affaires de 35,6 % au premier semestre de 2011.

"Il n'y a aucun respect de l'environnement", s'indigne un militant syndical de la Confédération démocratique du travail (CDT) qui préfère rester anonyme par crainte des représailles. La nappe phréatique est touchée ! Polluée et asséchée ! Dans l'agriculture, le rendement et la qualité ont baissé. Les déchets contaminés sont laissés à l'air libre. Les habitants de la région ne profitent pas des retombées de la mine. Où sont les emplois ? Où sont les routes ?

Depuis plusieurs semaines, environ 200 diplômés chômeurs se relaient, jour et nuit, devant le réservoir d'eau du mont Alban, pour bloquer l'alimentation de la mine qui tournerait donc au ralenti. Les discussions entamées avec la SMI et le gouverneur de la province de Tinghir n'ont pour l'instant rien donné.
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/maroc-les-indignes-de-tinghir_1068891.htmlhttp://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/maroc-les-indignes-de-tinghir_1068891.html
--------------------------------------------
Mouvement sur la Voie de 96 -Imider- Manifeste a l'opinion publique
Mustapha Ouchtoubane
par Brahim Udawd U-mmad, dimanche 13 novembre 2011,
-  Un salut de défi et de résistance aux militants et activistes de la cause imidrienne ;

-  Hommage et respect à l'esprit du martyr "Lahcen Usbdan», un martyr du soulèvement populaire, la bataille héroïque historique de la population d’Imider, Année 1996 ;

-  Un salut de défi et de résistance aux détenus de la pensée libre, spécialement, les détenus de la cause imidrienne pendant les années 1986.1996 et 2011 ;

-  Un salut de militantisme au détenu politique, détenu d’opinion, Mustapha Ouchtoubane, arrêté le 05/10/2011, qui a été victime du complot de l’administration de la société métallurgique d’Imider (SMI)et la gendarmerie royale visant l’unité et le sit-in de mouvement sur la voie de 96 –Imider- , le représentant unique et légitime de la population de la commune rurale d’Imider;

-  Un salut de honte et de déshonneur aux ennemis de la cause imidrienne, cause juste et légitime.


En maintien des formes de lutte menée par le mouvement sur la voie de 96 –Imider- représentant unique et légitime de la population de la commune rurale d’Imider, qui est engagé dans un sit-in ouvert près du réservoir, le principal fournisseur de la mine d’argent en eau, situé sur le mont "Albban", et ce depuis 103 jours, plus de 5000 fidèles ont fait la prière de la fête du sacrifice sur le mont "Albban", hommes et femmes de toutes les couches de la société imidrienne venus de tous les villages dépendant de la commune rurale d'Imider. Après cette prière, les manifestants ont lancé des slogans annonçant ce qu'ils considéraient comme " un manque de sérieux des autorités à résoudre les problèmes de la région et sa coordination corrompue avec la SMI, condamnant la politique de l'oreille sourde appliquée par les autorités et la SMI envers les revendications de la population, rejetant leurs droits et intérêts légitimes et basiques, soulignant la nécessite de la libération immédiate et inconditionnelle du détenu politique de la cause imidrienne, le militant Mustapha Ouchttoubane, dans des formes de lutte pacifiques de haut niveau exprimant la conscience et la maturité remarquable dont tout Imidrien  fait preuve.
 
Comme la deuxième journée de la fête, une marche massive de la population inébranlable, bouleversant tous les villages de la commune vers le deuxième puits exploité par la SMI depuis 1986, sans aucun document et hors tout cadre juridique; qui fut alors creusé malgré l'opposition des citoyens; une opposition torturée barbarement avec violence et  des arrestations arbitraires. La population a pris un départ audacieux pour arrêter le puits sis près de la route nationale nº10, exploité par la bande-mafia SMI, mais à l'arrivée de la marche sur place, les manifestants sont surpris par l'occupation complète du puits par divers genres de forces de répression, interdisant aux manifestants d'arrêter le pompage illégal de ce puits.
Ce qui a poussé les organisateurs à ouvrir un débat concernant l'alternative qui doit aboutir à éviter toute confrontation avec les forces oppressives à la présence du Caïd du Caidat de Todgha, le gouverneur de la province de Tinghir, le responsable des forces auxiliaires et un haut responsable de la gendarmerie royale de Warzazat, ces responsables irresponsables qui tentent de briser la manifestation. Ce qui dévoile le vrai visage de la relation directe entre le makhzen et la SMI; la protection de la société qui se considère au dessus des lois, coutumes et traditions rejetant les droits de ces gens autochtones sans aucun regret.

Une autre tentative de disperser la manifestation est menée et le leader est maintenant  la gendarmerie royale qui a essayé de faire atterrir un hélicoptère sur l'endroit où se tenait la manifestation. L'hélicoptère est resté en vol
pendant plus de 10 minutes à une altitude trop basse, après avoir atterri pas loin des manifestants pour effectuer des réparations. Cette  intimidation d'une manifestation pacifique confirme l'absence  d'une vraie volonté d'appliquer la loi contre ladite société. Une autre menace du responsable régional de la gendarmerie royale (égorger et abattre les manifestant) s'ajoute a celle du gouverneur (brûler les protestataires).

Pour cela, nous déclarons à l'opinion publique nationale et internationale, ce qui suit:

-Notre condamnation de :

*Les arrestations arbitraires des militants de la cause imidrienne;
*La politique de la sourde oreille pratiquée par les responsables envers les revendications légitimes de la population;
*La provocation et les menaces envers les militants de la cause imidrienne par les autorités;

-Notre attachement à:

*L'innocence du détenu politique Mustapha Ouchttoubane;
*Nos revendications légitimes;
*La ligne revendicative pacifique de notre mouvement protestataire;

-Notre Solidarité avec:
*Le détenu politique Mustapha Ouchttoubane et avec sa famille dans leur sort;
*Tous les détenus d'opinion et spécialement Mustapha Ousayya, Hamid Ouadouch et Youssef Aahid;

-Notre détermination à:
*Poursuivre la lutte jusqu'à la libération du détenu politique Mustapha Ouchttoubane et l'obtention de nos droits justes et légitimes.
 LE MAKHZEN ASSUME LA RESPONSABILITÉ DE LA SITUATION ACTUELLE ET FUTURE DE LA RÉGION.

Ayt Imider 2011-2012
Marche protestataire des élèves d'Imider vers le mont-Albban pour rejoidre leurs familles en sit-in

 
« La non-violence est la loi de notre espèce tout comme la violence est la loi de l'animal. » Gandhi.