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mercredi 19 novembre 2014

Forum Mondial des Droits de l’homme boycotté, la CNDH présentera à Bruxelles son rapport à l’UE ce jeudi.


19/11/2014
 
A quelques jours du Forum Mondial des droits de l’homme (du 27 au 30 novembre 2014) organisé par la CNDH à Marrakech l’AMDH fait savoir qu’elle boycotte l’événement et organisera une conférence de presse pour en expliquer les raisons. 
Entre temps, ce jeudi à Bruxelles, Monsieur El Yazami (CNDH) viendra présenter son rapport de la situation des droits de l’homme lors d’un meeting du sub-comité des droits de l’homme à l’UE.
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Dans un communiqué du bureau central, l’AMDH explique qu’elle:

"déplore le climat dans lequel se déroule la préparation du forum mondiale des droits de l’homme qui se tiendra à Marrakech fin novembre courant ; après avoir constaté la déception de l’association et du mouvement des droits humains du fait du refus de l’ETAT de répondre à la demande d’assainir le climat politique avant la tenue du forum, pis encore , après avoir enregistré la poursuite de l’agression à l’encontre des défenseurs des droits humains ; et suite à son constat de la volonté des organisateurs du forum de marginaliser les organisations des droits humains et de ne pas prendre en considération leurs propositions et projets et suite  à l’opacité délibérée et à l’absence de transparence concernant les programmes et la gestion,
le bureau central, après large discussion, tient à informer l’opinion publique nationale et internationale de sa décision de ne pas participer au FORUM et de boycott de tous ses travaux"
L’AMDH organisera à cet effet une conférence presse dont la date en sera communiqué ultérieurement.
Il va sans dire que l’AMDH Belgique sourit en apprenant la venue de Monsieur El Yazami, président de la CNDH à Bruxelles pour y présenter son rapport, sans doute édulcoré, sur la situation des droits de l’homme au Maroc.
Comment est-ce que Monsieur El Yazami peut prétendre que le Maroc entend contribuer à l’émergence d’un espace universel de dialogue entre les États, les institutions nationales des  droits de l’homme et la société civile pour répondre aux aspirations des peuples pour le respect de leur dignité en organisation ce FMDH alors  qu’au moment même où les préparatifs se font pour accueillir un tel forum les autorités bafouent le respect et la dignité de leurs citoyens, harcèlent les institutions des droit de l’homme, poursuivent les défenseurs des droits humains et refusent de prendre en considération leurs propositions?
Plusieurs organisations dont Human Rights Watch et Amnesty International ont déjà pointé du doigts la situation des droits de l’homme au Maroc à maintes reprises. Le pays compte plus de 200 prisonniers politiques actuellement encore emprisonnés dont plusieurs activistes des droits humains et du Mouvement du 20 Février.  Soyez sans crainte que la torture est toujours d’application lors des arrestations en pleines manifestations, dans les commissariats et les geôles.
Une nouvelle campagne intitulé #ShameForum créée récemment pour dénoncer l’hypocrisie de ce Forum n’a d’ailleurs pas hésité à déclarer que l’État a tout d’un état policier et non d’un état de droit et appelle les militants à mettre en lumière cette face tant caché de l’État.
Quelle est l’utilité d’un rapport négationniste, dénaturé ou euphémisé de la part de Monsieur El Yazami lors d’une rencontre à l’Union Européenne si ce n’est que pour présenter un mirage et  une vitrine attrayante?
L’AMDH Belgique répondra présente lors de cette rencontre et en rédigera un rapport.
Voici l’ordre du jour de cette réunion:
  • Draft Agenda of the meeting
  • FOREIGNERS AND HUMAN RIGHTS IN MOROCCO for a radically new asylum and migration policy, Executive summary
  • EMHRN Factsheet: ENP Progress Report 2013
  • Morocco: EMHRN Condemns the Harassment of Human Rights Organizations and the Repeated Violations of the Right to Freedom of Assembly
  • Coalition » Printemps de la Dignité « pour une législation qui protège les femmes contre la violence et prohibe la discrimination
  • Amnesty International deplores the Moroccan authorities’ decision to ban youth camp
L’AMDH Belgique
amdhbelgique@gmail.com
Twitter: @AMDH_Belgique
Facebook: Comité de Soutien AMDH Belgique
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mardi 5 février 2013

Etat des lieux des Droits Humains au Maroc

  • Bruxelles, le 29/01/2013
    Invitation
    Conférence de presse

      État des lieux des Droits Humains au Maroc

     

     Mesdames, Messieurs, chers amis et sympathisants,

    Notre Section de Bruxelles, en collaboration avec celles de Madrid, de Paris et de Lille que l’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH) vient de fonder en Europe, vous invite à la conférence de presse qui se tiendra

    le 16 février de 10 h à 12 : 30 h 
     Au 5/7 Rue du Miroir
    1000 Bruxelles

    Tout indique que la situation des droits humains ne cesse de se dégrader lamentablement au Maroc. Lors de son passage d’inspection au Maroc, l’émissaire de l’ONU, Juan Mendez affirme que « l’usage de la torture est systématique au Maroc pour les cas impliquant des manifestants anti-gouvernementaux et ceux qui sont accusés de terrorisme » ; alors que le CNDH (Conseil National des Droits de l’Homme), pourtant un organisme officiel de l’Etat, ne peut plus cacher que la situation dans les prisons marocaines est effroyable, où les détenus subissent torture et autres « traitements cruels, inhumains ou dégradants ».

    Tout est verrouillé au Maroc, au moment où les peuples se révoltent au Maghreb et en Orient, à la recherche d’un changement significatif où se conjuguent démocratie et prospérité. Les atteintes à la liberté d’expression sont dévastatrices. Censure et interdictions des journaux ont mis nombre de journalistes sur les chemins de l’exil. Les libertés syndicales sont gravement barricadées. Et les militants des droits humains sont le point de mire de l’État qui ne souffre point de contrepouvoir. De même pour les contestataires du Mouvement du 20 février qui sont intimidés, arrêtés, torturés et exposés à de lourdes condamnations de prison, quand ils ne sont pas assassinés, pour le seul motif d’aspirer à la construction de l’État de Droit.

    Dans cette conférence de presse, un panel de citoyens et de militants des droits humains, ainsi que des familles de prisonniers et des témoins de la répression, auront l’occasion de vous étaler l’étendue des violations subies, et d’informer l’opinion nationale et internationale sur les atteintes coercitives et extrajudiciaires, qui curieusement, restent sous une chape de silence généralisé, sans précédent.

    Notre but est d’exiger du Maroc de respecter les principes des chartes dont il est signataire, tout en dénonçant l’impunité dans tous les domaines, dont jouissent, durant des décennies, les tortionnaires et les responsables.

    Dans l’attente de vous rencontrer, veuillez agréer, Mesdames, Messieurs, chers amis et sympathisants, l’assurance de nos meilleurs sentiments.
    Invitation 
Conférence de presse

Etat des lieux des Droits Humains au Maroc

         Bruxelles, le 29/01/2013


Mesdames, Messieurs, chers amis et sympathisants,

Notre Section de Bruxelles, en collaboration avec celles de Madrid, de Paris et de Lille que l’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH) vient de fonder en Europe, vous invite à la conférence de presse qui se tiendra 

le 16 février de 10 h à 12 : 30 h - Au 5/7 Rue du Miroir, 1000 Bruxelles

Tout indique que la situation des droits humains ne cesse de se dégrader lamentablement au Maroc. Lors de son passage d’inspection au Maroc, l’émissaire de l’ONU, Juan Mendez affirme que « l’usage de la torture est systématique au Maroc pour les cas impliquant des manifestants anti-gouvernementaux et ceux qui sont accusés de terrorisme » ; alors que le CNDH (Conseil National des Droits de l’Homme), pourtant un organisme officiel de l’Etat, ne peut plus cacher que la situation dans les prisons marocaines est effroyable, où les détenus subissent torture et autres « traitements cruels, inhumains ou dégradants ».

Tout est verrouillé au Maroc, au moment où les peuples se révoltent au Maghreb et en Orient, à la recherche d’un changement significatif où se conjuguent démocratie et prospérité. Les atteintes à la liberté d’expression sont dévastatrices. Censure et interdictions des journaux ont mis nombre de journalistes sur les chemins de l’exile. Les libertés syndicales sont gravement barricadées. Et les militants des droits humains sont le point de mire de l’Etat qui ne souffre point de contrepouvoir. De même pour les contestataires du Mouvement du 20 février qui sont intimidés, arrêtés, torturés et exposés à de lourdes condamnations de prison, quand ils ne sont pas assassinés, pour le seul motif d’aspirer à la construction de l’Etat de Droit.

Dans cette conférence de presse, un panel de citoyens et de militants des droits humains, ainsi que des familles de prisonniers et des témoins de la répression, auront l’occasion de vous étaler l’étendue des violations subies, et d’informer l’opinion nationale et internationale sur les atteintes coercitives et extrajudiciaires, qui curieusement, restent sous une chape de silence généralisé, sans précédent.

Notre but est d’exiger du Maroc de respecter les principes des chartes dont il est signataire, tout en dénonçant l’impunité dans tous les domaines, dont jouissent, durant des décennies, les tortionnaires et les responsables.

Dans l’attente de vous rencontrer, veuillez agréer, Mesdames, Messieurs, chers amis et sympathisants, l’assurance de nos meilleurs sentiments.

dimanche 6 janvier 2013

Mohammed Belmaïzi

L'AMDH / Section Bruxelles / Attaquée de tous les côtés !

par Mohammed Belmaïzi, dimanche 6 janvier 2013
·

L’Histoire ne peut aujourd’hui nier le rôle de l’AMDH, dans la promotion de la culture des droits humains au Maroc, et dans les avancés percutantes arrachées et acquises de hautes luttes. Pourtant on s’ingénie de la manière la plus frauduleuse et la plus malhonnête pour nuire à sa renommée nationale et internationale.

On se rappelle, pour exemple sordidement politicien, la campagne de dénigrements juste après son 9ème congrès tenu le 19 avril 2010 ; où l’on a soutenu tous les mensonges possibles pour discréditer l’AMDH, allant jusqu’à observer 10 mn d’arrêt des « travaux » au Parlement (un Parlement toujours contesté d’ailleurs), contre « les agissements » de l’association:

http://www.telquel-online.com/archives/429/actu_maroc2_429.shtml

Aujourd’hui, pour casser une Section au centre de l’Europe, à Bruxelles, toutes les combines sont permises. L’un des soi-disant militants démocrates au nom de Said El Amrani (personnage gravement controversée) formidablement aigri de n’avoir pu faire partie du Conseil des MRE de El Yazami (Conseil rudement contesté par la majorité des MRE), et d’avoir perdu le coche pour se faire élire député de sa formation politique au Maroc, vient de commettre un article pour s’attaquer au passé d’une militante faisant partie du Conseil d’Administration de la Section Bruxelles. Un passé monarchiste, dit-il, avec vidéos de 2010, à l’appui…

Pour diffamer l’AMDH qu’il combat depuis un certain temps, par le biais d’un organe vaseux nommé « Forum des Droits de l’Homme du Nord » à travers lequel il peut interpeller le Makhzen et pactiser à sa guise avec lui, il ne trouve rien de mieux à faire que de s’attaquer à une personne qui a déjà fait du chemin et qui a changé totalement de bord, alors que toutes ses interventions sont sincères et honorablement contestataires, allant dans le sens de la défense des droits humains.

Les arguments ridicules du calomniateur sans vergogne, ni respect pour la vérité, sont d’une bassesse insoutenable. Croyant créer l’évènement pour aboutir à ses fins, il oublie ou feint d’oublier que Ben Barka était professeur de Hassan II et qu’il était l’un des familiers du Palais,  jusqu’au moment où il a compris… ! L’Histoire va-t-elle le discréditer pour avoir été monarchiste ? Il oublie ou feint d’oublier que nombre de partis au Maroc, dont le sien, travaillent sous l’égide de la monarchie. Ne les appelle-t-on pas « les Partis du Palais » ?

Il faut être convaincu qu’une association des Droits Humains n’est ni monarchiste, ni républicaine, ni islamique, ni bouddhiste… Elle œuvre pour le respect des droits humains et contre les violations attentatoires qui offensent la dignité et la liberté. Et comme elle œuvre pour l’instauration de l’État de Droit, toute personne qui croit aux principes de la Déclaration des Droits de l’Homme et aux chartes internationales des Droits Humains, peut s’y joindre sans préjugés.


mercredi 2 janvier 2013

Marrakech Manifestation pacifique réprimée

Communiqué

Marrakech
Manifestation pacifique réprimée

Le 28 décembre 2012, les citoyennes et les citoyens du quartier Sidi Youssef Ben Ali, à Marrakech, se sont organisés dans l’ordre et dans une maturité civique et pacifique remarquable, pour manifester contre le coût faramineux de l’eau et de l’électricité. Nombre de Marocaines et de Marocains sont de fait lésés économiquement, puisque sans ressources adéquates pour payer leurs factures dépassant l’entendement.

Selon les vidéos à disposition, visionnées attentivement, tout indique que les forces de l’ordre ont commencé la provocation qui va dégénérer dans la violence et la répression, avec blessés graves et choc brutal d’habitants pacifiques (qui n’ont eu de cesse de répéter : « pacifique/pacifique / Sans pierre ni arme blanche »), pour justifier coercition et arrestations de jeunes protestataires ensuite.

L ‘indécence de l’Etat marocain de réprimer des manifestations justes et justifiées, viole les principes fondamentaux des droits inscrits dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Notamment les droits économiques évoqués dans l’Article 22 « Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité ».

Le peuple marocain lutte pour sa dignité (Al ‘Aych Al Karim) et pour la jouissance de son patrimoine économique, comme l’annonce clairement l’Article 25 : « Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires »…

Aucun prétexte ni excuse ne peut justifier le contraire, qui conduit à monopoliser les richesses du pays et jeter dans la misère et le besoin le plus scandaleux tout un pan de citoyennes et citoyens.

C’est pourquoi nous condamnons la répression contre des manifestants pacifiques et nous dénonçons l’atroce injustice dans la répartition des richesses du Maroc.
Communiqué

Marrakech  
Manifestation pacifique réprimée



Le 28 décembre 2012, les citoyennes et les citoyens du quartier Sidi Youssef Ben Ali, à Marrakech, se sont organisés dans l’ordre et dans une maturité civique et pacifique remarquable, pour manifester contre le coût faramineux de l’eau et de l’électricité. Nombre de Marocaines et de Marocains sont de fait lésés économiquement, puisque sans ressources adéquates pour payer leurs factures dépassant l’entendement. 

Selon les vidéos à disposition, visionnées attentivement, tout indique que les forces de l’ordre ont commencé la provocation qui va dégénérer dans la violence et la répression, avec blessés graves et choc brutal d’habitants pacifiques (qui n’ont eu de cesse de répéter : « pacifique/pacifique / Sans pierre ni arme blanche »), pour justifier coercition et arrestations de jeunes protestataires ensuite. 

I ‘indécence de l’Etat marocain de réprimer des manifestations justes et justifiées, viole les principes fondamentaux des droits inscrits dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Notamment  les droits économiques évoqués dans l’Article 22 « Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité ». 

Le peuple marocain lutte pour sa dignité (Al ‘Aych Al Karim) et pour la jouissance de son patrimoine économique, comme l’annonce clairement l’Article 25 : « Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires »…

Aucun prétexte ni excuse ne peut justifier le contraire, qui conduit à monopoliser les richesses du pays et jeter dans la misère et le besoin le plus scandaleux tout un pan de citoyennes et citoyens.

C’est pourquoi nous condamnons la répression contre des manifestants pacifiques et nous dénonçons l’atroce injustice dans la répartition des richesses du Maroc.



01/01/2013


mercredi 21 novembre 2012

Répression contre la manifestation au sujet du budget faramineux alloué au roi

Mohammed Belmaïzi , AMDH Bruxelles, 20/11/2012
Maroc

Communiqué
Répression contre le droit de manifester
au sujet du budget faramineux alloué au roi

Aujourd’hui 18 novembre 2012, une manifestation pacifique devant le Parlement à Rabat a été sauvagement réprimée, La police a chargé en visant expressément la Présidente de l’AMDH (Association Marocain des Droits Humains) Khadija Ryadi et le Vice-président Abdelhamid Amine, en tabassant sans répits les militantes et les militants présents au sit-in, causant blessures et sévères traumatismes.

Pourtant la manifestation était programmée sous le registre des droits économiques et sociaux. Selon un communiqué de plusieurs mouvements qui soutiennent « l'appel à manifester le 18 novembre, devant le Parlement marocain, contre le budget attribué au roi, prévu dans le projet de loi de finance de 2013 », c’était un devoir, dans un contexte de crise exacerbée, de dénoncer cette dotation au roi « qui s’élève à 2.576.769.000 Dirhams (L’équivalent de 232.980.922 Euros). Une somme colossale pour un pays dont le taux de pauvreté avoisine les 28% et les indicateurs économiques sont parmi les plus catastrophiques dans la région (chômage, dette publique, enseignement)».

Le Maroc, l’un des pays signataires du « Pacte international relatif aux droits Economiques, Sociaux et Culturels » se trouve dans ce cas précis en flagrante violation des principes les plus fondamentaux qui reconnaissent que « tous les peuples peuvent disposer librement de leurs richesses et de leurs ressources naturelles ».

Il est à enregistrer que l’AMDH, une association de renommée internationale qui œuvre pour l’instauration de l’Etat de Droit, dont les principales personnalités agressées dans ce sit-in par la police marocaine, subit depuis un certain temps violences, intimidations, agressions et menaces.

Nous tenons, en tant que Sections de l’AMDH en Europe, à informer les institutions européennes et la conscience universelle que ces nombreuses violations des droits de l’Homme au Maroc, prouvent que la Constitution continue à mettre entre les mains du roi tous les leviers du pouvoir coercitif et économique, et que l’arbitraire de cet Etat est l’un des obstacles majeurs contre toute ouverture vers l’Etat de Droit, vers la démocratie, le progrès et la prospérité.

Bruxelles 18/11/12 
CP AMDH Bruxelles.



Communiqué

Répression contre le droit de manifester
au sujet du budget faramineux alloué au roi

Aujourd’hui 18 novembre 2012, une manifestation pacifique devant le Parlement à Rabat a été sauvagement réprimée, La police a chargé en visant expressément la Présidente de l’AMDH (Association Marocain des Droits Humains) Khadija Ryadi et le Vice-président Abdelhamid Amine, en tabassant sans répits les militantes et les militants présents au sit-in, causant blessures et sévères traumatismes.

Pourtant la manifestation était programmée sous le registre des droits économiques et sociaux. Selon un communiqué de plusieurs mouvements qui soutiennent « l'appel à manifester le 18 novembre, devant le Parlement marocain, contre le budget attribué au roi, prévu dans le projet de loi de finance de 2013 », c’était un devoir, dans un contexte de crise exacerbée, de dénoncer cette dotation au roi « qui s’élève à 2.576.769.000 Dirhams (L’équivalent de 232.980.922 Euros). Une somme colossale pour un pays dont le taux de pauvreté avoisine les 28% et les indicateurs économiques sont parmi les plus catastrophiques dans la région (chômage, dette publique, enseignement)».

Le Maroc, l’un des pays signataires du « Pacte international relatif aux droits Économiques, Sociaux et Culturels » se trouve dans ce cas précis en flagrante violation des principes les plus fondamentaux qui reconnaissent que « tous les peuples peuvent disposer librement de leurs richesses et de leurs ressources naturelles ».

Il est à enregistrer que l’AMDH, une association de renommée internationale qui œuvre pour l’instauration de l’Etat de Droit, dont les principales personnalités agressées dans ce sit-in par la police marocaine, subit depuis un certain temps violences, intimidations, agressions et menaces.

Nous tenons, en tant que Sections de l’AMDH en Europe, à informer les institutions européennes et la conscience universelle que ces nombreuses violations des droits de l’Homme au Maroc, prouvent que la Constitution continue à mettre entre les mains du roi tous les leviers du pouvoir coercitif et économique, et que l’arbitraire de cet Etat est l’un des obstacles majeurs contre toute ouverture vers l’Etat de Droit, vers la démocratie, le progrès et la prospérité.

Bruxelles 18/11/12
CP AMDH Bruxelles.
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samedi 25 février 2012

AMDH Bruxelles : Etat des lieux des droits de l’Homme au Maroc

Par Mohammed Belmaïzi,  Commission Préparatoire Provisoire, 22/2/2012

COMMUNIQUÉ 

En dépit de l’Instance Equité et Réconciliation et de ses recommandations, restées d’ailleurs inappliquées, une chape de plomb savamment orchestrée empêche l’instauration d’un véritable État de Droit au Maroc. Nombre de litiges, à ce sujet, voient le jour sans discontinuer. Le point culminant de ces violations, les plus récentes, on l’a vu, entre autres, dans la descente punitive sur Taza ! Cette incursion répressive ressemble goutte pour goutte à l’offensive des forces de police sur la ville d’Ifni en juin 2008 : tabassage ; torture; arrestations ; portes des maisons défoncées ; biens mobiliers saccagés ; attouchements et langage ordurier envers les femmes. A Taza, même le Hammam et l’intimité des femmes n’ont pas été épargnés par les Forces de la Sécurité!

Les arrestations arbitraires sont le lot quotidien au sein des étudiants et le Mouvement du 20 février. Les autorités se refusent à venir en aide à personne en danger, lorsqu’il s’agit de ces jeunes en prison pour délit d’opinion, en grève de la faim, menaçant leur vie.

La torture au Maroc ne s’arrête pas. Une liste de témoignages reste à disposition. Aux martyres tombés sous des coups meurtriers, durant l’année des protestations du Mouvement du 20 février, s’ajoute le décès sous la torture d’un homme El Asri Cherkaoui âgé de 26 ans, au cours d’une garde-à-vue à Témara, le 6 février 2012…

Le moins que l’on puisse dire, c’est que ces agissements condamnables et condamnés, relèvent des caractéristiques d’un Etat-de-Non-Droit, et que le dossier des violations des Droits Humains au Maroc, n’a jamais été clos. L’impunité sur tous les plans règne inlassablement et de manière scandaleuse. Les tortionnaires et les assassins durant les années de plomb, occupent encore les hauts rangs de l’Etat. Et le système perdure sur les ruines de graves contentieux des violations des droits de l’Homme.

Quant aux Marocains Résidents à Étranger, ils ne voient ni leurs droits ni leurs rapports s’améliorer avec les autorités consulaires et l’Etat de leur pays d’origine. Marginalisés de la participation à la politique de leur pays, les MRE ne sont traités que comme une vache à traire. Leurs droits à la citoyenneté bafoués, ils s’exposent constamment à la maltraitance aux frontières douanières lors des vacances d’été.

Aujourd’hui l’immigration clandestine des jeunes mineurs marocains suscite l’indignation de la communauté des MRE. Un jeune de ces clandestins vient de décéder dans le froid meurtrier, alors que les autorités consulaires semblent indifférentes à ce drame qui relève du droit à la vie digne et à la justice sociale.

Nous exhortons les institutions européennes de faire pression sur l’Etat marocain pour respecter ses engagements, et les chartes universelles des Droits de l’Homme. Ses violations empêchent résolument le Maroc de faire partie des pays prospères et moderne.