Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est droit de manifester. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est droit de manifester. Afficher tous les articles

dimanche 13 décembre 2015

29 novembre, la République placée en garde à vue


Comme d'autres anonymes, Andréa Fichot, avocat au Barreau de Paris, a bravé l'interdiction pour participer ce dimanche 29 novembre à la manifestation contre l'Etat d'urgence. Interpellé par les forces de l'ordre, il raconte les événements place de la République et ses 23 heures de garde à vue.


  • Je ne suis pas communiste, je ne suis pas écologiste. Pourtant, échaudé par l'appel de Manuel Valls aux députés afin qu'ils ne soulèvent pas l'inconstitutionnalité manifeste de la loi sur l’État d'urgence, choqué par la facilité avec laquelle la France compte s'affranchir de la Convention européenne des droits de l'Homme, je me suis retrouvé place de la République, dimanche 29 novembre, aux côtés des militants du NPA pour manifester contre l’État d'urgence.
    J'ai assisté dans le cortège aux affrontements entre casseurs et forces de l'ordre; et je l'ai suivi quand il s'est désintéressé de ces scènes où policiers et jeunes cagoulés aiment à jouer à la guerre, pour continuer à faire entendre son principal slogan : « État d'urgence, État policier, on nous enlèvera pas notre droit de manifester ».
    Je l'ai suivi jusqu'à cette souricière mise en place par les policiers qui, sans doute déçus d'avoir si peu interpellé de « black bloc », comme ils les appellent, ont trouvé en ce cortège pacifique et bien organisé, une cible facile, avec des vieux, des couples, des mères de famille, des militants qui ne se cagoulent pas, qui ne brûlent pas leur affaires pour se camoufler, et qui n'ont pas de sérum anti lacrymogènes.
    Il est 15h45 quand nous sommes définitivement bloqués et que commence officiellement, comme nous l'apprendrons plus tard, notre garde à vue. Perchés sur une corniche surplombant le cortège qui s'est transformé en môle, deux policiers en civil se révèlent à leurs collègues et quittent nos rangs. Les interpellations commencent.

    mercredi 21 novembre 2012

    Répression contre la manifestation au sujet du budget faramineux alloué au roi

    Mohammed Belmaïzi , AMDH Bruxelles, 20/11/2012
    Maroc

Communiqué
Répression contre le droit de manifester
au sujet du budget faramineux alloué au roi

Aujourd’hui 18 novembre 2012, une manifestation pacifique devant le Parlement à Rabat a été sauvagement réprimée, La police a chargé en visant expressément la Présidente de l’AMDH (Association Marocain des Droits Humains) Khadija Ryadi et le Vice-président Abdelhamid Amine, en tabassant sans répits les militantes et les militants présents au sit-in, causant blessures et sévères traumatismes.

Pourtant la manifestation était programmée sous le registre des droits économiques et sociaux. Selon un communiqué de plusieurs mouvements qui soutiennent « l'appel à manifester le 18 novembre, devant le Parlement marocain, contre le budget attribué au roi, prévu dans le projet de loi de finance de 2013 », c’était un devoir, dans un contexte de crise exacerbée, de dénoncer cette dotation au roi « qui s’élève à 2.576.769.000 Dirhams (L’équivalent de 232.980.922 Euros). Une somme colossale pour un pays dont le taux de pauvreté avoisine les 28% et les indicateurs économiques sont parmi les plus catastrophiques dans la région (chômage, dette publique, enseignement)».

Le Maroc, l’un des pays signataires du « Pacte international relatif aux droits Economiques, Sociaux et Culturels » se trouve dans ce cas précis en flagrante violation des principes les plus fondamentaux qui reconnaissent que « tous les peuples peuvent disposer librement de leurs richesses et de leurs ressources naturelles ».

Il est à enregistrer que l’AMDH, une association de renommée internationale qui œuvre pour l’instauration de l’Etat de Droit, dont les principales personnalités agressées dans ce sit-in par la police marocaine, subit depuis un certain temps violences, intimidations, agressions et menaces.

Nous tenons, en tant que Sections de l’AMDH en Europe, à informer les institutions européennes et la conscience universelle que ces nombreuses violations des droits de l’Homme au Maroc, prouvent que la Constitution continue à mettre entre les mains du roi tous les leviers du pouvoir coercitif et économique, et que l’arbitraire de cet Etat est l’un des obstacles majeurs contre toute ouverture vers l’Etat de Droit, vers la démocratie, le progrès et la prospérité.

Bruxelles 18/11/12 
CP AMDH Bruxelles.



    Communiqué

    Répression contre le droit de manifester
    au sujet du budget faramineux alloué au roi

    Aujourd’hui 18 novembre 2012, une manifestation pacifique devant le Parlement à Rabat a été sauvagement réprimée, La police a chargé en visant expressément la Présidente de l’AMDH (Association Marocain des Droits Humains) Khadija Ryadi et le Vice-président Abdelhamid Amine, en tabassant sans répits les militantes et les militants présents au sit-in, causant blessures et sévères traumatismes.

    Pourtant la manifestation était programmée sous le registre des droits économiques et sociaux. Selon un communiqué de plusieurs mouvements qui soutiennent « l'appel à manifester le 18 novembre, devant le Parlement marocain, contre le budget attribué au roi, prévu dans le projet de loi de finance de 2013 », c’était un devoir, dans un contexte de crise exacerbée, de dénoncer cette dotation au roi « qui s’élève à 2.576.769.000 Dirhams (L’équivalent de 232.980.922 Euros). Une somme colossale pour un pays dont le taux de pauvreté avoisine les 28% et les indicateurs économiques sont parmi les plus catastrophiques dans la région (chômage, dette publique, enseignement)».

    Le Maroc, l’un des pays signataires du « Pacte international relatif aux droits Économiques, Sociaux et Culturels » se trouve dans ce cas précis en flagrante violation des principes les plus fondamentaux qui reconnaissent que « tous les peuples peuvent disposer librement de leurs richesses et de leurs ressources naturelles ».

    Il est à enregistrer que l’AMDH, une association de renommée internationale qui œuvre pour l’instauration de l’Etat de Droit, dont les principales personnalités agressées dans ce sit-in par la police marocaine, subit depuis un certain temps violences, intimidations, agressions et menaces.

    Nous tenons, en tant que Sections de l’AMDH en Europe, à informer les institutions européennes et la conscience universelle que ces nombreuses violations des droits de l’Homme au Maroc, prouvent que la Constitution continue à mettre entre les mains du roi tous les leviers du pouvoir coercitif et économique, et que l’arbitraire de cet Etat est l’un des obstacles majeurs contre toute ouverture vers l’Etat de Droit, vers la démocratie, le progrès et la prospérité.

    Bruxelles 18/11/12
    CP AMDH Bruxelles.
    ·