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mercredi 21 novembre 2012

Répression contre la manifestation au sujet du budget faramineux alloué au roi

Mohammed Belmaïzi , AMDH Bruxelles, 20/11/2012
Maroc

Communiqué
Répression contre le droit de manifester
au sujet du budget faramineux alloué au roi

Aujourd’hui 18 novembre 2012, une manifestation pacifique devant le Parlement à Rabat a été sauvagement réprimée, La police a chargé en visant expressément la Présidente de l’AMDH (Association Marocain des Droits Humains) Khadija Ryadi et le Vice-président Abdelhamid Amine, en tabassant sans répits les militantes et les militants présents au sit-in, causant blessures et sévères traumatismes.

Pourtant la manifestation était programmée sous le registre des droits économiques et sociaux. Selon un communiqué de plusieurs mouvements qui soutiennent « l'appel à manifester le 18 novembre, devant le Parlement marocain, contre le budget attribué au roi, prévu dans le projet de loi de finance de 2013 », c’était un devoir, dans un contexte de crise exacerbée, de dénoncer cette dotation au roi « qui s’élève à 2.576.769.000 Dirhams (L’équivalent de 232.980.922 Euros). Une somme colossale pour un pays dont le taux de pauvreté avoisine les 28% et les indicateurs économiques sont parmi les plus catastrophiques dans la région (chômage, dette publique, enseignement)».

Le Maroc, l’un des pays signataires du « Pacte international relatif aux droits Economiques, Sociaux et Culturels » se trouve dans ce cas précis en flagrante violation des principes les plus fondamentaux qui reconnaissent que « tous les peuples peuvent disposer librement de leurs richesses et de leurs ressources naturelles ».

Il est à enregistrer que l’AMDH, une association de renommée internationale qui œuvre pour l’instauration de l’Etat de Droit, dont les principales personnalités agressées dans ce sit-in par la police marocaine, subit depuis un certain temps violences, intimidations, agressions et menaces.

Nous tenons, en tant que Sections de l’AMDH en Europe, à informer les institutions européennes et la conscience universelle que ces nombreuses violations des droits de l’Homme au Maroc, prouvent que la Constitution continue à mettre entre les mains du roi tous les leviers du pouvoir coercitif et économique, et que l’arbitraire de cet Etat est l’un des obstacles majeurs contre toute ouverture vers l’Etat de Droit, vers la démocratie, le progrès et la prospérité.

Bruxelles 18/11/12 
CP AMDH Bruxelles.



Communiqué

Répression contre le droit de manifester
au sujet du budget faramineux alloué au roi

Aujourd’hui 18 novembre 2012, une manifestation pacifique devant le Parlement à Rabat a été sauvagement réprimée, La police a chargé en visant expressément la Présidente de l’AMDH (Association Marocain des Droits Humains) Khadija Ryadi et le Vice-président Abdelhamid Amine, en tabassant sans répits les militantes et les militants présents au sit-in, causant blessures et sévères traumatismes.

Pourtant la manifestation était programmée sous le registre des droits économiques et sociaux. Selon un communiqué de plusieurs mouvements qui soutiennent « l'appel à manifester le 18 novembre, devant le Parlement marocain, contre le budget attribué au roi, prévu dans le projet de loi de finance de 2013 », c’était un devoir, dans un contexte de crise exacerbée, de dénoncer cette dotation au roi « qui s’élève à 2.576.769.000 Dirhams (L’équivalent de 232.980.922 Euros). Une somme colossale pour un pays dont le taux de pauvreté avoisine les 28% et les indicateurs économiques sont parmi les plus catastrophiques dans la région (chômage, dette publique, enseignement)».

Le Maroc, l’un des pays signataires du « Pacte international relatif aux droits Économiques, Sociaux et Culturels » se trouve dans ce cas précis en flagrante violation des principes les plus fondamentaux qui reconnaissent que « tous les peuples peuvent disposer librement de leurs richesses et de leurs ressources naturelles ».

Il est à enregistrer que l’AMDH, une association de renommée internationale qui œuvre pour l’instauration de l’Etat de Droit, dont les principales personnalités agressées dans ce sit-in par la police marocaine, subit depuis un certain temps violences, intimidations, agressions et menaces.

Nous tenons, en tant que Sections de l’AMDH en Europe, à informer les institutions européennes et la conscience universelle que ces nombreuses violations des droits de l’Homme au Maroc, prouvent que la Constitution continue à mettre entre les mains du roi tous les leviers du pouvoir coercitif et économique, et que l’arbitraire de cet Etat est l’un des obstacles majeurs contre toute ouverture vers l’Etat de Droit, vers la démocratie, le progrès et la prospérité.

Bruxelles 18/11/12
CP AMDH Bruxelles.
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mardi 20 novembre 2012

AMDH Nord-France

Lille, France le 19/11/2012
 
Communiqué

Association Marocaine des Droits Humains (AMDH), Nord-France

Répression au Maroc

L’AMDH-Nord France condamne la répression flagrante à l’encontre des défenseurs des droits humains et estime qu’elle dévoile le discours fallacieux de l’Etat Marocain sur la liberté et la démocratie; elle demande à l’Etat de répondre aux revendications du mouvement du 20 février qui réclame la construction d’une société de justice sociale, d’égalité, de liberté et de dignité; elle demande enfin de mettre un terme à l’arbitraire et au despotisme.

Le mouvement du 20 février a appelé à un sit-in le 18 novembre 2012 à Rabat pour protester contre l’énorme budget alloué au palais royal dans le projet loi de finances 2013 préparé par le gouvernement. Avant le début du sit-in, et loin du lieu annoncé pour son exécution, les forces publiques ont violemment assailli, d’une manière barbare, toute personne qui se trouvait sur le bord de la route et ont agressé au moyen de coups de pieds, de bâtons, de coups de poings et d’insultes (accompagnées de mots grossiers) plusieurs citoyens /nes.

Parmi les victimes de cette agression se trouvaient plusieurs responsables de l’Association Marocaine des Droits Humains; il s’agit en l’occurrence de :
Khadija Ryadi (Présidente) Abdelhamid Amine (Vice-Président), Abdessalam El Aassal, Hassan Aharrath et Khadija Ainani, en plus de plusieurs de ses militants et de militants d’autres associations et de militants du Mouvement du 20 Février, entre autres :
Mohammed Allal Fajri, Hamza Mahfoud, Hamza Adnane, Rabea Amine, Mohammed Karchi, Mohammed El AdabiI, Mohammed Echarrak, EL HOUCINE Boushabi, Thami Hamdache, El Houcine Lahnaoui, Said Benali Oulhaj, Younes Derraj, Ghassane Benouazi , Mohammed Aherchi, Mokhtar Ennahal, Montassir Itri, Fatiha Anouar, Khadija Anouar et autres…..

Tout en réitérant son soutien aux revendications du mouvement du 20 février qui se résument dans la dignité, l’égalité et la justice sociale et sa lutte contre les politiques publiques qui violent les droits humains et incarnent l’arbitraire et le despotisme, l’Association Marocaine des Droits Humais, Nord France, annonce ce qui suit:
1- Sa solidarité avec les victimes de cette agression répressive qui dévoile les discours de l’Etat et du gouvernement quant au respect des droits et des libertés;

2- Sa ferme condamnation de cette agression par les forces publiques et les responsables sécuritaires dans un lieu public bafouant ainsi toutes les lois et violant toutes les chartes et conventions internationales ratifiées par le Maroc;

3- Sa réprobation de la poursuite de la répression et de l’escalade des violations des libertés, du droit à l’expression et à la manifestation pacifique;

4- Sa réclamation à l’Etat marocain de cesser les agressions à l’encontre du Mouvement du 20 Février, d’arrêter cette escalade contre ses militants, de libérer ses détenus et de répondre à ses revendications en vue de mettre fin au despotisme et pour l’instauration d’une société de liberté, de dignité, d’égalité et de justice sociale;

5- Son appel à toutes les organisations démocratiques qui défendent les droits humains et qui luttent pour la dignité humaine, à exprimer leur solidarité avec les victimes des violations des droits: à s’exprimer, à manifester pacifiquement, à exprimer leur opinion et contre toutes les formes de répression politique et à intensifier la lutte pour les droits et libertés dans au Maroc.

lundi 19 novembre 2012

La police empêche un rassemblement pour une réduction du budget royal

Brutalités policières lors de la manifestation contre le budget apoctroyée au roi

 

Sans détour:
Des policiers marocains dispersent une personne lors d'une manifestation contre le budget de la monarchie, le 18 novembre 2012 à Rabat

N'en déplaise à tout beni-ouioui au Bled du Makhzenistan, le spectacle en provenance aujourd'hui de la devanture
du parlement marocain à Rabat était scandaleux et indigne de notre pays.

D'un côté, des démocrates, dont des militants du mouvement du 20 février et des figures éminentes de l'Association marocaine des droits humains (notamment Khadija Riyadi et Hamid Amine), qui étaient sur place pour exprimer, de manière pacifique, l'opposition des démocrates marocains à la part exorbitante du budget royal par rapport au budget général de l'État.
De l'autre, face à eux, des forces de sécurité qui étaient là pour empêcher ces militants de faire entendre leur voix par tous les moyens. À commencer par la violence.

Mais comme il arrive souvent à un pouvoir devenu autiste, le recours à la violence pour faire taire son opposition s'est retourné contre lui.
En plus de faire tomber aujourd'hui un autre tabou royal, la manifestation a permis de mettre à nu la fable mensongère de la ''jeune démocratie marocaine''.

Le monde entier a vu que le régime marocain est celui d'une monarchie autoritaire qui n'hésite nullement à faire usage de la violence pour faire taire toute voix dissidente.

Salut à tous ces militants qui étaient réunis aujourd'hui à Rabat.
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Où étaient les militants de l'Adl Wa L'Ihssan ce 18 novembre pour protester contre la dot réservée au roi? On ne peut que s'étonner de cette absence criante et tellement étrange, alors que leur cheikh Abdesslam Yassine avait, dans célèbre lettre au roi, mis l'accent sur la richesse exorbitante du roi, en lui conseillant de restituer tout ce capital au peuple marocain!! Pitoyable Justice et Bienfaisance!! Que du blablabla!
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Dans une vraie démocratie on respecte les opposants qui manifestent pacifiquement