Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est Etat-de-non-droit. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Etat-de-non-droit. Afficher tous les articles

mardi 30 octobre 2012

Maroc : à quand l'État de droit ?



De : Jacques Fath, 29/10/2012

COMMUNIQUE DE PRESSE DU PCF
Coup sur coup, la justice marocaine a frappé, en choisissant ses cibles. C'est la condamnation à 12 ans de prison en appel d'un militant du Mouvement du 20 février pour « participation à une manifestation non autorisée ». Selon les associations de droits de l'homme, il y aurait 70 membres de ce Mouvement aujourd'hui incarcérés. C'est l'arrestation du Coordinateur du Conseil des Migrants subsahariens, point d'orgue d'une répression ciblée qui s'abat sur les responsables d'associations des migrants au Maroc. C'est aussi le maintien en prison sans jugement depuis 2 ans des 24 militants sahraouis dits du « groupe GDEIM IZIK », après le 2ème report de leur procès pour « délit d'association et meurtres de forces de l'ordre » alors qu'aucun fait dans le dossier ne vient avérer ces accusations.
Le Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté ces condamnations, ces arrestations, véritables dénis de justice et demande l'arrêt des poursuites. Ces actes ne font que confirmer la ligne autoritaire et répressive du gouvernement marocain face aux montées de la contestation de sa politique. Les autorités françaises doivent tenir compte de ces préoccupantes réalités au Maroc, et cesser d'apporter un soutien inconditionnel à un régime qui bafoue les droits et les libertés.
Le PCF réaffirme son soutien aux femmes et aux hommes qui, avec courage et détermination, défendent les droits humains et agissent pour un Maroc libre et démocratique.
Parti communiste français
Paris, le 29 octobre 2012.

Solène Björnson-Langen
Attachée de presse de Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF
www.pcf.fr
 mailto:jfath@pcf.fr

samedi 25 février 2012

AMDH Bruxelles : Etat des lieux des droits de l’Homme au Maroc

Par Mohammed Belmaïzi,  Commission Préparatoire Provisoire, 22/2/2012

COMMUNIQUÉ 

En dépit de l’Instance Equité et Réconciliation et de ses recommandations, restées d’ailleurs inappliquées, une chape de plomb savamment orchestrée empêche l’instauration d’un véritable État de Droit au Maroc. Nombre de litiges, à ce sujet, voient le jour sans discontinuer. Le point culminant de ces violations, les plus récentes, on l’a vu, entre autres, dans la descente punitive sur Taza ! Cette incursion répressive ressemble goutte pour goutte à l’offensive des forces de police sur la ville d’Ifni en juin 2008 : tabassage ; torture; arrestations ; portes des maisons défoncées ; biens mobiliers saccagés ; attouchements et langage ordurier envers les femmes. A Taza, même le Hammam et l’intimité des femmes n’ont pas été épargnés par les Forces de la Sécurité!

Les arrestations arbitraires sont le lot quotidien au sein des étudiants et le Mouvement du 20 février. Les autorités se refusent à venir en aide à personne en danger, lorsqu’il s’agit de ces jeunes en prison pour délit d’opinion, en grève de la faim, menaçant leur vie.

La torture au Maroc ne s’arrête pas. Une liste de témoignages reste à disposition. Aux martyres tombés sous des coups meurtriers, durant l’année des protestations du Mouvement du 20 février, s’ajoute le décès sous la torture d’un homme El Asri Cherkaoui âgé de 26 ans, au cours d’une garde-à-vue à Témara, le 6 février 2012…

Le moins que l’on puisse dire, c’est que ces agissements condamnables et condamnés, relèvent des caractéristiques d’un Etat-de-Non-Droit, et que le dossier des violations des Droits Humains au Maroc, n’a jamais été clos. L’impunité sur tous les plans règne inlassablement et de manière scandaleuse. Les tortionnaires et les assassins durant les années de plomb, occupent encore les hauts rangs de l’Etat. Et le système perdure sur les ruines de graves contentieux des violations des droits de l’Homme.

Quant aux Marocains Résidents à Étranger, ils ne voient ni leurs droits ni leurs rapports s’améliorer avec les autorités consulaires et l’Etat de leur pays d’origine. Marginalisés de la participation à la politique de leur pays, les MRE ne sont traités que comme une vache à traire. Leurs droits à la citoyenneté bafoués, ils s’exposent constamment à la maltraitance aux frontières douanières lors des vacances d’été.

Aujourd’hui l’immigration clandestine des jeunes mineurs marocains suscite l’indignation de la communauté des MRE. Un jeune de ces clandestins vient de décéder dans le froid meurtrier, alors que les autorités consulaires semblent indifférentes à ce drame qui relève du droit à la vie digne et à la justice sociale.

Nous exhortons les institutions européennes de faire pression sur l’Etat marocain pour respecter ses engagements, et les chartes universelles des Droits de l’Homme. Ses violations empêchent résolument le Maroc de faire partie des pays prospères et moderne.