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samedi 9 novembre 2013

Le Maroc veut interdire l’importation de marchandises dans les fourgons des MRE dès 2014


 

Les MRE transporteraient en moyenne 150 fourgons pleins de marchandises chaque jour vers le Maroc, selon l’administration des Douanes et Impôts indirects (ADII). Le gouvernement Benkirane qui veut interdire ce type d’activité, a pris des mesures allant dans ce sens dans le projet de loi de finances 2014. Si tout se déroule comme prévu, le texte entrera en vigueur dès le 1er janvier. Mais pour les MRE, la priorité est ailleurs.
Le gouvernement veut mettre fin à l’importation des marchandises transportés dans les fourgons par les MRE. Il a, à cet effet, proposé – dans le projet de loi de finances 2014 - un amendement de l’article 146 qui autorise l’admission temporaire des fourgons et des marchandises.

Produits « de mauvaise qualité » et difficiles à contrôler
Selon l’Administration des Douanes et Impôts indirects (ADII), citée par L’Economiste ce trafic poserait un problème de sécurité pour la population marocaine. « Ces marchandises sont souvent de mauvaise qualité, de la ferraille, des pièces détachées de véhicules usagés, plaquette de freins… Ils constituent un danger », indique Nabil Lakhdar, directeur de la Facilitation et de l’Informatique à l’ADII.
En outre le nombre de ces importations rendrait le contrôle douanier complexe, selon l’ADII, puisqu’en moyenne 150 fourgons pleins de marchandises passent les frontières chaque jour – en provenance de l’étranger - pour approvisionner le marché local. « C’est tellement compliqué [de contrôler toutes ces entrées, ndlr] que cela peut être source de corruption. Nous avons connu des problèmes de ce genre en 2012 et des douaniers ont été accusés à tort », explique M. Lakhadar. Effectivement plusieurs douaniers ont été arrêtés l'an dernier, mais ces derniers ont été finalement acquittés.

Seuls les « effets personnels » destinés à un usage personnel seront autorisés
Par ailleurs, la Douane marocaine entend également « harmoniser le régime de l’admission temporaire avec les standards internationaux » et mieux définir les marchandises pouvant bénéficier du dit régime. Au final, les autorités chérifiennes veulent lutter contre le marché de l’informel au Maroc, en partie alimenté par les importations commerciales des MRE.
Si la mesure concernant les importations de marchandises de MRE est finalement adoptée, l’on imagine bien le dommage que cela pourrait causer à certains MRE qui en avaient fait leur gagne-pain, surtout en temps de crise. A ce moment, seuls les véhicules et effets importés par les MRE et destinés à un usage personnel seront temporairement admis sur le territoire national, à compter du 1er janvier prochain.

Que fait-on de la «principale » revendication des MRE ?
Il faut dire que la plupart des MRE qui se lancent dans ce type de commerce le fait, afin de survivre à la crise qui sévit en Europe notamment, depuis quelques années. Et la mesure voulue par le gouvernement ne réjouit pas de l’autre côté de la rive méditerranéenne. « C’est bien de lutter contre l’informel, mais est-ce la priorité ? », s’interroge Salem Fkire, président de Cap Sud MRE.
L’homme estime que plusieurs questions sont abordées quand « la première revendication » des Marocains du monde, à savoir la prorogation de l’admission temporaire des véhicules des MRE, reste sans suite. Cap Sud MRE avait en effet demandé, pour 2013, que celle-ci passe d’une durée de six mois (actuellement en vigueur) à douze mois. Et ce, moyennant l’acquittement de la vignette fiscale en cas de dépassement des six mois de présence sur le territoire. « L’amendement proposé, le 23 novembre 2012 dans loi de finances 2013 avait été retoqué pour des raisons de forme. Nous aimerions savoir ce que le gouvernement a prévu pour l’année prochaine », indique M. Fkire. D’autant plus que cette mesure permettra « 1 milliard à 1,5 milliard de dirhams de rentrées de devises supplémentaires », ajoute-t-il.
En août dernier, le gouvernement a prolongé l'abattement du dédouanement des véhicules importés par les retraités MRE, sans aborder les points concernant les deuxième et troisième générations. De plus, le projet de loi de finances 2014 n’aborde pas la question.

mercredi 1 mai 2013

Maroc : Le logement social est en crise

débat diffusé sur Luxe Radio le diffusé sur Luxe Radio le Jeudi, 30/5/2013
 
Les ventes de logements sociaux baissent drastiquement. Tout le monde sait que le problème des bidonvilles est quasiment insoluble, que des milliers de marocains sont mal logés, même quand ils habitent une vraie maison ou un vrai appartement, les effondrements se multiplient dans les médinas…
Dans ce contexte, figurez-vous qu'on apprend que le logement social est en crise.  Non de n'être pas assez nombreux, ou assez vite construit pour répondre aux besoins, dans de nombreuses régions, au contraire, on ne parvient plus à vendre le logement social. Les gens sont toujours mal logés, mais ils n'achètent plus. Pourtant l'attachement à la maison, à la propriété n'a pas baissé. «Globalement, il y a un ralentissement de l’activité, tous segments confondus », explique ainsi Youssef Ibn Mansour, président de la Fédération Nationale des Promoteurs Immobiliers ou FNPI, et ce, même dans le logement social. Mais, continue notre président, l’axe Kenitra-El Jadida est moins touché, car tout ce qu'on y produit finit par s'y vendre, même si c'est moins vite qu'avant. Tandis que dans d'autres villes, comme Fès, Meknès, Oujda, Marrakech, Agadir, Béni Mellal, Khouribga, etc… des logements restent sur les bras, malgré les baisses successives des prix et/ou de l'apport minimum pour acheter.

Alors vous me direz, sans doute que c'est parce que les gens ne sont pas si mal logés dans ces régions, alors qu'à Casablanca, forcément... D'ailleurs, ça serait cohérent avec la situation des bidonvilles, non? Mais quand on écoute les professionnels du secteur, la raison en est également dans les conditions d'accession à la propriété. Ainsi, selon l’inspection régionale de l’habitat de Fès : « La difficulté de la commercialisation pour le logement social est liée à la faible capacité de financement des ménages désireux d’acquérir un logement social ». Les banques demandent à ce que les acheteurs aient environ 30% du prix du bien pour accorder un prêt, qu'ils font payer généralement très cher, 6,1% d'intérêts en moyenne en 2012, nous dit-on, sur une durée moyenne de prêt de 15 ans. Et cela, tout le monde ne peut pas le faire.
 Résultat, les professionnels du secteur envisagent de faire des offres à destination des MRE, pour l'été, avec financement inclus, sans apport du tout! Mais, dites-moi, les MRE, c'est normal, qu'ils constituent, désormais, les clients des logements sociaux? Les logements sociaux, ce n’est pas censé être du pas cher pour les défavorisés? Chuuuut... Il ne faut pas le dire ! 
Ces derniers temps, plus rien ne marche dans l'immobilier. En ce seul premier semestre de 2013, le secteur du BTP aurait perdu pas moins de 56.000 emplois et les cimentiers sont en récession, après avoir explosé leurs chiffres durant presque 10 ans. Alors on ne va pas taper sur les rares clients qui sont prêts à acheter, n'est-ce pas?

mercredi 6 mars 2013

De jeunes Marocains candidats à l'émigration

Les jeunes, au Maroc, sont tentés par l'idée d'émigrer pour améliorer leur situation, affirme une étude.
Par Siham Ali pour Magharebia à Rabat – 05/03/13
[AFP/Abdelhak Senna] La majorité des Marocains affichant l'intention de partir à l'étranger pensent qu'ils amélioreront leur situation économique dans un autre pays, révèle une nouvelle enquête. [AFP/Abdelhak Senna] La majorité des Marocains affichant l'intention de partir à l'étranger pensent qu'ils amélioreront leur situation économique dans un autre pays, révèle une nouvelle enquête.
 
Une nouvelle étude révèle que 42 % des Marocains nourrissent le désir de vivre à l’étranger. Et l’intention d’émigrer est plus forte chez les jeunes.Ces conclusions apparaissent dans une enquête menée par l’Association marocaine d’Etudes et de Recherches sur la Migration. 

Selon le rapport rendu public le 26 février, l’intention déclarée ne change pas considérablement selon le niveau d’éducation, mais la propension ou le potentiel à migrer sont plus importants chez les personnes qui ont un niveau élevé et un niveau moyen d’éducation.
Si "le chômage encourage l’émigration dans certaine mesure", les données de l’enquête démontrent que la migration ne concerne pas uniquement les catégories sociales pauvres ou les sans-emplois, dit l'étude.
L’enquête révèle que la difficulté à trouver un emploi est la raison de départ la plus fréquente chez les personnes ayant un faible niveau d’éducation.
Contactés par Magharebia, des jeunes manifestent en effet leur désir de s’installer à l’étranger.
Hicham Bourebbah, 28 ans, a obtenu son diplôme en comptabilité il y a six ans et peine à trouver un emploi stable.
"Je sais que l’Europe est en crise. Mais, je n’ai plus d’espoir ici au Maroc. Je veux explorer d’autres cieux pour pouvoir décoller", explique-t-il.
Comme Hicham, Noura Cherrafi, 25 ans, diplômée en gestion d’entreprises, veut aller tenter sa chance à l’étranger pour échapper au gouffre du chômage.
"Depuis trois ans, je ne fais que passer des stages sans être embauchée. Je suis déprimée. Ma famille veut me marier", raconte-t-elle.
"Mais, moi je veux travailler et avoir mon autonomie financière. Puisqu’au Maroc, je peine à réaliser mes rêves, je pense à immigrer en France", dit-elle avec détermination.
Ce désir est manifesté au moment où un certain nombre d'immigrés retournent au Maroc en raison des répercussions de la crise économique.
Une enquête de la Fondation Européenne pour la Formation a concerné les migrants de retour au pays. Plus des deux tiers d’entre eux ont épargné durant leur séjour à l’étranger. L’épargne est, le plus souvent, utilisée pour l’achat de propriétés.
Un tiers des migrants de retour dans le pays pense à émigrer de nouveau. Seulement 5 % ont décidé d'y revenir pour investir.
Les compétences acquises pendant la migration ne sont pas assez valorisées après le retour au pays, ce qui représente un manque à gagner pour le migrant, le Maroc et le pays d’accueil, regrette Madlen Serban, directrice générale de la Fondation Européenne pour la Formation.
Conscient des difficultés rencontrées par les Marocains résidant à l’étranger (MRE), le gouvernement a mis en place, le 27 février, un programme pour encourager cette communauté à investir.
Un expatrié désireux d'investir au Maroc pourra ainsi bénéficier d’une subvention de l'Etat allant jusqu’à 10 % du montant du projet et d’un emprunt bancaire de l’ordre de 65 %. Il aura également la possibilité de bénéficier d'un accompagnement, même s’il s’associe avec un investisseur marocain ou étranger. 

dimanche 9 septembre 2012

Maroc / Manipulation frauduleuse des droits humains

Mohammed BelmaïziPar Mohammed Belmaïzi, 8/9/2012 (sur le Facebook)



Ce texte était écrit avant les Révolutions, sous le titre : Droits humains au Maroc / Péripéties et perspectives, dans le journal "Attadamoun"... Je le partage avec vous mes chers ami-es .

 
Le présupposé majeur du « statu quo » au Maroc, à tous les niveaux, est cette manie qu’ont les officiels au pouvoir, de le cantonner dans un contexte arabo-musulman détérioré : le terrorisme islamiste en Algérie, voisin immédiat, la même menace de plus en plus affirmée en Tunisie, en Égypte, au Maroc et ailleurs, Afghanistan, Irak...

Certes, les Marocains jouissent d’une certaine liberté, arrachée de haute lutte par le peuple et les forces vives de la société civile. Mais une liberté à tout moment menacée, piétinée et remise en question. Et la comparaison, cultivée et maintenue par l’élite au pouvoir, est brandie à tout bout de champ pour opprimer et sévir en dehors de tout cadre légal. Cette comparaison toujours avec le plus mauvais, commence à irriter l’ensemble des acteurs engagés pour le progrès et le changement, parce qu’elle étouffe l’espoir et empêche le Maroc de décoller. La question pressante qui reste occultée au yeux de ces acteurs est la suivante : « Pourquoi ne compare-t-on pas le Maroc au meilleur… aux pays avancés, attachés à de plus en plus d’Etat de Droit, et donc de prospérité ? »

Ce stratagème basé sur la comparaison, constamment avec le plus mauvais, commence à s’effriter dès lors que le « statu quo » se meut en régression piteuse, en coercition injustifiée et en répression aveugle, dénoncées de toutes parts. La censure de la presse avec son cortège de journalistes inquiétés, les arrestations arbitraires pour « atteinte » trop facile « aux valeurs sacrées du royaume », la torture continue son bonhomme de chemin, les preuves d’enlèvements et de disparitions s’avèrent irréfutables… Autant d’aberrations multipliées récemment et ces dernières années ! Tout est consigné et il serait long de citer toutes les atteintes et les abus de l’Etat.

Mais pourquoi en est-on arrivé là ? Ou plutôt pourquoi ce retour franc et accéléré à la tyrannie des trois ou quatre décennies passées ?

Pour tenter une ébauche, disons que l’appropriation, contrefaite et non naturelle, du chapitre des droits humains par l’Etat marocain, est une ravageuse erreur. Comment un État, illustré par ces violations, ses violences, ses prisons mouroirs, ses Tazmamart, ses Agdz… se convertit du jour au lendemain à la culture des droits humains, en instituant un Conseil Consultatif des Droits de l’Homme (CCDH) ? Est-il logique qu’un Etat initie et monopolise une Instance Équité et Réconciliation (IER), avec ses propres conditions, sans mentionner ni accabler les responsables de la tyrannie subie par les victimes ? L’évacuation du concept clé de « Vérité », ne serait-elle pas le pivot du règne de l’Impunité dans tous les domaines ? Et le triomphe de cette Impunité, n’inscrit-il pas la perpétuation des violations et de l’arbitraire, aujourd’hui, sous nos yeux ? Il est bien admis, qu’on ne peut construire un Etat moderne, dans la paix civile, sur les ruines d’un passé traumatisant qui ne cesse de répandre ses tentacules sur le présent. Et dans la foulée des comparaisons, une fois encore, on évite d’évoquer l’exemple réussi de la commission « Vérité et Réconciliation » en Afrique du Sud.     

C’est cette irruption de l’Etat au sein d’une cause concernant, avant tout, les citoyens et la société civile, qui constitue le nœud gordien du Maroc actuel. Car la vocation d’un État traditionaliste et féodal est de défendre bec et ongles ses fondements. Naturellement, il ne tolère aucune critique, aucune contestation. Il s’érige comme « Opposant » et non comme « Répondant » aux aspirations de la société. Il est par essence coercitif.

C’est sans doute pour éviter l’antagonisme « l’Etat contre la Société », que les États modernes étaient contraints, pour survivre en paix, d’encourager les Organisations Non Gouvernementales (ONG), qui se sont d’ailleurs imposées, faisant un travail complémentaire la plupart du temps et contribuent à l’avancement des idées et à l’enrichissement du débat. Un rapport dialectique – quelquefois conflictuel – de dialogue et de concertation est à l’œuvre entre ces organisations et les pouvoirs institués.  

Or l’Etat marocain et l’élite au pouvoir verrouillent l’espace de l’expression et croient même investir les domaines dérangeants qu’ils combattent ordinairement, telle que la défense des intérêts du citoyen. A juste titre, la guerre qu’engage, actuellement, l’Etat contre l’Association Marocaine des Droits Humains (l’AMDH), souligne les limites de la manipulation du registre des Droits de l’Homme par les autorités marocaines. Cette inutile offensive contre les militants de l’AMDH, les détenus du premier mai et l’ensemble des prisonniers politiques, appuient d’une manière percutante que l’Etat marocain vide de sa coquille toute approche conséquente des droits humains. Ne doit y demeurer, dans ces structures (CCDH et IER) façonnées en Cheval de Troie, que l’intention et le massif déploiement sécuritaire. A ce propos l’échec prévisible du CCDH, organe prétendant gérer et organiser les Marocains Résidents à l’Etranger (MRE), découle justement de cette manipulation nuisible des droits humains. Car les revendications sous l’égide du droit, tel que le dévoilement de la vérité sur les disparitions, et notamment celle de Mahdi Ben Barka, prouvent que le dossier des Droits de l’Homme ne peut être clos, tant que l’approche politique de l’Etat marocain reste essentiellement sécuritaire. D’autant plus qu’on ne peut traiter indéfiniment les citoyens marocains de l’intérieur ou vivant à l’étranger, sous l’angle galvaudé du sécuritaire. Il faut bien qu’un moment donné, l’élite au pouvoir se penche sur les réels problèmes vécus au sein de la société marocaine, et procède à de profondes réformes, libère le champ politique pour lui restituer son efficacité et ses lettres de noblesse.

Les chancelleries européennes et occidentales, ainsi que la presse nationale et internationale, suivent avec grand intérêt le contrepouvoir bénéfique qu’exerce l’AMDH et l’ensemble de la société civile pour l’avènement d’un véritable Etat de Droit au Maroc. On apprécie, ici et là, l’organisation citoyenne, paisible, responsable et prometteuse. Un esprit constructif par la contestation et la force de proposition, ouvert sur des perspectives solides pour l’enracinement d’un Maroc juste et prospère.

L’Etat marocain ne peut continuer à nier cette évidence pour devoir entamer avec humilité une concertation mirifique, respectant les forces vives de la société civile. Et à ce moment-là, le terrorisme ou l’extrémisme ne peut éternellement jouer l’alibi d’une répression « amalgamante » et liberticide, d’où personne ne sortira indemne.
 

samedi 25 février 2012

AMDH Bruxelles : Etat des lieux des droits de l’Homme au Maroc

Par Mohammed Belmaïzi,  Commission Préparatoire Provisoire, 22/2/2012

COMMUNIQUÉ 

En dépit de l’Instance Equité et Réconciliation et de ses recommandations, restées d’ailleurs inappliquées, une chape de plomb savamment orchestrée empêche l’instauration d’un véritable État de Droit au Maroc. Nombre de litiges, à ce sujet, voient le jour sans discontinuer. Le point culminant de ces violations, les plus récentes, on l’a vu, entre autres, dans la descente punitive sur Taza ! Cette incursion répressive ressemble goutte pour goutte à l’offensive des forces de police sur la ville d’Ifni en juin 2008 : tabassage ; torture; arrestations ; portes des maisons défoncées ; biens mobiliers saccagés ; attouchements et langage ordurier envers les femmes. A Taza, même le Hammam et l’intimité des femmes n’ont pas été épargnés par les Forces de la Sécurité!

Les arrestations arbitraires sont le lot quotidien au sein des étudiants et le Mouvement du 20 février. Les autorités se refusent à venir en aide à personne en danger, lorsqu’il s’agit de ces jeunes en prison pour délit d’opinion, en grève de la faim, menaçant leur vie.

La torture au Maroc ne s’arrête pas. Une liste de témoignages reste à disposition. Aux martyres tombés sous des coups meurtriers, durant l’année des protestations du Mouvement du 20 février, s’ajoute le décès sous la torture d’un homme El Asri Cherkaoui âgé de 26 ans, au cours d’une garde-à-vue à Témara, le 6 février 2012…

Le moins que l’on puisse dire, c’est que ces agissements condamnables et condamnés, relèvent des caractéristiques d’un Etat-de-Non-Droit, et que le dossier des violations des Droits Humains au Maroc, n’a jamais été clos. L’impunité sur tous les plans règne inlassablement et de manière scandaleuse. Les tortionnaires et les assassins durant les années de plomb, occupent encore les hauts rangs de l’Etat. Et le système perdure sur les ruines de graves contentieux des violations des droits de l’Homme.

Quant aux Marocains Résidents à Étranger, ils ne voient ni leurs droits ni leurs rapports s’améliorer avec les autorités consulaires et l’Etat de leur pays d’origine. Marginalisés de la participation à la politique de leur pays, les MRE ne sont traités que comme une vache à traire. Leurs droits à la citoyenneté bafoués, ils s’exposent constamment à la maltraitance aux frontières douanières lors des vacances d’été.

Aujourd’hui l’immigration clandestine des jeunes mineurs marocains suscite l’indignation de la communauté des MRE. Un jeune de ces clandestins vient de décéder dans le froid meurtrier, alors que les autorités consulaires semblent indifférentes à ce drame qui relève du droit à la vie digne et à la justice sociale.

Nous exhortons les institutions européennes de faire pression sur l’Etat marocain pour respecter ses engagements, et les chartes universelles des Droits de l’Homme. Ses violations empêchent résolument le Maroc de faire partie des pays prospères et moderne.


mercredi 30 novembre 2011

Les Marocains de l'étranger voteront au Maroc.....quand les poules.... . .

Bruxellois-surement 28 novembre 2011

PAR PROCURATION ....MON OEIL !!!!
..
Le roi Mohammed VI sait parfaitement que le Conseil de la communauté marocaine à l'étranger (CCME), présidé par El Yazami est une coquille vide, une agence de cérémonies et de tape à l'oeil.

Officiellement, le CCME a été installé en 2007, avec à sa tête Driss El Yazami, pour fournir au monarque marocain, les avis et conseils susceptibles d'aider le roi Mohammed VI, à initier des politiques destinées à mieux encadrer les MRE établis à l'étranger afin que ces MRE continuent de maintenir leurs liens culturels et surtout économiques avec le Maroc ( 46 milliards de dirhams par an ). Cela, pour ce qui est officiellement annoncé.

Sauf que le véritable objectif poursuivi par la mise en place de cet organe, visait en réalité à passer un deal avec les anciens opposants ayant été l'objet d'une féroce répression durant les années de plomb.

Ce deal fut initié par feu le roi Hassan II qui décida, avant sa mort, de se réconcilier avec les anciennes victimes des graves atteintes aux droits de l'homme au Maroc et de baliser, sur des bases moins compromises, le règne de son fils.

Le défunt monarque commença par accorder sa grâce à des dizaines de militants gauchistes, plaça Driss Benzekri, lui même ancienne victime des années de plomb, à la tête du Conseil consultatif des Droits de l'Homme et soutint les efforts du défunt militant, pour la mise en place d'un organe chargé de rendre justice aux victimes de la répression.

La direction de cet organe, l'Instance Equité et Réconciliation, fut confiée au même Driss Ben Zekri.

Lequel Ben Zekri, s'engageant à tout tenter, pour passer sous silence les responsabilités de l'Etat marocain et de Hassan II en particulier, dans les graves atteintes aux droits de l'homme, intervenues au Maroc durant le règne du défunt monarque.

Et l'on indemnisa les victimes et leurs familles. Et l'on évoqua les souffrances et les douleurs endurées par les victimes de la répression. Et l'on permit à ces victimes de parler de leurs longues années de détention et de tortures...

Mais on prit le plus grand soin de ne point nommer les responsables et de réclamer des poursuites et sanctionner les auteurs des meurtres et de la torture

A condition de tout faire pour ne pas citer les coupables des atteintes graves aux droits de l'homme durant Tazmamart, Derb Moulay Chrif, Agdz, Kenitra, Chefchaouen...et les autres centres de détention et de torture, Driss El Yazami, lui même, issu de cette famille gauchiste, ayant passé ce deal avec le régime marocain, obtint, en compensation, la présidence du très dépensier CCME.

Ceux qui, à l'image d'El Yazami, de Herzenni, de Sebbar..., voulaient jadis, abattre le régime "réactionnaire " de Hassan II, ce régime "valet de l'impérialisme" américain et lui substituer un pouvoir communiste à l'image de celui de Pot Pot, de Mao Tse Toung ou d'Enver Hodja, devinrent ainsi, grâce à ce deal, à défaut d'être du peuple, des petits commissaires du Makhzen, chargés de promouvoir l'amnésie et de falsifier l'histoire.

Il n'est demandé à El Yazami, rien d'autre que de remplir cette mission...Il ne lui est point demandé de fournir des résultats sur la mission " officielle " qui lui a été confiée par le roi, de communiquer au souverain, avis et recommandations au sujet des attentes et des aspirations des Marocains résidant à l'étranger.

C'est pour cela qu'El YAZAMI a tout fait pour évacuer les attentes de ces Marocains, enterrant ainsi, une fois de plus leur volonté de participer, à l'instar des Tunisiens et des Egyptiens de la diaspora, aux suffrages législatifs se déroulant dans leur pays

Il a été promu président du Conseil national des droits de l'homme au Maroc, pour avoir rempli admirablement cette mission.

Hassan VI ne savait pas, de son vivant, que les gauchistes qu'il a réprimés, pouvaient se révéler, de grands vassaux du régime marocain.

mardi 15 novembre 2011

Ahmed Benseddik explique le Maroc à la Haye

Vidéo Demainonline, 14/11/2011

Ahmed Benseddik

Casablanca.- L’ex-haut fonctionnaire Ahmed Benseddik, le seul Marocain qui a eu le courage de retirer son allégeance perpétuelle à l’autocrate alaouite, explique (en français, pour la presse locale) à La Haye, ville où il a été invité pour donner une conférence, le Maroc tel qu’il le voit.