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mardi 29 novembre 2016
3 décembre : mobilisation contre le chômage et les précarités et pour la justice sociale !
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jeudi 26 mai 2016
Le chômage tue 100 fois plus que le terrorisme
“ Plus près des jetables que des notables. ”
A la une
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Comment ils ont inventé le chômage [REPORTAGE VIDÉO 24’47] Le chômage tue 100 fois plus que le terrorismeLeEn France, le terrorisme a fait 147 victimes en 2015, le chômage tue plus de 14 000 personnes chaque année.
C’est ce que vient de confirmer le CESE (Conseil Économique Social et Environnemental) le 10 mai. Une information sortie sans grand tapage, comme une fatalité naturelle. Voici une farce lucide et grinçante contre les inventeurs et les profiteurs du chômage jouée par des chômeurs, les Z’ENTROP.
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TERRORISME
dimanche 24 janvier 2016
3 Experts américains: Le Maroc doit vraiment avoir peur pour son avenir
Larbi Amine -16/1/2016
New York : 3 experts et universitaires américains craignent pour le Maroc, un avenir peu rassurant, où le terrorisme pourrait fragiliser et insécuriser le royaume.
PH Archive
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En effet, 3 experts universitaires américains, spécialisés dans
les questions de terrorisme international, celui de daech spécialement,
ont averti que l’avenir du Maroc paraît incertain, au vu de facteurs
fragilisant, endogènes et exogènes.
Interrogés par le journal en ligne économique américain, International Business Times, Max Abrahms, expert en terrorisme au Moyen-Orient et en Afrique du Nord et professeur adjoint de sciences politiques à l'Université Northeastern à Boston, Haim Malka, directeur adjoint au ‘Center for Strategic and International Studies’ à Washington et Ann Wainscott, professeur adjoint de sciences politiques à l'Université de St. Louis dans le Missouri, ils se sont accordés à dire qu’en dépit de sa réputation de royaume solide, stable et efficace dans sa lutte contre le terrorisme, le Maroc court à moyen terme, un grave danger et que daech Libye, le ciblerait spécialement pour sa position géographique hautement stratégique.
Les trois experts ont souligné que le Maroc porte en lui, des facteurs de vulnérabilité, qui pourraient, si non résolus définitivement, causer sa perte. Il s’agit de sa pauvreté économique, qui le fragilise socialement et rend sa population, spécialement les jeunes soufrant à large éventail de chômage, extrêmement sensibles aux discours radicalisant et prédisposés à aller rejoindre daech.
Les trois experts américains ont averti que les signes avant-coureurs d’un tel avenir inquiétant du royaume commencent à apparaitre. Selon eux, les inégalités sociales, l’extrême pauvreté d’une frange importante de la population, l’analphabétisme sont entre autres facteurs, les raisons qui font que 1500 marocains ont rejoint daech en Syrie et en Irak et 300 marocains l’ont rejoint en Libye et chaque semaine les polices du royaume annoncent des opérations de démantèlement de cellules terroristes.
Interrogés par le journal en ligne économique américain, International Business Times, Max Abrahms, expert en terrorisme au Moyen-Orient et en Afrique du Nord et professeur adjoint de sciences politiques à l'Université Northeastern à Boston, Haim Malka, directeur adjoint au ‘Center for Strategic and International Studies’ à Washington et Ann Wainscott, professeur adjoint de sciences politiques à l'Université de St. Louis dans le Missouri, ils se sont accordés à dire qu’en dépit de sa réputation de royaume solide, stable et efficace dans sa lutte contre le terrorisme, le Maroc court à moyen terme, un grave danger et que daech Libye, le ciblerait spécialement pour sa position géographique hautement stratégique.
Les trois experts ont souligné que le Maroc porte en lui, des facteurs de vulnérabilité, qui pourraient, si non résolus définitivement, causer sa perte. Il s’agit de sa pauvreté économique, qui le fragilise socialement et rend sa population, spécialement les jeunes soufrant à large éventail de chômage, extrêmement sensibles aux discours radicalisant et prédisposés à aller rejoindre daech.
Les trois experts américains ont averti que les signes avant-coureurs d’un tel avenir inquiétant du royaume commencent à apparaitre. Selon eux, les inégalités sociales, l’extrême pauvreté d’une frange importante de la population, l’analphabétisme sont entre autres facteurs, les raisons qui font que 1500 marocains ont rejoint daech en Syrie et en Irak et 300 marocains l’ont rejoint en Libye et chaque semaine les polices du royaume annoncent des opérations de démantèlement de cellules terroristes.
Max Abrahms de l'Université Northeastern à Boston a dit :
"Le Maroc est très bien placé pour daech. Et puis il y a beaucoup de conditions qui y favorisent la croissance des problèmes de terrorisme."Pour sa part, Haim Malka du ‘Center for Strategic and International Studies’ à Washington, a estimé que :
‘‘Le Maroc est confronté aux mêmes défis et aux mêmes menaces des idéologies radicales découlant des conditions socio-économique difficiles, les mêmes que dans nombreux autres pays de la région.. Ce qui est différent au royaume est qu'il dispose d'un pouvoir exécutif fort, à savoir le roi, qui contrôle avec main de fer, les forces de sécurité’’Haim Malka a ajouté :
‘‘Néanmoins, le noyau djihadiste en Libye, qui attire les Marocains, les Tunisiens et les autres, est un défi majeur, qui sera de plus en plus difficile pour le Maroc de s’en prémunir’’.En fin, Ann Wainscott de l'Université de St. Louis dans le Missouri a assuré quant à elle que le Maroc est acculé à jongler sur une ligne fine:
‘‘le Maroc veut démontrer sa capacité à appréhender des suspects terroristes, sans faire fuir les touristes potentiels, qui peuvent interpréter le nombre grandissant des arrestations, comme indiquant une présence plus large des djihadistes’’.
Les trois experts ont conclu que combinés, des facteurs comme l’instabilité grandissante en Libye, le chômage des jeunes marocains et la politique hyper-sécuritaire qui risque de glisser vers l’arbitraire et l’injustice et qui produirait ainsi un effet inverse, sont des éléments de menaces qui pèseront de plus en plus lourd, sur l’avenir du royaume si rien de stratégique n’est entrepris pour solutionner ces problèmes.
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PAUVRETÉ
dimanche 6 décembre 2015
Chômeurs et précaires défilent «pour la justice sociale» à Paris
Décrétant «l’état d’urgences sociales», ces manifestants ont rappelé la difficulté à vivre sans revenu ou avec un salaire ridicule, alors que le nombre de chômeurs n'a jamais été aussi élevé en France, et que le gouvernement ne revalorise pas les minima.
Environ 650 personnes selon la police, 1 500 selon les organisateurs, ont défilé ce samedi à Paris «contre le chômage et la précarité» et «pour la justice sociale»,
à l’appel de quatre associations de chômeurs : AC!, Apeis, CGT-Chômeurs
et MNCP, qui avaient reçu le soutien d’autres organisations et de
partis politiques (Attac, Droit au Logement, EELV, NPA, PCF, Parti de
Gauche ...).
Rassemblés place de Stalingrad (Xe arrondissement), aux abords de laquelle les stations de métro fermées, ils se sont mis en route dans l’après-midi pour rejoindre la place de Clichy (XVIIIe).
A cette manifestation contre la précarité, sous haute surveillance des forces de l’ordre, s’étaient joints des militants de Droit au logement, des groupes de soutien aux sans-papiers mais aussi des militants pour le climat. Un groupe de jeunes écologistes, coiffés de perruques roses et de tambours, fermait ainsi le cortège avec des pancartes mettant en parallèle les luttes : «mêmes coupables, mêmes luttes», «l’austérité est climaticide», «changer le système, pas le climat».
Parmi leurs revendications : la revalorisation des indemnisations, le «libre-choix de son emploi», l’accès à la formation professionnelle et les transports gratuits pour les chômeurs. «Un emploi, c’est un droit ; un revenu, c’est un dû», a lancé une militante au micro avant que le cortège ne s’ébranle. «Temps, travail, argent : changeons les règles» proclamait une grande banderole jaune du MNCP (chômeurs et précaires). Une autre, de l’Apeis, décrétait «l’état d’urgences sociales».
Avec son seul RSA, Carole-Anne, militante du MNCP de 52 ans, explique «être dans la misère». «Je ne peux pas me payer le chauffage», souligne cette ancienne animatrice socio-culturelle, au chômage depuis 2012.
Après un net repli en septembre, le chômage a connu en octobre sa plus forte hausse depuis 2013, avec 42 000 demandeurs d’emploi supplémentaires sans aucune activité, pour atteindre le niveau record de 3,59 millions en France métropolitaine. Selon l’Insee, le taux de chômage a atteint au troisième trimestre 10,2% de la population active, le plus haut niveau depuis 18 ans.
Rassemblés place de Stalingrad (Xe arrondissement), aux abords de laquelle les stations de métro fermées, ils se sont mis en route dans l’après-midi pour rejoindre la place de Clichy (XVIIIe).
A cette manifestation contre la précarité, sous haute surveillance des forces de l’ordre, s’étaient joints des militants de Droit au logement, des groupes de soutien aux sans-papiers mais aussi des militants pour le climat. Un groupe de jeunes écologistes, coiffés de perruques roses et de tambours, fermait ainsi le cortège avec des pancartes mettant en parallèle les luttes : «mêmes coupables, mêmes luttes», «l’austérité est climaticide», «changer le système, pas le climat».
Parmi leurs revendications : la revalorisation des indemnisations, le «libre-choix de son emploi», l’accès à la formation professionnelle et les transports gratuits pour les chômeurs. «Un emploi, c’est un droit ; un revenu, c’est un dû», a lancé une militante au micro avant que le cortège ne s’ébranle. «Temps, travail, argent : changeons les règles» proclamait une grande banderole jaune du MNCP (chômeurs et précaires). Une autre, de l’Apeis, décrétait «l’état d’urgences sociales».
Prime de Noël inchangée
L’annonce mardi de la reconduction de la prime de Noël, versée à plus de deux millions de foyers aux revenus modestes, n’a pas calmé le mécontentement. Cette prime restera inchangée à «un peu plus de 150 euros pour une personne seule et un peu plus de 320 euros pour un couple avec deux enfants», avait précisé le Premier ministre, Manuel Valls. Le Smic, quant à lui, ne devrait pas bénéficier de «coup de pouce», selon Les Echos.Avec son seul RSA, Carole-Anne, militante du MNCP de 52 ans, explique «être dans la misère». «Je ne peux pas me payer le chauffage», souligne cette ancienne animatrice socio-culturelle, au chômage depuis 2012.
Après un net repli en septembre, le chômage a connu en octobre sa plus forte hausse depuis 2013, avec 42 000 demandeurs d’emploi supplémentaires sans aucune activité, pour atteindre le niveau record de 3,59 millions en France métropolitaine. Selon l’Insee, le taux de chômage a atteint au troisième trimestre 10,2% de la population active, le plus haut niveau depuis 18 ans.
A lire aussi Forte hausse du chômage en octobre
LIBERATION avec AFP
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mercredi 27 mai 2015
Belgo-Marocains : Plus diplômés que la moyenne, mais toujours confrontés à la discrimination
Migrations
Quand on cherche les plus instruits en Belgique, on
regarde beaucoup vers la communauté d’origine marocaine. En effet, 40%
des Belgo-Marocains sont diplômés de l’enseignement supérieur, soit
légèrement plus que la moyenne nationale (36% en 2013), toutes origines
confondues, révèle l’étude publiée
ce mardi par des chercheurs sous commande de la Fondation Roi Baudouin
et intitulée « Belgo-Marocains et Belgo-Turcs: (auto)portrait de nos
concitoyens ».
Les 2ème et 3ème générations démoralisées
Menée sous formes d’enquête recueillant les opinions d’un échantillon représentatif de Belgo-Marocains, l’étude vise à faire entendre « la voix de ces concitoyens étant trop rarement entendue ». Et même si le rapport fait état de l’émergence d’une classe moyenne de Belgo-Marocains avec des revenus dépassant parfois les 3 000 euros et 56,2% des répondants à l’enquête propriétaires de leur logement, il n’en demeure pas moins que le citoyens d’origine marocaine se plaignent de la discrimination. « Le chômage, la discrimination et le racisme restent des phénomènes vécus de manière importante par les Belgo-Turcs et les Belgo-Marocains», indique le rapport.
Cela est beaucoup plus manifeste dans le domaine de l’emploi. Ces discriminations, selon l’étude, expliquent en partie l’inactivité de nombreuses femmes au sein de la communauté belgo-marocaine, lesquelles sont pourtant plus diplômées que les hommes.
Idem pour les deuxième et troisième générations qui vivent très mal ces situations. Ils « n’ont pas le moral, […] se sentent plus marocains que belges, ont moins souvent un travail et se disent plus souvent victimes de discrimination. Même lorsqu’ils sont détenteurs d’un diplôme de l’enseignement supérieur », explique le rapport.
L’effet attentats
Le rapport explique que cette étude intervient dans le sillage des récents attentats de Paris notamment d’un constat : lorsque des ressortissant d’origine étrangère et de confession musulmane pose ce genre d’actes, les préjugées à l’encontre des citoyens d’origine étrangère et musulmanes ont généralement tendance à s’accentuer.
Mais l’étude montre que les Belgo-Marocains et les Belgo-Turcs – les communautés d’origine étrangères les plus importantes – vivent leur foi de manière équilibrée, adhérant « de façon très majoritaire » aux valeurs telles le système démocratique (80%), la séparation des affaires religieuses et de l’Etat (70%), la liberté d’expression (73%).
Copyright Yabiladi.com
http://yabiladi.com/articles/details/35966/belgo-marocains-plus-diplomes-moyenne-mais.html
Ristel Tchounand, 19/5/2015
Sous commande de la Fondation Roi Baudouin des chercheurs
viennent de publier une étude sur la population Belgo-marocaine en
Belgique. Il en ressort entre autres que bien qu’étant plus diplômés que
la moyenne nationale, les Belgo-marocains sont toujours très confrontés
au chômage et au racisme, si bien que les deuxième et troisième
générations en sont démoralisées. Détails.
Les 2ème et 3ème générations démoralisées
Menée sous formes d’enquête recueillant les opinions d’un échantillon représentatif de Belgo-Marocains, l’étude vise à faire entendre « la voix de ces concitoyens étant trop rarement entendue ». Et même si le rapport fait état de l’émergence d’une classe moyenne de Belgo-Marocains avec des revenus dépassant parfois les 3 000 euros et 56,2% des répondants à l’enquête propriétaires de leur logement, il n’en demeure pas moins que le citoyens d’origine marocaine se plaignent de la discrimination. « Le chômage, la discrimination et le racisme restent des phénomènes vécus de manière importante par les Belgo-Turcs et les Belgo-Marocains», indique le rapport.
Cela est beaucoup plus manifeste dans le domaine de l’emploi. Ces discriminations, selon l’étude, expliquent en partie l’inactivité de nombreuses femmes au sein de la communauté belgo-marocaine, lesquelles sont pourtant plus diplômées que les hommes.
Idem pour les deuxième et troisième générations qui vivent très mal ces situations. Ils « n’ont pas le moral, […] se sentent plus marocains que belges, ont moins souvent un travail et se disent plus souvent victimes de discrimination. Même lorsqu’ils sont détenteurs d’un diplôme de l’enseignement supérieur », explique le rapport.
L’effet attentats
Le rapport explique que cette étude intervient dans le sillage des récents attentats de Paris notamment d’un constat : lorsque des ressortissant d’origine étrangère et de confession musulmane pose ce genre d’actes, les préjugées à l’encontre des citoyens d’origine étrangère et musulmanes ont généralement tendance à s’accentuer.
Mais l’étude montre que les Belgo-Marocains et les Belgo-Turcs – les communautés d’origine étrangères les plus importantes – vivent leur foi de manière équilibrée, adhérant « de façon très majoritaire » aux valeurs telles le système démocratique (80%), la séparation des affaires religieuses et de l’Etat (70%), la liberté d’expression (73%).
Copyright Yabiladi.com
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mardi 12 mai 2015
Lorsqu’un handicapé lutte pour avoir son doctorat
Une personne souffrant de paralysie partielle dénonce qu’on ne l’ait pas autorisée à soutenir sa thèse de doctorat à l’université de Fès.
Il s’appelle Adil Outnil et vit dans un des bidonvilles de Fès. Depuis qu’il est né, il souffre d’une paralysie partielle. Sa mère est morte alors qu’il n’avait que deux ans et c’est son père qui s’est chargé, seul, de son éducation. Quand il a atteint l’âge de cinq ans, un médecin a annoncé à son père que celui-ci ne guérira jamais de cette maladie. A ce moment, son père lui a demandé juste une chose : avoir un doctorat.Dès son enfance, Adil se souvient que plusieurs professeurs (au collège et au lycée) avaient tout fait pour le pousser à abandonner sa scolarité :
J’ai mené plus de 14 luttes contre des professeurs et contre des écoles. Après j’étais obligé de mener d’autres luttes pour obtenir une bourse à l’université et que je sois accepté par les professeurs.Après avoir fini son cycle universitaire, cet admirateur du poète arabe Abou Tayeb Al Moutanabi s’est inscrit au cycle doctoral avec comme sujet de thèse « la solitude des poètes de l’ère préislamique ». C’était il y a cinq ans, et une fois qu’il a fini de rédiger cette thèse, Adil s’est trouvé pris à contrepied par une décision du ministère de l’Enseignement supérieur réduisant la durée de la recherche à trois ans au lieu de cinq.
La directive a empêché plus de 50 doctorants de soutenir leur doctorat. Depuis le début de cette année scolaire, Adil lutte pour pouvoir passer son doctorat et est même allé jusqu’à faire des grèves de la faim.
Doué en écriture, Adil a remporté quatre fois le prix national de la nouvelle qu’organise la maison d’édition Dar Attakafa et a publié un recueil de nouvelles intitulé Aux portes de la nuit, dans lequel il traite de sujets tels que le chômage, la mendicité, les élections et les maladies psychologiques.
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samedi 23 novembre 2013
Les habitants de Beni Tadjit annoncent une grève générale demain 22/11
Solidarité avec le combat pour la dignité!
Depuis
une quinzaine de jours, les habitants de Beni Tadjit manifestent
quotidiennement. Hier, mardi 19 novembre 2013, le village minier a connu
sa plus grande manifestation avec
blocage de route...
Beni Tadjit connait depuis quelques années une descente aux enfers.
Pourquoi?
- Beni Tadjit (mon village natal), fait partie de la province de Figuig.
Il se trouve à mi-distance entre Bouarfa et Errachidia.
- Beni Tadjit est un centre minier. Les livres de l'histoire parlent de
Beni Tadjit comme centre minier déjà au 17 siècle
- Beni Tadjit vivait essentiellement de l'exploitation du plomb, du
zinc...un peu d'agriculture (petites oasis), et un peu d'élevage
rudimentaire.
- Beni Tadjit était un fief de la résistance contre le colonialisme. Il
suffit de se rappeler de Ali Ou Houssa, Lahcen Ou Saïd, Lahcen adrghal,
Ahmed Ou Mouh, Ouali, Ali Ou fqir, Ali Ou Hmad, Ali Ouhizoune, Jaïda,
Assou ou trent, Lahcen Ou Houssa, Moha Ou ali Ounana...et surtout du
martyr Idir Ali Ou Abbou (mon oncle maternel) tué au cours d'une
bataille contre les légionnaires français. Sans parler de la résistance
du début du 20ème siècle dont la bataille de Mnabha .
- Beni Tadjit était un fief du syndicalisme des mineurs.
- Aujourd'hui beni Tadjit est victime :
1- des éléments naturels telle la sécheresse qui a affecté l'élevage et
l'agriculture.L'Etat n'a rien fait pour pour secourir les victimes. Pas
de barrage sur la grande rivière des Aït Issa, pas de puits dans la
région pour le breuvage des animaux...pas d'aliments pour sauver le
cheptel. L'exclusion, la marginalisation restent le lot des milliers de
citoyens sans droits de citoyenneté.
2- des élément "humains" et donc politique, économiques et sociaux.
- L'ONA s'est accaparé depuis quelques années le monopôle de la
commercialisation des minerais.- Le géant ONA ne respecte aucunement ses engagements pris avec les
exploitants locaux.
- Les "projets" dont ont parlé les chaînes de télévision, les radios
officielles et autres relais médiatiques (surtout après la visite du
monarque ) n'ont pas connu de suite.
- Les autorités locales, les "élus", les "entrepreneurs" se comportent
en véritables mafiosis. Tous les moyens sont bons pour se faire de
l'argent aux dépens des citoyens, citoyens sans droits de citoyenneté.
- Les habitants manquent d'éléments de subsistance de première
nécessité. L’approvisionnement se fait à partir de Meknès... (400 km).
- Aucune subvention n'est accordée à cette région qui devrait
normalement être déclarée région sinistrée. Où est la SOLIDARITÉ
NATIONALE ?
- Les "élus" brillent par leur implication directe et indirecte dans la
détérioration de la situation. C'est le caïd qui décide. Eux ils signent
!
- Les jeunes, qui ont bossé dur et réussi leurs études, les jeunes dont
les familles ont sacrifié ce qu'elles avaient de cher pour que leurs enfants réussissent leurs études, ces jeunes se retrouvent aujourd'hui
dans le labyrinthe du chômage, dans la toile d’araignée du chômage, dans
les sables mouvants de la misère économique, de la misère sociale.
Au
Maroc d'aujourd'hui, les portes du travail ne s’ouvrent qu'aux enfants
des riches et autres potentats.
Beni Tadjit, mon cher village natal, jadis splendide et rayonnant, se
trouve aujourd'hui victime des charognards.
MA SOLIDARITÉ AVEC MES CHERS ET CHÈRES "COVILLAGEOIS-ES"
----------------
Beni Tadjit suite : grève généraleEn plus de ce que j'ai écrit le 20 novembre 2013, il faut signaler les éléments qui sont à la base de la mobilisation actuelle : la cherté des factures de l'électricité, l'absence de l'eau potable malgré la découverte de nappe intéressante suite au forage effectué par l'ONEP. L'eau potable existe en grande quantité mais les services concernés pour l'acheminer sont "absents". La plupart des maisons sont équipées en tuyaux, robinets, compteurs...
Selon le recensement de 2004:
- Village de Beni Tadjit: autour de 6 000 personnes
- Commune de Beni Tadjit: entre 14 000 et 15 000
Demain vendredi 22 novembre 2013:
GREVE GÉNÉRALE
des habitants ouvriers, commerçants, enseignement, santé, agriculture...
Ali Fkir, le 21 novembre 2013
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samedi 25 mai 2013
Benkirane récidive : Implorer Dieu, la solution au chômage
par Youssef Roudaby , 15/5/2013
Aujourd’hui, c’est une vidéo bien
curieuse qui fait le tour du web : monsieur Benkirane a apparemment
trouvé la solution aux diplômés chômeurs marocains, et la recette est
très simple. En quoi consiste-t-elle ? Le chef de gouvernement marocain
et leader du PJD propose de… prier pour ces chômeurs et implorer Dieu
pour leur trouver un gagne-pain.
Ces propos ont été, bien entendu, reçus par
l’hilarité générale du parlement. Rires auxquels monsieur Benkirane a
répondu avec indignation : « Vous ne croyez pas à la prière ? ». Le
gouvernement marocain n’a donc pas encore épuisé son stock de séquences
drôles…
http://www.welovebuzz.com/implorer-dieu-la-solution-au-chomage-selon-abdelilah-benkirane/
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mesure gouvernementale...,
prière
mardi 26 mars 2013
Les deux tiers des salariés sans contrat de travail !
Seuls 27.1% des employés travaillent sous le régime
du CDI. Un bon quart des déclarés à la CNSS le sont moins de 5 mois dans
l'année. Aucune structure de prise en charge des chômeurs n'a encore vu
le jour.
Le chômage élevé (des
jeunes notamment) est-il soluble dans la flexibilité ? Faut-il se
résoudre à effectuer un saut (dans l’inconnu ?) en matière de relations
professionnelles ? Certains le pensent et préconisent de «fluidifier» le
marché du travail en agissant en particulier sur la relation
contractuelle liant le salarié et l’employeur. Plus franchement, l’idée
est de dégrader, il n’y a pas d’autres mots, le contrat à durée
indéterminée (CDI) de sa position privilégiée en tant que forme de
relation contractuelle.
Si
le sujet fait débat en France où les libéraux (au sens économique du
terme) mettent toutes les difficultés des entreprises sur le compte du
CDI, qu’en est-il au Maroc ? Dans ce domaine, comme dans beaucoup
d’autres, la comparaison est inopérante. Le Maroc est encore un pays où
l’écrit ne régit pas tout, y compris, dans certaines contrées, les
relations matrimoniales. Par conséquent, introduire plus de flexibilité,
comme le répète la confédération patronale depuis bien longtemps, par
rapport à quelle situation ?
Aujourd’hui,
le marché du travail au Maroc, tel que le montrent les chiffres
officiels, il n’y en a pas d’autres, est très largement dominé par des
relations non écrites. 63% des salariés travaillent sans contrat et 3,7%
ont avec l’employeur un contrat…verbal, selon la direction de la
statistique relevant du Haut commissariat au plan (HCP). En d’autres
termes, plus des 2/3 des actifs occupés qui ont un statut de salarié
n’ont pas de contrat de travail !
En
y ajoutant ceux qui travaillent sous contrat à durée déterminée (CDD)
et qui représentent 5,6% de la population des salariés, la flexibilité,
d’autres diront la précarité, monte à 72,3%. Finalement, seuls 27,1% des
salariés travaillent sous le régime du CDI.
Ce
qui est encore plus préoccupant, c’est que la précarité de l’emploi
touche surtout les jeunes de moins de 25 ans : le taux de
contractualisation de la relation de travail pour cette catégorie est
inférieur à 12%. Les non- diplômés en sont également concernés : ils
sont seulement 16% à travailler avec un contrat. En fait, seuls les
salariés de niveau supérieur ont un niveau de contractualisation
relativement élevé : 68%.
Seulement 43,3% des actifs occupés sont des salariés
Ces
statistiques concernent, il faut le préciser, la population des
salariés, laquelle représente 43,3% de l’ensemble des actifs occupés.
Inutile donc de parler des aides familiales (23%) et des apprentis (1%),
ceux-là sont des travailleurs non rémunérés, et comme tels, ils
symbolisent la précarité même. Le reste de la population active occupée
étant constitué d’indépendants (28,8%), d’employeurs (2,4%) et de
membres de coopératives (2%).
Observons,
en passant, que le salariat en Tunisie, par exemple, est autour de 60%
de la population active occupée. En France, il est de l’ordre de 90%.
Autrement dit, les travailleurs éventuellement concernés par la question
du régime juridique de leurs relations professionnelles sont déjà, à la
base, numériquement faibles.
Certes,
la tendance au recul du salariat est manifeste dans les pays
développés, et ce n’est pas seulement dû à la crise qui y sévit depuis
quelques années. Cela résulte aussi de la volonté de chacun de “monter”
sa propre affaire, d’exercer librement une activité plutôt qu’une autre,
voire de changer d’activité aussi souvent que possible. Dans une sorte
de mouvement général vers plus de liberté (dans tous les domaines
d’ailleurs) et, pourquoi pas, davantage de profits, l’activité tend
ainsi à remplacer l’emploi, celui-ci impliquant des liens de
subordination, des relations hiérarchisées à tout le moins.
La
baisse tendancielle du salariat dans les pays développés de l’Occident
semble par conséquent liée à des déterminants à la fois économiques et
culturels. Dans le cas du Maroc, trois remarques s’imposent à ce
propos. D’une part, le niveau d’éducation et les facilitations
qu’offre l’environnement pour la stimulation de projets individuels sont
évidemment loin d’égaler ceux que l’on peut observer en Occident.
D’autre part, les indépendants sont déjà assez nombreux (près de 29%) au
sein de la population des actifs occupés. Enfin, dans un pays jeune, en
voie de développement et traînant des déficits nombreux, vouloir
trouver un emploi, de préférence un emploi salarié, est tout à fait
légitime.
16,6% des travailleurs désirent changer d’emploi
Moyennant
ces considérations, le marché du travail au Maroc ne paraît pas se
prêter à davantage de flexibilité. C’est un marché qui se construit et, à
ce titre, il aurait plutôt besoin de protection, contrairement aux pays
développés où les marchés du travail sont des marchés matures.
Quand
on sait que 80% des travailleurs n’ont pas de protection sociale, que
65% n’ont aucun diplôme, que «l’agriculture, forêt et pêche» reste
encore le premier pourvoyeur d’emplois (40%), que le BTP, précaire par
excellence, emploie 12,5 % des actifs occupés, y a-t-il encore de la
marge pour plus de flexibilité ?
Dans
le secteur privé, qui emploie l’essentiel de la main-d’œuvre (90%), les
salariés déclarés à la CNSS n’atteignent même pas 3 millions de
personnes (2,7 millions exactement). Et parmi ces déclarés, on sait
qu’un bon quart est déclaré moins de 5 mois dans l’année et qu’environ
30% sont déclarés entre 6 et 11 mois dans l’année. En tout cas, moins de
50% seulement sont déclarés 12 mois dans l’année. En intégrant la donne
régionale dans ces statistiques, on observe que 45% des salariés
déclarés sont concentrés dans la région du Grand Casablanca. Avec son
prolongement qu’est Rabat-Kénitra, cette bande du littoral fournit 64%
des déclarés à la CNSS. Au total 2/3 pour deux régions et 1/3 pour tout
le reste !
Autre
indicateur de la précarité de l’emploi au Maroc : le taux de
sous-emploi, bon an mal an, équivaut à celui du chômage. Autrement dit,
sur les 10,5 millions d’actifs occupés, il faut compter un peu plus de 1
million qui sont sous-employés. Une enquête du HCP sur la qualité de
l’emploi au Maroc montre d’ailleurs que 16,6% des actifs occupés
désirent changer d’emploi. Dans cette catégorie, les jeunes de moins de
35 ans sont les plus nombreux (37%).
Last
but not least, aucune structure de prise en charge des chômeurs, même
de façon temporaire, n’a encore vu le jour. La fameuse IPE (indemnité
pour perte d’emploi), dont on parle depuis une dizaine d’années est
encore dans les limbes, et rien n’indique qu’elle verra bientôt le jour.
Il y a quelques mois, le projet avait de nouveau été discuté à la CNSS,
et selon des responsables présents à la réunion, la CGEM n’avait pas
donné son accord pour des raisons liées, selon elle (la confédération), à
la pérennité du financement de l’indemnité ! Par le passé, c’était les
syndicats des salariés qui bloquaient...
Maroc : Le code du travail, assez flexible...
Le code du
travail de 2004 paraît assez flexible en matière de relations
contractuelles de travail. Dans le chapitre réservé à la formation du
contrat de travail, l’article 15 alinéa 2 stipule : «En cas de
conclusion par écrit, le contrat de travail doit (…)». Autrement dit, le
code n’exige pas de contrat écrit dans une relation professionnelle,
cela reste une possibilité. Dans l’article suivant, le législateur a
prévu trois formes de contrat de travail : un contrat à durée
indéterminée (CDI), un contrat à durée déterminée (CDD) et un contrat de
mission.
Bien entendu, la
conclusion d’un CDD est limitée à des cas expressément énumérés, mais
cela est bien normal, en tout cas économiquement justifié. Le code du
travail a également aménagé des possibilités de se séparer d’un salarié
ayant un CDI, pour des raisons économiques, technologiques ou
structurelles.
Au total,
la possibilité pour l’employeur de rompre un contrat de travail, fût-il
un CDI, est offerte par le code du travail. A condition bien sûr que
cela soit justifié. C’est un minimum de respect pour les salariés.
http://www.lavieeco.com/news/economie/les-deux-tiers-des-salaries-sans-contrat-de-travail--24974.html#.UVASUYrx_XB.facebookhttp://www.lavieeco.com/news/economie/les-deux-tiers-des-salaries-sans-contrat-de-travail--24974.html#.UVASUYrx_XB.facebook
lundi 18 mars 2013
" Jean-Luc Mélenchon, ça ravigote !"
Amneris Gemara via Jean-Luc Mélenchon, 18/3/2013
ah ! ça ravigote çà ,,,
allez ! une heure avec J.L. Mélenchon
allez ! une heure avec J.L. Mélenchon
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mercredi 6 mars 2013
De jeunes Marocains candidats à l'émigration
Les jeunes, au Maroc, sont tentés par l'idée d'émigrer pour améliorer leur situation, affirme une étude.
Par Siham Ali pour Magharebia à Rabat – 05/03/13
Une nouvelle étude révèle que 42 % des Marocains nourrissent le désir de
vivre à l’étranger. Et l’intention d’émigrer est plus forte chez les jeunes.Ces conclusions apparaissent dans une enquête menée par l’Association
marocaine d’Etudes et de Recherches sur la Migration.
Selon le rapport rendu public le 26 février, l’intention déclarée ne change
pas considérablement selon le niveau d’éducation, mais la propension ou le
potentiel à migrer sont plus importants chez les personnes qui ont un niveau
élevé et un niveau moyen d’éducation.
Si "le chômage encourage l’émigration dans certaine mesure", les données de
l’enquête démontrent que la migration ne concerne pas uniquement les catégories
sociales pauvres ou les sans-emplois, dit l'étude.
L’enquête révèle que la difficulté à trouver un emploi est la raison de
départ la plus fréquente chez les personnes ayant un faible niveau d’éducation.
Contactés par Magharebia, des jeunes manifestent en effet leur désir de
s’installer à l’étranger.
Hicham Bourebbah, 28 ans, a obtenu son diplôme en comptabilité il y a six ans
et peine à trouver un emploi stable.
"Je sais que l’Europe est en crise. Mais, je n’ai plus d’espoir ici au Maroc.
Je veux explorer d’autres cieux pour pouvoir décoller", explique-t-il.
Comme Hicham, Noura Cherrafi, 25 ans, diplômée en gestion d’entreprises, veut
aller tenter sa chance à l’étranger pour échapper au gouffre du chômage.
"Depuis trois ans, je ne fais que passer des stages sans être embauchée. Je
suis déprimée. Ma famille veut me marier", raconte-t-elle.
"Mais, moi je veux travailler et avoir mon autonomie financière. Puisqu’au
Maroc, je peine à réaliser mes rêves, je pense à immigrer en France", dit-elle
avec détermination.
Ce désir est manifesté au moment où un certain nombre d'immigrés retournent
au Maroc en raison des répercussions de la crise économique.
Une enquête de la Fondation Européenne pour la Formation a concerné les
migrants de retour au pays. Plus des deux tiers d’entre eux ont épargné durant
leur séjour à l’étranger. L’épargne est, le plus souvent, utilisée pour l’achat
de propriétés.
Un tiers des migrants de retour dans le pays pense à émigrer de nouveau.
Seulement 5 % ont décidé d'y revenir pour investir.
Les compétences acquises pendant la migration ne sont pas assez valorisées
après le retour au pays, ce qui représente un manque à gagner pour le migrant,
le Maroc et le pays d’accueil, regrette Madlen Serban, directrice générale de la
Fondation Européenne pour la Formation.
Conscient des difficultés rencontrées par les Marocains résidant à l’étranger
(MRE), le gouvernement a mis en place, le 27 février, un programme pour
encourager cette communauté à investir.
Un expatrié désireux d'investir au Maroc pourra ainsi bénéficier d’une
subvention de l'Etat allant jusqu’à 10 % du montant du projet et d’un emprunt
bancaire de l’ordre de 65 %. Il aura également la possibilité de bénéficier d'un
accompagnement, même s’il s’associe avec un investisseur marocain ou
étranger.
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