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dimanche 12 février 2017

Titres sur https://solidmar.blogspot.com du 5 au 12/2/2017

En signant la charte de l’Union Africaine qui dit respecter la souveraineté des autres 54 membres, le roi du Maroc étale mensonge, arrogance et menaces. Il “ne reconnaitra jamais” un de ses membres fondateurs, la       République Arabe Sahraouie Démocratique.

        Luttes au nom de la fraternité sans cesse bafouées

jeudi 9 février 2017

Menaces et chantage ignoble de Rabat à l'encontre de l'UE

Le Jeune Indépendant, 6 février 2017
Hocine Adryen
L’annulation pour la zone du Sahara occidental de l’accord agricole entre l’Union européenne et le Maroc par le Tribunal de l’Union européenne a fait grincer des dents du côté de Rabat, qui use désormais de menaces et de chantages à l’encontre de l’UE.
« Si l’UE ne respecte pas l’accord agricole », Rabat menace d’une « reprise des flux migratoires ». Voilà où en est arrivé ce pays pour arriver à ses fins : la menace.

vendredi 23 septembre 2016

TTIP : TRANSATLANTIQUE ARNAQUE

TTIP : TRANSATLANTIQUE ARNAQUE
En écho à la grande manifestation de ce mardi 20 septembre à 17h à Bruxelles contre le TTIP et le CETA, nous vous proposons de voir ou de revoir notre reportage « TTIP : Transatlantique arnaque », sur les dessous et les dangers du TTIP, ce projet de grand marché transatlantique négociédans le dos des peuples par la Commission européenne et les Etats-Unis.
Le  TTIP et le CETA sont porteurs de très lourdes menaces: systèmes sociaux et services publics démantelés,fermetures d’entreprises, délocalisations, casse sociale, explosion des inégalités, destructions environnementales,répression des mouvements sociaux, atteintes aux libertés démocratiques… et en paquet-cadeau:
bœuf aux hormones, maïs OGM, poulet à l’eau de javel.
Regardez : nous sommes tous directement menacés.

mercredi 22 juin 2016

publication de Cdt Phosphate Safi : l'OCP contre les droits syndicaux


Photo de Cdt Phosphate Safi.
  • A la veille d'une grève à l'OCP, des responsables envoient des sms aux ouvriers tentant de les dissuader, non sans menace, de poursuivre leur mouvement de protestation.
    La plus grande entreprise publique du Maroc est réputée pour sa lutte contre les droits syndicaux. En 2013, elle a licencié la moitié d'un bureau syndical qui réclamait plus de démocratie dans la prise de décision.
    L'OCP est dirigée par un "démocrate" qui se targue d'être d'une lignée de "chorfas", qui refuse de se présenter devant le parlement et chez qui jamais les magistrats de la Cour des comptes ne poseront les pieds.
    L'écrasante majorité des médias passe sous silence les infractions commises par la direction de l'OCP, et très rares sont les journaux qui critiquent le mode de gestion et les choix stratégiques de cette entreprise publique-pourtant désastreux depuis 5 ou 6 années-, ou l'intervention de l'Office au-delà de ses prérogatives, en finançant la "diplomatie parallèle", et en remplissant inutilement les espaces publicitaires.
    Je me souviens qu'en 2013, le directeur d'un respectable hebdomadaire francophone casablancais m'avait censuré une info en 4 lignes, annonçant un verdict condamnant l'OCP pour licenciements abusifs pour raisons syndicales. "Terrab est une personne moderne, nous n'allons pas déranger son travail" m'avait-il expliqué.

dimanche 24 janvier 2016

3 Experts américains: Le Maroc doit vraiment avoir peur pour son avenir

Lemag.ma : Portail d’information dédié au Maroc et au Maghreb

Larbi Amine -16/1/2016

New York : 3 experts et universitaires américains craignent pour le Maroc, un avenir peu rassurant, où le terrorisme pourrait fragiliser et insécuriser le royaume.


PH Archive

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En effet, 3 experts universitaires américains, spécialisés dans les questions de terrorisme international, celui de daech spécialement, ont averti que l’avenir du Maroc paraît incertain, au vu de facteurs fragilisant, endogènes et exogènes.
Interrogés par le journal en ligne économique américain, International Business Times, Max Abrahms, expert en terrorisme au Moyen-Orient et en Afrique du Nord et professeur adjoint de sciences politiques à l'Université Northeastern à Boston, Haim Malka, directeur adjoint au ‘Center for Strategic and International Studies’ à Washington et Ann Wainscott, professeur adjoint de sciences politiques à l'Université de St. Louis dans le Missouri, ils se sont accordés à dire qu’en dépit de sa réputation de royaume solide, stable et efficace dans sa lutte contre le terrorisme, le Maroc court à moyen terme, un grave danger et que daech Libye, le ciblerait spécialement pour sa position géographique hautement stratégique.

Les trois experts ont souligné que le Maroc porte en lui, des facteurs de vulnérabilité, qui pourraient, si non résolus définitivement, causer sa perte. Il s’agit de sa pauvreté économique, qui le fragilise socialement et rend sa population, spécialement les jeunes soufrant à large éventail de chômage, extrêmement sensibles aux discours radicalisant et prédisposés à aller rejoindre daech.

Les trois experts américains ont averti que les signes avant-coureurs d’un tel avenir inquiétant du royaume commencent à apparaitre. Selon eux, les inégalités sociales, l’extrême pauvreté d’une frange importante de la population, l’analphabétisme sont entre autres facteurs, les raisons qui font que 1500 marocains ont rejoint daech en Syrie et en Irak et 300 marocains l’ont rejoint en Libye et chaque semaine les polices du royaume annoncent des opérations de démantèlement de cellules terroristes.

Max Abrahms de l'Université Northeastern à Boston a dit :
"Le Maroc est très bien placé pour daech. Et puis il y a beaucoup de conditions qui y favorisent la croissance des problèmes de terrorisme."
Pour sa part, Haim Malka du ‘Center for Strategic and International Studies’ à Washington, a  estimé que :
‘‘Le Maroc est confronté aux mêmes défis et aux mêmes menaces des idéologies radicales découlant des conditions socio-économique difficiles, les mêmes que dans nombreux autres pays de la région.. Ce qui est différent au royaume est qu'il dispose d'un pouvoir exécutif fort, à savoir le roi, qui contrôle avec main de fer, les forces de sécurité’’
Haim Malka a ajouté :
‘‘Néanmoins, le noyau djihadiste en Libye, qui attire les Marocains, les Tunisiens et les autres, est un défi majeur, qui sera de plus en plus difficile pour le Maroc de s’en prémunir’’.
En fin, Ann Wainscott de l'Université de St. Louis dans le Missouri a assuré quant à elle que le Maroc est acculé à jongler sur une ligne fine:
‘‘le Maroc veut démontrer sa capacité à appréhender des suspects terroristes, sans faire fuir les touristes potentiels, qui peuvent interpréter le nombre grandissant des arrestations,  comme indiquant une présence plus large des djihadistes’’.

Les trois experts ont conclu que combinés, des facteurs comme l’instabilité grandissante en Libye, le chômage des jeunes marocains et la politique hyper-sécuritaire qui risque de glisser vers l’arbitraire et l’injustice et qui produirait ainsi un effet inverse, sont des éléments de menaces qui pèseront de plus en plus lourd, sur l’avenir du royaume si rien de stratégique n’est entrepris pour solutionner ces problèmes.

samedi 20 juin 2015

Gap : Hauts-Alpin SAUVONS LE TRAIN !



SAUVONS LE TRAIN
RIEN N'EST GAGNE !

Rendez-vous samedi 27 juin 2015 à 11:00 en gare de GAP

A l'occasion de la remise des pétitions à Ségolène ROYAL (plus de 26 000),
les Collectifs Sauvons le Train
invitent tous les Hauts-Alpins à montrer leur détermination.

Certes, selon les recommandations de la Commission DURON, la liaison quotidienne serait maintenue, mais sans train supplémentaire en périodes de vacances.

Le 3 juillet 2015 le gouvernement aura pris sa décision en ce qui concerne l'avenir de notre train.
Soyons nombreux à le défendre !

SAUVONS LE TRAIN
RIEN N'EST GAGNE !

mercredi 11 février 2015

Lettre de Zakaria Moumni adressée à Monsieur François Hollande, Président de la République



Communiqué: 

Lettre de Zakaria Moumni adressée à Monsieur François Hollande, Président de la République
Zakaria Moumni est un citoyen Français, originaire du Maroc, Champion du Monde de Boxe Thaï, enlevé et torturé au Maroc en 2010, et gracié par le roi Mohammed VI, le 4 février 2012. 

Zakaria Moumni a adressé une lettre au Président de la République, M. Hollande, pour lui faire part de l’injustice extrêmement grave dont il a été victime au Maroc de la part du pouvoir marocain et l’informer des menaces que lui et son épouse française subissent en France de la part des autorités marocaines. M. Moumni demande l’intervention du Président de la République pour que cessent ces intimidations.
Les avocats de Zakaria Moumni, Maître Patrick Baudouin, Président d’Honneur de la FIDH, et Maître Clémence Bectarte, ont déposé le 21 février 2014, une plainte auprès du Pôle spécialisé Crimes contre l’Humanité / Crimes de Guerre et Génocide du TGI de Paris, visant pour torture Abdellatif Hammouchi, directeur de la DGST marocaine, que Zakaria Moumni a vu et identifié dans la salle de torture du centre de Temara, et visant Mounir Majidi, secrétaire particulier du roi du Maroc, comme commanditaire - ce haut responsable l’ayant menacé de mort en France.
En guise de réaction, les autorités marocaines ont commencé à menacer Zakaria Moumni jusqu’à son domicile et procèdent à un sordide chantage pour l’inciter à retirer sa plainte, au moyen de photomontages à caractère pornographique, photos tirées de séquences vidéos prises à leur insu, son épouse et lui-même, dans la suite de l'hôtel la Tour Hassan de Rabat dans lequel le Ministre de l’Intérieur marocain, Mohand Laenser, les a fait séjourner du 3 au 6 mars 2013, en vue d’une audience avec le roi Mohammed VI. Audience qui n'aura jamais lieu.
Les avocats de Zakaria Moumni ont alors déposé une nouvelle plainte le 2 décembre 2014 au TGI de Nanterre pour « menaces, intimidations et atteinte à l'intimité de la vie privée ».
Dernier fait très grave : une femme a contacté le gardien de la résidence où vit M. Moumni en numéro privé en se présentant comme "officier de police judiciaire" sans décliner son identité et a demandé si Zakaria Moumni « dormait toutes les nuits à cette adresse » et « si les codes d’accès de la résidence avaient été changés ». Suite à cet appel qui a eu lieu il y a quelques jours, Zakaria Moumni a alors déposé une main courante et informé ses avocats de ce nouvel élément très grave portant atteinte à sa sécurité et celle de son épouse en France.
Dimanche 1er Février à l’Institut du Monde Arabe, il a remis un courrier destiné au roi du Maroc Mohammed VI à Son Altesse la Princesse Lala Meryem, soeur du monarque. Dans ce courrier Zakaria Moumni explique les menaces qu’il a reçues et le sordide chantage de la part du pouvoir marocain. Il y a joint un CD audio des enregistrements de ses échanges avec de hauts responsables marocains, l’ex-Ministre de l’Intérieur, Mohand Laenser, et le Directeur du Protocole Royal, Abdeljaouad Belhaj, ainsi que d’autres émissaires qui se disaient tous être « mandatés par le roi » chargés d’informer Zakaria Moumni que le roi allait lui rendre justice et juger les tortionnaires.
La responsabilité politique de ce qui est arrivé à Zakaria Moumni et des intimidations reçues aujourd'hui revient au roi Mohammed VI. Si Zakaria Moumni s'est rendu au Maroc, et surtout accompagné de son épouse, c'est parce qu’il pensait être reçu en toute sécurité suite à l'invitation royale. A aucun moment, il n’a pensé qu'il serait à nouveau victime d’une trahison et d’un piège organisé par l’entourage direct du roi, d’autant qu’il était question de réparer une injustice.
Ces pratiques démontrent une dérive inadmissible de hauts responsables marocains nommés directement par le roi Mohammed VI. Ce sont des méthodes de basse police qui relèvent des régimes les plus répressifs et les moins respectueux des Droits de l’Homme.
Zakaria Moumni sait que la justice française ne transigera jamais sur les questions afférentes à la torture comme aux crimes contre l’Humanité. C'est en effet uniquement en luttant contre cette impunité insupportable qu’on peut combattre ces crimes. II n’y a pas pire au monde que le sentiment d'injustice, surtout après avoir été torturé.
Aujourd’hui Zakaria Moumni souhaite que la justice française fasse toute la lumière sur son affaire et en appelle au Président Hollande pour lui garantir sa sécurité et celle de son épouse.

mercredi 3 décembre 2014

Chantage à la vidéo sexuelle contre Zakaria Moumni pour qu’il retire sa plainte contre Abdellatif Hammouchi

samedi 8 novembre 2014

Un journaliste marocain dénonce des menaces

  • Demain, 11/2014
Hicham Mansouri après son agression par des inconnus (Photo DR)
Hicham Mansouri après son agression par des inconnus (Photo DR)








 Le journaliste marocain Omar Radi, un activiste bien connu des réseaux sociaux et du Mouvement du 20 février, vient d’informer ses contacts qu’il est depuis quelque temps la victime d’appels téléphoniques menaçants.
Comme le Maroc a connu ces dernières années des affaires d’agression graves contre des journalistes, des affaires qui, comme par hasard, n’ont jamais été élucidées, Omar Radi fait bien de le signaler.Récemment, Hicham Mansouri, un journaliste membre de l’Association marocaine pour le journalisme d’investigation (AMJI), a été sauvagement battu par des inconnus.

La police, si efficace quand elle le veut (Voir l’affaire du rabbin marocain Moshe Ohayon), ne sait toujours pas qui a commis cette agression.
Omar Radi travaille pour le site francophone Médias24, qui a peut-être oublié de relater l’affaire.
Demain
Chers amis,
Hier soir (encore), j’ai reçu des appels téléphoniques tardifs dans la nuit, me proférant des menaces orales.
L’appel que j’ai reçu à la nuit du mardi au mercredi, vers minuit heure marocaine, évoque ce petit commentaire que j’ai fait sur le site d’information pour lequel je travaille, où j’ai pointé du doigt les déficits de gouvernance de la Caisse de dépôt et de gestion (CDG), le bras financier de l’Etat qui draine l’épargne et les cotisations de sécurité sociale des citoyens marocains.
La personne qui m’a appelé, m’a demandé ce que j’avais contre l’Etat; qu’il fallait que je regarde comment mes autres confrères écrivaient respectueusement et que je fasse pareil, et que j’arrête ma gaminerie. A la fin, mon interlocuteur m’a promis de me faire visiter la forêt de la Maamora ( forêt à côté de Rabat, où se trouve l’un des centres de détention secrets de la DST marocaine), pêché par une voiture 4×4 noire avec une plaque M rouge (véhicules banalisés des agents des services de renseignement).
J’ai raccroché. La personne a continué à appeler dans la nuit sans que je ne décroche.
Tout cela peut être un canular, mais ce n’est pas la première fois que ça m’arrive, ni à moi ni à d’autres journalistes et activistes.
Il y a quelques mois, en juin, je reçois des coups de fils beaucoup plus violents verbalement, après avoir publié cet article accusant la police d’interdire l’accès au tribunal de Casablanca aux citoyens. Cette fois-là, mes interlocuteurs menaçaient de me violer moi et toute ma famille, ce dont j’avais informé quelques uns parmi vous.
Bien cordialement,
Omar Radi
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URL courte: http://www.demainonline.com/?p=35102

lundi 11 août 2014

Gideon Levy, journaliste critique d'une société israélienne « malade »



Par Hélène Sallon (Tel-Aviv, envoyée spéciale, Le Monde), 7/8/2014

Des insultes et des menaces, le journaliste israélien d'Haaretz, Gideon Levy, en a reçu beaucoup en trente ans d'une carrière consacrée à la couverture de la politique israélienne dans les territoires palestiniens. Jamais comme durant l'opération « Bordure protectrice ».
Le 14 juillet, interviewé par une télévision dans les rues d'Ashkelon, ville méridionale d'Israël, le journaliste de 61 ans est pris à partie par un habitant : « Traître, va vivre avec le Hamas ! », lui hurle l'homme, lui jetant un billet à la figure. L'article qu'il a écrit le matin même, « Le mal que font les pilotes », lui a valu une pluie de menaces par téléphone et sur les réseaux sociaux. « Ils sont la crème de la jeunesse israélienne, (…) ils perpètrent les actes les plus mauvais, les plus brutaux et les plus méprisables. (…) Ils sont assis dans leur cockpit et appuient sur le bouton de leur joystick, jeu de guerre », a-t-il écrit. Dans la rue, où tous reconnaissent son imposante carrure et son visage tanné par le soleil, les regards se font mauvais et les insultes pleuvent.
« J'ai écrit le même article pendant l'opération "Plomb durci" (2008-2009), cela a suscité beaucoup de colère, mais rien comparé à ce que je vis en ce moment. L'armée et la sécurité sont la véritable religion de ce pays. Les gens voudraient qu'on ne critique qu'une fois que l'opération est finie », souligne-t-il. Il ne se déplace plus sans un garde du corps. Certains lui prédisent le même sort qu'Itzhak Rabin, tué le 4 novembre 1995 lors d'un discours public à Tel-Aviv par Yigal Amir, un extrémiste de droite, opposé aux accords d'Oslo qu'il avait signés avec les Palestiniens en 1993.
« LA SOCIÉTÉ ISRAÉLIENNE EST MALADE »
Gideon Levy n'est pas le seul à subir des menaces, à la limite de l'agression physique. « Les gens de gauche ont peur d'aller aux manifestations, d'être frappés. Le mot smolani ("gauchiste") est devenu la pire des insultes. On ne peut exprimer aucune sympathie ou empathie pour les Palestiniens sans être menacé. Les vrais racistes eux ne se cachent plus. » Le symptôme, selon lui, d'années d'expansion de l'extrême droite, du racisme et de l'incitation à la haine en Israël. « La société israélienne est malade. Du sud du pays à Tel-Aviv, les images de Gaza sont reçues avec indifférence, voire par des expressions de joie. Il suffit de regarder les réseaux sociaux et les appels à "les brûler tous". Je n'avais jamais vu ça », explique-t-il. « Finalement, le mot "fascisme", que j'essaie d'utiliser le moins possible, a mérité sa place dans la société israélienne », écrivait-il, le 19 juillet.
Mais l'homme est décidé à ne pas se taire. Le soutien que lui apporte la direction de son journal, malgré le désabonnement de lecteurs outrés et la colère de certains collègues, est inestimable à ses yeux. « Je crois sincèrement en ce que je pense, parfois je me trouve même trop modéré. Je regarde Al-Jazira en anglais et je deviens plus radical encore », confie-t-il. Celui qui fut pendant quatre ans à la fin des années soixante-dix, le conseiller et porte-parole de Shimon Pérès, alors au parti travailliste, n'était pas mû par l'idéologie, le jour où il a été envoyé par le quotidien Haaretz couvrir la première intifada (1987-1993). « J'ai peu à peu réalisé que l'occupation est le plus grand drame d'Israël et que personne ou presque ne la couvre », dit-il.
Lire notre reportage (en édition abonnés) : Paroles d'Israéliens, loin de Gaza
CONDAMNÉ À OBSERVER LA GUERRE DEPUIS SON SALON
Beaucoup le comparent à sa collègue, Amira Hass, qui vit à Ramallah. « Nous sommes très différents. Elle est très courageuse. Moi, je vis dans ma bulle à Tel-Aviv. » Depuis son salon, où il est condamné à observer la guerre, interdit comme tous les journalistes israéliens d'entrer à Gaza depuis huit ans, il zappe entre les chaînes nationales et internationales, édifié par la couverture des médias israéliens. « Ce sont deux mondes parallèles ! Les médias ici ont tellement déshumanisé les Palestiniens. »
Il fustige cette opération « plus brutale encore que "Plomb durci" ». « C'est horrible, ça n'a mené à rien. Le gouvernement n'avait aucune stratégie, aucun objectif clair. Il nous parle de tunnels au lieu de désenclaver Gaza. Ils ont bombardé des écoles, un marché, la station électrique. Il y a 400 000 réfugiés, dont certains pour la deuxième ou troisième fois. Ils admettent que plus de 70 % des victimes sont des civils : quelle excuse peut-on trouver à cela ? Ça ressemble à Damas. »
Le véritable contexte de cette guerre, dit-il, a été la fin des négociations de paix en avril, la mise sens dessus dessous de la Cisjordanie après l'enlèvement de trois jeunes Israéliens le 12 juin, les obstacles mis à l'accord de réconciliation interpalestinien et surtout sept ans de siège à Gaza. « Si les Palestiniens ne lancent pas de roquettes, personne ne parle de Gaza et ne s'en préoccupe. C'est une cage. Même lors des négociations de paix, ils ne parlent que de la Cisjordanie », pointe-t-il. « Vraiment, je n'aime pas le Hamas, mais tout ce qu'il demande c'est que le siège soit levé. »
Pour lui, seules les pressions de la communauté internationale pourront faire changer la politique d'Israël. Il n'y a plus personne en face. Le camp de la paix s'est délité depuis la seconde Intifada et « le mensonge d'Ehoud Barak ». « Il a dit qu'il n'y avait pas de partenaire pour la paix. Israël a perdu l'espoir et la gauche a perdu l'espoir. » Gideon Levy lui continue, soutenu par les lettres de ceux qui le remercient d'être une « lumière dans la pénombre » ou même de ceux qui, en désaccord avec ses idées, promettent de « se battre » pour qu'il puisse toujours s'exprimer.
§  Description : Description :

mercredi 9 novembre 2011

Annulation de la conférence du mouvement du 20 février à Paris

Par Ayad Ahram, 9/11/2011

Bonjour,

Le Mouvement Marocain du 20 février Paris/Ile-de-France est au regret de vous informer de l’annulation de sa conférence qu’il comptait organiser ce soir à la bourse du travail de Paris en présence de René Galissot, Aouatif El Fakir et Michel Collon.

La CGT qui avait réservé la salle pour cette occasion a informé le Mouvement, hier tard dans l’après-midi, de l’annulation de la réservation pour des « raisons de sécurité ».

Des tracts de groupuscules « antifascistes » ont circulé hier faisant planer des menaces contre la présence de Michel Collon à la bourse du travail.

Je déplore et je regrette qu’on n’ait pas eu l’occasion de débattre et de confronter nos idées sur un sujet aussi important qu’est le vent de liberté qui souffle sur la région et plus spécifiquement sur l’Afrique du Nord.

Nous n’avons certes pas les moyens d’assurer la protection physique des personnes. Notre mouvement se veut un mouvement d’idées et de débat démocratique.

Je condamne fermement ces menaces et au-delà, toute violence, d’où qu’elle vienne.

Cordialement,
Ayad Ahram

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Annulation d’une conférence pour cause de menaces contre un intervenant,Michel Collon
Par Badr Soundouss, Demain 11/9/2011

Rabat.- Selon le site Mamfakinch, pour des raisons de sécurité la centrale syndicale française la Confédération générale du travail (CGT) a informé les activistes du Mouvement du 20 février à Paris de sa décision d’annuler la réservation de la salle Ambroise Croizat qu’elle avait effectuée pour sa conférence du 9 novembre 2011 à la Bourse du travail de la capitale française.

Cette conférence, organisée par le Mouvement du 20 février, avait pour thème « Le printemps arabe, d’une nouvelle libération à une construction commune. Le cas du Maghreb ».

Des tracts et des menaces déclarées par des groupuscules violents contre un intervenant, M. Michel Collon, programmé lors de cet événement ont été rendus publics et un site a été créé pour exprimer ces menaces.

Jugeant qu’elle n’a pas la possibilité, dans un bref délai, de mettre en place un service d’ordre capable d’assurer la sécurité de l’intervenant, du public et de l’équipement accueillant l’activité, la CGT/Paris a pris la décision d’annuler la réservation faite à son nom de la salle.

Militant de gauche connu pour ses positions anti-atlantistes, Michel Collon a déjà été agressé dans le passé. En 1999 il a été tabassé par la police bruxelloise pour avoir manifesté « pour la paix en Yougoslavie« .

Collon fait partie de ces intellectuels qui ont manifesté leur hostilité aux frappes de l’OTAN sur la Libye de Mouammar Kadhafi