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lundi 5 septembre 2016

Titres sur http://solidmar.blogspot.com du 28 aout au 4 septembre 2016



jeudi 1 septembre 2016

Les pauvres en France aussi


«Il faut que quelqu'un parle des pauvres, dans cette élection !» - 
 
 Extrait du discours de Jean-Luc Mélenchon prononcé à Toulouse le 28 août. D'un côté la pauvreté, de l'autre l'accumulation de richesses. Ça suffit !

Partageons !

➡️ Retrouvez la vidéo intégrale du discours ici : https://youtu.be/DJ8hQ77nbw8
➡️ Abonnez-vous pour ne rater aucune vidéo : http://bit.ly/2bZhtXM


mercredi 24 août 2016

UNICEF : Les maladies liées à la pauvreté ont tué 20.000 enfants marocains en 2015


  UNICEF : Les maladies liées à la pauvreté ont tué 20.000 enfants marocains en 2015

En 2015 plus de 20.000 enfants marocains âgés de moins de cinq ans sont morts des suites de maladies liées à l’extrême pauvreté au Maroc en 2015, d’après un rapport du Fonds des Nations-Unies pour l’Enfance (Unicef).
UNICEF : Les maladies liées à la pauvreté ont tué 20.000 enfants marocains en 2015
Le rapport cité par le quotidien Al Massae nous apprend que 3% des enfants âgés de moins de deux mois sont morts des suites de pneumonies et 22% sont décédés pendant l’accouchement en 2015.
La septicémie et les complications des accouchements ont tué respectivement 11% et 10% des enfants de moins de cinq ans. Quant aux enfants âgés d’un mois à 5 ans, 8% d’entre eux sont morts de pneumonie, 1% de méningite, 4% diarrhée et 6% en raison d’autres infections.

Le taux de mortalité infantile a baissé pourtant de 66% en 2015 par rapport à 1990. Cette année là 56.000 enfants marocains âgés de moins de cinq sont morts de maladies liées à la pauvreté.

dimanche 24 janvier 2016

3 Experts américains: Le Maroc doit vraiment avoir peur pour son avenir

Lemag.ma : Portail d’information dédié au Maroc et au Maghreb

Larbi Amine -16/1/2016

New York : 3 experts et universitaires américains craignent pour le Maroc, un avenir peu rassurant, où le terrorisme pourrait fragiliser et insécuriser le royaume.


PH Archive

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En effet, 3 experts universitaires américains, spécialisés dans les questions de terrorisme international, celui de daech spécialement, ont averti que l’avenir du Maroc paraît incertain, au vu de facteurs fragilisant, endogènes et exogènes.
Interrogés par le journal en ligne économique américain, International Business Times, Max Abrahms, expert en terrorisme au Moyen-Orient et en Afrique du Nord et professeur adjoint de sciences politiques à l'Université Northeastern à Boston, Haim Malka, directeur adjoint au ‘Center for Strategic and International Studies’ à Washington et Ann Wainscott, professeur adjoint de sciences politiques à l'Université de St. Louis dans le Missouri, ils se sont accordés à dire qu’en dépit de sa réputation de royaume solide, stable et efficace dans sa lutte contre le terrorisme, le Maroc court à moyen terme, un grave danger et que daech Libye, le ciblerait spécialement pour sa position géographique hautement stratégique.

Les trois experts ont souligné que le Maroc porte en lui, des facteurs de vulnérabilité, qui pourraient, si non résolus définitivement, causer sa perte. Il s’agit de sa pauvreté économique, qui le fragilise socialement et rend sa population, spécialement les jeunes soufrant à large éventail de chômage, extrêmement sensibles aux discours radicalisant et prédisposés à aller rejoindre daech.

Les trois experts américains ont averti que les signes avant-coureurs d’un tel avenir inquiétant du royaume commencent à apparaitre. Selon eux, les inégalités sociales, l’extrême pauvreté d’une frange importante de la population, l’analphabétisme sont entre autres facteurs, les raisons qui font que 1500 marocains ont rejoint daech en Syrie et en Irak et 300 marocains l’ont rejoint en Libye et chaque semaine les polices du royaume annoncent des opérations de démantèlement de cellules terroristes.

Max Abrahms de l'Université Northeastern à Boston a dit :
"Le Maroc est très bien placé pour daech. Et puis il y a beaucoup de conditions qui y favorisent la croissance des problèmes de terrorisme."
Pour sa part, Haim Malka du ‘Center for Strategic and International Studies’ à Washington, a  estimé que :
‘‘Le Maroc est confronté aux mêmes défis et aux mêmes menaces des idéologies radicales découlant des conditions socio-économique difficiles, les mêmes que dans nombreux autres pays de la région.. Ce qui est différent au royaume est qu'il dispose d'un pouvoir exécutif fort, à savoir le roi, qui contrôle avec main de fer, les forces de sécurité’’
Haim Malka a ajouté :
‘‘Néanmoins, le noyau djihadiste en Libye, qui attire les Marocains, les Tunisiens et les autres, est un défi majeur, qui sera de plus en plus difficile pour le Maroc de s’en prémunir’’.
En fin, Ann Wainscott de l'Université de St. Louis dans le Missouri a assuré quant à elle que le Maroc est acculé à jongler sur une ligne fine:
‘‘le Maroc veut démontrer sa capacité à appréhender des suspects terroristes, sans faire fuir les touristes potentiels, qui peuvent interpréter le nombre grandissant des arrestations,  comme indiquant une présence plus large des djihadistes’’.

Les trois experts ont conclu que combinés, des facteurs comme l’instabilité grandissante en Libye, le chômage des jeunes marocains et la politique hyper-sécuritaire qui risque de glisser vers l’arbitraire et l’injustice et qui produirait ainsi un effet inverse, sont des éléments de menaces qui pèseront de plus en plus lourd, sur l’avenir du royaume si rien de stratégique n’est entrepris pour solutionner ces problèmes.

jeudi 29 octobre 2015

Les lumières de Tanger : la révolte des citoyens contre Amandis :



Plus de 20 000 citoyens ont manifesté  à Tanger samedi 24 octobre 2015 : « Amandis Dégage ! » 
Par Souad G., ATTAC-CDTM
Le mouvement citoyen contre Amendis* :
Toute la semaine, des sit-in se sont tenus devant les diverses agences de distribution d’eau et d’électricité de Tanger, puis le jeudi a été décidé « Journée zéro dirham pour Amendis » de boycott. Le samedi 17 octobre les associations de quartiers et de consommateurs ont appelé à éteindre les lumières de 20h à 22 h. Le mouvement a été largement suivi dans les commerces, cafés et  restaurants qui se sont éclairés à la bougie.
Dans la nuit du samedi 24 octobre 2015, plusieurs  manifestations sont  parties des quartiers populaires pour converger vers le centre de Tanger  au cri de : « Amandis Dégage ! »
Les forces de répression ont été déployées dès 20h pour disperser les manifestants qui se rassemblaient place des Nations, au centre de Tanger.
Contre les matraques et lances –eau et  les arrestations, les manifestants ont répondu pacifiquement avec les slogans : « le peuple veut la chute d’Amandis », «  Amandis, dégage», tandis que les manifestants continuaient d’affluer par milliers des quartiers populaires périphériques : Bni Makada, Drissia, Moghogha…
Face à la force du mouvement et à la colère des manifestants venus  des quartiers populaires périphériques pour rejoindre le centre de Tanger, les forces de répression ont dû se retirer pour éviter les affrontements et débordements.
A partir de 22h, plus de  20000 manifestants venus des quartiers populaires périphériques se dirigeaient vers le centre de Tanger aux cris « dégage Amendis »

Témoignage de M. consommateur-militant sur les lieux : «  Tout-es uni-es  autour d’une revendication sociale…pour l’instant. »
« Les factures d’eau et d’électricité  de juillet à de septembre ont fortement augmenté.
Depuis 3  semaines les habitants de Tanger  manifestent devant les agences d’Amendis des quartiers populaires.
Le mouvement s’organise et les informations sont relayées à travers les réseaux sociaux. Le samedi 17 octobre l’appel à éteindre les lumières durant 2h et à manifester est massivement suivi. Face au succès, l’appel est relancé pour la semaine suivante.
Ce samedi 24 octobre de nouveau, les manifestants se rassemblent devant les agences de leur quartier  pour rejoindre le centre. Les forces de répression sont déployées en grand nombre mais font  face à mouvement d’ampleur qui ne cesse de grossir, se déploie vers le centre  au cri de « dehors Amendis ». Cette revendication sociale a rassemblé plus de 20 000 citoyens, une marrée humaine  venant du centre et la périphérie de Tanger. Le nombre de manifestant est impressionnant, il  dépasse en quantité les manifestations du Mouvement du 20 Février 2011. »

Les revendications des citoyens :
Depuis plusieurs mois les habitants de Tanger protestent contre l’augmentation des factures d’eau et d’électricité. Ils réclament :
-modification du système de tarification
- généralisation des compteurs individuels
- un service minimum d’approvisionnement en cas de difficulté de paiement

Luttes de/et pouvoir
Sur fond de crise politique, les dernières élections régionales et communales du 4 septembre 2015, ont permis de mettre en œuvre le projet de régionalisation  décidé par le roi. Ces élections bidon ont connu un  faible taux de participation, avec corruption, achats des voix, mafia de l’argent et des candidats véreux, des partis politiques discrédités, et absence de programme électoral…
A Tanger, la bataille pour le pouvoir entre le PJD (les islamistes de Sa Majesté) et le PAM (le parti des amis de Sa Majesté)  a  éclaté entre le maire de Tanger Bachir Abdallaoui du PJD et le président de la région Elyas El Omari du PAM en conflit ouvert pour la gestion de la ville de Tanger.
Dès les résultats élections de 2015, bras de fer entre le PAM et PJD :
A peine élus, le maire de la ville et président de la région  sont en conflit sur les prérogatives dans la gestion de la ville de Tanger : un bras de fer pour la responsabilité de la gestion de l’eau et l’électricité de la ville. Des intérêts importants sont en jeu et des projets pharaoniques coûteux pour la nouvelle région Tanger-Tétouan-Al Hoceima décidés par le roi. 

A L’origine de la crise :
 Filiale de Veolia Environnement, Amendis est chargée depuis 2002 de la gestion déléguée des services d’assainissement liquide et de distribution d’eau potable et électricité de la municipalité de Tanger.  Sur son site, elle annonce un chiffre d’affaire de 1 414 millions de dh  en 2010.
Les manifestations populaires  avaient éclatées contre Amendis dès 2006, contre l’augmentation des prix des factures et mauvais services, puis avaient repris en 2011 dès le début du M20F, quand les habitants de la ville de Tanger avaient cerné une agence d'Amendis située dans un quartier populaire et menacé de ne plus payer leur facture.
Rappel sur les Mouvements contre les privatisations et la gestion déléguée : 
Avec l’ère des privatisations des secteurs publics, les service de l’eau l’électricité, télécom, transports, ramassage ordures, les gestions délégués des villes et communes sont  partout un échec et sources de scandales, corruption, mauvaises gestions, promesses non tenues, contrats non respectés, et pour les travailleurs, licenciements et non respect des législations du travail, répression syndicale.
Dès 2002, les habitants de Rabat Salé se soulèvent contre la Rédal pour l’augmentation des prix de la facture d’eau et d’électricité, les luttes se sont poursuivies à Tata contre la Santé et se développent à Ifni, puis dans plusieurs villes et région. Malgré les luttes importantes, les privatisations sont imposées, et le démantiellement de secteurs publics, pourtant rentables, se poursuit : RAM, ONCF, Poste, Télécom, avec la casse sociale qui s’en suit : licenciements massifs, pertes des acquis et droits sociaux, démantèlement des résistances et  des luttes...
Avec le M20f en 2011, les manifestations, grèves, sit in dans les villes et les quartiers contre Lydec, Amendis, Areva,… sont quasi permanentes. Les luttes contre Lydec contre l’augmentation des factures d’eau électricité, la mauvaise gestion, les luttes des travailleurs et les grèves  pour dénoncer leurs conditions de travail contre les sociétés Amendis, Areva, les monticules d’ordures qui envahissent les quartiers des villes trouvent un échos parmi les usagers-consommateurs-habitants. Ces luttes convergent avec  les révoltes  des habitants contre les démolitions, expropriation , les luttes des usagers contre les augmentations des factures, des consommateurs contre la vie chère et la flambée des prix, des citoyens contre les projets ruineux de TGV et l’absence de transparence des marchés…

Plus de concentration de richesse, plus de pauvres, plus de dettes…
La concentration du pouvoir politique, économique, financier, qui de plus se veut  pouvoir sacralisé, ne fait qu’aggraver la crise et faire converger les luttes de divers secteurs et régions. Partout de grands projets urbains onéreux, souvent inutiles, profitent aux grands trusts internationaux et barons nationaux , endettent toujours plus le pays, exproprient les habitants de leurs quartiers voués à la démolition, les petits paysans ruinés, chassés de leurs terres, ferment les usines et licencient les ouvrier-es et toutes et tous vont fait l’amère expérience de l’endettement ou comment devenir encore plus pauvre en s’endettant…
Quand l’été libanais a remis le droit du citoyen au cœur du politique :
Quand à Beyrouth, le 22 aout 2015, éclate « la révolte des ordures », la ville croule sous les montagnes de déchets, le mouvement citoyen s’organise et s’interroge : « comment un gouvernement incapable d’assainir le pays, peut-il le gouverner ?»
De Tanger à Beyrouth à  Athènes, c’est bien la lutte et résistance des peuples contre un système monde tentaculaire financier politique mafieux  qui a déclaré la guerre aux peuples.
Nos luttes sont les mêmes, unissons les du local au global.

Souad G.  Attac/CADTM Maroc
26 octobre 2015


* Amendis est chargé depuis 2002, de la gestion déléguée des services d'assainissement liquide et de distribution d'eau potable et d'électricité de la Wilaya de Tanger . ​​

mardi 8 septembre 2015

"Les pédophiles peuvent avoir ce qu'ils veulent au Maroc à moindre prix"



Le Maroc peut bien rejoindre en 2015 le Comité sur les droits de l'enfant (CRC) lié à l'ONU, plusieurs organisations de défense des droits des enfants tirent la sonnette d'alarme à propos de l'exploitation des enfants et la prostitution enfantine.
"Les pédophiles peuvent avoir ce qu'ils veulent au Maroc à moindre prix"
© Wided Bouchrika
Le Maroc va faire partie, dès le mois de mars 2015, des 194 pays qui contrôlent l'application de la Convention internationale des droits de l'enfant des Nations unies. Or, en 2011 le pays avait eu un rapport défavorable des autorités américaines à propos du trafic d'être humain. Aurait-il fait autant de progrès en 4 ans? De nombreuses associations tirent la sonnette d'alarme autour des enfants des rues laissés pour compte, des nombreux abus subis dans les orphelinats et d'une prostitution enfantine qui ne cesse de croître. Knack.be a cherché ce qui se cachait derrière l'image idyllique d'un Maroc fait de plages, de soleil et de palmiers. 

vendredi 12 septembre 2014

Imider‬, Développement Durable

#Imider 
.jeuneafrique
no 2800 • du 7 au 13 septembre 2014

Dévelopement Durable

Sur le mont Alban, à 1 600
mètres d’altitude, les jeunes
d’Imider ont improvisé un petit
campement où ils organisent
souvent des sit-in pour
protester contre la politique
d’exclusion menée par une
société minière appartenant
au groupe Managem. depuis
2011, cette petite bourgade du
Sud-Est est devenue le symbole
du combat des Amazighs pour
profiter des richesses de leur
terre. « Nous sommes dans
la région la plus pauvre du
Maroc. Nous n’avons plus de
revenus agricoles à cause de la
pollution des eaux engendrée
par la mine. Nos jeunes sont
au chômage, alors que les
exploitants de cette mine
pourraient les employer »,
s’indigne Brahim oummad,
lui-même sans emploi après
avoir cumulé plusieurs petits
boulots. Chaque jour, en
regardant sortir de la mine des
camions chargés d’argent, il se
prend à rêver de voir son village
briller du même éclat.‪#‎Imider‬
.jeuneafrique, no 2800 • du 7 au 13 septembre 2014

Sur le mont Alban, à 1 600 mètres d’altitude, les jeunes d’Imider ont improvisé un petit campement où ils organisent souvent des sit-in pour protester contre la politique d’exclusion menée par une société minière appartenant au groupe Managem.
Depuis 2011, cette petite bourgade du Sud-Est marocain est devenue le symbole du combat des Amazighs pour profiter des richesses de leur terre. « Nous sommes dans la région la plus pauvre du Maroc. Nous n’avons plus de revenus agricoles à cause de la pollution des eaux engendrée par la mine. Nos jeunes sont au chômage, alors que les exploitants de cette mine pourraient les employer », s’indigne Brahim Oummad, lui-même sans emploi après avoir cumulé plusieurs petits boulots. Chaque jour, en regardant sortir de la mine des camions chargés d’argent, il se prend à rêver de voir son village briller du même éclat.


samedi 9 novembre 2013

Comment Mohammed VI a fait du Maroc sa machine à cash

Une révélation pour ceux qui n'ont pas lu "Le roi prédateur", un rappel pour ceux qui l'ont lu !

 

Journaliste à Marianne, plus particulièrement chargé des questions internationales En savoir plus sur cet auteur

Surnommé le roi des pauvres, lors de son accession au pouvoir, grâce à ses nouveaux conseillers Mohammed VI a mis au point une véritable machine à cash, faisant main basse sur tous les marchés du pays grâce à sa holding royale. Plus riche que l'émir du Qatar, le roi du maroc règne sur un pays qui pointe à la 126ème place mondiale du point de vue du développement humain, dont il a fait sa pompe à finances. Dans «le Roi prédateur», les journalistes Catherine Graciet et Eric Laurent démontent le mécanisme de ce business royal.




(Mohammed VI - NIVIERE/SIPA)
(Mohammed VI - NIVIERE/SIPA)
(Mohammed VI - NIVIERE/SIPA)
Plus riche que l’émir du Qatar, les ressources naturelles que lui offre son sous-sol sont infiniment moindres que celles de l'émir, tout juste quelques « espoirs pétroliers » et des mines d’or. Sa fortune personnelle a pourtant doublé en 5 ans. Le budget de fonctionnement du « Palais » est deux fois supérieur à celui de l’Elysée alors que le PNB du pays est plus de 25 fois plus faible à celui de la France.
Il s'est relativement bien sorti, en comparaison de ses « confrères », des bouleversements politiques qui ont frappé le monde arabe. Mohamed VI, que l’on surnomme « M6 », ne connaît pas la crise financière. En revanche, il règne sur un pays classé 126ème (sur 177) du point de vue du développement humain. Plus de 5 millions d’habitants du royaume vivent avec moins de 1 euro par jour et son taux de pauvreté dépasse les 18% !

Les journalistes Catherine Graciet et Eric Laurent ont consacré leur dernière enquête à ce « Roi prédateur », tant il a fait de son royaume sa holding personnelle. Le livre fait l'impasse, on pourra le regretter, sur le bilan politique de Sa Majesté, pour faire le point sur son bilan financier. Globalement très positif ! En moins de dix ans de règne M6 s’est livré, selon les auteurs à  « une sorte de holp-up à l’encontre de l’économie de son pays ». Un véritable coup d’état économique, que son père Hassan II, connu pour son autoritarisme, qui était aussi un habile politique et un homme d’affaires averti  n’avait pas su ou pu réaliser.

Les auteurs décrivent un véritable « village Potemkine qui dissimulerait les prédations royales ». Car le bas-peuple doit tout ignorer du niveau de fortune du roi: le numéro de Forbes qui révélait son niveau de fortune (1,8 milliards d’euros) a été interdit sur le territoire marocain.

Le TGV marocain payé par les contribuables français !

Mis en cause lors des manifestations à travers ses collaborateurs les plus proches, M6 a senti le vent de l’opinion tourner. Et c’est pour mieux asseoir son règne qu’il a su concéder certaines réformes, très relatives. Le « makhzen » qui désigne l’appareil d’état a été réformé mais il est toujours en place et demeure une « une mine à ciel ouvert, un monde où le sens de l'intérêt général et l'intérêt national n'existe pas ».
Le souverain perçoit un salaire royal mensuel de 40.000 dollars, auquel s’ajoute 2,5 millions d’euros par an pour la famille proche, et 31 millions d’euros de subventions répartis selon son bon vouloir : « une somme dont l’usage échappe naturellement à tout contrôle, mais on sait qu’au temps d’Hassan II, elle servait de caisse noire pour s’assurer les faveurs de certaines personnalités politiques, marocaines ou étrangères et récompenser pour sa fidélité l’étrange tribu française des « amis du Maroc », composée de journalistes, d’académiciens d’avocats et d’anciens responsables des services de renseignements…». Ces hôtes le lui rendent bien. Hassan II qui voulait intervenir à la télé française se fera inviter –à sa demande- à l’émission « 7 sur 7 » sur un simple coup fil à Bouygues…

Passons sur ses innombrables voitures de luxe, ses jets, ses tableaux, son festival royal subventionné par le royaume, ses « frais » vestimentaires qui s’élèvent à 2 millions d’euros par an, les immenses palais rénovés ou édifiés par son père pour des centaines de millions de dollars où il ne passait parfois que quelques heures.

A l’absolutisme politique teinté de terreur d’Hassan II a ainsi succédé, avec Mohammed VI, un système de confiscation organisé et légalisé. Où plutôt même au dessus des lois. Tout ce qu’il dépense dispendieusement ou « donne » au peuple lors de ses déplacements sort des poches de l’Etat et tout ce que dépense Sa Majesté est payé par le peuple à travers l’impôt. L’Etat subventionne même les entreprises du roi. Chaque jour le peuple enrichit Sa Majesté. Un système gagnant-gagnant à sens unique.

Autre exemple avec le « TGV marocain», marché remporté par la France, en compensation du fiasco sur le Rafale,  considéré comme un caprice royal que l’Agence Française pour le Développement a financé à 50%. Ainsi, le TGV marocain aura coûté 1 milliard aux contribuables français !

Une puissance politique qui fait main basse sur le domaine économique

A mesure, que la génération Mohammed VI s’affirme au pouvoir, écartant, les conseillers d’Hassan II, naît la « Monarchie des copains et coquins» où la compétence ne se révèle pas toujours un critère déterminant pour accéder aux entrailles du royaume.
Quand la holding royale (ONA) bat de l’aile, plusieurs dirigeants se succèderont à sa tête. Les nouveaux conseillers du roi, le duo Mahidi-Bouhemou concocte la stratégie des « champions nationaux » : des entreprises en situation de monopole ou quasi-monopole dont le roi est actionnaire. L’épreuve de force  est engagée avec les anciens partenaires, Axa, Danone et Auchan etc. Chacun revendra ses parts royales ou quittera le Maroc, laissant le Roi régner sur les marchés de l’assurance, les télécoms, l’agro-alimentaire, l’immobilier, l’énergie et la distribution. Ce dernier représente aujourd’hui 25% du chiffre d’affaires de l’ONA. Le Maroc devient la machine à cash du roi : « Une pieuvre royale » envisagée « comme le moyen d’asseoir une puissance politique qui, absolutisme monarchique oblige, s’exprimait jusque dans le domaine économique » écrivent les auteurs. 

Ce n’est rien à côté du racket social auquel se livrera M6 avec la Caisse de dépôt et de gestion qui gère les retraites de millions de Marocains. Par quelques entourloupes financières détaillée dans le livre, le Roi a fait une OPA sur l’institution qui participe désormais au financement des projets royaux.

Prédations , pressions, intrigues, courtisaneries, excès, corruption délits d’initiés présumés, les exemples sont légion.
Le nouveau roi a mis au point un régime aux conditions très avantageuses pour la couronne : une forte  capacité à mâter le peuple pour éviter toute révolte et un royaume entièrement tourné vers le développement de la fortune royale. Une monarchie « néo-féodale » dont M6 profite chaque jour. 

http://www.marianne.net/Comment-Mohammed-VI-a-fait-du-Maroc-sa-machine-a-cash_a216162.html

jeudi 17 octobre 2013

Un militaire se suicide pour un mouton à Ouarzazate



Bladi, 13/10/2013

 Un militaire se suicide pour un mouton à Ouarzazate

Un soldat de la garnison militaire de Ouarzazate, au sud du Maroc, s’est donné la mort cette semaine, pour n’avoir pas pu acheter le mouton de l’Aïd Al Adha à famille. Cette vague de suicide dans le corps militaire marocain, inquiète les plus hauts gradés de l’armée royale.

Le militaire, âgé de 42 ans, originaire de Taounate, marié et père de deux enfants, se serait pendu au moyen d’une corde. L’homme avait perdu la tête, en raison de difficultés financières qu’il n’arrivait pas à surmonter. La police judiciaire a ouvert une enquête sur les circonstances de la mort du militaire.
En 2011, un militaire à la retraite s’était donné la mort pour n’avoir pas eu de quoi acheter le mouton de l’Aïd Al Adha. En septembre dernier, un militaire s’était immolé par le feu dans une caserne de Laâyoune, au Sahara.
Trois officiers des Forces Armées Royales avaient été tués le même mois, à la Kalachnikov par un soldat, dans la caserne militaire de Gueltat Zemmour, dans le Sahara marocain, non loin des frontières avec la Mauritanie.

http://www.bladi.net/militaire-suicide-mouton-ouarzazate.html

mardi 17 septembre 2013

RÉFLEXION SUR LA PAUVRETÉ EN FRANCE

José Dos Santos a écrit :

        RÉFLEXION SUR L'AFFAIRE DU BIJOUTIER DE NICE

Le vrai problème de la délinquance et de l'hyperviolence  c'est la misère et la pauvreté . Certaines situations en France ressemblent de plus en plus aux favelas du Brésil où j'ai vécu et où ils sont obligés d'envoyer l'armée pour "nettoyer" ces favelas . Mais on ne fait que repousser le problème plus loin, bien qu'au Brésil et dans certains pays d' Amérique du Sud , (ceux qui ne dépendent pas des USA ) , la pauvreté est en régression , même si ce n'est pas parfait , grâce à de VRAIS politiques de gauche . Et comme RIEN n'est fait politiquement en France et en Europe pour s'attaquer VRAIMENT à la pauvreté , cela ne va pas aller en s'arrangeant . Il faut obéir à la politique ultra libérale de l'Union Européenne et des USA . D'où la montée du FN qui fait croire qu'il veut sortir de l'UE alors que c'est complètement faux . La montée du FN est UNIQUEMENT de la faute de l'UMP et du PS qui ne veulent pas combattre la pauvreté . Et on a d'autres exemples en Europe ...

Et qu'on ne viennent pas dire qu'il n'y a pas d'argent . La France n'a jamais produit autant de richesse mais le partage est de moins en moins équitable ...
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 Triste France des restos du cœur !
Par Angèle Bonvalet,Les Enragés

En 1985-1986, les Restos du Cœur ont distribué 8,5 millions de repas.
En 1987-1988, les Restos du Cœur ont distribué 22 000 000 repas.
En 1991-1992, les Restos du Cœur ont distribué 29 000 000 repas.
En 1994-1995, les Restos du Cœur ont distribué 50 000 000 repas.
En 1996-1997, les Restos du Cœur ont distribué 61 000 000 repas.
En 2005-2006, les Restos du Cœur ont distribué 70 000 000 repas.
En 2006-2007, les Restos du Cœur ont distribué 81 700 000 repas.
En 2007-2008, les Restos du Cœur ont distribué 91 000 000 repas.
En 2008-2009, les Restos du Cœur ont distribué 100 000 000 repas.
En 2009-2010, les Restos du Cœur ont distribué 103 000 000 repas.
En 2010-2011, les Restos du Cœur ont distribué 107 000 000 repas.
En 2011-2012, les Restos du Cœur ont distribué 115 000 000 repas.
En 2012-2013, les Restos du Cœur ont distribué 130 000 000 repas.
Comme quoi l'UMP avait raison, plus on abaisse les cotisations patronales, plus les gens vont au restaurant...

vendredi 23 août 2013

L’EXCEPTION MAROCAINE : deux ans plus tard , mieux ou pire ?



L’EXCEPTION MAROCAINE (2): Tentative d’apagogie


Pourquoi avoir choisi ce titre, un raisonnement par l’absurde ou apagogie permet de répondre à une problématique n’admettant que deux réponses possibles. Vrai ou Faux. Ce qui nous évite de rentrer dans une sorte de sophisme intellectuel malveillant. Selon le dictionnaire Larousse, une exception est définie ainsi: Ce qui est hors de la loi commune, qui paraît unique ou encore, Personne qui ne ressemble à aucune autre, qui apparaît comme unique ou rare. En raisonnant par l’absurde donc, il suffirait de démontrer qu’il existe un autre pays qui soit mieux loti que nous, ou mieux encore qui nous ressemble, pour réfuter cette thèse assez répandue chez les détracteurs des mouvements populaires « 20 février en exemple ». Facile, il en existe tellement à travers le monde.
D’ailleurs, l’évocation de l’exception est une stratégie bien courante dans les pays soi-disant en voie de développement, une stratégie visant à contenir la grogne populaire, et à donner un semblant de suprématie vis-à-vis de ses semblables. Demandez aux Tunisiens, Libyens, Egyptiens et autres s’ils n’avaient pas droit au même discours.
Ayant dit cela, je vais quand même essayer de déployer un semblant d’argumentaire afin de contrecarrer cette aberration. En parlant d’exception, il est bien sous entendu que nous nous comparons à un ensemble de pays. Je suppose à priori que les pays de la région MENA (Meadle East & North Africa) constituent une base de comparaison valable, vu l’historique de colonisation commun, le rapprochement des dates d’indépendance et finalement la structure sociale.
Bien que le développement de toute nation puisse s’articuler sur plusieurs volets, il me semble intéressant d’axer mon analyse sur l’un d’entre eux qui me paraît être primordial, à savoir le volet Socio-économique. En effet, l’analyse est d’autant plus difficile qu’il s’agisse d’un pays d’ « exception » tel que le Maroc. Un pays ou l’interaction entre les multiples volets est rendue tellement absurde par l’absence de séparation de pouvoir qu’il fini par produire un modèle économique assez exceptionnel: une économie politique qui pullule. Un article de M. Reda Chraibi illustre déjà très bien les trois volets économique, social et politique de façon objective en présentant des indices et critères de classement validés par la communauté internationale. Je n’aurais pas pu faire mieux comme présentation, mais je vais essayer de présenter une autre vision se basant sur ledit volet.
Je vais me concentrer sur trois axes intéressants, et qui définissent le degré de progrès d’une nation : L’éducation, la santé et le niveau de vie. Ces trois axes sont en général englobés dans ce qu’on appelle l’Indice de Développement Humain (IDH). Aussi contestable soit-il, cet indice est une base de comparaison assez intéressante, le Maroc y est classé 130/182. D’ailleurs, en parlant de contestation, le Maroc est bien sur l’un des rares détracteurs de cet indice, en attendant qu’il nous développe un indice plus robuste (C’est une idée que je soumets au Haut Commissariat au Plan « HCP » de Mr Lahlimi, pourquoi ne pas mettre un chercheur sur le sujet pendant 3 ans ou le temps qu’il faut pour développer un indice plus robuste prenant en compte l’évolution dans le temps et autres variables intéressantes). En attendant, les chercheurs à Oxford (qui nous veulent du mal, bien sur) ont développé un modèle multidimensionnel de pauvreté qui se rajoute à l’IDH, et qui nous accable encore plus. On y trouve notre cher pays de l’exception entre le Djibouti et le Ghana avec 28,5 % de pauvres, et très loin derrière l’Egypte, la Jordanie, la Tunisie et autres pays de la même région. Le HCP nous avait présenté un taux de pauvreté de moins de 10 %, il va falloir nous expliquer la procédure adoptée. Analysons les facteurs qui contribuent le plus à la pauvreté au Maroc (Ou en anglais deprivation plus exactement, puisque cet indice part du principe que la pauvreté est un phénomène multidimensionnel). On y trouve les deux autres facteurs associés, en l’occurrence, l’éducation et la santé qui contribuent à peu prés de 70 %.
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C’est évident, bien sur diront certains. Dans ce cas, que fait l’état pour pallier cette réalité bien connue ? Réponse, il construit un TGV au lieu de construire des Ecoles descentes, et des hôpitaux publics potables ou de promouvoir la recherche. Un TGV qui profitera encore aux mêmes personnes, mêmes tranches pour faire encore plus d’affaires et s’accaparer plus de richesses. Par la même, élargir le gap entre les classes sociales. Et c’est encore le contribuable Marocain qui remboursera des crédits à long terme (Avec toutes les contraintes imposées en terme de programmes d’ajustement structurels, de contraintes extérieures, etc…., je ne vais pas trop me disperser quand même sinon nous déborderont sur l’indépendance et autonomie des décisions économique au Maroc, les procédures d’attributions des marchés publiques, la subordination économique et le néocolonialisme).
Le graphe ci-dessus présente les dépenses publiques du Maroc en % du PIB dans les secteurs de la santé (secteur public) (Barres en vert) et de l’éducation (courbe en rouge). Stagnation et décadence sont les mots d’ordre. Where is El Mandjra et ses idées sur la valeur de la connaissance, ou en sommes nous de ses visions qui ont profité à d’autres alors qu’on vocifère encore dans notre coin. Certains me diront que les données ne sont pas complètes ou que la méthode a des lacunes (comme toute méthode), mais jusqu’à présent tous les indices convergent vers les mêmes conclusions, à savoir, une négligence des politiques sociales y compris en matière d’éducation, de santé et de promotion sociale au profit de projets économiques, certes utiles, mais non durables à mon avis.
Cette vision de croissance économique me semble erronée et non durable pour deux raisons :
1-      Politique visant le court terme, et surtout basée sur les investissements étrangers, le tourisme, etc, donc un système de subordination économique avéré.
2-     Négligence de l’aspect humain (et ce n’est pas l’INDH qui va nous contredire, car jusqu’à présent cette initiative est un flop total qui a encore profité aux mêmes) et absence de politique visant une vraie production industrielle et intellectuelle.
Il est primordial de rappeler ici que c’est un long débat sur les modèles de développement social. Devrait-on privilégier une croissance économique qui tirera vers le haut le développement social, ou bien privilégier les projets d’ordre social avec tout ce que cela inclut en termes de restructuration de l’éducation, réformes en matière de santé, environnement, habitat et vivre ensemble afin de recréer une société viable, enthousiaste et capable de produire de la richesse (qu’elle soit substantielle ou intellectuelle), et ainsi tirer la croissance économique vers le haut.
Certes, ce dernier modèle prends plus de temps et est surtout un modèle durable à long terme, mais il est à mon avis le plus valable pour plusieurs raisons. Les couts intangibles en matière de manque d’éducation, de santé et d’habitat digne sont aujourd’hui quantifiables et il s’avère qu’ils sont énormes en termes de perte de productivité, perte d’années de vie au travail, de quotient intellectuel, etc….En conséquence, pertes économiques.
Je donne un simple exemple pour illustrer. Il est aujourd’hui établi que les conditions de vie (habitat, exposition environnementale, etc….) affectent durablement le devenir de la personne, notamment en termes de perte de productivité. Une perte d’un point en termes de quotient intellectuel à l’enfance, coute à la nation entre 520 000 et 881 000 dollars (Korfmacher, 1999) aux USA. Ce chiffre résume juste l’apport de l’exposition environnementale (surtout relative à l’exposition au plomb dans les logements). Si on y rajoute les autres effets sur les comportements violents, la criminalité (Wright, 2009) et autres. On se retrouve avec des couts exorbitants sur l’économie du pays. Avec les couts de la non éducation, ca devient insupportable pour n’importe quelle nation. Ceci est un petit exemple d’illustration, on pourrait raisonner de la même manière sur d’autres domaines. Donc les petits calculs à court terme nous mènent droit vers le mur.
Une politique sociale digne, avec une éducation restructurée, une feuille de route sur le logement social et non économique feront le plus grand bien à ce pays. En tout cas surement beaucoup plus que les politiques bétonnières adoptée. Je reprends une phrase de l’article de Mr. Réda Chraibi : « le développement d’un pays ne se mesure pas uniquement à la quantité de béton coulé ».
Une vision globale, où l’humain est au centre de la croissance, où le Marocain se développe tout en développant, où tous le monde trouvera son compte est la clé d’une croissance durable, viable et solidaire. Une vision citoyenne choisie par le Marocain et non imposée par des intérêts individuels.
Pour en finir avec l’exception marocaine. Au-delà du fait que nous ne sommes pas une exception (on est loin derrière beaucoup de pays de la région MENA), je rêve de nous voir, nous Marocains élever le seuil de nos comparaisons à l’échelle des meilleures nations. Qu’ont-ils de plus que nous les Suédois, Britanniques ou Danois. Otons de nous ces réflexions racistes. En PLUS, ON a 1200 ANS D’HISTOIRE. WAW
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