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samedi 14 mars 2015

Maroc - Le ministere de l'interieur s'apprete à reconnaitre une ONG proche du Polisario

Mohammed Jaabouk, 13/3/2015 

Il a fallu 16 mois d’attente pour que le ministère de l’Intérieur accède à la demande du CNDH visant à reconnaitre des associations très proches du Polisario. Désormais, la balle est dans le camp de ces ONG pour solliciter des autorités marocaines des récépissés d’exercer en toute liberté et même prétendre à des aides publiques.
Aminatou Haidar, présidente de la CODESA / DR
Le ministère de l’Intérieur s’apprête à reconnaitre des associations proches du Polisario. Le CODESA (Collectif des défenseurs des droits de l’Homme au Sahara occidental), présidée par Aminatou Haïdar, et l’ASVVDH ( l’Association sahraouie des victimes de violations des droits de l’Homme), dirigée par Brahim Dahan, devraient bénéficier du feu vert des autorités.
L’ASVVDH avait tenu son assemblée constituante en 2005 à Laâyoune sans parvenir par la suite à arracher le fameux récépissé des autorités. En revanche, la CODESA avait reçu une interdiction pour l'organisation de son congrès en 2009. Bien que les deux ONG ne soient pas reconnues et adoptent des positions hostiles au royaume sur le dossier du Sahara occidental, elles tiennent régulièrement des réunions dans des maisons et reçoivent des délégations étrangères.

Cette reconnaissance est-elle conforme à l’article 12 de la constitution ?
Cette main tendue du département de Mohamed Hassad à ces ONG est la conséquence d’une intervention directe du CNDH. Il faut dire que le ministère a pris tout son temps avant de répondre favorablement à la recommandation de l’institution consultative.
Pour mémoire, c’est en novembre 2013, et précisément à la veille de la rencontre à Washington entre le roi Mohammed VI et le président Barack Obama du 20 novembre, que Mohamed Sebbar, le secrétaire général du CNDH avait annoncé le projet de recommander à l’Administration territoriale de légaliser des associations défendant le droit à l’autodétermination du Sahara occidental et à l’élargissement du mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l’Homme dans la province.
Mais juridiquement, cette reconnaissance est-elle conforme à la loi fondamentale du 1er juillet 2011 ? L’article 12 précise que « les associations de la société civile et les organisations non gouvernementales se constituent et exercent leurs activités en toute liberté, dans le respect de la Constitution et de la loi ». Or  « l’unité nationale et l’intégrité territoriale », au même titre que la religion musulmane, sont parmi les fondements du royaume.
Cette contradiction avec la loi pourrait être éclipsée par les bénéfices attendus par le Maroc sur la scène internationale. En effet l'ONU, et surtout les Etats-Unis, accueilleraient très favorablement cette reconnaissance d’associations pro-Polisario.

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vendredi 23 août 2013

L’EXCEPTION MAROCAINE : deux ans plus tard , mieux ou pire ?



L’EXCEPTION MAROCAINE (2): Tentative d’apagogie


Pourquoi avoir choisi ce titre, un raisonnement par l’absurde ou apagogie permet de répondre à une problématique n’admettant que deux réponses possibles. Vrai ou Faux. Ce qui nous évite de rentrer dans une sorte de sophisme intellectuel malveillant. Selon le dictionnaire Larousse, une exception est définie ainsi: Ce qui est hors de la loi commune, qui paraît unique ou encore, Personne qui ne ressemble à aucune autre, qui apparaît comme unique ou rare. En raisonnant par l’absurde donc, il suffirait de démontrer qu’il existe un autre pays qui soit mieux loti que nous, ou mieux encore qui nous ressemble, pour réfuter cette thèse assez répandue chez les détracteurs des mouvements populaires « 20 février en exemple ». Facile, il en existe tellement à travers le monde.
D’ailleurs, l’évocation de l’exception est une stratégie bien courante dans les pays soi-disant en voie de développement, une stratégie visant à contenir la grogne populaire, et à donner un semblant de suprématie vis-à-vis de ses semblables. Demandez aux Tunisiens, Libyens, Egyptiens et autres s’ils n’avaient pas droit au même discours.
Ayant dit cela, je vais quand même essayer de déployer un semblant d’argumentaire afin de contrecarrer cette aberration. En parlant d’exception, il est bien sous entendu que nous nous comparons à un ensemble de pays. Je suppose à priori que les pays de la région MENA (Meadle East & North Africa) constituent une base de comparaison valable, vu l’historique de colonisation commun, le rapprochement des dates d’indépendance et finalement la structure sociale.
Bien que le développement de toute nation puisse s’articuler sur plusieurs volets, il me semble intéressant d’axer mon analyse sur l’un d’entre eux qui me paraît être primordial, à savoir le volet Socio-économique. En effet, l’analyse est d’autant plus difficile qu’il s’agisse d’un pays d’ « exception » tel que le Maroc. Un pays ou l’interaction entre les multiples volets est rendue tellement absurde par l’absence de séparation de pouvoir qu’il fini par produire un modèle économique assez exceptionnel: une économie politique qui pullule. Un article de M. Reda Chraibi illustre déjà très bien les trois volets économique, social et politique de façon objective en présentant des indices et critères de classement validés par la communauté internationale. Je n’aurais pas pu faire mieux comme présentation, mais je vais essayer de présenter une autre vision se basant sur ledit volet.
Je vais me concentrer sur trois axes intéressants, et qui définissent le degré de progrès d’une nation : L’éducation, la santé et le niveau de vie. Ces trois axes sont en général englobés dans ce qu’on appelle l’Indice de Développement Humain (IDH). Aussi contestable soit-il, cet indice est une base de comparaison assez intéressante, le Maroc y est classé 130/182. D’ailleurs, en parlant de contestation, le Maroc est bien sur l’un des rares détracteurs de cet indice, en attendant qu’il nous développe un indice plus robuste (C’est une idée que je soumets au Haut Commissariat au Plan « HCP » de Mr Lahlimi, pourquoi ne pas mettre un chercheur sur le sujet pendant 3 ans ou le temps qu’il faut pour développer un indice plus robuste prenant en compte l’évolution dans le temps et autres variables intéressantes). En attendant, les chercheurs à Oxford (qui nous veulent du mal, bien sur) ont développé un modèle multidimensionnel de pauvreté qui se rajoute à l’IDH, et qui nous accable encore plus. On y trouve notre cher pays de l’exception entre le Djibouti et le Ghana avec 28,5 % de pauvres, et très loin derrière l’Egypte, la Jordanie, la Tunisie et autres pays de la même région. Le HCP nous avait présenté un taux de pauvreté de moins de 10 %, il va falloir nous expliquer la procédure adoptée. Analysons les facteurs qui contribuent le plus à la pauvreté au Maroc (Ou en anglais deprivation plus exactement, puisque cet indice part du principe que la pauvreté est un phénomène multidimensionnel). On y trouve les deux autres facteurs associés, en l’occurrence, l’éducation et la santé qui contribuent à peu prés de 70 %.
Cliquer sur l’image pour agrandir le graphique
C’est évident, bien sur diront certains. Dans ce cas, que fait l’état pour pallier cette réalité bien connue ? Réponse, il construit un TGV au lieu de construire des Ecoles descentes, et des hôpitaux publics potables ou de promouvoir la recherche. Un TGV qui profitera encore aux mêmes personnes, mêmes tranches pour faire encore plus d’affaires et s’accaparer plus de richesses. Par la même, élargir le gap entre les classes sociales. Et c’est encore le contribuable Marocain qui remboursera des crédits à long terme (Avec toutes les contraintes imposées en terme de programmes d’ajustement structurels, de contraintes extérieures, etc…., je ne vais pas trop me disperser quand même sinon nous déborderont sur l’indépendance et autonomie des décisions économique au Maroc, les procédures d’attributions des marchés publiques, la subordination économique et le néocolonialisme).
Le graphe ci-dessus présente les dépenses publiques du Maroc en % du PIB dans les secteurs de la santé (secteur public) (Barres en vert) et de l’éducation (courbe en rouge). Stagnation et décadence sont les mots d’ordre. Where is El Mandjra et ses idées sur la valeur de la connaissance, ou en sommes nous de ses visions qui ont profité à d’autres alors qu’on vocifère encore dans notre coin. Certains me diront que les données ne sont pas complètes ou que la méthode a des lacunes (comme toute méthode), mais jusqu’à présent tous les indices convergent vers les mêmes conclusions, à savoir, une négligence des politiques sociales y compris en matière d’éducation, de santé et de promotion sociale au profit de projets économiques, certes utiles, mais non durables à mon avis.
Cette vision de croissance économique me semble erronée et non durable pour deux raisons :
1-      Politique visant le court terme, et surtout basée sur les investissements étrangers, le tourisme, etc, donc un système de subordination économique avéré.
2-     Négligence de l’aspect humain (et ce n’est pas l’INDH qui va nous contredire, car jusqu’à présent cette initiative est un flop total qui a encore profité aux mêmes) et absence de politique visant une vraie production industrielle et intellectuelle.
Il est primordial de rappeler ici que c’est un long débat sur les modèles de développement social. Devrait-on privilégier une croissance économique qui tirera vers le haut le développement social, ou bien privilégier les projets d’ordre social avec tout ce que cela inclut en termes de restructuration de l’éducation, réformes en matière de santé, environnement, habitat et vivre ensemble afin de recréer une société viable, enthousiaste et capable de produire de la richesse (qu’elle soit substantielle ou intellectuelle), et ainsi tirer la croissance économique vers le haut.
Certes, ce dernier modèle prends plus de temps et est surtout un modèle durable à long terme, mais il est à mon avis le plus valable pour plusieurs raisons. Les couts intangibles en matière de manque d’éducation, de santé et d’habitat digne sont aujourd’hui quantifiables et il s’avère qu’ils sont énormes en termes de perte de productivité, perte d’années de vie au travail, de quotient intellectuel, etc….En conséquence, pertes économiques.
Je donne un simple exemple pour illustrer. Il est aujourd’hui établi que les conditions de vie (habitat, exposition environnementale, etc….) affectent durablement le devenir de la personne, notamment en termes de perte de productivité. Une perte d’un point en termes de quotient intellectuel à l’enfance, coute à la nation entre 520 000 et 881 000 dollars (Korfmacher, 1999) aux USA. Ce chiffre résume juste l’apport de l’exposition environnementale (surtout relative à l’exposition au plomb dans les logements). Si on y rajoute les autres effets sur les comportements violents, la criminalité (Wright, 2009) et autres. On se retrouve avec des couts exorbitants sur l’économie du pays. Avec les couts de la non éducation, ca devient insupportable pour n’importe quelle nation. Ceci est un petit exemple d’illustration, on pourrait raisonner de la même manière sur d’autres domaines. Donc les petits calculs à court terme nous mènent droit vers le mur.
Une politique sociale digne, avec une éducation restructurée, une feuille de route sur le logement social et non économique feront le plus grand bien à ce pays. En tout cas surement beaucoup plus que les politiques bétonnières adoptée. Je reprends une phrase de l’article de Mr. Réda Chraibi : « le développement d’un pays ne se mesure pas uniquement à la quantité de béton coulé ».
Une vision globale, où l’humain est au centre de la croissance, où le Marocain se développe tout en développant, où tous le monde trouvera son compte est la clé d’une croissance durable, viable et solidaire. Une vision citoyenne choisie par le Marocain et non imposée par des intérêts individuels.
Pour en finir avec l’exception marocaine. Au-delà du fait que nous ne sommes pas une exception (on est loin derrière beaucoup de pays de la région MENA), je rêve de nous voir, nous Marocains élever le seuil de nos comparaisons à l’échelle des meilleures nations. Qu’ont-ils de plus que nous les Suédois, Britanniques ou Danois. Otons de nous ces réflexions racistes. En PLUS, ON a 1200 ANS D’HISTOIRE. WAW
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dimanche 31 mars 2013

Mais où se cache La ministre du Royaume du Maroc ?

  • Par Said Karaoui
    Comparaison...
    Avec huit ministres (5 femmes et 3 hommes), la Suisse est classée, selon les Indicateurs internationaux de développement humain, dans la catégorie des pays au développement humain" très élevé" ou elle occupe la 9 ème place mondiale .


    Gouvernement Suisse

    Le Maroc avec 31 ministres (30 hommes et UNE femme !!)...est à la 130 ème place sur 186 pays dans le monde..
    Gouvernement Marocain...chercher La femme dans l'image ...

    source :

    Rapport sur le développement humain 2013
    Programme des Nations Unies pour le développement

vendredi 15 mars 2013

Indice de développement humain : le Maroc stagne à la 130e place



Le PNUD vient de publier son rapport 2013 sur le classement mondial IDH, axé cette année sur « l'essor du Sud ». Le royaume stagne à la 130e place sur 187 pays.

Le rapport 2013 sur le développement humain réalisé par le PNUD (Programme des Nations-Unies pour le développement) vient d'être publié. Le classement du Maroc n'a pas changé par rapport à l'édition précédente : le royaume est toujours classé 130e sur 187 pays sur la base de trois dimensions : l'éducation, la santé et le revenu.
Ce nouveau rapport du PNUD, intitulé « L'essor du Sud : le progrès humain dans un monde diversifié », se concentre sur l'évolution du développement dans les pays du sud et compare les expériences.
Le PNUD souligne que tous les pays ont connu des progrès en matière d'éducation, de santé et de revenus au titre de l'indice de développement humain (IDH) sur ces dix dernières années, mais que l'ampleur et la rapidité des progrès enregistrés sont différents d'une région à l'autre et au sein même de chaque région.
Au Maroc, la croissance annuelle moyenne de l'IDH était plus forte sur les périodes 1980-1990 et 1990-2000 (respectivement 1,71 et 1,54%) que sur les périodes 2000-2010 et 2000-2012 (1,35 et 1,20%). Cette tendance est la même dans les autres pays.
Le rapport « insiste sur le fait que la croissance économique ne se traduit pas automatiquement par une amélioration du développement humain ». Il note également que « les progrès continus sont peu probables si les inégalités et la destruction de l'environnement ne sont pas au premier plan des discussions politiques », le pire scénario étant selon le PNUD « l'acceptation du statu quo ».
Le rapport souligne la performance des grands pays émergents (BRICS, Afrique du sud, Turquie, Indonésie, etc.) mais explique que des économies plus modestes ont aussi enregistrés des progrès remarquables. Le PNUD cite notamment le Bangladesh, la Tunisie, le Chili, Maurice et le Ghana :

 
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 Le Maroc à la traîne en matière de développement humain 

Par Mourad Tabet, Libe ma, 16/3/2013

Dans le classement du PNUD, il occupe la 130ème place sur 186 pays

Le Maroc à la traîne en matière de développement humainLe Maroc reste à la traîne en matière de développement humain. Le dernier rapport du PNUD sur le développement humain, l’a classé à la 130ème place sur 186 pays ; une place où le Maroc se complait à rester depuis un certain temps. Ainsi, en 2011, il avait occupé la même position, ce qui reflète une stagnation en matière de développement humain et remet en question la politique sociale du gouvernement.
Pour se rendre compte de la gravité de la situation du développement humain au Maroc, il faut le comparer avec les autres pays arabes. En effet, Bahreïn (48ème position), le Koweït (54), l’Arabie Saoudite (57), la Libye (64), le Liban (72), Oman (84), l’Algérie (93) et la Tunisie (94) se sont rangés parmi les pays à développement humain élevé alors que le Qatar (36ème position) et les Emirats Arabes Unis (41) figurent parmi les pays à développement humain très élevé.
Le rapport considère que l’égalité entre les sexes est une « préoccupation majeure et un élément essentiel » du développement humain. Et d’ajouter : « Trop souvent, les femmes sont discriminées en matière de santé, d’éducation et sur le marché du travail, ce qui restreint leurs libertés ». L’étendue de cette discrimination peut se mesurer à l’aide de l’indice d’inégalité de genre (IIG), lequel traduit le déficit de progrès dû à l’inégalité de genres à trois niveaux : la santé reproductive, l’autonomisation et le marché du travail. Selon des données concernant 148 pays en 2012, l’IIG montre d’importantes variations entre les pays, de 0,045 (Pays-Bas) à 0,747 (Yémen), la moyenne étant de 0,463. Le Maroc se positionne au 84ème rang avec une valeur de 0,444. Et le rapport de préciser que « les disparités élevées entre les sexes persistent en Asie du Sud (0,568), en Afrique subsaharienne (0,577) et dans les Etats arabes (0,555). En Asie du Sud, les trois facteurs centraux sont la faible représentation parlementaire des femmes (18,5 %), les déséquilibres dans le domaine de la réussite scolaire (28 % des femmes ont achevé au moins leurs études secondaires, à comparer aux 50 % des hommes), et la faible présence sur le marché du travail (31 % des femmes ont un travail contre 81 % des hommes) ». 
En revanche, le rapport enregistre un progrès au niveau de l’espérance de vie au Maroc ces 40 dernières années. « Il faut plus que des services de bonne qualité pour gagner peu à peu les enjeux liés à la santé. Les rapports sur le développement humain précédents ont démontré que la pauvreté humaine était multidimensionnelle. Beaucoup de pays découvrent qu’ils doivent intervenir sur plusieurs fronts en même temps. L’Algérie, le Maroc et la Tunisie, par exemple, ont réalisé des progrès spectaculaires dans l’allongement de l’espérance de vie ces 40 dernières années », précise le rapport dans le chapitre trois intitulé « Les moteurs de transformation du développement ».

D’un autre côté, le rapport fait état également « des crises aggravées de légitimité qui ont opposé les citoyens à leurs institutions » dans les pays arabes où « des millions de personnes se sont soulevées pour exiger des perspectives, le respect et la dignité, ainsi qu’une citoyenneté pleine et un nouveau contrat social avec ceux qui gouvernent en leur nom », précise le rapport.

Samedi 16 Mars 2013

jeudi 14 mars 2013

Recul de l’égalité économique hommes-femmes au Maroc


Par Mohammed Taleb, 13/3/2013

De 30% en 1999 le taux de participation des femmes au marché du travail a dégringolé à 25% en 2012



Recul de l’égalité économique hommes-femmes  au Maroc
L’égalité économique entre les hommes et les femmes est un facteur indispensable pour une croissance forte et prospère. Ayant pris compte de cette évidence, le Maroc a mis en place des politiques en faveur de l’égalité hommes-femmes et des mécanismes institutionnels avec pour objectif de surmonter les obstacles qui empêchent les femmes d’accéder aux mêmes opportunités économiques que les hommes. Le pays a-t-il avancé sur ce plan?
Une récente étude élaborée sous la direction de la sociologue Aïcha Belarbi, et coécrite avec Driss Ksikes et Lahcen Achy, intitulée «Comment aller vers l'égalité économique hommes-femmes ?», répond par la négative et  atteste, analyses et chiffres à l’appui, d’un recul important en matière d’égalité entre les deux sexes.
 Le document publié conjointement par le Cesem, centre de recherche de HEM, et le think-think  Carnegie Middle East Center, relève qu’en dépit de deux facteurs qui auraient pu laisser croire qu’il y a une évolution positive en matière d’égalité entre les genres, à savoir l’amélioration de la scolarisation des filles et la baisse notoire de la fécondité, le taux de participation des femmes au marché du travail a reculé de 30% en 1999 à 25% en 2012.
Ce «policy paper» met en lumière le déficit, non de principe mais de fait, en matière d’égalité entre les faits, au niveau de l'accès à l'emploi, des conditions de travail, des secteurs, des salaires, entre autres critères.
Il précise dans ce cadre que les évolutions constatées au niveau des lois n’ont eu aucune incidence sur le fond. Dans ce sens, le document note que sur plus d’une décennie, «le Maroc a connu au sujet de l’égalité économique entre hommes et femmes, deux trajectoires opposées».
Sur le plan des formalités, le document revient sur ce qui a été fait depuis 2001, notant, entre autres, les articles du code de travail de 2004 qui consacrent la lutte contre le sexisme dans l’accès à l’emploi et au sein de l’entreprise, la Constitution de 2011 qui a consacré les principes universels d’égalité, et spécifie l’égalité des citoyens et citoyennes sur le marché du travail, ainsi que les engagements de l’Etat marocain contre toutes les formes de discrimination, notamment par la ratification de la CEDAW1 et la levée des réserves.
En réalité, il précise que paradoxalement, cela  n’a eu aucun impact sur le fond. Les auteurs de ce document constatent ainsi que «le degré d’intégration économique des femmes, et partant, leur propension à l’autonomie, l’émancipation et la négociation de leurs droits, est en chute libre, pour ne pas dire qu’elle s’est nettement détériorée».
Cela prouve, selon ladite étude, que le temps juridique et le temps sociologique sont loin d’être synchronisés, mais montre surtout l’inefficience des politiques sociales et économiques menées sur le terrain.
Cela est d’autant plus patent, selon la même source, que ces performances situent le Maroc, selon l’indice d’écart de genre du Forum économique mondial (FEM) de 2012, au 128ème rang sur 135 pays au niveau de la participation économique des femmes et le relègue à la 12ème place sur les 15 pays de la région MENA couverts, devançant à peine l’Arabie Saoudite, la Syrie et le Yémen.
A titre comparatif, l’étude note que la moyenne mondiale de l’activité féminine est de 51%, et que dans l’Afrique subsaharienne, sous-développée, les taux de participation des femmes dépassent les 60%. En gros, les auteurs indiquent que «c’est dans la traduction concrète des principes en actes que le bât blesse».
Et contrairement à ce que vient d’annoncer le ministre de la Fonction publique et de la Modernisation de l'administration, Abdelâdim El Guerrouj, en avançant un taux de féminisation de l’administration publique de 38% et que 16% des femmes fonctionnaires occupent des postes de haute responsabilité, les auteurs de ce document  affirment que ce taux de féminisation dans le secteur ne dépasse pas les 31% et que le taux de femmes occupant des postes de responsabilité s’élève à 7,8%.
Beaucoup de chemin reste donc à parcourir!


URL Source : http://www.libe.ma/Recul-de-l-egalite-economique-hommes-femmes-au-Maroc_a36066.html


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L’émancipation économique de la femme marocaine : le grand recul

C’est une conclusion accablante celle qui s’est dégagée de l’étude du Centre de recherche de HEM (CESEM) et de Carnegie Middle East Center sur les inégalités économiques entre les hommes et les femmes. Malgré les beaux discours de l’Etat, le taux de participation des femmes dans le marché du travail a dégringolé de 30% en 1999 à 25% en 2012.
Cinq points de perdus malgré l’augmentation du nombre des filles dans les écoles; malgré toute la paperasse «genre» qui peuple les tiroirs des Ministères; malgré la Moudawana, l’INDH, le micro-crédit, et toutes ces politiques qui visent à sortir la femme de la précarité et la mettre sur le chemin de l’émancipation professionnelle.
Le cadre législatif et la réalité du terrain sont dans un décalage désarmant. «Cela prouve que le temps juridique et le temps sociologique sont loin d’être synchronisés», expliquent l’écrivain Driss Ksikes, la sociologue Aicha Belarbi et l’économiste Lahcen Achy, initiateurs de cette étude.
C’est d’autant plus désarmant que le travail, censé mettre la femme sur le chemin de l’émancipation sociétale, est en train de la pousser vers le bas, vers des activités précaires qui la maintiennent dans l’aliénation.
À quoi servent alors les chiffres en augmentation sur le travail des femmes que nous sort le HCP, si l’objectif d’émancipation réel n’est pas réalisé? En effet, il est opportun de lire derrière ces statistiques qui donnent des résultats édulcorés et parfois très vicieux. Selon l’étude du Cesem et de Carnegie, 6 femmes sur 10 recensées en activité au niveau national sont dans le secteur agricole. Sur ces 6 femmes, seules 10,6% sont exploitantes agricoles, donc susceptibles d’avoir une certaine autonomie. C’est très peu. Ce qui est pire, c’est que les femmes qui travaillent dans le secteur agricole ont accédé au travail avant 15 ans, donc ont été privés de l’école. De quelle émancipation parle-t-on? Il s’agit bel et bien d’un travail«forcé» et non émancipateur.
En milieu urbain, les femmes ne sont pas mieux loties. Elles sont plus exposées au chômage que les hommes. Mais pour des considérations culturelles, on a tendance à minimiser la gravité de leur chômage et on ne prend pas au sérieux l’infériorité de leurs rémunérations.
Celles qui obtiennent un diplôme, donc plus qualifiées, ne se retrouvent pas systématiquement dans le marché du travail. Il y a une déperdition entre le diplôme et le monde professionnel qui est entourée de beaucoup de points d’interrogations. Pourquoi ces nombreuses filles qui peuplent les écoles et les instituts n’accèdent pas à un emploi émancipateur? Pourquoi vont-elles vers des emplois peu valorisants? Choisissent-elles le mari et les enfants? Pourquoi jouent-elles aux femmes soumises?
Le sujet mérite une autre enquête. Mais le plus urgent est de tirer les conclusions de ce qui vient d’être exposé. L’étude du Cesem et de Carnegie est une gifle pour le mouvement féministe. Depuis 1999, on ne cesse de vanter «les acquis» de ce mouvement qui a fait ses heures de gloire dans les années 90. Depuis 1999, on ne cesse de gonfler le torse à chaque fois que le Maroc ratifie une convention internationale, d’encenser cette belle Constitution pro-féministe… En réalité, le Maroc a reculé et gravement sur les droits économiques des femmes. Les associations féministes et toutes les forces progressistes ont dormi sur leurs lauriers, le jour où l’Etat a récupéré leur cause et a voulu en faire une carte politique pour prendre des galons.
Le jour où la Moudawana est sortie en 2004 après une dure bataille, quelque chose s’est cassée dans le mouvement féministe. La cassure était encore plus fracassante au moment de la constitution du gouvernement Benkirane avec une seule femme, où le Roi aurait pu exiger plus de femmes ministres comme il l’a déjà fait de par le passé. Mais visiblement, «l’Etat féministe», ébranlé par les nouvelles forces qui sont nées du printemps arabe et la sensibilité de sa casquette religieuse, avait d’autres enjeux en tête…

C’est pour dire que le féminisme de l’Etat est un féminisme aléatoire. Il peut jouer un rôle facilitateur lorsqu’il estime que la donne politique lui permet et que sa légitimité religieuse ne va en prendre un coup. Mais seuls les mouvements féministes et les forces progressistes ont cette constance qui leur permet de garder le cap quoi qu’il advienne. Toutes ces forces qui ont cru un instant que le statut de la femme a changé sur ces 10 ans doivent déchanter. La femme se précarise. Il faut réinvestir le terrain!
URL Source : http://www.qandisha.ma/2013/03/12/lemancipation-economique-de-la-femme-le-grand-recul/

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 Proposition pour la création de l’Autorité pour la Parité et pour la Lutte contre les Discriminations

8/3/2013

CAPDEMA célèbre la journée internationale de la femme du 08 Mars en proposant… sa propre version de l’Autorité pour la Parité et la Lutte contre les Discriminations.
L’APALD, une institution clé pour l’égalité des sexes :
Ancrée dans la dynamique de l’éveil des consciences à travers le débat constructif, l’association CAPDEMA a pensé l’Autorité pour la Parité et la Lutte contre les Discriminations à l’occasion de la journée internationale de la femme.
Ce document consultable par ici fixe les attributions de l’Autorité, sa structure régionale et nationale, son organisation, sa composition, ainsi que son règlement intérieur. Cette autorité aurait pour objet la promotion de l’égalité des genres, mais également le contrôle de son application, et surtout de sa protection.
Ce travail a été présenté à la Commission scientifique chargée de la rédaction du projet de loi portant création de l’APALD.
Bonne lecture.


mardi 18 septembre 2012

Le Maroc sous surveillance internationale

Par Attac Maroc, 18/9/2012


Le séjour du rapporteur spécial de l’ONU sur la torture, qui se poursuivra jusqu’au 22 septembre, est l’occasion idoine pour toutes les associations et les victimes de tortures de présenter directement leurs doléances à l’Argentin, Juan Mendez. Une petite revanche pour elles sur un État dont les représentants ne cesse de clamer que le recours à la torture est bien révolu.


Les droits de l’Homme au Maroc sont sous haute surveillance internationale. C’est le grand oral devant les Nations Unies. La torture est au cœur de cet examen. Les preuves de sa pratique sont de plus en plus évidentes. Le royaume est dans une situation très délicate. L’image du pays, qui entend se positionner comme un modèle dans la région du Maghreb en matière de respects des droits de l’Homme selon les standards internationaux, se trouve ainsi écornée.
Dans une tribune parue au quotidien Akhbar Al Yaoum, Me Abderrahim Jamai, président de l’Observatoire des prisons et également membre de la Haute instance de la réforme de la justice, explique que « l’enquête menée au Maroc par une instance internationale officielle a une autre portée, celle d’établir que l’Etat a failli dans la protection de ses citoyens et a échoué à leur garantir une existence humaine et leur assurer leurs droits, malgré la loi et la constitution ».
Pour cet ancien bâtonnier, « il n’est désormais plus possible ni admissible de la part de l’Etat ou de ce que l’on appelle la commission interministérielle ou encore le Haut-délégué à l’Administration pénitentiaire ou encore les ministères de la Justice et de l’Intérieur, etc, etc… de démentir des faits réels et d’en contester l’évidence ». Son appel sera-t-il entendu par le gouvernement ? A en juger par la réaction peu avenante, en date du 13 septembre, du ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi sur le rapport d’un collectif de 18 ONG, la réponse tend, plutôt, vers le non. Une position qui est loin d’être sur la même longueur d’onde que celle de son collègue à la Justice. Prudent, Mustapha Ramid déclarait en mai dernier au parlement que le gouvernement « ne tolérera pas la torture et les autres formes de mauvais traitement dans les locaux de la police ».

Le CDH de l’ONU n’a pas la crédibilité d'Amnesty ou de HRW
Si les associations des droits de l’Homme ont anticipé la venue de Juan Mendez par l’élaboration de rapports sur la pratique de la torture, l’Etat n’est pas resté les bras croisés. La semaine dernière, le très officiel CNDH du tandem El Yazami-Sebbar a présenté un rapport accablant sur la situation des asiles et des hôpitaux psychiatriques au Maroc. Une première. Mais aussi un moyen de prendre une longueur d’avance sur les observations de Juan Mendez. Et c’est n’est pas une simple coïncidence si la mission de l’inspection du CNDH a concerné uniquement les centres hospitaliers psychiatriques de Arrazi à Salé et celui de Berrechid, deux établissements qui figurent sur l’agenda du rapporteur spécial de l’ONU.
En dépit de ce grand intérêt que suscite la visite de Juan Mendez, notamment chez les ONG, il est peu probable que les résultats en soient à sa hauteur. Il est utile de rappeler que Mendez est au Maroc sur une invitation du gouvernement Benkirane, lequel espère récupérer le siège vacant de la Libye au Conseil des droits de l’Homme. Le CDH, créé en 2006, est une instance relevant de l’ONU et qui souffre d’un manque de crédibilité par rapport à Amnesty international ou Human Rights Watch à cause justement de sa complaisance avec les Etats peu respectueux au respect des droits de l’Homme, comme Cuba, Iran ou la Libye de Kadhafi. En comparaison avec ces trois régimes, le Maroc peut se targuer d’être un « modèle ».
Lu sur http://www.yabiladi.com/articles/details/12942/torture-maroc-sous-surveillance-internationale.htmlhttp://www.yabiladi.com/articles/details/12942/torture-maroc-sous-surveillance-internationale.html
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 Le Rapporteur spécial de l’ONU sur la torture visite les prisonniers politiques sahraouis à El Aaiun occupée
Prison noire d'El Aaiun
El Aaiun (territoires occupés du Sahara occidental), 18 sept 2012 (SPS) Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture, Juan Mendez et la délégation qui l’accompagne ont visité la triste prison noire (carcel negra) d’El Aaiun sous de strictes mesures de sécurité, a-t-on appris de source judiciaire sahraouie sur place.
 La délégation a visité le groupe des prisonniers politiques sahraouis de la ville de Dakhla occupée qui l’ont exprimé leurs revendications pour l’autodétermination du peuple sahraoui et les dures conditions et les mauvais traitements auxquels ils sont soumis, en violation des droits et des conventions internationales.
 M. Mendez a également rencontré le membre du comité contre la torture, président des victimes des mines de Dakhla, Hassana Elouali, qui l’a informé sur le déroulement des procès iniques, les mauvais traitements dont sont victimes les prisonniers politiques sahraouis.
"Nous avons subis la torture physique et psychologique, le viol, la persécution et l'humiliation", a expliqué le militant sahraoui des droits humains.
Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture a aussi rencontré des mineurs sahraouis qui ont été victimes de viol à l'intérieur des cellules de la prison noire, a ajouté la même source. Le Maroc sous surveillance internationale

lundi 10 septembre 2012

À quand l’ouverture du centre d’accueil à Mohammedia pour enfants en situation difficile ?


Par Abdelmajid Boustani, LE MATIN, 8/9/2012
Le nombre de plus en plus important d’enfants en situation difficile est préoccupant et pose de sérieux problèmes qui accentuent les malaises sociaux.

  Le centre, dont les travaux sont achevés depuis longtemps, accueillera plus de 160 enfants en situation précaire.
 
La majorité des enfants âgés de 5 à 18 ans passent toute la journée dans la rue, il y a ceux qui rentrent le soir et d’autres qui y vivent en permanence. Les causes de ce phénomène qui prend de l’ampleur sont dues aux mutations économique, sociale et politique, mais aussi aux problèmes familiaux (divorce, remariage des parents ou de l’un d’eux, violence, prostitution, analphabétisme, pauvreté, etc.). La rue représente donc pour ces enfants la seule issue. Le phénomène s’est accru puisque la pauvreté en milieu urbain et rural a atteint un seuil qui interpelle les services concernés à agir pour atténuer les dysfonctionnements sociaux et préserver la cohésion sociale.
À Mohammedia, l’enracinement de la précarité s’explique par sa vocation industrielle. L’essor socioéconomique et urbain a généré des situations sociales complexes. Environ 9 000 personnes fragiles, soit 40% de la population la plus pauvre de la région, vivent en situation de précarité, les enfants sont les plus touchés. Le tissu urbain disparate avec des quartiers marginalisés aux conditions de vie difficiles a accentué l’enracinement de la précarité. Aujourd’hui, il est impérieux de s’inspirer de la philosophie de l’INDH et d’encourager toutes les actions qui visent à assister les enfants en situation difficile pour faciliter leur insertion sociale et professionnelle. Les efforts doivent assoir des politiques sociales et des mécanismes de lutte contre les déficits sociaux en mobilisant les pouvoirs publics, les collectivités locales, les acteurs de la société civile et le secteur privé pour relancer la promotion sociale.


Manque de structures sociales


Des actions ont certes été menées, mais insuffisantes pour réussir une approche de proximité dans le domaine de la prise en charge des enfants en situation difficile et l’amélioration de leur condition de vie par la mise en place de structures sociales ainsi que des services de base notamment dans les quartiers défavorisés. Pour pallier aux disparités sociales et accélérer le développement local, un centre d’accueil des enfants dans la rue a été aménagé sur l’emplacement d’un ancien établissement pénitencier à l’intérieur de la Casbah. Ce centre d’accueil le 1er du genre à Mohammedia s’étend sur une superficie de 430 m2, il a été doté de toute l’infrastructure requise avec plusieurs espaces une infirmerie, un réfectoire et un dortoir. Cette structure inédite a pour vocation d’accueillir les enfants des rues, les aider à s’intégrer dans la vie active et faciliter leur insertion sociale. Le centre dont les travaux sont achevés depuis longtemps accueillera plus de 160 enfants en situation précaire, son coût avoisine 1 815 000,00 DH, le financement a été fourni par l’INDH (181 500 DH) l’Agence de développement social (233 500 DH) le conseil régional (1 000 000 DH) et le conseil municipal de Mohammedia
(400 000 DH). La gestion de ce centre a été confiée à l’association la Kasbah qui mènera un plan d’action axé sur des enquêtes de terrain avec recensement, travail d’écoute et de réconfort pour identifier les enfants en situation difficile. Par la suite, cinq éducateurs au total accueilleront ces petits citoyens pour une meilleure prise en charge. Cependant, tous ces efforts restent hypothéqués par le retard de l’ouverture du centre. Selon le président de l’association la Kasbah à qui a été confiée la gestion du centre, ce sont les réaménagements inhérents à l’étanchéité, à la plomberie et à l’électricité qui n’ont pas permis l’ouverture plutôt de cette structure. Tout sera rentré dans l’ordre au plus tard dans une vingtaine de jours et le centre sera opérationnel.

Problèmes multiples

Les questions de la communication et l’accès à l’information continuent de poser de multiples problèmes et ne permettent guère un travail efficace en mesure d’informer objectivement les habitants sur certains projets. En dépit de nombreuses démarches auprès de plusieurs services aucune information ne nous a été fournie sur le retard de l’ouverture du centre d’accueil des enfants en situation difficile. C’est grâce à la complaisance du président de l’association la kasbah, connu pour son sérieux que nous avons pu mener à terme notre mission et informer utilement nos lecteurs et habitants.
Repères
  • Multiplier les centres sociaux.
  • Veiller à la maintenance et à la gestion de ces centres.
  • Assister les enfants et rester à l’écoute de leurs doléances.
  • Songer à leur insertion sociale.

samedi 26 février 2011

Maroc : Des organisations locales s'activent au service de la jeunesse et de l'enfance


Par Le Matin, 24/2/2011

L'association Bayti a organisé une journée de visite au sein du centre socio éducatif et culturel de Sidi Maârouf. Et ce, afin de présenter son partenariat avec l'entreprise Dell, baptisé «un partenariat durable pour la jeunesse et l'enfance». «Ce partenariat porte sur le financement, par l'entreprise, de diverses activités dédiées aux jeunes, des équipements et outils en système informatique pour le Centre. Ainsi, que l'organisation d'ateliers en informatique et d'autres activités artistiques», précise Jawad Chouaîb, un membre du bureau de Bayti. 
Et d'ajouter : « Ainsi, dans le cadre de l'INDH, Bayti en partenariat avec l'association l'Heure Joyeuse a choisi d'implanter ce centre socio-éducatif et culturel afin de répondre aux besoins de la jeunesse. De même, depuis 2009, Dell a lancé un programme Dell Youth Connect 2010, en partenariat avec Bayti, lequel est composé de deux phases et concerne deux quartiers périphériques de la ville blanche : Sidi Maârouf et Sidi Bernoussi».
Concernant, la première phase, qui s'est déroulée entre janvier et décembre 2010, ce programme vise les enfants et jeunes issus de familles modestes, les enfants en rupture scolaire, diplômés au chômage, les organisations locales qui s'activent en éducation et socio-culturel à Ain Chock et Sidi Maârouf et enfin les bénéficiaires de Bayti et de l'Heure Joyeuse. «L'objectif de ce programme est le renforcement des compétences des jeunes à Sidi Maârouf, grâce à des cours de langue, d'informatique et de soutien scolaire dont des enfants et des jeunes ont bénéficié des cours de mathématique et sciences et ainsi que des cours d'initiation en informatique», ajoute-t-il. Selon ses propos, la deuxième phase de ce programme vise à consolider les réalisations de l'année précédente et à développer les activités du Centre socio-éducatif et culturel de Sidi Maârouf ainsi que celles du centre d'accueil de Bayti à Sidi Bernoussi. «Nous allons poursuivre nos activités par l'initiation d'autres cours de langue en italien et allemand, et développer les cours de langues française, espagnole et anglaise et aussi donner des cours de maintenance en informatique et bureautique pour des jeunes de 18 à 25 ans.
En plus, le volet qui concerne Sidi Bernoussi vise à améliorer la réinsertion d'enfants en situation difficile à travers de nombreuses activités éducatives, en leur offrant l'opportunité d'être en interaction avec d'autres jeunes et ainsi mettre un terme à leur exclusion. Ce programme est implanté dans un refuge de notre association dont la capacité d'accueil est de 50 enfants».
Pour sa part, Othman Serraj, directeur général Dell Maroc, souligne que ce partenariat rentre dans le cadre de Dell Youth Connect, un programme mondial conçu pour soutenir l'Education et améliorer l'insertion sociale grâce aux Technologies de l'Information des jeunes défavorisés. «Ce sont plus de 300.000 jeunes qui bénéficient de ce programme dans le monde. «Au Maroc, ce sont trois organisations qui sont soutenues dans le cadre de ce programme : Bayti, SOS Villages et l'Unicef Maroc. Ainsi, 4,8 millions de DH en matériel et services Dell ont été dédiés à ce programme en 2010», soutient-il.
Un tour d'horizon effectué au sein des salles de ce centre, montre que des bénévoles, salariés à Dell, tiennent des séances et organisent des ateliers pour les enfants: magie, informatique, art… Des enfants rencontrés en rupture de scolarité ou n'ayant jamais été scolarisés disent qu'ils sont contents d'être ici.

Le quotidien des enfants de la rue en scène
Une pièce de théâtre a été jouée par les enfants de l'association. Housni, Ayoub, Rabiâa et les autres ont enchanté le public présent par la subtilité et la profondeur de leurs rôles qui témoignent, désormais, du quotidien précaire et incertain des enfants de la rue. Ces victimes de parents démissionnaires sont livrées à elles-mêmes. Dans cette pièce les deux rôles principaux se convertissent en adultes révoltés et jeunes victimes de toutes sortes d'abus. Ces jeunes sont livrés à leur sort et objets de vives inquiétudes. Les enfants de la rue vivent une grande détresse dans la misère. Le froid, l'humiliation et les agressions sont le lot quotidien des sans-abris.

vendredi 11 septembre 2009

Des cartables pour les écoliers de Khouribga

Soumis par toma 13/9/2009
Près de 62.701 élèves appartenant aux différents établissements scolaires de la province de Khouribga, ont bénéficié de l'initiative royale "Un million de cartables", au titre de l'année scolaire 2009-2010.

Cette opération, d'une enveloppe de 6.360.548 DH dont 300.000 DH financés par l'Initiative nationale pour le développement humain, a profité à 60.660 élèves de 122 écoles primaires, selon la coordination provinciales de cette initiative à Khouribga.
Quelque 62 établissements scolaires ont bénéficié de 34.627 unités alors que 9.082 élèves de la première année du primaire devront bénéficier de cartables garnis de fournitures scolaires.
Cette opération profitera également à 2.141 élèves (Première année) de 18 collèges des différentes communes rurales de la province de Khouribga.
Par ailleurs, l'Office Chérfien du Phosphate (OCP) participera à cette opération avec une enveloppe de 400.000 DH pour faire bénéficier les élèves des établissements scolaires des communes de Beni Smir, Lamfasis, Bir Ouled Azouz et Hatan (où se situent les chantiers miniers de l'OCP) de cartables et leurs fournitures scolaires.
L'initiative royale un million de cartables est destinée à lutter contre le phénomène de l'abandon et de la déperdition scolaires et d'accélérer la réalisation des objectifs de généralisation de l'enseignement, de consécration du principe de l'égalité des chances, d'amélioration de la qualité de l'enseignement et de soutien aux familles démunies.