Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est Prison Noire. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Prison Noire. Afficher tous les articles

dimanche 1 février 2015

L'ALGÉRIE PROPOSE DE BOYCOTTER LE FORUM DE CRANS MONTANA DE DAKHLA



L'autre forfaiture de Mohammed VI

Par 31/1/2015
 
L'initiative algérienne est signée dans le sillage de la découverte de trois nouvelles fosses communes, dans la région de Smara près d'Amgala, d'où ont été exhumés six nouveaux corps de Sahraouis disparus.
La communauté internationale fermera-t-elle les yeux sur ce crime? Alors que l'Union européenne, par la voix de sa Haute représentante pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, considère le Sahara occidental comme un territoire non-autonome et le Royaume du Maroc sa puissance administrante de facto, la ville de Dakhla occupée est désignée pour accueillir le mois de mars prochain la prochaine session du Forum de Crans Montana. Soit un mois avant que le Conseil de sécurité n'adopte une nouvelle résolution pour prolonger la mission de la Minurso, Mission des Nations unies pour l'organisation d'un referendum au Sahara occidental.
Une occasion pour le Maroc de se refaire une virginité et cautionner la répression qui s'abat sur la population sahraouie spoliée de ses terres.
«Le Royaume du Maroc, qui n'a pas de souveraineté sur les zones occupées de la République sahraouie, et encore l'administration du territoire, recourt à ces pratiques illégales et contraires à l'éthique, avec la coopération malheureuse de certaines parties, comme le chef du Forum de Crans Montana, dans le cadre d'une politique systématique de mystification de l'opinion publique internationale et de propagande à ses thèses coloniales», a vigoureusement protesté le Gouvernement sahraoui qui souligne indigné: «Dans une position étrange et injustifiée, le président de Crans Montana a déclaré en octobre dernier que le Forum tiendra sa session annuelle de 2015 à Dakhla, ville de la Rasd occupée illégalement par les forces militaires marocaines depuis 1975».
L'Algérie s'indigne et propose de boycotter ce «rendez-vous fantoche» à partir d'Addis-Abeba (Ethiopie) où se tient la 24ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d'Etat et de Gouvernement de l'Union africaine (UA). «Au cours du rapport de la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples et à l'initiative de l'Algérie, il a été proposé lors du Conseil exécutif de l'UA, l'adoption d'une déclaration qui condamne la tenue du Forum de Cran-Montana (mars 2015) dans la ville occupée de Dakhla», indique le Conseil exécutif de l'Union africaine.
L'initiative algérienne est signée dans le sillage de la découverte de trois nouvelles fosses communes, dans la région de Smara près d'Amgala, d'où ont été exhumés six nouveaux corps de Sahraouis disparus.
«La découverte a été réalisée en novembre 2014 par des experts scientifiques espagnols, de renommée internationale, qui ont exhumé les restes de six citoyens sahraouis découverts dans trois fosses communes à Fadret Leguiaa, région de Smara près d'Amgala» a indiqué le 28 janvier 2015 le président de l'Association des familles des prisonniers et disparus sahraouis, Abdesslam Omar. «Plus de 400 Sahraouis sont actuellement recensés comme victimes de disparitions forcées... de nombreux autres sont portés disparus suite aux bombardements de l'aviation marocaine à Oum Dreiga, Guelta ou Tifariti en 1976.» a précisé le responsable de l'Afapredesa.
En 2013 les restes de 60 personnes avaient été déterrés d'une seule fosse commune.
L'identification d'une dizaine d'entre eux a permis d'établir que c'étaient des civils froidement abattus par les forces d'occupation marocaines. Ils ont ressurgi d'outre-tombe pour montrer à la face du monde le visage inhumain du pouvoir marocain. Son passé le rattrape.
La torture et les exécutions sommaires sont une caractéristique qui a longtemps collé à l'image du trône marocain. A Tazmamart, 35 prisonniers décédèrent dans des conditions inhumaines (sans lumière, sous-alimentés, torturés, en proie à la chaleur et au froid, sans le moindre soin et sans aucun contact avec l'extérieur) dans ce bagne, qui hante la mémoire du peuple marocain, construit entre 1972 et 1973 sur ordre du défunt roi Hassan II, après le coup d'État avorté de Skhirat pour mater toute opposition au trône.

Aujourd'hui il y a la «Carcel Negra» (prison noire) et les fosses communes «clandestines» dans les territoires du Sahara occidental qui témoignent que rien n'a changé.
Des voix libres du peuple du Sahara occidental qui ressurgissent de l'au-delà pour dire que le combat continue.

Partager sur : Post on FacebookFacebook Add to your del.icio.usdel.icio.usDigg this storyDigg StumbleUponStumbleUpon TwitterTwitter 


--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 
 
 Le ministre sahraoui des Affaires étrangères, Mohamed Salem Ould Salek, hier lors d’une conférence de presse à l’ambassade
Le ministre sahraoui des Affaires étrangères, Mohamed Salem Ould Salek, hier lors d’une conférence de presse à l’ambassade

 Mohamed Salem Ouald Salek, chef de la diplomatie sahraouie : «Crans Montana à Dakhla est une violation du droit international»

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte
Par Hacen Ouali, El Watan, 4/2/2015

La tenue du Forum de Crans Montana à Dakhla, ville sahraouie occupée, est une violation du droit international», a accusé le chef de la diplomatie de la RASD, Mohamed Salem Ould Salek, hier à Alger lors d’une conférence de presse.
En invitant le Forum économique à tenir sa prochaine session — 12, 13 et 14 mars prochain — dans la ville de Dakhla, le Maroc «cherche à légitimer son occupation. Une autre manœuvre pour imposer le fait accompli colonial», a encore dénoncé le chef de la diplomatie sahraouie.

Le Maroc cherche à légitimer la colonisation
«Le Maroc est libre d’organiser ce forum à Rabat ou à Casablanca, mais pas à Dakhla, nous n’accepterons jamais cela», a fait savoir M. Ould Salek.Le ministre sahraoui s’est réjoui, par ailleurs, de la position de l’Union africaine qui appelle au boycott de ce forum.
Pour rappel, l’Union africaine a convié lors de son sommet, tenu la semaine en cours, les États membres à ne pas participer au forum.

«Nous, chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine lançons un appel aux États membres de l’UA, à la société civile et à toutes les organisations pour qu’ils ne participent pas à ce forum prévu dans la ville occupée de Dakhla», a fait savoir l’organisation africaine.
L’Union africaine a, par la même occasion, saisi officiellement l’organisateur suisse l’invitant à «annuler cette manifestation qui viole le droit international et qui peut provoquer des affrontements entre les deux parties en conflit avec le risque d’impacter négativement les efforts de la paix menés par l’ONU et l’Union africaine».
Les pays africains amis de la République sahraoui démocratique se sont engagés à organiser plusieurs manifestations dans les territoires sahraouis libérés pour contrecarrer l’initiative marocaine. Le ministre sahraoui qui est revenu justement du sommet de l’UA, a profité de son passage à Alger pour déclarer qu’il «est temps que la communauté internationale applique la légalité internationale et fasse appliquer les résolutions de l’ONU concernant le conflit sahraoui», a interpellé le responsable de la RASD.
Il a également insisté sur l’urgence de la tenue d’un référendum d’autodétermination. «Le peuple et le gouvernement sahraouis  attendaient de l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara  occidental, Christopher Ross, et du Conseil de sécurité d’accélérer l’organisation d’un référendum d’autodétermination au Sahara occidental en toute transparence, liberté et démocratie et en fixant une échéance pour la tenue du référendum d’autodétermination», a indiqué Ould Salek.
Et c’est en ce sens que Mohamed Salem Ould Salek a rappelé la responsabilité historique et administrative de l’Espagne, mais également celle de la France en tant que «grand pays» qui pèse sur le dossier sahraoui.
«La France est appelée, en tant que grand pays, à jouer un rôle positif et constructif allant dans le règlement du conflit sahraoui. S’aligner sur la politique d’agression marocaine est contraire aux intérêts stratégiques du Maghreb et aussi à ceux de la France», a reproché le dirigeant sahraoui.
Le statu quo dans lequel est maintenu le dossier sahraoui depuis au moins le cessez-le-feu en 1991 «a atteint ses limites», a tancé Ould Salek. Dernière colonie d’Afrique, le Sahara occidental est sous occupation marocaine depuis 1975.
Le Front Polisario, qui a libéré le pays de l’occupant espagnol, a continué la lutte armée pour l’indépendance jusqu’à ce que le Maroc de Hassan II soit contraint à accepter un cessez-le-feu qui devait conduire à un référendum d’autodétermination.
Une promesse vite remise en cause par la partie marocaine qui, depuis, s’oppose à toute solution juste et durable.

 
Sur le même sujet
Ancien militant de la cause nationale : Sid Ahmed Hassam n’est plus
Repère : L’impartialité selon Crans Montana

lundi 15 avril 2013

Un prisonnier politique sahraoui privé de visite familiale à la prison d'El Aaiun occupée

El Aaiun (territoires occupés du Sahara occidental), 14 avr 2013 (SPS) L’administration pénitentiaire a empêché mercredi dernier le prisonnier politique sahraoui, Hassanna ElOuali de recevoir sa famille dans le cadre des visites familiales aux prisonniers politiques, a-t-on indique de source judiciaire sahraouie sur place.
 
La famille du prisonnier politique sahraoui avait adressé le même jour une demande de visite aux autorités concernées, avant d’être surprise après deux heures d’attente, que la demande a été rejetée par le directeur de la dite prison, selon la même source, citant des déclarations de sa famille.
Cette décision peut être une réaction des autorités marocaine contre le témoignage du prisonnier politique sahraoui devant le rapporteur de l’ONU sur la torture, Juan Mendez durant sa vite de la Carcel négra en 2012, selon la même source.
Le prisonnier politique sahraoui, Hassanna ElOuali purge une peine de prison de 3 ans ferme à la carcel negra d’El Aaiun occupée, rappelle-t-on. (SPS)

La Prison Noire (carcel negra)

mardi 18 septembre 2012

Le Maroc sous surveillance internationale

Par Attac Maroc, 18/9/2012


Le séjour du rapporteur spécial de l’ONU sur la torture, qui se poursuivra jusqu’au 22 septembre, est l’occasion idoine pour toutes les associations et les victimes de tortures de présenter directement leurs doléances à l’Argentin, Juan Mendez. Une petite revanche pour elles sur un État dont les représentants ne cesse de clamer que le recours à la torture est bien révolu.


Les droits de l’Homme au Maroc sont sous haute surveillance internationale. C’est le grand oral devant les Nations Unies. La torture est au cœur de cet examen. Les preuves de sa pratique sont de plus en plus évidentes. Le royaume est dans une situation très délicate. L’image du pays, qui entend se positionner comme un modèle dans la région du Maghreb en matière de respects des droits de l’Homme selon les standards internationaux, se trouve ainsi écornée.
Dans une tribune parue au quotidien Akhbar Al Yaoum, Me Abderrahim Jamai, président de l’Observatoire des prisons et également membre de la Haute instance de la réforme de la justice, explique que « l’enquête menée au Maroc par une instance internationale officielle a une autre portée, celle d’établir que l’Etat a failli dans la protection de ses citoyens et a échoué à leur garantir une existence humaine et leur assurer leurs droits, malgré la loi et la constitution ».
Pour cet ancien bâtonnier, « il n’est désormais plus possible ni admissible de la part de l’Etat ou de ce que l’on appelle la commission interministérielle ou encore le Haut-délégué à l’Administration pénitentiaire ou encore les ministères de la Justice et de l’Intérieur, etc, etc… de démentir des faits réels et d’en contester l’évidence ». Son appel sera-t-il entendu par le gouvernement ? A en juger par la réaction peu avenante, en date du 13 septembre, du ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi sur le rapport d’un collectif de 18 ONG, la réponse tend, plutôt, vers le non. Une position qui est loin d’être sur la même longueur d’onde que celle de son collègue à la Justice. Prudent, Mustapha Ramid déclarait en mai dernier au parlement que le gouvernement « ne tolérera pas la torture et les autres formes de mauvais traitement dans les locaux de la police ».

Le CDH de l’ONU n’a pas la crédibilité d'Amnesty ou de HRW
Si les associations des droits de l’Homme ont anticipé la venue de Juan Mendez par l’élaboration de rapports sur la pratique de la torture, l’Etat n’est pas resté les bras croisés. La semaine dernière, le très officiel CNDH du tandem El Yazami-Sebbar a présenté un rapport accablant sur la situation des asiles et des hôpitaux psychiatriques au Maroc. Une première. Mais aussi un moyen de prendre une longueur d’avance sur les observations de Juan Mendez. Et c’est n’est pas une simple coïncidence si la mission de l’inspection du CNDH a concerné uniquement les centres hospitaliers psychiatriques de Arrazi à Salé et celui de Berrechid, deux établissements qui figurent sur l’agenda du rapporteur spécial de l’ONU.
En dépit de ce grand intérêt que suscite la visite de Juan Mendez, notamment chez les ONG, il est peu probable que les résultats en soient à sa hauteur. Il est utile de rappeler que Mendez est au Maroc sur une invitation du gouvernement Benkirane, lequel espère récupérer le siège vacant de la Libye au Conseil des droits de l’Homme. Le CDH, créé en 2006, est une instance relevant de l’ONU et qui souffre d’un manque de crédibilité par rapport à Amnesty international ou Human Rights Watch à cause justement de sa complaisance avec les Etats peu respectueux au respect des droits de l’Homme, comme Cuba, Iran ou la Libye de Kadhafi. En comparaison avec ces trois régimes, le Maroc peut se targuer d’être un « modèle ».
Lu sur http://www.yabiladi.com/articles/details/12942/torture-maroc-sous-surveillance-internationale.htmlhttp://www.yabiladi.com/articles/details/12942/torture-maroc-sous-surveillance-internationale.html
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
 Le Rapporteur spécial de l’ONU sur la torture visite les prisonniers politiques sahraouis à El Aaiun occupée
Prison noire d'El Aaiun
El Aaiun (territoires occupés du Sahara occidental), 18 sept 2012 (SPS) Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture, Juan Mendez et la délégation qui l’accompagne ont visité la triste prison noire (carcel negra) d’El Aaiun sous de strictes mesures de sécurité, a-t-on appris de source judiciaire sahraouie sur place.
 La délégation a visité le groupe des prisonniers politiques sahraouis de la ville de Dakhla occupée qui l’ont exprimé leurs revendications pour l’autodétermination du peuple sahraoui et les dures conditions et les mauvais traitements auxquels ils sont soumis, en violation des droits et des conventions internationales.
 M. Mendez a également rencontré le membre du comité contre la torture, président des victimes des mines de Dakhla, Hassana Elouali, qui l’a informé sur le déroulement des procès iniques, les mauvais traitements dont sont victimes les prisonniers politiques sahraouis.
"Nous avons subis la torture physique et psychologique, le viol, la persécution et l'humiliation", a expliqué le militant sahraoui des droits humains.
Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture a aussi rencontré des mineurs sahraouis qui ont été victimes de viol à l'intérieur des cellules de la prison noire, a ajouté la même source. Le Maroc sous surveillance internationale

vendredi 7 septembre 2012

Le Maroc appelé à libérer les détenus sahraouis

 (militants des droits de l’homme)
 (APS) 5/9/2012
PARIS - Des militants français des droits de l’homme ont appelé le roi du Maroc à intervenir pour la libération des 22 prisonniers d’opinion sahraouis détenus "arbitrairement" dans une prison à Salé, depuis plus d’un an et demi.
Dans un "appel urgent", ces militants, structurés dans Action chrétienne pour l’abolition de la torture (ACAT-France), rappellent que ces détenus politiques, arrêtés suite au démantèlement du camp de Gdeim Izik (près d’El-Ayoun occupée), le 8 novembre 2010, sont poursuivis devant le tribunal militaire de Rabat, en dépit de leur qualité de civils.
Dans leur dernier courrier bimensuel, dont l’APS a reçu une copie, ils citent un des avocats des détenus, Me Bu Khaled, selon qui le droit marocain ne leur offre aucune possibilité de recours pour contester la suspension du procès qui devait se tenir en janvier dernier, et le maintien en détention. "Au vu de sa durée et de l’absence de recours effectif, la détention des 22 militants sahraouis peut être qualifiée d’arbitraire", a-t-il affirmé.
D’après les témoignages des accusés recueillis par leurs avocats, "au moins treize d’entre eux ont été torturés, après leur arrestation, à la brigade de Gendarmerie d’El-Ayoun, au Sahara occidental, avant leur transfert à la prison de Salé".
Le maintien en prison pendant une période indéterminée et sans jugement de ces détenus intervient, selon l’ACAT-France, en "violation" du Pacte international relatif aux droits civils et politiques qui prévoit que tout individu arrêté ou détenu du chef d’une infraction pénale sera traduit dans le plus court délai devant un juge ou une autre autorité habilitée par la loi à exercer des fonctions judiciaires, et devra être jugé dans un délai raisonnable ou libéré.
"De la même façon, le refus du tribunal marocain d’examiner la demande de libération provisoire des 22 accusés constitue une violation du même article 9 qui prévoit que quiconque se trouve privé de sa liberté par arrestation ou détention a le droit d’introduire un recours devant un tribunal afin que celui-ci statue sans délai sur la légalité de sa détention et ordonne sa libération si la détention est illégale", poursuit l’Association, membre de la Fédération internationale de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (FIACAT) ayant un statut consultatif auprès de l’Onu.
Tout en rappelant que le Maroc a ratifié le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) et la Convention contre la torture, elle demande au roi du Maroc d’ordonner la "libération immédiate" des 22 détenus "si leur arrestation n’est motivée que par l’expression de leur engagement politique ou, dans le cas contraire, les placer en liberté provisoire".
Les militants de l’ACAT appellent également le souverain marocain à dessaisir la juridiction militaire au profit de la juridiction civile, comme "l’exige leur qualité de civils" et à diligenter une enquête sur les allégations de torture et de mauvais traitements qui leur auraient été infligés.

jeudi 30 août 2012

Sahara Occidental : Prison Noire, la prison des traitements inhumains

 

Puni en prison pour avoir protesté contre des mauvais traitements

Par l'ASVDH, 29/08/2012 

Les autorités pénitentiaires de la prison Noire – El Aaiun – ont puni le détenu politique sahraoui Ghali Bouhala de cinq jours d’isolement parce qu’il protestait contre les mauvais traitements subis par lui et ses codétenus.
La famille de M. Bouhala a manifesté lundi 27 août au soir devant les portes de la prison contre l’interdiction de rendre visite à leur fils.
Ghali Bouhala a été arrêté le 30 juillet 2011 après une manifestation pacifique à El Aaiun  revendicant le respect du droit à l’autodétermination du peuple Sahraoui, et condamné à 1an et demi de prison ferme selon les chefs d’accusation : constitution d’un gang criminel, destruction de biens publics, possession d’arme blanche.

Transfert à l’hôpital de deux militants en grève de la faim

Par l'ASVDH, 29/08/2012 

Deux prisonniers politiques sahraouis en grève de la faim dans la prison Noire de El Aaiun, ont été transportés à l’hôpital de la ville vendredi 25 août 2012 en mauvais état de santé. L’ASVDH a rencontré M. Oulad Chaikh Mahjoub et son collègue Dalbouh Barikallah à l’hôpital où ils ont été menottés et encerclés par de nombreux policiers.
M Mahjoub témoigne que son état de santé s’est dégradé en raison de la grève de la faim et de la promiscuité dans laquelle les prisonniers vivent au quotidien dans cette prison.
La Prison Noire

Oulad Chaikh Mahjoub et Dalbouh Barikallah, originaires de Dakhla, ont été arrêtés le 29 septembre 2011, après l’agression des Sahraouis par les colons marocains après un match de foot, et condamnés le 18 avril 2012 à 3 ans de prison ferme pour constitution d’un gang criminel,

destruction de biens publics, possession d’arme blanche, violence contre fonctionnaire du secteur public.

VDH | عن المنظمه