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vendredi 12 février 2016

La République sahraouie réitère sa disponibilité de renforcer sa coopération avec les pays de la région pour faire face à toutes les menaces

Chahid El Hafed, 8/2/2016 (SPS)

 La République arabe démocratique (RASD) et le Front Polisario ont réitéré la disponibilité de renforcer leur coopération et coordination avec les pays de la région pour affronter  toutes les menaces,  afin de faire valoir la légitimité internationale et rétablir la paix et la stabilité dans le monde, conformément à leurs engagements internationaux et dans le cadre de l'Union africaine, dont la RASD est membre à part entière.

Dans un communiqué sanctionnant une réunion tenue dimanche sous la présidence du Président de la République, Mohamed Abdelaziz, le bureau permanent du Front Polisario a condamné le rôle fondamental et dangereux du royaume du Maroc, étant  le plus grand exportateur de la drogue et du terrorisme dans le monde, notamment la promotion des gangs du crime organisé et les groupes terroristes à travers l’inondation de la région par la drogue.

Le bureau a salué la position exprimé par l'Union africaine dans son dernier sommet à Addis-Abeba qui a condamné les obstacles dressés par le Maroc devant les efforts internationaux visant à la décolonisation de la dernière colonie dans le continent et aux efforts du SG des Nations Unies et son Envoyé personnel pour une solution juste et durable au conflit du Sahara occidental.

Il a également enregistré avec satisfaction la position de l’UA qui a appelé l'Assemblée générale de l’ONU d'organiser un référendum d'autodétermination du peuple sahraoui, dans le plus bref délai et d’assurer l'intégrité et l'unité territoriale du Sahara occidental, ainsi que de protéger les droits de l'homme et d'arrêter le pillage des ressources naturelles de ce territoire non autonome, sujet d’un processus de décolonisation inachevé.

À cet égard, le bureau a salué l’appel de l'Union africaine à tous ses membres, organismes et institutions africaines et internationales à boycotter la prochaine session du Forum de Crans Montana, prévue dans la ville occupée de Dakhla, qui constitue une violation du droit international.

Le communiqué a souligné que l’UA a rappelé qu’aucun pays du monde ne reconnaît la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental.(SPS)


093/090/TRD 08 05 50 FEV 016 SPS

samedi 21 mars 2015

Ban Ki-moon à Mohammed VI : «Dakhla n’est pas marocaine et Douste-Blazy ne me représente pas»



 Karim Bouali, Algérie Patriotique,



Philippe Douste-Blazy au forum organisé dans la ville sahraouie occupée de Dakhla. D. R.Philippe Douste-Blazy au forum organisé dans la ville sahraouie occupée de Dakhla. D. R.
Dans une note officielle adressée aux correspondants de presse, ce samedi, le secrétaire général de l’ONU affirme, dans une mise au point claire, que la participation de l’ancien ministre français des Affaires étrangères au Forum de Crans-Montana dans la ville occupée de Dakhla n’engageait que sa personne : «Nous avons noté que des articles de presse avaient rapporté que l'ONU participait au Forum de Crans-Montana qui se tient actuellement à Dakhla, une ville dans la partie du Sahara Occidental sous contrôle marocain», souligne le communiqué des Nations unies qui explique que «le secrétaire général (de l’ONU, ndlr) a été invité à ce forum mais a informé son président qu'il ne pouvait pas y assister». 
L’Organisation des Nations unies précise, en outre, qu’elle «n'a pas délégué M. Philippe Douste-Blazy ou quelqu'un d'autre» pour représenter Ban Ki-moon ou l’ONU : «M. Douste-Blazy, qui sert de conseiller spécial du secrétaire général sur les financements innovants, participe exclusivement à titre privé», indique le communiqué des Nations unies qui relève la fourberie du régime marocain qui décrit la ville de Dakhla dans la documentation du Forum de Crans-Montana comme étant une ville marocaine. L’ONU rappelle, en guise de blâme, que «le statut définitif du Sahara Occidental fait l'objet d'un processus de négociation mené sous les auspices du secrétaire général, conformément aux résolutions pertinentes des Nations unies». Madrid avait également réagi pour préciser que l’ancien Premier ministre José Luis Zapatero, présent au Forum de Crans-Montana à Dakhla, ne représentait aucunement le gouvernement espagnol. Le ministre espagnol des Affaires étrangères avait rappelé, dans ce contexte, que l'Espagne plaidait pour une solution juste, durable et mutuellement acceptable du conflit, prévoyant l'autodétermination du peuple sahraoui. Outre Zapatero, côté français, des personnalités politiques ont pris part au rendez-vous surtout pour la célébration de la réconciliation entre Rabat et Paris. Parmi ces personnalités, citons Dominique de Villepin, Jean-Louis Borloo, Eric Besson ou Michèle Alliot-Marie qui est en pointe dans les discussions entre les deux pays. Mais aucune d’entre elles n’occupe une fonction officielle. Pour rappel,Algérie patriotique avait rapporté dans un précédent article que des élus suisses avaient fait part de leur ferme volonté de recourir à la justice helvétique pour retirer l’appellation «Crans-Montana» au forum que préside Jean-Paul Carteron, ex-ambassadeur français proche du Makhzen et avocat d’anciens dictateurs.
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jeudi 19 mars 2015

Le makhzen perd la bataille de Dakhla

 

Le forum de Forum de Crans Montana qui se tient depuis le 12 mars à Dakhla, ville du Sahara Occidental occupé, s’avère être un cuisant échec pour le Maroc. Boycotté par la communauté internationale, « l’évènement » n’a attiré que quelques sociétés attirées par des contrats.Le Maroc a fait chou blanc avec cette nouvelle opération diplomatique.

La participation au Forum   de Crans Montana s’est finalement réduite à sa plus simple expression. Après avoir échoué à convaincre la communauté internationale de la justesse de sa démarche, le Maroc s’est rabattu sur des compagnies et des entreprises sans grande envergure.
Pour s’assurer de leur présence, le Maroc leur a fait miroiter des affaires juteuses qui peuvent être conclues au Sahara Occidental occupé. En effet, ni les grands pays d’Europe, ni d’Afrique ni encore moins d’Asie n’ont fait le déplacement à Dakhla.
La représentativité de ces pays est nulle aussi bien au niveau économique qu’institutionnel. Les organismes internationaux de l’envergure de l’ONU, de l’UE, de l’UNESCO, de la FAO et de la CDAO ont également boudé le forum organisé dans une logique de déni de fait colonial et de la spoliation systématique, par le Maroc, des ressources naturelles du Sahara Occidental.
M.B
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Le Maroc claironne qu'il l'a gagné !

http://www.medias24.com/tr153640Zapatero-a-Dakhla-une-victoire-politique-pour-le-Maroc.html

mardi 17 mars 2015

Crans Montana : Ban Ki-moon recadre le Maroc, il n'a délégué personne pour le représenter


Ban Kimoon a démenti avoir été représenté au Forum de Crans-Montana à Dakhla

Par MT,  liberté Algérie, 17/3/2015

 Dans une note adressée aux correspondants de presse, l'ONU a pris le soin de préciser que son secrétaire général “a été invité à ce forum, mais a informé son président qu'il ne pouvait pas y assister”. La même source a ajouté que Ban Ki-moon “n'a pas délégué M. Philippe Douste-Blazy ou quelqu'un d'autre pour le représenter, lui ou les Nations unies”.

DR
Aussi, l’ONU a mis l’accent sur le fait que Philippe Douste-Blazy, qui occupe le poste de conseiller spécial du secrétaire général sur les financements innovants, participe au forum “exclusivement à titre privé”. La note de presse des Nations unies rappelle également : “Alors que Dakhla est décrite dans les matériaux du forum comme étant une ville du Maroc, le statut définitif du Sahara occidental fait l'objet d'un processus de négociations mené sous les auspices du secrétaire général, conformément aux résolutions pertinentes des Nations unies.” Cette précision de l’ONU prend toute son importance à l’approche de la réunion du Conseil de sécurité, prévue à la fin du mois, pour statuer sur le mandat de la Minurso, quant à son renouvellement et également l’introduction de mécanismes de contrôle des droits de l’homme au Sahara occidental.
Par ailleurs, le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel, a interpellé samedi soir le Conseil de sécurité des Nations unies pour qu’il assume ses responsabilités quant à la nécessité de parachever le processus de décolonisation du Sahara occidental. “Le Conseil de sécurité doit prendre ses responsabilités quant au parachèvement du processus de décolonisation du Sahara occidental”, a indiqué M. Messahel, qui était l'invité de l'émission “Sur le fil” de la chaîne Canal Algérie de la Télévision nationale. Il a notamment rappelé que l'autodétermination est l'un des “principes fondamentaux et clés” de la charte des Nations unies consacrant le choix des peuples de disposer d'eux-mêmes. Le numéro deux du MAE a précisé que “la responsabilité est sur le Conseil de sécurité, et c'est à ses membres de faire aboutir le processus tel qu'il est défini et décrit par les Nations unies”, ajoutant qu'“il reste à ce dernier lors de sa prochaine réunion à mettre les mécanismes et les moyens pour faire en sorte que ce processus puisse aboutir”. Il a appelé à ce propos le Conseil de sécurité à “faire pression sur les uns et les autres pour faire aboutir le processus qui était engagé, à savoir l'organisation d'un référendum d'autodétermination du peuple sahraoui”.
Dans ses différentes résolutions, l'ONU a toujours appelé les deux parties au conflit (le Maroc et le Front Polisario) à continuer à œuvrer sous son égide, à travers des négociations directes et sans préalable, à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable, garantissant le droit du peuple du Sahara occidental à l'autodétermination

vendredi 13 mars 2015

Algérie: Lamamra qualifie les attaques marocaines d'«irresponsables et inadmissibles»

 
Dans une déclaration faite lors de la conférence de presse conjointe avec son homologue de la république de Colombie, en visite en Algérie, le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a réagi aux attaques successives de l'agence marocaine de presse qui accuse l'Algérie de s'être «inscrite de nouveau en porte-à-faux», en les qualifiant d'«irresponsables et inadmissibles».
Foncièrement attaché à l'usage d'une diplomatie responsable, le ministre a appelé les voisins du royaume chérifien à la retenue, tout en exprimant son souhait que ça soit la dernière charge du genre.
M. Lamamra indiquera que l'attaque de l'agence de presse marocaine intervient suite au discours du chef de l'État, Abdelaziz Bouteflika, lu par le ministre de la Justice, Tayeb Louh, à Abuja (Nigeria), en sa qualité de représentant du Président, lors de la Conférence africaine de solidarité avec le peuple sahraoui, et dans lequel M. Bouteflika a exprimé son souhait de la mise en place d'un mécanisme qui permettra la défense et la protection des droits de l'Homme du peuple sahraoui. D'autre part, le Président a affirmé que la seule issue au conflit sahraoui sera l'organisation d'un référendum sous l'égide de l'ONU, dans le cadre de la mission de la Minurso pour un referendum sur l'autodétermination.
Par ailleurs, cette réaction de la part de l'agence marocaine s'explique aussi par la réaffirmation du président Bouteflika du soutien de l'Algérie à la cause sahraouie, et aux efforts du Secrétaire général de l'ONU ainsi que de son envoyé personnel, Christopher Ross, dans la recherche d'une solution, conformément à la Résolution 1 514 de l'AG de l'Organisation des nations unies. Le chef de l'État a également rappelé que l'ONU et son Conseil de sécurité «sont, au quotidien, interpellés par les souffrances qu'endure le peuple du Sahara occidental depuis près de 40 années», citant «les violations massives et systématiques des droits de l'Homme», commises à l'intérieur des territoires occupés.
Rappelons que cette attaque contre l'Algérie n'est pas la première du genre. Mais cette dernière intervient dans un contexte défavorable pour le Maroc, qui voit les soutiens en faveur de la cause sahraouie se multiplier, des capitales européennes et africaines ayant exprimé leur soutien au plan de Christopher Ross pour l'organisation d'un referendum pour l'autodétermination du peuple sahraoui. Rabat se voyant perdre du terrain, cherche coûte que coûte à reprendre l'avantage, et l'Algérie est sa cible favorite pour détourner et complexifier le problème de la question sahraouie. Le dernier revers essuyé par Rabat est venu avec le forum de Crans Montana que le Palais entendait organiser dans la ville sahraouie de Dakhla, et qui a été boycotté par l'Union africaine, l'Union européenne et de nombreux pays, ONG et organisations internationales. Cet échec est resté en travers de la gorge du Makhzen qui ne pouvait que chercher une victime expiatoire : l'Algérie.

LE FORUM DE CRANS MONTANA SE TIENT À PARTIR D'AUJOURD'HUI À DAKHLA


Mohammed VI défie la communauté internationale

Par
Le souverain marocain
Le souverain marocain

Ce rendez-vous est organisé en territoire sahraoui occupé alors que toutes les résolutions votées par le Conseil de sécurité de l'ONU garantissent au peuple sahraoui le droit à l'autodétermination.
 C'est tout le paradoxe de ces grandes puissances occidentales (États-Unis, France, Grande-Bretagne...) qui veulent promouvoir la démocratie et la liberté à travers le monde et qui usent du droit de veto pour priver le peuple du Sahara occidental à s'exprimer librement quant à son destin. 

 Le Forum Crans Montana qui doit se tenir en principe aujourd'hui à Dakhla, ville du Sahara occidental occupée par le Maroc, en est un exemple édifiant.
Ce rendez-vous économique international est organisé en territoire sahraoui alors que toutes les résolutions votées par le Conseil de sécurité de l'ONU garantissent au peuple sahraoui le droit à l'autodétermination. Malgré l'appel au boycott initié par l'Algérie et relayé de façon retentissante par l'Union africaine, le souverain marocain n'a pas daigné lâcher son os. «Nous, chefs d’État et de gouvernement de l'Union africaine, lançons un appel aux États membres de l'UA, à la société civile et à toutes les organisations pour qu'ils ne participent pas à ce Forum prévu du 12 au 14 mars 2015 dans la ville occupée de Dakhla», souligne la condamnation adoptée à l'unanimité par l'UA le 31janvier 2015. L'Union européenne, l'Unesco, toutes les instances onusiennes, de nombreux pays, toutes les organisations internationales de défense des droits de l'homme ont dénoncé l'agression caractérisée et la violence faite au droit international par le caractère de ce type de rencontre. «Permettez-moi de souligner que l'Unesco, comme vous le savez, ne saurait s'associer à un Forum dont la prochaine édition se tiendra à Dakhla, territoire contesté aux fins du droit international et aux termes des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies, auxquelles notre organisation est tenue de s'aligner et de se conformer» a écrit la directrice générale de l'Unesco Irina Bokova dans une lettre datée du 19 février adressée au président exécutif du Forum de Crans Montana, Jean-Paul Carteron, un français d'origine établi en Suisse, marionnette entre les mains du monarque alaouite qui a décidé de sceller le destin du peuple sahraoui. «La ville de Dakhla est devenue un modèle et un exemple de développement pour le Maroc et pour toute l'Afrique...Le forum permettra de mettre l'accent sur ce qui se réalise maintenant à Dakhla et sur ce qui va se réaliser dans les années à venir», avait-il déclaré le 6 mars à Rabat. La voix de son maître. Mohammed VI défie la communauté internationale et crie encore une fois à qui veut l'entendre qu'il ne renoncera pas à son projet d'annexion du Sahara occidental. «Le Maroc restera dans son Sahara, et le Sahara demeurera dans son Maroc jusqu'à la fin des temps» avait affirmé le 6 novembre 2014 l'héritier de Hassan II dans une allocution adressée à ses sujets à l'occasion de la célébration du 39e anniversaire de l'annexion du Sahara occidental. La réplique ne s'est pas fait attendre. «Ce discours se veut une affirmation on ne peut plus claire d'une intention délibérée de faire fi de la Charte et des résolutions des Nations unies qui déterminent la nature de la cause sahraouie, le cadre de son règlement et la base des négociations», lui a répondu le gouvernement sahraoui dans un communiqué rendu public le lendemain. L'organisation du Forum de Crans Montana à Dakhla risque de signer un enterrement de première classe aux efforts déployés par Christopher Ross, l'envoyé spécial de l'Organisation des Nations unies pour le Sahara occidental afin d'organiser un nouveau round de négociations entre le Front Polisario et le Maroc.

mercredi 25 février 2015

La plate forme de solidarité avec le peuple sahraoui appelle la directrice de l'UNESCO à ne pas participer au Forum Crans Montana


Paris, 23/2/2015 (SPS) 

 La plate forme de solidarité avec le peuple du Sahara occidental en France a appelé la directrice générale de l'UNESCO Mme Irina Bukova à respecter le droit international en ne participant pas au prochain "Forum Crans Montana" qui devrait  organiser du 12 au 14 mars à Dakhla occupée.

"J'ai appris par la presse marocaine que vous alliez présider le comité d'honneur du "Crans Montana African Women's Forum" qui devrait se tenir en marge du prochain "Forum Crans Montana" du 12 au 14 mars à Dakhla. Vous ignorez peut-être que la ville de Dakhla est située dans le territoire du Sahara occidental occupé et colonisé par le Maroc depuis 1975", a écrit la présidente de la plate forme, Aline Pailler dans une lettre adressée à Mme Irina Bukova.

"Tenir une conférence dans cette ville constitue donc une grave violation du droit international. En  effet, aucun pays au monde ne reconnait la souveraineté du Maroc sur ce territoire comme l'a confirmé l'avis de la Cour internationale de justice de La Haye en octobre 1975", a  rappelé Mme Pailler.

"En réalité, en acceptant ou en suscitant l'organisation de ce Forum à Dakhla, le Maroc vise à faire reconnaitre le fait accompli de l'occupation de ce territoire et vous en fait le complice objectif", a-t-elle averti, ajoutant qu’"une telle arrogance ne peut que susciter indignation et réactions qui seront à la mesure du mépris dans lequel le Maroc tient le droit international et les droits de l'homme".

"Pour toutes ces raisons et en vertu des valeurs et de  l'indépendance de l'UNESCO, je vous demande instamment, à l'instar de l'Union africaine et de nombreuses associations internationales des droits de l'homme, de respecter le droit international en ne participant pas  à ce Forum prévu les 12 et 13 mars à Dakhla", a conclu la présidente de la plate forme. (SPS)
093/090

mercredi 11 février 2015

Des organisations sahraouies appellent à l'annulation de la tenue du Forum Crans Montana dans la ville occupée de Dakhla

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Le Temps D'Algérie10/2/2015

Des organisations sahraouies appellent à l'annulation de la tenue du Forum Crans Montana dans la ville occupée de Dakhla

Deux organisations sahraouies des droits de l'homme ont appelé le président du Forum de Crans Montana à annuler l'organisation de sa prochaine édition dans la ville sahraouie occupée de Dakhla, a indiqué lundi l'Agence de presse sahraouie (SPS).
Dans deux lettres adressées au président du Forum, le collectif sahraoui des défenseurs des droits de l'homme (CODESA) et l'association sahraouie pour la protection et la promotion du patrimoine sahraoui (ASPDCPS), ont exprimé leur étonnement de la décision du Forum de tenir sa réunion annuelle dans une ville du Sahara occidental, une région connue à l'échelle internationale, par le conflit opposant le Front Polisario au Maroc et où se trouve, depuis 1991, la mission de l'ONU pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO).
"Il était plus judicieux que le forum visite le territoire pour rencontrer les associations et organisations sahraouies interdites par le Maroc et voir de près les violations des droits de l'homme perpétrées à l'encontre des civils sahraouis par le Maroc", a souligné le CODESA.
Il a également rappelé les rapports présentés par plusieurs organisations internationales des droits de l'homme qui ont appelé au respect de droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et la protection des civils sans défense à travers la création d'un mécanisme onusien de protection des droits de l'homme au Sahara occidental.






«Nul ne saurait empêcher les hommes de se parler dans un cadre privé» s'obstine le président


Congrès du forum Crans-Montana à Dakhla

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Salima Tlemçani, 10/2/2015

 
 Jean-Paul Carteron, président du Forum Crans-Montana
Jean-Paul Carteron, président du Forum Crans-Montana

 

Le Forum Crans-Montana campe sur sa décision de tenir un congrès consacré aux thématiques économiques et sociales, à Dakhla, la ville sahraouie occupée par le Maroc, en dépit de la protestation du Front Polisario, de l’Union africaine et des ONG de soutien au peuple sahraoui.

Dans une déclaration à El Watan, les responsables de l’ONG estiment que «nul ne saurait empêcher des hommes et des femmes de voir, penser et parler dans un cadre privé». Sommé par des avocats du Polisario de revenir sur sa décision d’organiser une rencontre sur les questions liées au développement économique et social, à Dakhla, le Forum Crans-Montana ne lâche pas prise. Saisi par courriel, pour une réaction sur les accusations du président sahraoui, de l’Union africaine et de nombreuses ONG de soutien au peuple sahraoui, le Forum Crans-Montana affirme d’emblée que «nul ne saurait prétendre empêcher des hommes et des femmes de venir voir, penser et parler, dans un cadre privé, d’essayer de faire un progrès politique, économique et social».
Pour Jean-Paul Carteron, auquel notre demande a été adressée, le congrès devant se tenir les 12 et 15 mars prochain, à Dakhla, «est un forum de rencontres et de découverte au cours duquel hommes et femmes politiques qui le désirent pourraient rencontrer et converser avec les interlocuteurs de la société civile’».

mardi 10 février 2015

Crans-Montana sommé d’annuler le forum sous peine de poursuites



Rencontre économique à Dakhla, au Sahara occupé

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Par Salima Tlemçani, El Watan, 9/2/2015
 
 Maître Gilles Devers, mandaté par le Front Polisario
Maître Gilles Devers, mandaté par le Front Polisario

Mandaté par le Front Polisario, le cabinet d’avocats, à sa tête Me Gilles Devers, a adressé cette semaine une lettre dans laquelle il fait «sommation de renoncer à ce congrès» faute de quoi il menace d’engager «toutes les procédures judiciaires pertinentes».

Dans son courrier daté du 5 février, Me Devers, avocat très engagé dans les affaires liées aux droits des peuples, explique à l’ONG que cette réunion «ne peut se tenir sans commettre de violations graves de l’ordre public international» et qu’elle « engage» sa «responsabilité civile et pénale».
Et d’ajouter : «Votre communication présente la ville de Dakhla comme prévalant du territoire marocain et de la souveraineté marocaine. Or, il n’en est rien. Les décisions et autorisations accordées par les autorités marocaines sur le territoire du Sahara occidental sont nulles et non avenues, hormis celles qui relèvent du régime de l’occupation militaire tel que défini par le droit international humanitaire coutumier, c’est-à-dire limité à l’entretien des troupes et aux questions immédiates d’ordre public.

De même que toutes les sommes que votre organisation est susceptible de verser aux autorités marocaines et aux organismes qui se prétendent de droit marocain sur le territoire du Sahara occidental relèvent de la qualification d’assistance directe à l’occupation militaire illicite, qui est le moyen de la colonisation d’un territoire.» L’avocat rappelle à l’ONG qu’elle compte aborder lors de ce congrès, le thème de l’exploitation des ressources naturelles, «alors que le Maroc spolie le peuple sahraoui par une colonisation économique, contraire au droit international, et dont Dakhla est hélas, une place forte. Aussi, la thématique du congrès constitue politiquement une provocation bien regrettable et juridiquement l’apologie de la colonisation et des crimes qu’elle inclut


Le programme du congrès bafoue à tel point la légalité internationale que je dois vous en rappeler les éléments les plus constants». Me Devers fait un round-up sur toutes les étapes de la colonisation depuis qu’il a indexé le territoire sahraoui à la monarchie. «En réalité, le Maroc est et reste la puissance occupante au sens du règlement de La Haye de 1907 (…) et le Front Polisario lutte avec constance contre cette occupation militaire et cette occupation économique, sur le plan diplomatique et juridique.
Personne ne peut l’ignorer et la facilité avec laquelle votre organisation affiche Dakhla-Maroc est sidérante.» L’avocat fait état de l’appel lancé par l’Union africaine, le 31 janvier dernier, aux pays membres et aux organisations, les exhortant de ne pas prendre part au congrès décrit, selon lui, comme une violation du droit international. De ce fait, l’avocat somme le Forum à renoncer à cette manifestation et, dans le cas contraire, il fait savoir qu’il a été mandaté pour engager les procédures nécessaires auprès des instances pénales internationales.
A ce jour, aucune décision n’a été prise par l’ONG internationale, qui a chargé un avocat de prendre en charge l’affaire. Pour des sources diplomatiques, en cas de maintien du congrès à Dakhla, plusieurs choix de procédures s’ouvrent devant les experts du cabinet d’avocats constitué par le Polisario, mais l’axe principal autour duquel l’action tournera reste lié au droit humanitaire. Le Forum Crans-Montana pourrait faire l’objet d’une plainte pour complicité de colonisation ou de financement d’une colonisation, avec tous les risques de crimes de guerre que cela suppose.
A un mois de la tenue du congrès, aucune décision n’a été prise, alors que le Maroc multiplie son lobbying pour que la ville occupée de Dakhla accueille la manifestation.

Le Polisario prêt à coopérer avec les Nations unies

Le Front Polisario a réaffirmé sa détermination à coopérer avec la représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU et chef de la Mission des nations unies pour le Sahara occidental (Minurso) Mme Kim Bolduc, a rapporté hier l’APS citant l’agence Sahara presse service. La position du Polisario à été exprimée par le Premier ministre sahraoui,  Abdelkader Taleb Omar, au terme d’un entretien, à Asmara, avec Mme Bolduc, qui a succédé à l’Allemand Wolfgang Weisbrod-Weber, dont le mandat a pris fin  le 31 juillet 2014.
Selon la même source, A. Taleb Omar a exprimé l’engagement de la partie sahraouie à aider la responsable onusienne dans le cadre de sa mission, qui consiste en l’organisation d’un référendum pour l’autodétermination du peuple sahraoui.
Dans une déclaration à la presse à l’issue de son entretien avec la  représentante spéciale du secrétaire général  de l’ONU, M. Taleb Omar a indiqué qu’il a fait  part à la responsable onusienne, au nom du président de la République sahraouie démocratique (RASD), Mohamed Abdelaziz, du «rejet par la partie sahraouie de la politique d’atermoiement adoptée par les forces d’occupation marocaines», constatant qu’ «il était temps pour l’ONU de faire pression sur le Maroc».  Le même responsable a appelé l’ONU à prendre des «mesures  concrètes pour préserver les droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés et mettre un terme à la spoliation des richesses du Sahara occidental  par le Maroc, une pratique contraire au droit international».
Le gouverneur de la wilaya de Smara, Adda Ibrahim, a indiqué que le Conseil de sécurité de l’ONU doit fixer, au cours de sa réunion en avril  prochain autour de la question sahraouie, une date permettant au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination.

lundi 9 février 2015

L’UA condamne le Forum Crans Montana au Sahara Occidental occupé



L’UA condamne le Forum Crans Montana au Sahara Occidental occupé
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L'Union Africaine a publié une déclaration condamnant fermement les projets de l'organisation suisse de Crans Montana à tenir son forum à Dakhla, au Sahara Occidental occupé, "car c’est une violation grave du droit international". Lire la Déclaration complète ici.
Mis à jour le: 09.02 - 2015
crans_montana_dakhla_meeting_200.jpgForum Crans Montana, une organisation internationale basée à Monaco qui rassemble les dirigeants du monde pour discuter l'actualité de la politique internationale, tient un Forum sur «la coopération Sud-Sud et la dimension africaine" du 12 au 14 mars à Dakhla, au Sahara Occidental occupé. Le Forum se tiendra sous le haut patronage du roi du Maroc, le pays qui occupe une grande partie du Sahara Occidental, dont la ville de Dakhla, sous occupation illégale depuis 1975. Cliquez sur la photo de la publicité de l'événement pour l’agrandir.

L'Union africaine (UA) a publié une déclaration appelant Crans Montana Forum à annuler ses projets à Dakhla. L'Union Africaine représente tous les pays africains, y compris la République Arabe Sahraouie Démocratique, la République en exil du Sahara Occidental. Pour cette raison, le Maroc n’est pas membre de l'UA, le seul pays sur le continent africain.


UNION AFRICAINE
SC14052
CONFÉRENCE DE L'UNION
Vingt-quatrième session ordinaire 30 – 31 janvier 2015
Addis-Abeba (Ethiopie)


DÉCLARATION SUR L’ORGANISATION D’UN FORUM CRANS MONTANA
DANS LA CITE OCCUPÉE DE DAKHLA DANS LE SAHARA OCCIDENTAL

Nous, chefs d’États et de gouvernement de l’Union africaine, étant réunis en notre vingt-quatrième session ordinaire de la Conférence de l’Union africaine tenue du 30 au 31 janvier 2015 à Addis-Abeba (Éthiopie) ;

Prenant note de la recommandation du Conseil exécutif de publier une déclaration sur l’organisation d’un Forum Crans Montana dans la cité occupée de Dakhla (Sahara occidental) du 12 au 14 mars 2015 ;

Rappelant toutes les décisions et résolutions adoptées par l’OUA/UA et l’ONU sur la Situation au Sahara occidental ;

Gardant à l’esprit les efforts entrepris par l’ONU et l’UA pour parvenir à une solution juste et durable de la question du Sahara occidental en conformité avec la Charte des Nations Unies et la Résolution 1514 adoptées en 1960 relative à la décolonisation ;

1.            CONFIRMONS la Décision EX.CL/Dec.758 (XXII) approuvée par la Conférence de l’Union qui, entre autres, « Demande à la Commission de prendre toutes les dispositions nécessaires pour l’organisation d’un référendum d’autodétermination du peuple du Sahara occidental en application des décisions de l’OUA/UA et des Résolutions pertinentes des Nations Unies » et la Décision (Assembly/AU/Dec.536 (XXIII) adoptée par la vingt-troisième session ordinaire de la Conférence tenue en juin 2014 à Malabo ;

2.            EXPRIMONS notre soutien aux efforts déployés par la Présidente de la Commission de l’UA et l’Envoyé spécial de l’UA, l’ancien président du Mozambique, S.E. Joaquim Chissano, en coordination et en complémentarité avec les efforts fournis par l’Envoyé personnel du Secrétaire général des Nations Unies sur le Sahara occidental, S.E. l’Ambassadeur Christopher Ross ;

3.            CONSIDÉRONS que l’organisation de toute conférence internationale dans les circonstances actuelles au Sahara occidental est en contradiction avec les efforts fournis par la communauté internationale pour résoudre le conflit au Sahara occidental et ne peut engendrer qu’un climat de confrontation sur ce territoire ;

4.            DEMANDONS INSTAMMENT à l’Organisation internationale suisse « Crans Montana » et à toutes les autres organisations d’annuler la réunion prévue dans la cité occupée de Dakhla (Sahara occidental) qui constitue une grave violation du droit international ;

5.            LANÇONS UN APPEL aux États membres de l’UA, à la société civile et à toutes les organisations pour qu’ils ne participent pas à ce Forum prévu du 12 au 14 mars 2015 dans la cité occupée de Dakhla (Sahara occidental) ;

6.            DEMANDONS à la Commission de prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer le suivi de la présente déclaration.

  
  

dimanche 8 février 2015

S.O. Incontestables vérités


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Par Mohammed Larbi, El Watan7/2/2015
Comme un puzzle qu’il faut sans cesse reconstituer – et cela renseigne de manière éloquente sur la détermination de ceux qui refusent toute forme de résignation –, le conflit du Sahara occidental n’échappe pas à cette règle. Tout compte fait, cela est révélateur de l’enjeu d’une telle bataille, celle des droits de l’homme, dont le premier d’entre eux, celui de l’existence. On ne cherche pas à déplacer des personnalités du monde entier dans la ville de Dakhla rien que pour parler affaires comme le prétend le Forum de Crans Montana. 

Et à un tel niveau, nul ne doit ignorer que cette localité se situe au Sahara occidental, lequel figure dans la liste de l’ONU des territoires et pays non autonomes, autrement dit sous occupation étrangère, rappelant conséquemment que le Maroc en est l’occupant.
C’est ce qui est rappelé avec constance depuis 1975 et même le Maroc y a souscrit en concluant, en 1988, un accord avec le Front Polisario, prévoyant l’autodétermination du peuple du Sahara occidental. Ainsi donc, en acceptant le principe même de l’autodétermination, le Maroc reconnaissait au moins implicitement qu’il occupait un territoire et privait un peuple de choisir librement son destin.

  Étantpartie au conflit, il venait aussi de reconnaître le Front Polisario comme l’autre partie, cessant d’affirmer qu’il s’agissait de l’Algérie. Toutefois, le Maroc a bien renié son engagement, sans que la communauté internationale ne le suive. Celle-ci, au contraire, a fait preuve de continuité et s’apprête, au mois d’avril prochain, à revoir son approche sans rien toucher dans le fond. Le Maroc le sait et c’est pourquoi il recherche les appuis qu’il peut, uniquement, et non pas ceux qu’il voudrait, ce qui est fondamentalement différent. A vrai dire, le dossier est parfaitement bouclé et bien protégé par l’ONU et autres organisations internationales.
Comme l’américaine Human Rights Watch (HRW) qui a affirmé, dans son dernier rapport, qu’il n’existe pas de «séquestrés» dans les camps des réfugiés sahraouis à Tindouf. Bien avant elle, l’ancien secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, avait, en 2005, souligné avec force que les réfugiés sahraouis n’étaient pas des séquestrés, renvoyant bien au contraire le Maroc à sa guerre au peuple sahraoui avec des attaques de son aviation visant les populations sahraouies, contraignant ces dernières à fuir les massacres et se réfugier en Algérie.
Voilà donc l’histoire des camps de réfugiés de Tindouf, jamais contestée par une quelconque organisation internationale, l’ONU notamment s’en faisant un point d’honneur de le rappeler.
Une vérité historique que le Maroc tente régulièrement de pervertir pour en faire un élément en sa faveur, mais sans le moindre succès, le monde auquel il s’adresse n’étant pas atteint d’amnésie.

Plus que cela, HRW indique que les personnes vivant dans les camps de réfugiés à Tindouf sont libres de leurs mouvements à l’intérieur des camps et vers l’étranger et qu’aucun cas d’emprisonnement ou de poursuite pour des délits politiques n’a été enregistré. La réponse marocaine est connue, mais mieux vaut attendre la prochaine réunion du Conseil de sécurité.
 

dimanche 1 février 2015

L'ALGÉRIE PROPOSE DE BOYCOTTER LE FORUM DE CRANS MONTANA DE DAKHLA



L'autre forfaiture de Mohammed VI

Par 31/1/2015
 
L'initiative algérienne est signée dans le sillage de la découverte de trois nouvelles fosses communes, dans la région de Smara près d'Amgala, d'où ont été exhumés six nouveaux corps de Sahraouis disparus.
La communauté internationale fermera-t-elle les yeux sur ce crime? Alors que l'Union européenne, par la voix de sa Haute représentante pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, considère le Sahara occidental comme un territoire non-autonome et le Royaume du Maroc sa puissance administrante de facto, la ville de Dakhla occupée est désignée pour accueillir le mois de mars prochain la prochaine session du Forum de Crans Montana. Soit un mois avant que le Conseil de sécurité n'adopte une nouvelle résolution pour prolonger la mission de la Minurso, Mission des Nations unies pour l'organisation d'un referendum au Sahara occidental.
Une occasion pour le Maroc de se refaire une virginité et cautionner la répression qui s'abat sur la population sahraouie spoliée de ses terres.
«Le Royaume du Maroc, qui n'a pas de souveraineté sur les zones occupées de la République sahraouie, et encore l'administration du territoire, recourt à ces pratiques illégales et contraires à l'éthique, avec la coopération malheureuse de certaines parties, comme le chef du Forum de Crans Montana, dans le cadre d'une politique systématique de mystification de l'opinion publique internationale et de propagande à ses thèses coloniales», a vigoureusement protesté le Gouvernement sahraoui qui souligne indigné: «Dans une position étrange et injustifiée, le président de Crans Montana a déclaré en octobre dernier que le Forum tiendra sa session annuelle de 2015 à Dakhla, ville de la Rasd occupée illégalement par les forces militaires marocaines depuis 1975».
L'Algérie s'indigne et propose de boycotter ce «rendez-vous fantoche» à partir d'Addis-Abeba (Ethiopie) où se tient la 24ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d'Etat et de Gouvernement de l'Union africaine (UA). «Au cours du rapport de la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples et à l'initiative de l'Algérie, il a été proposé lors du Conseil exécutif de l'UA, l'adoption d'une déclaration qui condamne la tenue du Forum de Cran-Montana (mars 2015) dans la ville occupée de Dakhla», indique le Conseil exécutif de l'Union africaine.
L'initiative algérienne est signée dans le sillage de la découverte de trois nouvelles fosses communes, dans la région de Smara près d'Amgala, d'où ont été exhumés six nouveaux corps de Sahraouis disparus.
«La découverte a été réalisée en novembre 2014 par des experts scientifiques espagnols, de renommée internationale, qui ont exhumé les restes de six citoyens sahraouis découverts dans trois fosses communes à Fadret Leguiaa, région de Smara près d'Amgala» a indiqué le 28 janvier 2015 le président de l'Association des familles des prisonniers et disparus sahraouis, Abdesslam Omar. «Plus de 400 Sahraouis sont actuellement recensés comme victimes de disparitions forcées... de nombreux autres sont portés disparus suite aux bombardements de l'aviation marocaine à Oum Dreiga, Guelta ou Tifariti en 1976.» a précisé le responsable de l'Afapredesa.
En 2013 les restes de 60 personnes avaient été déterrés d'une seule fosse commune.
L'identification d'une dizaine d'entre eux a permis d'établir que c'étaient des civils froidement abattus par les forces d'occupation marocaines. Ils ont ressurgi d'outre-tombe pour montrer à la face du monde le visage inhumain du pouvoir marocain. Son passé le rattrape.
La torture et les exécutions sommaires sont une caractéristique qui a longtemps collé à l'image du trône marocain. A Tazmamart, 35 prisonniers décédèrent dans des conditions inhumaines (sans lumière, sous-alimentés, torturés, en proie à la chaleur et au froid, sans le moindre soin et sans aucun contact avec l'extérieur) dans ce bagne, qui hante la mémoire du peuple marocain, construit entre 1972 et 1973 sur ordre du défunt roi Hassan II, après le coup d'État avorté de Skhirat pour mater toute opposition au trône.

Aujourd'hui il y a la «Carcel Negra» (prison noire) et les fosses communes «clandestines» dans les territoires du Sahara occidental qui témoignent que rien n'a changé.
Des voix libres du peuple du Sahara occidental qui ressurgissent de l'au-delà pour dire que le combat continue.

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 Le ministre sahraoui des Affaires étrangères, Mohamed Salem Ould Salek, hier lors d’une conférence de presse à l’ambassade
Le ministre sahraoui des Affaires étrangères, Mohamed Salem Ould Salek, hier lors d’une conférence de presse à l’ambassade

 Mohamed Salem Ouald Salek, chef de la diplomatie sahraouie : «Crans Montana à Dakhla est une violation du droit international»

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Par Hacen Ouali, El Watan, 4/2/2015

La tenue du Forum de Crans Montana à Dakhla, ville sahraouie occupée, est une violation du droit international», a accusé le chef de la diplomatie de la RASD, Mohamed Salem Ould Salek, hier à Alger lors d’une conférence de presse.
En invitant le Forum économique à tenir sa prochaine session — 12, 13 et 14 mars prochain — dans la ville de Dakhla, le Maroc «cherche à légitimer son occupation. Une autre manœuvre pour imposer le fait accompli colonial», a encore dénoncé le chef de la diplomatie sahraouie.

Le Maroc cherche à légitimer la colonisation
«Le Maroc est libre d’organiser ce forum à Rabat ou à Casablanca, mais pas à Dakhla, nous n’accepterons jamais cela», a fait savoir M. Ould Salek.Le ministre sahraoui s’est réjoui, par ailleurs, de la position de l’Union africaine qui appelle au boycott de ce forum.
Pour rappel, l’Union africaine a convié lors de son sommet, tenu la semaine en cours, les États membres à ne pas participer au forum.

«Nous, chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine lançons un appel aux États membres de l’UA, à la société civile et à toutes les organisations pour qu’ils ne participent pas à ce forum prévu dans la ville occupée de Dakhla», a fait savoir l’organisation africaine.
L’Union africaine a, par la même occasion, saisi officiellement l’organisateur suisse l’invitant à «annuler cette manifestation qui viole le droit international et qui peut provoquer des affrontements entre les deux parties en conflit avec le risque d’impacter négativement les efforts de la paix menés par l’ONU et l’Union africaine».
Les pays africains amis de la République sahraoui démocratique se sont engagés à organiser plusieurs manifestations dans les territoires sahraouis libérés pour contrecarrer l’initiative marocaine. Le ministre sahraoui qui est revenu justement du sommet de l’UA, a profité de son passage à Alger pour déclarer qu’il «est temps que la communauté internationale applique la légalité internationale et fasse appliquer les résolutions de l’ONU concernant le conflit sahraoui», a interpellé le responsable de la RASD.
Il a également insisté sur l’urgence de la tenue d’un référendum d’autodétermination. «Le peuple et le gouvernement sahraouis  attendaient de l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara  occidental, Christopher Ross, et du Conseil de sécurité d’accélérer l’organisation d’un référendum d’autodétermination au Sahara occidental en toute transparence, liberté et démocratie et en fixant une échéance pour la tenue du référendum d’autodétermination», a indiqué Ould Salek.
Et c’est en ce sens que Mohamed Salem Ould Salek a rappelé la responsabilité historique et administrative de l’Espagne, mais également celle de la France en tant que «grand pays» qui pèse sur le dossier sahraoui.
«La France est appelée, en tant que grand pays, à jouer un rôle positif et constructif allant dans le règlement du conflit sahraoui. S’aligner sur la politique d’agression marocaine est contraire aux intérêts stratégiques du Maghreb et aussi à ceux de la France», a reproché le dirigeant sahraoui.
Le statu quo dans lequel est maintenu le dossier sahraoui depuis au moins le cessez-le-feu en 1991 «a atteint ses limites», a tancé Ould Salek. Dernière colonie d’Afrique, le Sahara occidental est sous occupation marocaine depuis 1975.
Le Front Polisario, qui a libéré le pays de l’occupant espagnol, a continué la lutte armée pour l’indépendance jusqu’à ce que le Maroc de Hassan II soit contraint à accepter un cessez-le-feu qui devait conduire à un référendum d’autodétermination.
Une promesse vite remise en cause par la partie marocaine qui, depuis, s’oppose à toute solution juste et durable.

 
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