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samedi 21 mars 2015

Ban Ki-moon à Mohammed VI : «Dakhla n’est pas marocaine et Douste-Blazy ne me représente pas»



 Karim Bouali, Algérie Patriotique,



Philippe Douste-Blazy au forum organisé dans la ville sahraouie occupée de Dakhla. D. R.Philippe Douste-Blazy au forum organisé dans la ville sahraouie occupée de Dakhla. D. R.
Dans une note officielle adressée aux correspondants de presse, ce samedi, le secrétaire général de l’ONU affirme, dans une mise au point claire, que la participation de l’ancien ministre français des Affaires étrangères au Forum de Crans-Montana dans la ville occupée de Dakhla n’engageait que sa personne : «Nous avons noté que des articles de presse avaient rapporté que l'ONU participait au Forum de Crans-Montana qui se tient actuellement à Dakhla, une ville dans la partie du Sahara Occidental sous contrôle marocain», souligne le communiqué des Nations unies qui explique que «le secrétaire général (de l’ONU, ndlr) a été invité à ce forum mais a informé son président qu'il ne pouvait pas y assister». 
L’Organisation des Nations unies précise, en outre, qu’elle «n'a pas délégué M. Philippe Douste-Blazy ou quelqu'un d'autre» pour représenter Ban Ki-moon ou l’ONU : «M. Douste-Blazy, qui sert de conseiller spécial du secrétaire général sur les financements innovants, participe exclusivement à titre privé», indique le communiqué des Nations unies qui relève la fourberie du régime marocain qui décrit la ville de Dakhla dans la documentation du Forum de Crans-Montana comme étant une ville marocaine. L’ONU rappelle, en guise de blâme, que «le statut définitif du Sahara Occidental fait l'objet d'un processus de négociation mené sous les auspices du secrétaire général, conformément aux résolutions pertinentes des Nations unies». Madrid avait également réagi pour préciser que l’ancien Premier ministre José Luis Zapatero, présent au Forum de Crans-Montana à Dakhla, ne représentait aucunement le gouvernement espagnol. Le ministre espagnol des Affaires étrangères avait rappelé, dans ce contexte, que l'Espagne plaidait pour une solution juste, durable et mutuellement acceptable du conflit, prévoyant l'autodétermination du peuple sahraoui. Outre Zapatero, côté français, des personnalités politiques ont pris part au rendez-vous surtout pour la célébration de la réconciliation entre Rabat et Paris. Parmi ces personnalités, citons Dominique de Villepin, Jean-Louis Borloo, Eric Besson ou Michèle Alliot-Marie qui est en pointe dans les discussions entre les deux pays. Mais aucune d’entre elles n’occupe une fonction officielle. Pour rappel,Algérie patriotique avait rapporté dans un précédent article que des élus suisses avaient fait part de leur ferme volonté de recourir à la justice helvétique pour retirer l’appellation «Crans-Montana» au forum que préside Jean-Paul Carteron, ex-ambassadeur français proche du Makhzen et avocat d’anciens dictateurs.
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mardi 17 mars 2015

Crans Montana : Ban Ki-moon recadre le Maroc, il n'a délégué personne pour le représenter


Ban Kimoon a démenti avoir été représenté au Forum de Crans-Montana à Dakhla

Par MT,  liberté Algérie, 17/3/2015

 Dans une note adressée aux correspondants de presse, l'ONU a pris le soin de préciser que son secrétaire général “a été invité à ce forum, mais a informé son président qu'il ne pouvait pas y assister”. La même source a ajouté que Ban Ki-moon “n'a pas délégué M. Philippe Douste-Blazy ou quelqu'un d'autre pour le représenter, lui ou les Nations unies”.

DR
Aussi, l’ONU a mis l’accent sur le fait que Philippe Douste-Blazy, qui occupe le poste de conseiller spécial du secrétaire général sur les financements innovants, participe au forum “exclusivement à titre privé”. La note de presse des Nations unies rappelle également : “Alors que Dakhla est décrite dans les matériaux du forum comme étant une ville du Maroc, le statut définitif du Sahara occidental fait l'objet d'un processus de négociations mené sous les auspices du secrétaire général, conformément aux résolutions pertinentes des Nations unies.” Cette précision de l’ONU prend toute son importance à l’approche de la réunion du Conseil de sécurité, prévue à la fin du mois, pour statuer sur le mandat de la Minurso, quant à son renouvellement et également l’introduction de mécanismes de contrôle des droits de l’homme au Sahara occidental.
Par ailleurs, le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel, a interpellé samedi soir le Conseil de sécurité des Nations unies pour qu’il assume ses responsabilités quant à la nécessité de parachever le processus de décolonisation du Sahara occidental. “Le Conseil de sécurité doit prendre ses responsabilités quant au parachèvement du processus de décolonisation du Sahara occidental”, a indiqué M. Messahel, qui était l'invité de l'émission “Sur le fil” de la chaîne Canal Algérie de la Télévision nationale. Il a notamment rappelé que l'autodétermination est l'un des “principes fondamentaux et clés” de la charte des Nations unies consacrant le choix des peuples de disposer d'eux-mêmes. Le numéro deux du MAE a précisé que “la responsabilité est sur le Conseil de sécurité, et c'est à ses membres de faire aboutir le processus tel qu'il est défini et décrit par les Nations unies”, ajoutant qu'“il reste à ce dernier lors de sa prochaine réunion à mettre les mécanismes et les moyens pour faire en sorte que ce processus puisse aboutir”. Il a appelé à ce propos le Conseil de sécurité à “faire pression sur les uns et les autres pour faire aboutir le processus qui était engagé, à savoir l'organisation d'un référendum d'autodétermination du peuple sahraoui”.
Dans ses différentes résolutions, l'ONU a toujours appelé les deux parties au conflit (le Maroc et le Front Polisario) à continuer à œuvrer sous son égide, à travers des négociations directes et sans préalable, à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable, garantissant le droit du peuple du Sahara occidental à l'autodétermination