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mercredi 25 février 2015

La plate forme de solidarité avec le peuple sahraoui appelle la directrice de l'UNESCO à ne pas participer au Forum Crans Montana


Paris, 23/2/2015 (SPS) 

 La plate forme de solidarité avec le peuple du Sahara occidental en France a appelé la directrice générale de l'UNESCO Mme Irina Bukova à respecter le droit international en ne participant pas au prochain "Forum Crans Montana" qui devrait  organiser du 12 au 14 mars à Dakhla occupée.

"J'ai appris par la presse marocaine que vous alliez présider le comité d'honneur du "Crans Montana African Women's Forum" qui devrait se tenir en marge du prochain "Forum Crans Montana" du 12 au 14 mars à Dakhla. Vous ignorez peut-être que la ville de Dakhla est située dans le territoire du Sahara occidental occupé et colonisé par le Maroc depuis 1975", a écrit la présidente de la plate forme, Aline Pailler dans une lettre adressée à Mme Irina Bukova.

"Tenir une conférence dans cette ville constitue donc une grave violation du droit international. En  effet, aucun pays au monde ne reconnait la souveraineté du Maroc sur ce territoire comme l'a confirmé l'avis de la Cour internationale de justice de La Haye en octobre 1975", a  rappelé Mme Pailler.

"En réalité, en acceptant ou en suscitant l'organisation de ce Forum à Dakhla, le Maroc vise à faire reconnaitre le fait accompli de l'occupation de ce territoire et vous en fait le complice objectif", a-t-elle averti, ajoutant qu’"une telle arrogance ne peut que susciter indignation et réactions qui seront à la mesure du mépris dans lequel le Maroc tient le droit international et les droits de l'homme".

"Pour toutes ces raisons et en vertu des valeurs et de  l'indépendance de l'UNESCO, je vous demande instamment, à l'instar de l'Union africaine et de nombreuses associations internationales des droits de l'homme, de respecter le droit international en ne participant pas  à ce Forum prévu les 12 et 13 mars à Dakhla", a conclu la présidente de la plate forme. (SPS)
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lundi 22 septembre 2014

Sahara occidental : La «complicité» du Conseil de sécurité dénoncée

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Par Hacen Ouali, El Watan,  22/9/14

La communauté internationale doit imposer des sanctions économiques et militaires au Maroc pour avoir entravé l’organisation d’un référendum d’autodétermination au Sahara occidental.

A la veille de la tenue de la 69e session de l’Assemblée générale de l’ONU, la République sahraouie dénonce avec véhémence la «complicité» du Conseil de sécurité avec l’occupant marocain qui piétine la légalité internationale. Le ministre sahraoui des Affaires étrangères, Mohamed Salek Ould Salek, a ouvertement accusé les cinq membres permanents du Conseil de sécurité. «Nous accusons le groupe des cinq d’avoir kidnappé la question sahraouie et d’entraver le processus de décolonisation du Sahara occidental», a-t-il martelé lors d’une conférence de presse, hier à Alger.
Il s’est élevé également contre l’attitude de l’occupant marocain, qui «s’emploie avec la complicité du Conseil de sécurité» à bloquer le processus de règlement du conflit. «Nous dénonçons avec force la complicité dont bénéficie l’occupant marocain à l’intérieur du Conseil de sécurité de l’ONU. Le Maroc piétine la légalité internationale, mène une politique répressive contre le peuple sahraoui occupé devant le silence de la communauté internationale», s’est indigné le ministre sahraoui lors de la conférence de presse.

Blocages et pillages
En guise d’exemple, Mohamed Salek Ould Salek cite notamment «l’empêchement par le gouvernement marocain de la visite de l’envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU, Christopher Ross, dans la région et le refus de la nouvelle représentante spéciale pour le Sahara occidental et en même temps chef de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso), la Canadienne Kim Bolduc, nommée le 5 septembre dernier».
Le chef de la diplomatie sahraouie, qui appelle l’ONU à assumer ses responsabilités dans la décolonisation du Sahara occidental, estime «inacceptable» le silence de la Minurso face aux violations des droits de l’homme et le pillage de ses richesses naturelles. «Nous ne pouvons pas accepter de voir la Mission de l’ONU pour l’organisation du référendum au Sahara occidental (MINURSO) se transformer en une mission qui cautionne l’occupation, qui se tait devant la répression et les crimes contre l’humanité et le pillage des ressources naturelles», s’est indigné M. Ould Salek. Et face à l’entêtement de la monarchie marocaine et son refus de se soumettre à la légalité internationale, le diplomate sahraoui appelle à des sanctions économiques et militaires contre le Maroc.
  «La communauté internationale est appelée à imposer des sanctions économiques et militaires au Maroc pour avoir entravé l’organisation d’un référendum d’autodétermination au Sahara occidental depuis 23 ans.»  M. Ould Salek interpelle également le roi du Maroc, Mohammed VI, afin de respecter «les engagements pris par son père et d’aller avec la partie sahraouie et son peuple détenteur de la souveraineté vers une solution juste et durable». «Il y va de la paix des deux peuples et de la sécurité dans la région», lance Mohamed Salem Ould Salek.
S’adressant aux cinq du Conseil de sécurité (USA, Grande-Bretagne, France, Russie et Chine), le ministre des Affaires étrangères de la RASD s’interroge sur la crédibilité de l’ONU qui s’avère incapable de mettre un terme à la dernière colonisation en Afrique. «La crédibilité des Nations unies est encore une fois mise à l’épreuve, ce qui n’est pas sans rappeler sa raison d’être», indique le diplomate sahraoui.

L’Espagne et la France interpellées
Le responsable sahraoui a également appelé Paris et Madrid à «assumer leurs responsabilités politique et historique». «Nous ne sommes pas contre les intérêts de ces deux pays, mais seulement ils doivent jouer un rôle pour trouver une solution définitive au conflit sahraoui, car il n’est dans l’intérêt d’aucun pays de maintenir le statu quo», a-t-il insisté.
Rappelant que la monarchie marocaine refuse de coopérer avec les instances internationales, M. Ould Salek a réaffirmé l’«engagement absolu de la RASD et du peuple sahraoui à poursuivre son combat libérateur, et sa volonté à coopérer avec l’ONU et l’Union africaine pour la décolonisation du Sahara occidental, à travers l’exercice de son droit immuable et inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance, à travers l’organisation d’un référendum libre, juste et transparent».
Hacen Ouali

mercredi 20 août 2014

Le Président sahraoui interpelle l’ONU sur le blocus marocain imposé aux régions sahraouies occupées


Elmoudjahid.dz, 20/8/2014
Le président sahraoui, Mohamed Abdelaziz, a interpellé le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, à propos du refoulement « croissant » par les autorités marocaines des observateurs internationaux et du blocus renforcé sur les régions sahraouies occupées, rapporte l’agence de presse sahraouie.


D.R
 
Le président  sahraoui, Mohamed 
Abdelaziz, a interpellé le secrétaire général des Nations unies,  Ban Ki-moon, à propos du refoulement « croissant » par les autorités marocaines des observateurs internationaux et du blocus renforcé sur les régions sahraouies  occupées, rapporte l’agence de presse sahraouie.  
 
M. Abdelaziz a estimé dans une lettre adressée au SG de l’ONU, que le refoulement croissant des observateurs internationaux indépendants par l’occupant marocain et le blocus renforcé sur un territoire qui se trouve sous la responsabilité de l’ONU se veut non seulement une violation flagrante du droit et de la légalité internationaux, mais aussi un affront à la communauté internationale et un discrédit de l’organisation internationale ». Le président sahraoui a également fait part de sa « profonde préoccupation quant à ce genre de pratiques qui constituent, a-t-il dit, une « contradiction  délibérée » avec les rapports du SG de l’ONU et les résolutions du Conseil de  sécurité non seulement sur la « nécessité de protéger et respecter les droits de l’homme au Sahara occidental, mais aussi sur la nécessité de trouver des mécanismes à même de les contrôler et permettre à la Minurso de communiquer  avec les citoyens sahraouis et s’enquérir de la réalité de la situation au Sahara occidental ».
Selon SPS, le président de la RASD a « noté », ces derniers temps, une campagne d’expulsion arbitraire menée contre des observateurs internationaux dont des militants des droits de l’homme, des avocats, des parlementaires, des  journalistes de nationalités espagnole, norvégienne, portugaise, italienne, française et canadienne depuis avril dernier dont la dernière fut la présidente de l’Association française d’amitié et de solidarité avec les peuples africains (AFASPA), Michelle Decaster.