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lundi 6 juillet 2015

Affaire Inzegane : Les jeunes filles ont-elles violé les marchands et passants ?

Par Majda Saber, Aujourdhui.ma | 2/7/2015

 Affaire Inzegane : Les jeunes filles ont-elles violé les marchands et passants ?

Le procès-verbal des policiers du commissariat d’Inzegane parle de l’arrestation de deux accusées presque nues, serrées dans des habits moulants et dessinant leurs corps. Ce qui a suscité l’excitation des lyncheurs.
Tout a commencé dans la journée du 14 juin où deux jeunes femmes ont pris la décision d’aller faire leurs achats au souk d’Inzegane. Une sortie qui tournera en séance de lynchage public, de lapidation et d’agressions verbale et physique. Les deux victimes se retrouveront dans la même journée sur le banc des accusés.
Leur crime : porter des robes jugées indécentes. La meute qui a encerclé les filles s’est substituée aux lois en vigueur et a dressé sur la scène publique un tribunal d’inquisition. Apeurées, choquées, la seule issue a été de s’abriter dans une boutique de vente de produits cosmétiques appelant des policiers au secours.
Nous sommes bien au Maroc où des citoyens et citoyennes vivent dans le respect de la pluralité des choix de leurs aspects vestimentaires, depuis de longues décennies. Temps d’attente, temps d’espoir et de désespoir aussi avant l’arrivée des policiers.
Et le temps du salut tant attendu deviendra à son tour une longue nuit passée au commissariat d’Inzegane pour «attentat à la pudeur» avant d’être conduites devant le procureur du Roi le lendemain. 
Pour sortir de ce bourbier les deux jeunes dames ont été habillées de deux robes ramenées par l’un des marchands. Aucun des marchands ni des agresseurs n’a été interpellé. Seules Sihame et Soumia se retrouveront sur le banc des accusés. Sihame a 23 ans et Soumia 19 ans et au casier judiciaire vierge.
Le procès-verbal des policiers du commissariat d’Inzegane dans sa description des faits parle de l’arrestation de deux accusées presque nues, serrées dans des habits moulants et dessinant leurs corps. Ce qui a suscité l’excitation des lyncheurs, ajoutant que les deux jeunes femmes sont sorties ainsi avec préméditation pour attirer les hommes. «Ces robes se vendent dans nos boutiques et marchés et nous étions habillées normalement. Dans un premier temps nous avons été harcelées par un vendeur pour qu’on lui donne nos numéros de téléphone», soulignent indignées les deux jeunes femmes.
Le procès-verbal rapporte également que Siham et Soumia ont été arrêtées en flagrant délit et que la horde les a encerclées pour les empêcher de s’échapper. Selon le même procès-verbal leurs parents ont été informés alors que l’identité de la personne contactée et la manière n’ont pas été mentionnées. L’attentat public à la pudeur retenu comme chef d’accusation est l’article 483.
Dans les couloirs du tribunal d’Inzegane les deux jeunes femmes seront poursuivies en état de liberté. L’audience est programmée pour le 6 juillet.
Un tournant dans l’histoire puisque sur le procès-verbal du procureur du Roi, dont nous détenons une copie, on retient pour chefs d’accusation l’article 485 du code pénal qui renvoie aux affaires de viol : «Est puni de la réclusion de cinq à dix ans tout attentat à la pudeur consommé ou tenté avec violences contre des personnes de l’un ou de l’autre sexe». Les deux jeunes femmes auraient-elles violé les marchands d’Inzegane ? Ou est-ce une erreur ?
«Les policiers ont suivi dans cette affaire les sifflements et cris de la meute sans ouvrir une enquête vu que des personnes se sont permis de dépasser les lois et institutions de ce pays pour imposer leurs propres lois sur un espace public et c’est une atteinte aux libertés et à la sécurité des citoyennes et citoyens de ce pays. La loi ne répond pas aux désirs et instincts des individus», explique l’avocat Mohamed Al Ghassouli, ajoutant que «l’article de l’attentat à la pudeur est très vague et peut être utilisé pour porter atteinte aux libertés individuelles».
«La poursuite des deux jeunes femmes par l’article 485 au lieu de l’article 483 souligne que cette poursuite est complétement aberrante et nous nous demandons si ce n’est pas fait pour faire tomber cette poursuite anormale», questionne l’avocat. D’autres éléments s’ajoutent à ce dossier comme vice de forme. «Les affaires de viol ne sont pas des attributions du procureur du Roi mais du parquet général. Et c’est une grave violation des lois en vigueur. L’article 485 renvoie à un crime et non à un délit et le dossier est dans ce cas du ressort de la Cour d’appel et non du tribunal de première instance», nous déclare Mohamed El Ghassouli.
L’affaire relayée par les réseaux sociaux et les médias a fait un tollé. Une grande mobilisation a été enregistrée pour s’indigner contre cette atteinte flagrante à la liberté des femmes, le harcèlement sexuel, la sécurité dans l’espace public et la non-arrestation des agresseurs-prêcheurs voulant faire prévaloir leurs propres lois. Plusieurs sit-in ont eu lieu dans différentes villes marocaines portant le slogan et hashtag «Mettre une robe n’est pas un crime !». La mobilisation se poursuit. Les associations féminines et de droits humains, notamment le Conseil national des droits de l’Homme et l’Association marocaine des droits humains se joignent à la vague d’indignation suscitée par cette arrestation.
Des avocats des barreaux de plusieurs villes se portent volontaires pour défendre Soumia et Siham. Un sit-in est programmé le jour de l’audience, la matinée du 6 juillet, devant le tribunal de première instance d’Inzegane. Notons qu’un rassemblement est prévu devant l’ambassade du Maroc à Paris l’après-midi du 4 juillet pour soutenir les deux jeunes femmes.
Il est à souligner que le lynchage des femmes est devenu monnaie courante dans ce souk. Une deuxième jeune femme a reçu des jets de tomates au début du mois de Ramadan en faisant ses achats. «Le vendeur des oranges m’a expliqué qu’ils m’ont lancé des tomates alors que j’avais le dos tourné prétextant que je n’avais pas les vêtements appropriés alors que j’étais normalement habillée. J’ai fini par laisser tomber mes achats et rentrer chez moi», souligne la femme.
Aujourdhui.ma | 2/7/2015

vendredi 5 juin 2015

ARRETEZ LE HARCELEMENT A L’ENCONTRE D’AMNESTY INTERNATIONAL

   
Khadija Ainani
4/5/2015
COMMUNIQUE DE L'AMDH


L’ASSOCIATION MAROCAINE DES DROITS HUMAINS (AMDH), ainsi que l’opinion publique, a suivi l’attaque dont fait l’objet AMNESTY INTERNATIONAL juste après sa conférence de presse du 19 MAI 2015 pour présenter son rapport sur la torture, rapport intitulé « les ombres de l’impunité au MAROC et au Sahara Occidental » ; l’attaque a pris plusieurs formes que nous résumons comme suit :

 
1. Juste après la fin de la conférence de presse d’AMNESTY, la délégation interministérielle chargée des droits de l’homme a organisé une conférence de presse dont la déclaration a lourdement stigmatisé AMNESTY allant jusqu’à déclarer que le choix du Maroc par AMNESTY, dans le cadre de sa campagne contre la torture, a comme soubassement une volonté délibérée de ternir l’image du MAROC !!!

2. Au cours et après la conférence de presse d’AMNESTY, un certain nombre de médias ont tenté de faire planer le doute sur le travail d’AMNESTY et de discréditer son travail de défense et de promotion des droits humains

Face à la poursuite des entraves que subit AMNESTY, connue pour son intégrité, sa compétence, son impartialité et sa crédibilité, le bureau central de l’AMDH déclare ce qui suit : 


· Le rapport présenté par AMNESTY est objectif ; il a rapporté des cas réels que l’ASSOCIATION MAROCAINE DES DROITS HUMAINS a suivis en envoyant des lettres aux responsables, en publiant des communiqués ou en les rapportant dans ses rapports annuels ; il y a même des cas que l’AMDH a exposés au ministre de la justice et des libertés depuis juillet 2013, mais aucune procédure n’a été engagée sachant qu’il est le chef du parquet général

· Depuis sa création, AMNESTY INTERNATIONAL a défendu et promu les droits humains à travers tous les continents faisant preuve d’un professionnalisme de haut niveau, d’une objectivité remarquable et d’un soutien sans faille aux victimes et à leurs familles, dans le respect de la déontologie des défenseurs/res des droits humains à travers le monde

· L’AMDH exprime sa solidarité avec AMNESTY INTERNATIONAL contre cette campagne qui vise à la détourner de la mission qu’elle accomplit et, à cette occasion elle lance un appel à toutes les composantes qui défendent les droits humains d’agir en vue d’amener les autorités à cesser le harcèlement à l’encontre d’AMNESTY INTERNATIONAL, et toutes les composantes du mouvement des droits humains au MAROC qui font l’objet d’interdictions et d’entraves.



Le bureau central

RABAT LE 30 MAI 2015
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mercredi 11 février 2015

Lettre de Zakaria Moumni adressée à Monsieur François Hollande, Président de la République



Communiqué: 

Lettre de Zakaria Moumni adressée à Monsieur François Hollande, Président de la République
Zakaria Moumni est un citoyen Français, originaire du Maroc, Champion du Monde de Boxe Thaï, enlevé et torturé au Maroc en 2010, et gracié par le roi Mohammed VI, le 4 février 2012. 

Zakaria Moumni a adressé une lettre au Président de la République, M. Hollande, pour lui faire part de l’injustice extrêmement grave dont il a été victime au Maroc de la part du pouvoir marocain et l’informer des menaces que lui et son épouse française subissent en France de la part des autorités marocaines. M. Moumni demande l’intervention du Président de la République pour que cessent ces intimidations.
Les avocats de Zakaria Moumni, Maître Patrick Baudouin, Président d’Honneur de la FIDH, et Maître Clémence Bectarte, ont déposé le 21 février 2014, une plainte auprès du Pôle spécialisé Crimes contre l’Humanité / Crimes de Guerre et Génocide du TGI de Paris, visant pour torture Abdellatif Hammouchi, directeur de la DGST marocaine, que Zakaria Moumni a vu et identifié dans la salle de torture du centre de Temara, et visant Mounir Majidi, secrétaire particulier du roi du Maroc, comme commanditaire - ce haut responsable l’ayant menacé de mort en France.
En guise de réaction, les autorités marocaines ont commencé à menacer Zakaria Moumni jusqu’à son domicile et procèdent à un sordide chantage pour l’inciter à retirer sa plainte, au moyen de photomontages à caractère pornographique, photos tirées de séquences vidéos prises à leur insu, son épouse et lui-même, dans la suite de l'hôtel la Tour Hassan de Rabat dans lequel le Ministre de l’Intérieur marocain, Mohand Laenser, les a fait séjourner du 3 au 6 mars 2013, en vue d’une audience avec le roi Mohammed VI. Audience qui n'aura jamais lieu.
Les avocats de Zakaria Moumni ont alors déposé une nouvelle plainte le 2 décembre 2014 au TGI de Nanterre pour « menaces, intimidations et atteinte à l'intimité de la vie privée ».
Dernier fait très grave : une femme a contacté le gardien de la résidence où vit M. Moumni en numéro privé en se présentant comme "officier de police judiciaire" sans décliner son identité et a demandé si Zakaria Moumni « dormait toutes les nuits à cette adresse » et « si les codes d’accès de la résidence avaient été changés ». Suite à cet appel qui a eu lieu il y a quelques jours, Zakaria Moumni a alors déposé une main courante et informé ses avocats de ce nouvel élément très grave portant atteinte à sa sécurité et celle de son épouse en France.
Dimanche 1er Février à l’Institut du Monde Arabe, il a remis un courrier destiné au roi du Maroc Mohammed VI à Son Altesse la Princesse Lala Meryem, soeur du monarque. Dans ce courrier Zakaria Moumni explique les menaces qu’il a reçues et le sordide chantage de la part du pouvoir marocain. Il y a joint un CD audio des enregistrements de ses échanges avec de hauts responsables marocains, l’ex-Ministre de l’Intérieur, Mohand Laenser, et le Directeur du Protocole Royal, Abdeljaouad Belhaj, ainsi que d’autres émissaires qui se disaient tous être « mandatés par le roi » chargés d’informer Zakaria Moumni que le roi allait lui rendre justice et juger les tortionnaires.
La responsabilité politique de ce qui est arrivé à Zakaria Moumni et des intimidations reçues aujourd'hui revient au roi Mohammed VI. Si Zakaria Moumni s'est rendu au Maroc, et surtout accompagné de son épouse, c'est parce qu’il pensait être reçu en toute sécurité suite à l'invitation royale. A aucun moment, il n’a pensé qu'il serait à nouveau victime d’une trahison et d’un piège organisé par l’entourage direct du roi, d’autant qu’il était question de réparer une injustice.
Ces pratiques démontrent une dérive inadmissible de hauts responsables marocains nommés directement par le roi Mohammed VI. Ce sont des méthodes de basse police qui relèvent des régimes les plus répressifs et les moins respectueux des Droits de l’Homme.
Zakaria Moumni sait que la justice française ne transigera jamais sur les questions afférentes à la torture comme aux crimes contre l’Humanité. C'est en effet uniquement en luttant contre cette impunité insupportable qu’on peut combattre ces crimes. II n’y a pas pire au monde que le sentiment d'injustice, surtout après avoir été torturé.
Aujourd’hui Zakaria Moumni souhaite que la justice française fasse toute la lumière sur son affaire et en appelle au Président Hollande pour lui garantir sa sécurité et celle de son épouse.

samedi 12 juillet 2014

Communiqué : arrestations et harcèlement de journalistes dans les Territoires Occupés du Sahara Occidental

 Par Claude Mangin, 9/7/22014



Communiqué


Jeudi  2 juillet le journaliste Sahraoui Haissan Mahmoud a été arrêté à l'aube par des agents de la police marocaine qui l’attendaient devant son domicile. Le 1er juillet, la TVRASD avait publié une vidéo d'une manifestation pacifique populaire à El Aaiun occupée dans laquelle le journaliste apparaissait.


Notre correspondant sur place a confirmé avoir vu El Haissan couvrir la manifestation organisée rue Tan-Tan pour célébrer joyeusement la performance sportive de l'équipe algérienne au Brésil dans la Coupe du Monde de football.

Selon ses proches, le journaliste sahraoui Haissan a été conduit à la préfecture de la police pour être interrogé, puis il a été présenté devant le procureur le lendemain, sous les accusations « entrave à la circulation, attaque des forces de l'ordre »

Samedi 5 juillet dans l'après midi les avocats de la défense ont rapporté après leur rencontre avec El Haissan avoir vu des signes de torture bien visibles sur le corps du détenu. El Haissan leur a dit d’autre part qu’il avait été intimidé et menacé par le procureur du roi qui a donné l’ordre de le transférer à la Prison Noire.


Les militants de l'intifada et en particulier les journalistes sont régulièrement et de plus en plus la cible des autorités d’occupation marocaine, qui réagissent par la répression aux témoignages objectifs et médiatisés de leurs exactions contre la population civile sahraouie dans les territoires occupés.  
Si l’on ne considère les 4 dernières années,  après le démantèlement de Gdaim Izik, des journalistes sont incarcérés, blessés de manière à entrainer leur incapacité physique, intimidés par la violence, ou dépouillés de leurs matériels professionnels.


Le 5 décembre 2010 les autorités d'occupation ont arrêté les journalistes Bachir Khadda et Hassan Dah du groupe Equipe media qui ont été condamnés après 2 ans de détention préventive à 30 et 20 ans de prison ferme. 
Le 8  décembre 2010, les journalistes de l’équipe média Hayat Rguibi et Nguia El Haouassi ont été arrêtées à l'aéroport d'El Aaiun occupée alors qu’elles partaient pour l’Afrique du Sud. Elles ont été incarcérées et ont passé plus de six mois dans la  "prison noire" de El Aaiun sans jugement. 
Le 24 décembre 2010, Khatar Mraizig  et Mohamed Ali Sidzein, deux journalistes de l'équipe media, arrêtés à Casablanca puis transférés à El Aaiun, ont passé plus de huit mois à la "prison noire" sans jugement.


Hassana Alya, journaliste de l'équipe media, arrêté en janvier 2011 par la police marocaine est lui relâché après trois jours d’interrogatoire en garde-à-vue. Néanmoins, les autorités marocaines émettent un mandat d'arrêt contre lui lors de son séjour en Espagne en raison de ses activités journalistiques, le jugent par contumace avec le groupe de Gdaim Izik et le condamnent à la prison à vie. Il est depuis en Espagne et ne peut rentrer au Sahara Occidental.


Le 11 février 2014 les journalistes sahraouis Sidi Sbai, Bouamoud Bachir, Jamour Mohamed et Tobali Hafed de l'instance indépendante du media sont arrêtés au check-point nord de Sidi Ifni, ville du sud du Maroc. Ils sont condamnés à des peines de 4 à 6 mois de prison ferme.


Le 29 septembre 2013, Mlle Afaf Husseini  journaliste de l'équipe média est attaquée pour une seconde fois en 6 mois par la police marocaine qui lui casse le bras. Outre le préjudice des gros frais nécessaires à l’opération faite à Agadir, elle en garde une incapacité à travailler de plusieurs mois.


Depuis 4 ans, 13 journalistes sahraouis ont été privés de leurs outils de travail, caméra photo, vidéo, enregistreurs, véhicule, confisqués ou endomagés sans contrepartie par la police marocaine. Ce sont des journalistes des équipes EM, TVRASD, Radio Maizerat, et centre sahraoui de la communication.

30 journalistes des mêmes équipes ont été frappés et blessés sérieusement heureusement sans fractures.


L’Equipe Média est solidaire de la RASD TV qui réclame la libération de son journaliste Haissan Mahmoud.

Les arrestations arbitraires, intimidations, agressions des journalistes sahraouis par les autorités marocaines d’occupations sont des atteintes à la liberté d’expression et à la liberté de la presse, tout à fait contraire aux valeurs revendiquées par le régime marocain, et par les lois internationales.


EM, Sahara Occidental occupé

Le 8 juillet 2014


dimanche 29 décembre 2013

Nouvelles inquiétantes d'Ali Aarrass : reprise du harcèlement après le passage du groupe de l'ONU, procès le 10/10.


  • Photo de couverture

    10 janvier : PROCES ALI & FARIDA AARRASS CONTRE L'ETAT BELGE ! 
     Par Farida Arrass



    • Ali Aarrass et moi même Farida Aarrass, avons pris la décision de ne pas lâcher prise et de continuer à nous battre jusqu'au bout et cela coûte que coûte.

      Cet engagement ne sera pas mené uniquement pour que justice soit rendue à Ali Aarrass, cela nous l'exigeons depuis le départ ! Il est inadmissible qu'un homme innocent subisse tous ces torts.

      Il est surtout plus que grand temps que les droits à la sécurité pour tous les binationaux cessent d'être négligés, bafoués et non respectés par l'état dans lequel ils ont vécu toute leur vie ou quasi toute leur vie pour d'autres.

      Dénonçons ensemble cet état de fait, réagissons et exigeons que nous puissions jouir tous des mêmes droits !

      Ce procès n'est pas uniquement celui d'Ali Aarrass et de sa sœur, il est celui de chaque personne concernée directement, indirectement et même celui de toute personne qui se proclame militant pour les droits humains !

      Il y va de notre sécurité à tous !

      Pour rappel et si vous ne connaissez pas l'affaire Ali Aarrass :

      www.freeali.eu

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      Par Greta Alegre, 28/12/2013

      ALERTE !  Farida Arrass vient d'écrire : 

      Nouvelles inquiétantes d'Ali Aarrass il y a quelques minutes !
      Le harcèlement reprend juste après le passage du groupe de travail de l'ONU !
      La vengeance envers Ali parce qu'il a encore dénoncé....
      On l’empêche de dormir de nuit comme de jour et L'isolement lui a été imposé !
      Ces crapules n'ont peur de rien et sont capables du pire !

      Week-end qui s'annonce plus qu'angoissant car Ali était tout essoufflé en me disant tout ça et qu'il n'a pas pu aller jusqu'au bout de ce qu'il voulait me dire.... La ligne fut coupée !

lundi 29 juillet 2013

Mais qui est Benachim Driss, ce gardien détesté à la prison de Salé II ?




Par Luk Vervaet, 23/8/2013

Il y a les gardiens dans les prisons qui font leur travail avec respect pour la dignité des détenus. Mais il y a aussi ceux pour qui la prison est l'endroit rêvé pour abuser de leur pouvoir, maltraiter les détenus, imposer un régime arbitraire ou même torturer les prisonniers. Certains le font de manière subtile, jusqu'à ce qu'un détenu craque afin qu'ils puissent lui sauter dessus, le massacrer et le mettre au cachot ou le faire transférer. Chaque sanction, en soi légale, peut devenir une arme de maltraitance et même de torture, en la multipliant sans limite. 
En tant qu'enseignant dans les prisons belges, j'ai pu constater de mes propres yeux ce genre de pratiques de la part de certains gardiens.

Pour le Maroc, ces faits sont avérés.
Il y a moins d'un an, le 30 octobre 2012, le Conseil national des droits de l’homme (CNDH), présentait un rapport choc, intitulé : “La crise des prisons, une responsabilité partagée : 100 recommandations pour la protection des droits des détenu(e)s”. Ce rapport est, selon ses auteurs, un rapport « objectif et précis ». Il dénonce « les exactions commises par le personnel des prisons, portant atteinte aux droits des détenu(e)s ». Il est basé sur des visites des membres du CNDH dans 15 établissements pénitentiaires durant la période allant du 31 janvier au 19 juin 2012.
L’image de la situation carcérale marocaine y apparaît dans toute sa clarté.
On peut y lire ceci : « Les violations (dans les prisons) se manifestent par des coups portés aux moyens de bâtons et de tuyaux, la suspension sur des portes à l’aide de menottes, les coups administrés sur la plante des pieds (FALAQA), les gifles, les pincements à l’aide d’aiguilles, les brûlures, les coups de pied, le déshabillage forcé des détenus au vu et au su des autres prisonniers, les insultes et l’utilisation d’expressions malveillantes et dégradantes portant atteinte à la dignité humaine des détenus. Ces exactions ont été observées dans la plupart des prisons visitées avec une prévalence et une intensité qui diffèrent d’une prison à une autre, à l’exception des prisons d’Inezgane et de Dakhla où seuls des cas isolés ont été enregistrés. » (page 4 du résumé du rapport).
On apprend que dans la plupart des prisons « l’alimentation amenée par les familles est parfois refusée ou détruite (!) ». Il révèle aussi « l’existence d’une pratique de punitions collectives et les transferts administratifs comme mesure disciplinaire… »
Le rapport insiste sur l’absence total « de procédures et de mécanismes de contrôle, d’enquêtes au sujet des plaintes déposées à l’encontre du personnel, y compris le personnel sanitaire, ou au sujet des violations relatées par la presse et les associations. Il y a la « non effectivité du contrôle judiciaire » (page 5).
En un mot : l’arbitraire et l’abus de pouvoir règnent dans les prisons marocaines.
Mais, ce que le rapport du CNDH ne dit pas, c'est que sans protection ou sans approbation, ouverte ou silencieuse, des autorités supérieures dans les prisons ces abus ne seraient pas possibles, ni tolérés. Tout comme à Abu Graibh en Irak, ou à Guantanamo.

Benachim Driss

Un exemple qui pourrait se retrouver dans le rapport du CNDH et qui suscite bien des questions est celui de Benachim Driss, gardien à la prison de Salé II. Monsieur Driss est originaire de la ville de Mekness. Il travaillait à la prison de Toulal, d'où il a été muté vers la prison de Salé II en 2010. Le directeur actuel de Salé II vient lui aussi de la prison de Toulal. Pure coïncidence ?
Benhachim Driss est un gardien. Mais il est surtout spécialiste du harcèlement. Il aime faire souffrir des détenus, par exemple, en les privant de sommeil. La nuit, monsieur Driss peut refermer la porte d'une cellule brutalement toutes les 15 minutes. Il crie, allume la lumière, effrayant ainsi des détenus en permanence. Ses pratiques provoquent à la fin une explosion de colère chez ces certains détenus qui pourront ainsi être punis.
Les incidents qui nous sont rapportés par différents détenus à son sujet sont multiples.
Force est de constater que Driss est protégé par le directeur. Qu'il agit ou bien sous sa tutelle ou celle de son adjoint, ou qu'il peut être même encouragé par ces derniers à se comporter de telle sorte. Parce qu'il ne s'agit pas d'un incident isolé. Début 2011, il obligeait des détenus à s'agenouiller lors des appels et à placer les mains sur la tête pendant des heures interminables. Quand des détenus sont sous les douches, il les obligeait à sortir nus et pleins de savon.
Nous demandons que l'impunité cesse. Qu'une enquête soit ouverte contre Benachim Driss en interrogeant les détenus sur son comportement, et que les complicités éventuelles du directeur et de son adjoint soient exposées et que les sanctions qui s'imposent soient prises.
http://prisonnierseuropeensaumaroc.blogspot.com.au/2013/08/mais-qui-est-benachim-driss-ce-gardien.html

dimanche 17 février 2013

ATTAC CADTM MAROC exige son droit au récépissé légal


Les autorités de Rabat ont décidé de faire recours en appel, début de ce mois de février, au verdict en première instance du Tribunal administratif de Rabat, accordant à ATTAC CADTM Maroc son droit d'exercer légalement, droit qui se matérialise par la remise d'un récépissé de dépôt du dossier du dernier congrès de l'association. Une première séance est fixée pour le 04 mars 2013.

Ce recours en appel est une décision politique par laquelle l’État marocain veut priver notre association de son droit de fonctionner de manière légale ainsi que d'accéder aux différents espaces publics.

C'est une infraction contre nos droits démocratiques les plus élémentaires, évoqués dans les textes internationaux des droits de l'homme, mais aussi dans la constitution de 2011, et dans la loi sur les associations.

Cette dernière mesure s'inscrit dans la continuité d'un long processus de répression, de harcèlement et de provocation mené par l’État contre notre association et ses militant-e-s, notamment ceux et celles engagées dans le Mouvement du 20 février, en fabriquant des procès à certains, en licenciant d'autres, en fermant notre local à Inzegane et en instrumentalisant une certaine presse pour cibler nos camarades à Rabat.

C'est le prix à payer pour notre association qui:

- lutte contre les choix néolibéraux qui condamnent notre peuple à la pauvreté et la régression, qui limitent ses libertés et menacent sa souveraineté

- propose des alternatives à travers l'éducation populaire, le développement des solidarités populaires tout en s'engageant activement au sein du Mouvement du 20 février. C'est aussi une sanction  contre la dimension internationale de notre  lutte, notamment  au sein du réseau du Comité pour l'annulation de la dette du tiers-monde (CADTM), dont ATTAC est membre et s'apprête d'ailleurs à accueillir au Maroc l'Assemblée mondiale de ce réseau en mai 2013.
    Nous dénonçons la décision du ministère de l’Intérieur de recourir en appel au verdict qui était en faveur d’Attac
   Nous exigeons notre droit au récépissé légal
Nous appelons toutes les organisations de lutte nationales et internationales à nous soutenir. 

Secrétariat National. 
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Bonjour,
En janvier 2012 à Rabat, ATTAC/CADTM Maroc a tenu son 4ème congrès national. Suite à cela, notre Secrétariat National a déposé son dossier administratif auprès des autorités locales afin de recevoir son récépissé légal. Mais il n’a reçu aucune réponse. ATTAC/CADTM Maroc a déposé alors une plainte contre le Ministère de l’intérieur auprès du tribunal administratif de Rabat pour faire valoir son droit  d’association. En Première instance, la Cour a donné raison à notre association. Mais, début février 2013, les autorités de Rabat ont décidé de faire recours en Appel à ce jugement. Une première séance est fixée pour le 04 mars 2013 (voir le communiqué en piéce jointe).
ATTAC/CADTM Maroc compte beaucoup sur votre large solidarité pour exiger son droit au récepissé légal. Nous vous transmettons  une lettre de protestation type à adresser aux ministres marocains concernés (adresses dans le tableau ci-dessous) et aux ambassades du Maroc dans vos pays. Prière de bien vouloir nous mettre en copie. (azikiomar2008@gmail.com)
AZIKI Omar
Secrétaire Général ATTAC/Cadtm Maroc
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Lettre type :
A ….  le ...../ ..../2013

M. Abdelilah Benkirane
Chef du gouvernement
Palais royal 
Rabat, Maroc
Objet : Le dossier légal de l’association ATTAC/CADTM Maroc 

Monsieur le premier ministre,
En janvier 2012 à Rabat, ATTAC/CADTM Maroc a tenu son 4ème congrès national. Suite à cela, le Secrétariat National de cette  asssociation a déposé son dossier administratif auprès des autorités locales de la capitale afin de recevoir son récépissé légal comme le stipule le dahir de 1958 réglementant le droit d'association. Mais il n’a reçu aucune réponse. ATTAC/CADTM Maroc a déposé alors une plainte contre le Ministère de l’intérieur auprès du tribunal administratif de Rabat pour faire valoir son droit  d’association. En Première instance, cette Cour a donné raison à cette association marocaine. Mais, début février 2013, les autorités de Rabat ont décidé de faire recours en Appel à ce jugement. Une première séance est fixée pour le 04 mars 2013.
Ce recours en Appel est une décision politique par laquelle l’État marocain indique sa volonté de priver  ATTAC/CADTM Maroc de son droit à travailler de manière légale ainsi que d'accéder  aux différents espaces publics. Ces entraves subies par cette association pour s’organiser sont en contradiction avec les engagements internationaux de votre pays. Le Maroc est signataire de plusieurs textes et conventions internationales garantissant le droit d’association.  
Face à cette situation regrettable, nous sollicitons, Monsieur le chef du gouvernement,  votre intervention urgente pour tenter de remédier à ce malheureux épisode  et nous attendons de vous, des mesures urgentes pour :
        Que soit délivré dans les plus brefs délais le récépissé à ATTAC/CADTM Maroc, étant donné que cette association  agit en conformité avec la législation sur les associations et afin qu’elle puisse fonctionner en toute légalité.
        Respecter la liberté d’organisation et d’expression
Veuillez agréer Monsieur, le chef du gouvernement, nos salutations distinguées.

 


 

 

jeudi 4 octobre 2012

Solidarité avec Ali Lmrabet

Solidarité, il n'y a pas d'autre mot, pour exprimer ma réaction, face à tant d'acharnement de lâcheté et de basse vengeance !! La lutte continue jusqu'à la chute du despotisme !!!


Le gouvernement marocain ne recule devant rien pour faire taire Ali Lmrabet, bête noire du palais. Après l’avoir emprisonné, interdit de profession, les autorités de Tetouan continuent de le harceler jour et nuit, et tous les moyens sont employés. 
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 Flagrant délit : Le Makhzen et ses moukhabarates envahissent la terrasse d'Ali Lmrabet 

 http://youtu.be/NYZcCX32JbU

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Quelle que soit  notre opinion, tant qu'elle est pacifique, aucune autorité ne peut se substituer au droit. Je soutiens Ali Lmrabet en tant qu'homme d'avis et en tant que journaliste. Si des poursuites doivent être diligentées contre lui , conformément au droit, elles doivent revêtir un caractère clair et officiel.


Lire le récit le scandaleux harcèlement que subit Ali Lmrabet depuis des mois de la part du Makhzen sur :
http://www.demainonline.com/2012/10/04/flagrant-delit-de-harcelement-comment-le-makhzen-et-ses-moukhabarates-ont-envahi-ma-terrasse/
https://www.facebook.com/SolidariteAliLmrabet
 

dimanche 1 novembre 2009

Actes de harcèlement à l’encontre de journalistes tunisiens



Paris-Genève-Copenhague, le 29 octobre 2009. L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, un programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), et le Réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme (REMDH) expriment leur plus vive inquiétude suite aux actes de harcèlement à l’encontre des journalistes tunisiens MM. Taoufik Ben Brik, Slim Boukhdir et Mouldi Zouabi.
(...)Ces trois journalistes se sont particulièrement mobilisés ces dernières semaines afin de dénoncer les pratiques et actes contraires aux normes internationales qui se sont multipliés dans le contexte électoral, et nos organisations craignent que les actes de répression dont ils sont l'objet fassent partie "des mesures" annoncées par le Président Ben Ali "contre quiconque émettra des accusations ou des doutes concernant l’intégrité de l’opération électorale, sans fournir de preuves concrètes". Le Président tunisien a par ailleurs stigmatisé, à la veille du scrutin du 25 octobre 2009, ceux qu’il avait qualifié de "minorité infime de Tunisiens qui dénigrent leur pays en s’appuyant sur des parties étrangères".
 
Ainsi, le 29 octobre 2009 vers 13h00, M. Taoufik Ben Brik, journaliste et membre fondateur du Conseil national pour les libertés en Tunisie (CNLT), a été écroué au centre de détention préventive de Bouchoucha, suite à sa convocation au commissariat un peu plus tôt dans la matinée. Il comparaîtra le 30 octobre devant un juge pour "agression". Cette accusation aurait été formulée sur la base d'une plainte déposée par une femme affirmant s'être faite agresser suite à un accrochage entre son véhicule et celui de M. Ben Brik. Selon les informations reçues, l'auteure de la plainte a en réalité embouti la voiture de M. Ben Brik le 22 octobre, avant de l'insulter, de le violenter et de lui déchirer ses vêtements, cherchant manifestement à le faire réagir. M. Ben Brik ne se serait quant à lui rendu à aucun moment responsable d'actes de violence.

Par ailleurs, le 28 octobre, M. Slim Boukhdir, journaliste et membre fondateur de l’association de défense des libertés “Liberté et équité”, a été victime d'un enlèvement devant chez lui par des inconnus en civil, qui lui ont bandé les yeux, l'ont forcé à monter à bord d'un véhicule puis l'ont conduit sur la colline du Belvédère (hauteurs de Tunis) où ils l'ont passé à tabac. M. Boukhdir, dépouillé de ses vêtements, de son portefeuille et de son téléphone, a été laissé sur les lieux, souffrant d'une fracture au nez et de plusieurs hématomes.

Le même jour, des inconnus ont tenté à trois reprises de forcer la porte du domicile de M. Moudi Zouabi, correspondant du journal panarabe basé à Londres Al Quds Al Arabi, du site Internet de la chaîne de télévision satellitaire Al-Arabiya. M. Zouabi a fait appel à la police qui s'est rendue sur les lieux, mais n'a rien constaté de préoccupant. M. Zouabi serait en outre suivi de très près par des policiers depuis plusieurs jours.
En outre, M. Zouhair Makhlouf, membre de l’association "Liberté et équité", membre dirigeant du Parti démocrate progressiste (PDP) et ancien candidat aux élections législatives du 25 octobre 2009, incarcéré depuis le 21 octobre 2009 à la prison de Mornaguia près de Tunis, comparaîtra devant le tribunal de première instance de Grombalia le 3 novembre 2009.

L'Observatoire et le REMDH dénoncent la poursuite des actes de harcèlement extrêmement préoccupants à l'encontre des défenseurs des droits de l'Homme tunisiens, et appellent la Délégation de la Commission européenne à Tunis ainsi que les ambassades d'Etats membres de l'Union européenne en Tunisie à rendre visite à MM. Ben Brik et Makhlouf en détention, et à observer les audiences à leur encontre, conformément aux Lignes directrices de l'UE relatives aux défenseurs des droits de l'Homme.
Nos organisations appellent également la Délégation et les ambassades mentionnées cidessus à faire un rapport public, et si possible conjoint, sur les violations des règles relatives à un procès équitable et sur tout autre sujet de préoccupation constatés lors des audiences.


L’Observatoire et le REMDH demandent par ailleurs aux autorités tunisiennes de :

· Garantir en toutes circonstances l’intégrité physique et psychologique de MM.Taoufik Ben Brik, Slim Boukhdir, Mouldi Zouabi et Zouhair Makhlouf, ainsi que de l’ensemble des défenseurs des droits de l'Homme tunisiens ;

· Procéder à la libération immédiate et inconditionnelle de MM. Taoufik Ben Brik et Zouhair Makhlouf, arbitrairement détenus ;

· Mener sans délai une enquête indépendante, impartiale et transparente sur les actes de harcèlement et de violence mentionnés ci-dessus, et en rendre les résultats publics, afin d’identifier les responsables, de les traduire devant un tribunal garantissant un procès équitable conformément aux principes de droit international ;

· Veiller à ce qu’un terme soit mis à toute forme de menaces et de harcèlement - y compris judiciaire - à l’encontre de MM. MM. Taoufik Ben Brik, Slim Boukhdir, Mouldi Zouabi et Zouhair Makhlouf, et de l'ensemble des défenseurs des droits de l’Homme tunisiens;

· Plus généralement, nos organisations appellent la Tunisie à se conformer aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et aux instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme et particulièrement l’article 1 de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 9 décembre 1998, “chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de promouvoir la protection et la réalisation des droits de l’Homme et des libertés fondamentales aux niveaux national et international”.

Contact REMDH : Mathieu Routier +33 1 48 18 06 86

vendredi 17 juillet 2009

Surexploitation des ouvrierEs agricoles de Chtouka Aït Bah


Par Ali Fkir, 17/07/2009

- Halte aux pratiques moyenâgeuses
- Halte à la violence dont sont victimes les travailleurs et travailleuses de Chtouka Aït Baha: 70 milles personnes
- Halte aux harcèlements sexuels dont sont victimes les ouvrières agricoles
-Dénonçons la guerre menée par le patronat, avec la complicité de l'Etat, contre le mouvement syndical
- Dénonçons la répression qui s'abat sur les militantEs syndicalistes
- Dénonçons la ségrégation salariale dont sont victimes les ouvrierEs agricoles.

Exemple: le SMAG(salaire minimum agricole garanti) est aux environs de 50 dh la journée, alors que l'ouvrierE agricole trime plus de 10 heures la journée de travail ; le SMIG (salaire minimum interprofessionnel garanti) est supérieur à 10 dh l'heure: plus de 80 dh la journée de travail .

C'est scandaleux!
Solidarisons - nous avec ces damnéEs/persécutéEs et qui ne sont autres que les producteurs et productrices de richesse. Par sa nature le capitalisme est inhumain, le capitalisme agraire constitue sa face la plus hideuse.