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samedi 1 octobre 2016

Flash : arrestation de deux journalistes sahraouis EM à Guelmim

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30 septembre 2016
Vendredi 30 septembre 2016, à 14h, cela fait 3h que nous sommes sans nouvelles de nos collègues journalistes Said Amidan et Brahim Laajail.
Les deux journalistes de l’Equipe Média, étudiants à Agadir, voyageaient à bord d’un bus de Supratours (filiale de la compagnie nationale marocaine ONCF ) sur la ligne El Aaiun-Agadir.
Ils partaient pour l’université dont c’est la rentrée scolaire. Said est en 2ème année en droit privé et Laajail, titulaire d’une licence en sociologie est en 2ème année en droit public.

Il y a 3h, Said a envoyé un sms à Ahmed Ettanji, président de l’Equipe Média, pour l’informer que la police marocain les avaient arrêtés dans le bus , au barrage sud de Guelmim (sud du Maroc) et les conduisait vers la préfecture de police de la ville. Contacté en retour son téléphone a sonné sans réponse.

lundi 22 août 2016

Travail remarquable de l'Equipe Media Sahara

Barbara Weingartner
Ils enregistrent les manifestations, les charges de la police, les arrestations illégales, les cambriolages de maisons. L'Equipe Media Sahara : " Nous sommes le seul moyen de communication de la résistance dans les territoires occupés qui travaille sur le terrain. Nous sommes le bras médiatique de la résistance civile Pacifique Sahraoui ". 
 
Nazha le Khalidi est l'une des huit femmes du noyau stable de 23 personnes de l’équipe media. 90 % de ses membres a entre 18 et 30 ans et quelqu'un ont déjà dépassé les 40.
Le travail de l’équipe media Sahara est clandestin et dispose d'une figure incontournable : les caméras. " nous ne pouvons pas toujours être présents dans la rue dans les manifestations et c'est pourquoi nous avons cherché un moyen pour dénoncer les agressions marocaines en nous engageant sur les toits pour les enregistrer en vidéo. Nous sommes en train de dénoncer sa violence avec un moyen non-violent ", explique Ahmed.

http://elpais.com/…/19/planeta_futuro/1471632016_843040.html
 

jeudi 2 octobre 2014

Les journalistes sahraouis, cible du gouvernement marocain d’occupation

EM, 20 septembre 2014 132 0
 
Depuis l’adoption de la dernière résolution 2152 du Conseil de Sécurité de l’Onu du 29 avril 2014 soulignant l’importance de « renforcer la promotion et protection de la liberté d’expression au Sahara Occidental (…) » occupé, les autorités marocaines d’occupation ont au contraire multiplié leurs mesures répressives contre les journalistes et les photographes sahraouis dans les territoires occupées du Sahara Occidental.
Dans les derniers mois, plusieurs événements sont à déplorer.
Le 4 juillet 2014, la police marocaine a arrêté le journaliste Mahmoud Al-Lhaissan, correspondant de la télévision nationale sahraouie à El Aaiun occupée après qu’il ait diffusé un reportage sur une manifestation pacifique sahraouie revendiquant l’indépendance du Sahara Occidental
La manifestation avait été organisée suite à un match de football Algérie-Allemagne, lors de la Coupe du monde de football au Brésil, le 30 juin précédent.
El Haissan avait alors subi 48 heures d’interrogatoire assorti de mauvais traitements et tortures de puis avait été placé en détention. Depuis son incarcération, El Haissan est continuellement la cible de l’administration pénitentiaire. Le 18 septembre, il a entamé une grève de la faim illimitée avec 6 autres prisonniers politique pour protester contre les restrictions, en particulier après que le toit de leur cellule soit tombé le 13 septembre après-midi alors qu’ils étaient à l’extérieur.
Les chefs d’accusation contre El Haissan sont : “attroupement armé”, “obstruction de la voie publique”, “agression sur des fonctionnaires dans l’exercice de leurs fonctions” et “dégradation de biens publics”.
Le 13 septembre, ce sont 3 cameramen de l’Equipe Média et un journaliste du réseau d’information activistes qui ont été enlevés à bord d’une voiture civile conduite par le Pacha d’ El Aaiun occupée.
Les trois journalistes d’EM, Mohamed Saleh Zerouali , Mohamed Khouna Lmbarki et lafkir Laghdaf ont été interrogés sur leurs activités médiatiques avant d’être relâchés 8 heures après.
Zerouali, le chef de service des cameramen de l’Equipe Média, a pu identifier quatre officiers qui l’ont torturé pour obtenir des informations sur l’organisation de l’Equipe Média. Zerouali qui souffre d’une maladie cardiaque est tombé évanoui sur le sol. L’interrogatoire n’a été suspendu que le temps qu’il revienne à lui.
Haddi du réseau d’information activiste a lui été relâché après 48h de retenue pour interrogatoire, soit le 15 septembre.
En mai, Mohamed Kheer, journaliste de l’équipe media n’a pas eu l’autorisation de renouveler sa carte d’identité dans des conditions plutôt discriminatoire.
Le 15 mai 2014, il est allé au commissariat délivrant les cartes d’identités prés de la place Dechira. Alors le commissaire l’a informé qu’il était recherché par la police et qu’il fallait attendre une voiture qui le conduirait à la préfecture. Conduit à la préfecture dans une Renaut 19 banalisée, il est resté pendant 5 heures sans interrogatoire. Des officiers sont ensuite venus pour le frapper puis l’informer qu’il était privé de carte d’identité et d’un éventuel passeport s’il avait eu l’intention d’un demander un. Kheer a demandé quelles accusations étaient portées contre lui et à être déféré devant la cour pour y être jugé, mais sans résultat. Les policiers l’ont ensuite forcé à quitter la préfecture.
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Ne pas oublier Hassan Dah, jeune journaliste de 26 ans, condamné à 30 ans de prison lors du procès militaire de Gdeim Izik(NDLR)

samedi 12 juillet 2014

Communiqué : arrestations et harcèlement de journalistes dans les Territoires Occupés du Sahara Occidental

 Par Claude Mangin, 9/7/22014



Communiqué


Jeudi  2 juillet le journaliste Sahraoui Haissan Mahmoud a été arrêté à l'aube par des agents de la police marocaine qui l’attendaient devant son domicile. Le 1er juillet, la TVRASD avait publié une vidéo d'une manifestation pacifique populaire à El Aaiun occupée dans laquelle le journaliste apparaissait.


Notre correspondant sur place a confirmé avoir vu El Haissan couvrir la manifestation organisée rue Tan-Tan pour célébrer joyeusement la performance sportive de l'équipe algérienne au Brésil dans la Coupe du Monde de football.

Selon ses proches, le journaliste sahraoui Haissan a été conduit à la préfecture de la police pour être interrogé, puis il a été présenté devant le procureur le lendemain, sous les accusations « entrave à la circulation, attaque des forces de l'ordre »

Samedi 5 juillet dans l'après midi les avocats de la défense ont rapporté après leur rencontre avec El Haissan avoir vu des signes de torture bien visibles sur le corps du détenu. El Haissan leur a dit d’autre part qu’il avait été intimidé et menacé par le procureur du roi qui a donné l’ordre de le transférer à la Prison Noire.


Les militants de l'intifada et en particulier les journalistes sont régulièrement et de plus en plus la cible des autorités d’occupation marocaine, qui réagissent par la répression aux témoignages objectifs et médiatisés de leurs exactions contre la population civile sahraouie dans les territoires occupés.  
Si l’on ne considère les 4 dernières années,  après le démantèlement de Gdaim Izik, des journalistes sont incarcérés, blessés de manière à entrainer leur incapacité physique, intimidés par la violence, ou dépouillés de leurs matériels professionnels.


Le 5 décembre 2010 les autorités d'occupation ont arrêté les journalistes Bachir Khadda et Hassan Dah du groupe Equipe media qui ont été condamnés après 2 ans de détention préventive à 30 et 20 ans de prison ferme. 
Le 8  décembre 2010, les journalistes de l’équipe média Hayat Rguibi et Nguia El Haouassi ont été arrêtées à l'aéroport d'El Aaiun occupée alors qu’elles partaient pour l’Afrique du Sud. Elles ont été incarcérées et ont passé plus de six mois dans la  "prison noire" de El Aaiun sans jugement. 
Le 24 décembre 2010, Khatar Mraizig  et Mohamed Ali Sidzein, deux journalistes de l'équipe media, arrêtés à Casablanca puis transférés à El Aaiun, ont passé plus de huit mois à la "prison noire" sans jugement.


Hassana Alya, journaliste de l'équipe media, arrêté en janvier 2011 par la police marocaine est lui relâché après trois jours d’interrogatoire en garde-à-vue. Néanmoins, les autorités marocaines émettent un mandat d'arrêt contre lui lors de son séjour en Espagne en raison de ses activités journalistiques, le jugent par contumace avec le groupe de Gdaim Izik et le condamnent à la prison à vie. Il est depuis en Espagne et ne peut rentrer au Sahara Occidental.


Le 11 février 2014 les journalistes sahraouis Sidi Sbai, Bouamoud Bachir, Jamour Mohamed et Tobali Hafed de l'instance indépendante du media sont arrêtés au check-point nord de Sidi Ifni, ville du sud du Maroc. Ils sont condamnés à des peines de 4 à 6 mois de prison ferme.


Le 29 septembre 2013, Mlle Afaf Husseini  journaliste de l'équipe média est attaquée pour une seconde fois en 6 mois par la police marocaine qui lui casse le bras. Outre le préjudice des gros frais nécessaires à l’opération faite à Agadir, elle en garde une incapacité à travailler de plusieurs mois.


Depuis 4 ans, 13 journalistes sahraouis ont été privés de leurs outils de travail, caméra photo, vidéo, enregistreurs, véhicule, confisqués ou endomagés sans contrepartie par la police marocaine. Ce sont des journalistes des équipes EM, TVRASD, Radio Maizerat, et centre sahraoui de la communication.

30 journalistes des mêmes équipes ont été frappés et blessés sérieusement heureusement sans fractures.


L’Equipe Média est solidaire de la RASD TV qui réclame la libération de son journaliste Haissan Mahmoud.

Les arrestations arbitraires, intimidations, agressions des journalistes sahraouis par les autorités marocaines d’occupations sont des atteintes à la liberté d’expression et à la liberté de la presse, tout à fait contraire aux valeurs revendiquées par le régime marocain, et par les lois internationales.


EM, Sahara Occidental occupé

Le 8 juillet 2014


vendredi 13 septembre 2013

Des journalistes sahraouis dans les prisons marocaines

 Par Abachi L.

S’agissant du combat du peuple sahraoui contre la présence de force du royaume du Maroc dans leur pays, c’est grâce à de jeunes journalistes, bénévoles, activant dans les territoires occupés, que l’insurrection de Gdim izik, déclenchée par la population de cette localité, a fait le tour du monde.
Après le démantèlement du camp de Gdeim Izik

L’ampleur des manifestations une fois connue par la communauté internationale a aidé à instaurer une nouvelle perception de bien de gouvernements et d’organisations non gouvernementales du problème sahraoui. Cette nouvelle perception aurait, pensent des Sahraouis avec qui nous avions discuté cet été à Boumerdès, même été la cause d’un changement, au bénéfice du Polisario, du rapport de force, au niveau international. Le gouvernement de Sa Majesté a probablement compris d’où vient le danger qui est pire que l’attaque d’une armée. Il s’agit pour le gouvernement marocain de mettre fin à la circulation, en temps réel, de l’information sur la situation des populations sahraouies. Il a donc décrété l’isolement des territoires occupés. Combien de fois des journalistes, espagnols notamment, et des ONG ont dénoncé l’interdiction qui leur est faite d’entrer dans les villes occupées par les FAR (Forces armées royales) pour prendre contact avec les citoyens autochtones. En plus de cet isolement, une terrible répression s’est abattue sur les militants et sympathisants du Polisario qui transmettent des informations aux médias de ce parti de libération du Sahara occidental et de Rio Oro. 

 Quelques-uns de ces journalistes bénévoles ont bravé la répression des autorités d’occupation et sont venus de la ville d’El Ayoun pour assister aux travaux de l’université d’été organisée du 10 au 24 août à l’université M’Hamed Bougara de Boumerdès par le Polisario et la Rasd (République arabe sahraouie démocratique). 
Nous avons rencontré deux d’entre-eux. Il s’agit de Hayat K., 24 ans, étudiante en droit et correspondante bénévole de la Télévision sahraouie, et de Ahmed M., 25 ans, diplômé en industrie des médias et également journaliste. Eux-mêmes ont été arrêtés deux fois. «Le Maroc a fait du travail journalistique un crime», dira Hayat. «Et chaque journaliste sahraoui est considéré par les autorités d’occupation comme un criminel», ajoutera Ahmed. Ce sont eux qui nous ont fait part de la condamnation à de très lourdes peines de prison de trois correspondants de presse des médias du Polisario. Les accusations contre ces confrères remontent aux événements de Gdimizi et les condamnations ont été rendues, en février 2013, par un tribunal militaire. «Les dossiers de l’accusation sont complètement vides et ne contiennent aucune preuve. Je vous cite, à titre de confirmation de ce que j’avance, le cas Hassan Alia qui s’est vu infliger une condamnation à perpétuité par le tribunal militaire. Or, la même personne a été jugée auparavant en compagnie de 12 autres accusés par un tribunal civil. Ils ont été tous acquittés. A la fin du procès, Hassan Ali est parti en Espagne. Le tribunal militaire l’a considéré comme étant en fuite et lui a infligé par contumace une peine de prison à vie», diront Hayat et Ahmed. Si Hassan Ali a eu la chance de se trouver en Espagne au moment de son procès pour échapper à une arrestation et une mise en prison, ce n’est malheureusement pas le cas de deux journalistes sahraouis qui, selon nos interlocuteurs, croupissent en prison. Il s’agit de Bachir Khedda, 28 ans, et Hassan Dah, 30 ans*. Ils ont été condamnés, toujours en février 2013, chacun à 25 ans de prison ferme par le même tribunal militaire qui a jugé Hassan Alia. En dépit des difficultés qu’ils rencontrent quotidiennement et les risques encourus, ces jeunes Sahraouis sont convaincus de leur mission d’information en direction de leurs compatriotes. En une phrase, Hayat résume ce que vit son peuple. «Chaque enfant naît dans un pays sauf l’enfant sahraoui. C’est le pays qui naît dans chaque enfant sahraoui. » En matière de solidarité corporative, nous déplorons dans cette affaire le silence ou l’oubli des médias algériens. Par ailleurs, les champions des comparaisons avec nos voisins de l’Ouest, particulièrement lorsque les choses sont en défaveur de ces derniers, saisiront certainement ce dossier pour ergoter sur le climat répressif qui prévaut au sud-ouest du Maghreb et ne manqueront probablement pas l’occasion pour dire : «Voyez-vous, le Maroc criminalise le travail des journalistes alors que chez nous, ils critiquent avec virulence le chef de l’Etat.» Un journaliste lucide ne se fait aucune illusion à ce sujet. Le code de l’information est une véritable épée de Damoclès sur chaque tête de journaliste.

http://kabyle.com/revue-de-presse/des-journalistes-sahraouis-dans-les-prisons-marocaines-2Des journalistes sahraouis dans les prisons marocaines2273.html
Source: Le Soir d'Algérie




* Hassan Dah a 26 ans et a été condamné à 30 ans de prison. (corrigé par MJ F, "marraine" de Hassan Dah, du groupe de Gdeim Izik)