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jeudi 7 avril 2016

Hassan Dah et ses codétenus suspendent la "soit-disant grève de la faim" selon la presse du palais...


Par Marie-Jo Fressard, solidmar, 6/4/2016


 C'est aujourd'hui, au 37ème jour de grève de la faim de Hassan et de  ses 12 codétenus, que le groupe Gdeim Izik a décidé d'interrompue la grève en attendant que se réalisent les promesses données par le CNDH, à l'issue de cette longue épreuve.

 La presse aux ordres parle de "soi-disant" grève de la faim, même insulte qu'on pouvait  lire dans cette même presse à propos de la grève de la faim d'Ali Aarrass. Perdre 10, 15, 20 kilos n'est que simulation pour ces spécialistes de la détention...

Les autres prisonniers de ce groupe de 21 ont dû renoncer à y participer, trop affaiblis, trop abimés par les traitements inhumains dont ils ont été  victimes depuis qu'ils sont détenus par le colonisateur marocain..


Photo de Hassan Eddah.
Hassan Dah


 Hassan est un journaliste sahraoui qui lutte pour que soit organisé au plus vite  le référendum d'autodétermination. Depuis qu'il a 18 ans il connait les arrestations, les séjours en prison, de plusieurs heures à plusieurs jours, la torture sous toutes ses formes,  brûlures de cigarettes, diverses suspensions, simulations  de noyade, suffocation à l'eau sale et à l'urine, viols à la bouteille, au bâton, à la matraque... 

Il a participé à de nombreuses  grèves de la faim en guise de protestation 10 jours, 20 jours, ou plus...

Mais au moins, à chacune de ces dures épreuves,  il pouvait imaginer la fin, une date de la fin, même si les journées étaient interminables.

Mais comment imaginer la fin d'un calvaire de 20 ans , 30 ans ? Et la perpétuité ? Les juges et ceux qui donnent les ordres, ont-ils des enfants ? Peuvent-ils imaginer leurs enfants dans ces ignobles situations ? Pour avoir lutté pour un avenir plus humain pour leur peuple  ?

Salek, un autre prisonnier sahraoui, condamné à perpétuité pour un meurtre qu'il nie avoir commis, m'a écrit : "Rester en prison pendant toute la vie, ce n'est pas possible, ça ne peut pas durer toujours ! C'est contre nature ! Il en est à sa 11ème année de détention.



Ce gâchis de jeunes vies est à mettre sur le compte des bienfaits octroyés par Sidna à Son cher peuple et à "Son" Sahara...L'Histoire ne devra pas oublier.

lundi 1 décembre 2014

Rappel : situation du prisonnier sahraoui Hassan Dah, condamné à 30 ans de prison


Amis du peuple du Sahara Occidental

Hassan Dah, Sahraoui, jeune journaliste, prisonnier politique à Salé au Maroc, également condamné à 30 ans pour ses opinions lors du procès inéquitable de Gdeim Izik

09 juin 2013, 19:51
Hassan - au premier plan -, 26 ans, un prisonnier politique sahraoui parmi d’autres, condamné à 30 ans de prison lors du procès de Gdeim Izik. Au deuxième plan Ahmed Esbaai, autre Sahraoui prisonnier politique.
Né le 18 janvier 1987 à El Aaiun au Sahara Occidental Hassan Dah est un militant de droits de l'Homme  pour le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui. Il est aussi journaliste. Ce n’est pas la première fois qu’il se fait arrêter, torturer et jeter en prison. Depuis ses 18 ans il est souvent victime de répression de la part des autorités coloniales marocaines.
Marie-Jo, sa marraine française explique.
Pourquoi ces lourdes peines ?
Début octobre  2010, quelques jeunes Sahraouis, exaspérés par leur vie de sous-citoyens sans cesse réprimés par le colonisateur marocain, ont monté les premières tentes à Gdeim Izik, à une trentaine de km d’El Aaiun, en territoire occupé du Sahara Occidental, en signe de protestation.
D’autres Sahraouis se sont joints à eux et c’est bientôt un énorme campement de plus de 4000 tentes et de plus de 20 000 personnes, hommes, femmes enfants, bébés, qui s’étend à perte de vue dans cette partie du désert. Un formidable espoir gagne la population sahraouie. Un camp tour à tour appelé camp de protestation, camp de l’espoir, puis camp de la liberté et de l’indépendance…
Mais le 8 novembre au milieu de la nuit, l’armée et toutes les forces de police marocaine démantèlent  le camp avec une violence inouïe : gaz lacrymogènes, aspersion à l’eau chaude, sirènes, hélicoptères sèment la panique…. On apprend que des militaires ont été tués. 24 Sahraouis sont arrêtés, pour la plupart des militants des droits de l’Homme, présents ou pas au moment des évènements.
Pas des tueurs. Hassan en fait partie.
Les 24 sont restés plus de 2 ans en détention préventive à Salé, fréquemment torturés pour arracher des aveux de crimes qu’ils n’ont pas commis. Jugés dans un tribunal militaire. Le verdict, préparé d’avance, sans rapport avec les plaidoiries qui affirment le manque total de preuves, tombe comme une bombe. De lourdes peines allant de 20 ans de prison à la  perpétuité. Hassan est condamné à 30 ans de prison.
Le 17 novembre 2012  l’ASDHOM  lance  une campagne de parrainages de prisonniers politiques marocains et sahraouis, victimes du régime marocain. C’est ainsi que je suis devenue « marraine » de Hassan Dah.  Je lui ai écrit plusieurs fois, j’ai eu la chance de recevoir une réponse, grâce à un réseau d’amis : il se dit « inébranlable en dépit de la condamnation injuste et des honteuses exactions que nous recevons ici.»... Il « remercie une fois de plus pour le message encourageant »
J'encourage tous les militants des droits de l'Homme à prendre contact avec l'ASDHOM pour demander à parrainer un des ces jeunes hommes pour leur envoyer des bouffées d'espoir et d'amitié. http://www.asdhom.org/
Marie-Jo
Les témoignages de Hassan et le texte complet sont sur : http://apsoinfo.blogspot.fr/2013/03/hassan-dah-sahraoui-prisonnier.html

vendredi 7 mars 2014

Témoignage de torture de TAKI EL MACHDOUFI ancien prisonnier politique sahraoui de Gdeim izik






Je soussigné, Taki El Machdoufi, né le 23 novembre 1985 à Tan Tan, certifie la véracité des faits suivants pour y avoir assisté personnellement.

Pendant les 14 jours précédant le démantèlement du camp de Gdeym Izik, j’ai travaillé au sein du service de sécurité du camp.


Le 8 novembre 2010, je me trouvais dans le camp. Nous avons entendu des bruits d’hélicoptères et des cris de haut-parleurs et nous avons eu peur. J’ai tenté de fuir vers la ville, mais j’ai été arrêté par une douzaine de gendarmes en tenue et armés de bâtons. Ils ont commencé à me rouer de coups de poings, de coups de pieds et de coups de bâton.


Ils m’ont embarqué dans leur voiture. Sur le trajet de 20 minutes vers la gendarmerie, ils ont continué à me frapper. J’ai reçu un coup de crosse sur la tête et un autre sur l’oreille gauche.


Au sein de la gendarmerie, j’ai été détenu avec une centaine d’autres sahraouis. Nous étions répartis dans deux pièces, l’une d’environ 9 m2, l’autre en forme de couloir d’environ 1m sur 4m. Parmi mes codétenus se trouvaient Cheikh Banga, Mohamed Bani et Mohamed El-Ayoubi.

Nous avons tous été torturés par des gendarmes. Ils ne s’appelaient pas entre eux par leurs noms si bien que je ne sais pas qui m’a torturé.

Ils ont versé sur mon corps de l’eau sale et de l’urine, m’ont frappé avec des bâtons sur toutes les parties du corps et surtout la tête, m’ont insulté et menacé de viol. J’avais les yeux bandés pendant les sessions d’interrogatoire. Nous manquions de nourriture et d’eau. Sous la torture, les agents m’ont forcé à apposer mes empreintes sur des feuilles dont je n’ai pas pu lire le contenu.

Le jeudi 11 novembre, vers 20h, avec Mohamed El-Ayoubi et six autres codétenus, nous avons été conduits au tribunal dans un camion militaire. Arrivés au tribunal, les six autres codétenus ont été sortis du camion, mais Mohamed El-Ayoubi et moi avons dû y rester, jusqu’à environ 9h le lendemain matin.

Le vendredi 12 novembre au matin, nous avons été ramenés à la gendarmerie. J'ai été mis à part avec trois autres détenus, Cheikh Banga, Mohamed Bani et Mohamed El Ayoubi. Puis nous avons été rejoins par deux autres détenus qui ne faisaient pas partie de notre groupe et que je ne pouvais pas voir car j'avais les yeux bandés. J'ai su que c'était Naâma Asfari et Mohamed Bourial car lorsque les agents s’éloignaient, nous pouvions murmurer.

Puis on nous a fait monter de force dans un 4x4 de la gendarmerie, toujours menottés et les yeux bandés et on nous a conduits à l'aéroport comme on l'a découvert par la suite. Le transfert a été rapide. J’ai su que Naâma Asfari était avec moi lorsque j’ai entendu son nom prononcé dans la voiture.

Vers 13h30, chacun de nous a été escorté jusqu’à l’avion par deux agents qui nous tenaient par le bras. Nous sommes montés avec les agents à bord de l’avion et on nous a couchés à plat ventre sur le sol. L'avion a décollé. Pendant environ 1h30 à 2h de trajet, les agents et les détenus sont restés silencieux et les agents nous ont frappés sur tout le corps et sur le visage avec leurs brodequins. L'avion a atterri à l’aéroport militaire de Kénitra comme on l’a appris par la suite. Puis nous avons été conduit directement au tribunal militaire de Rabat, à bord d’un 4x4.

On nous a emmenés dans la salle du Tribunal en nous bousculant et en nous insultant : «Polisario, sales Sahraouis, séparatistes, indépendantistes, vous avez dépassé les bornes... »

Nous sommes ensuite passés l’un après l’autre devant le juge d’instruction, le Colonel Bakaali. J'étais le quatrième à passer. Avant d’entrer dans son bureau, on nous a enlevé le bandeau et les menottes. Il m’a dit les charges qui pesaient contre moi et m’a demandé si j’étais impliqué. J’ai nié toutes les accusations. J'avais du sang sur la tête, sur ma figure et sur mon t-shirt depuis le premier ou deuxième jour de torture. Malgré cela, le juge n'a posé aucune question sur les sévices subis.

En sortant du bureau on m'a remis le bandeau et les menottes et les agents m'ont ramené dans la salle du Tribunal en silence.

Vers 22h30, après être tous passés devant le juge, nous sommes sortis du tribunal et avons été conduits en prison, mais nous ne savions pas laquelle, Nous avons su que nous étions détenus à Salé seulement 12 jours plus tard, grâce à l'assistant social de la prison. Il était venu nous voir pour nous poser des questions sur notre situation familiale et nous avions alors vu le nom de la prison sur les papiers qu'il avait dans la main.

Nous avons passé la première nuit derrière le deuxième portail, couchés par terre dans la cour, les mains menottées par derrière et accrochées au le grillage, les yeux bandés sans avoir bu ni mangé depuis le vendredi matin.

Le lendemain matin, le samedi, à 9h, on nous a emmenés nous doucher dans une douche collective. C'est à ce moment là que nous nous sommes découverts mutuellement et c'est la première fois que j’ai vu Naâma, car je ne le connaissais pas auparavant. Comme nous tous, Naâma présentait des traces de torture sur le corps, sur le visage, la tête et le dos. J’avais moi aussi des traces au niveau de la tête, du visage, principalement à gauche du front, ainsi qu’en bas de jambes. Nous n’avons pas pu prendre de douche pendant les deux mois qui ont suivi.

On nous a ensuite donné une tenue de détenus et on nous a mis chacun dans une cellule. El Yacoubi, était vieux et très fatigué et partageait une cellule avec 3 autres détenus Bani Mohamed, Hassan Dah et Deich Daf. Les autres étaient seuls dans leur cellule.

Les premiers mois de la détention se sont déroulés de la façon suivante :

Des gardiens étaient présents en permanence et nous punissaient s’ils nous entendaient parler.

Nous prenions le déjeuner chacun dans sa cellule, des haricots secs. On nous interdisait de parler entre nous à travers les murs. Après deux mois de détention, nous avons pu nous doucher. Quand nous nous croisions en allant à la douche, une fois par semaine, pendant 15 minutes le vendredi, c'était la fête. Nous nous parlions tout doucement.

A partir du deuxième mois, nous avions droit à deux promenades de 5 minutes par jour, une le matin et une le soir. Cette promenade se déroulait à l’intérieur, dans le couloir longeant les cellules. Nous étions sortis séparément et ne pouvions donc pas nous voir. Pendant les 15 premiers jours, nous sommes restés pieds nus.

Après cinq mois de détention et une grève de la faim de 19 jours, nous avons obtenu le droit à une promenade à l’extérieur.

La cellule de Naâma était juste à côté de la mienne et, malgré la surveillance des gardiens, nous avons pu nous parler un peu. Il m’a notamment raconté toutes les tortures subies pendant sa garde à vue.

Le 22 novembre deux autres détenus sont arrivés : Abderrahman Zayou et Lamine Hadi Mohamed.

Pendant 5 mois, c'est à dire jusqu'à la grève de la faim en avril 2011, nous avons été seuls, et nous avons subi des tortures psychologiques. Les gardiens de la prison rentraient la nuit nous mettaient les menottes, nous fouillaient. Il était interdit d'ouvrir la fenêtre. Nous étions privés de promenade et ne voyions donc jamais le soleil.

J’ai pu recevoir pour la première fois la visite d’un membre de ma famille, mon frère en l’occurrence, qu’un mois après mon arrestation.

Quand les familles étaient autorisées à nous rendre visite, elles ne pouvaient apporter que des desserts. Il était interdit de mettre des vêtements civils sauf quand venaient les avocats, les familles ou le juge d'instruction.

La Commission du Tribunal Militaire a visité notre quartier de détention. Lors d'une de ces visites, j'ai dit au Commandant que nous avions besoin de soleil. Il m'a répondu : «La prochaine fois, je t'en apporte dans un sac en plastique».

Nous étions privés de tous les droits.

Je sais que ce témoignage est effectué pour être produit en justice.
http://plan-paix-onu.blogspot.be/2014/03/temoignage-taki-el-machdoufi-ancien.html
Signature : TAKI EL MACHDOUFI

vendredi 13 septembre 2013

Des journalistes sahraouis dans les prisons marocaines

 Par Abachi L.

S’agissant du combat du peuple sahraoui contre la présence de force du royaume du Maroc dans leur pays, c’est grâce à de jeunes journalistes, bénévoles, activant dans les territoires occupés, que l’insurrection de Gdim izik, déclenchée par la population de cette localité, a fait le tour du monde.
Après le démantèlement du camp de Gdeim Izik

L’ampleur des manifestations une fois connue par la communauté internationale a aidé à instaurer une nouvelle perception de bien de gouvernements et d’organisations non gouvernementales du problème sahraoui. Cette nouvelle perception aurait, pensent des Sahraouis avec qui nous avions discuté cet été à Boumerdès, même été la cause d’un changement, au bénéfice du Polisario, du rapport de force, au niveau international. Le gouvernement de Sa Majesté a probablement compris d’où vient le danger qui est pire que l’attaque d’une armée. Il s’agit pour le gouvernement marocain de mettre fin à la circulation, en temps réel, de l’information sur la situation des populations sahraouies. Il a donc décrété l’isolement des territoires occupés. Combien de fois des journalistes, espagnols notamment, et des ONG ont dénoncé l’interdiction qui leur est faite d’entrer dans les villes occupées par les FAR (Forces armées royales) pour prendre contact avec les citoyens autochtones. En plus de cet isolement, une terrible répression s’est abattue sur les militants et sympathisants du Polisario qui transmettent des informations aux médias de ce parti de libération du Sahara occidental et de Rio Oro. 

 Quelques-uns de ces journalistes bénévoles ont bravé la répression des autorités d’occupation et sont venus de la ville d’El Ayoun pour assister aux travaux de l’université d’été organisée du 10 au 24 août à l’université M’Hamed Bougara de Boumerdès par le Polisario et la Rasd (République arabe sahraouie démocratique). 
Nous avons rencontré deux d’entre-eux. Il s’agit de Hayat K., 24 ans, étudiante en droit et correspondante bénévole de la Télévision sahraouie, et de Ahmed M., 25 ans, diplômé en industrie des médias et également journaliste. Eux-mêmes ont été arrêtés deux fois. «Le Maroc a fait du travail journalistique un crime», dira Hayat. «Et chaque journaliste sahraoui est considéré par les autorités d’occupation comme un criminel», ajoutera Ahmed. Ce sont eux qui nous ont fait part de la condamnation à de très lourdes peines de prison de trois correspondants de presse des médias du Polisario. Les accusations contre ces confrères remontent aux événements de Gdimizi et les condamnations ont été rendues, en février 2013, par un tribunal militaire. «Les dossiers de l’accusation sont complètement vides et ne contiennent aucune preuve. Je vous cite, à titre de confirmation de ce que j’avance, le cas Hassan Alia qui s’est vu infliger une condamnation à perpétuité par le tribunal militaire. Or, la même personne a été jugée auparavant en compagnie de 12 autres accusés par un tribunal civil. Ils ont été tous acquittés. A la fin du procès, Hassan Ali est parti en Espagne. Le tribunal militaire l’a considéré comme étant en fuite et lui a infligé par contumace une peine de prison à vie», diront Hayat et Ahmed. Si Hassan Ali a eu la chance de se trouver en Espagne au moment de son procès pour échapper à une arrestation et une mise en prison, ce n’est malheureusement pas le cas de deux journalistes sahraouis qui, selon nos interlocuteurs, croupissent en prison. Il s’agit de Bachir Khedda, 28 ans, et Hassan Dah, 30 ans*. Ils ont été condamnés, toujours en février 2013, chacun à 25 ans de prison ferme par le même tribunal militaire qui a jugé Hassan Alia. En dépit des difficultés qu’ils rencontrent quotidiennement et les risques encourus, ces jeunes Sahraouis sont convaincus de leur mission d’information en direction de leurs compatriotes. En une phrase, Hayat résume ce que vit son peuple. «Chaque enfant naît dans un pays sauf l’enfant sahraoui. C’est le pays qui naît dans chaque enfant sahraoui. » En matière de solidarité corporative, nous déplorons dans cette affaire le silence ou l’oubli des médias algériens. Par ailleurs, les champions des comparaisons avec nos voisins de l’Ouest, particulièrement lorsque les choses sont en défaveur de ces derniers, saisiront certainement ce dossier pour ergoter sur le climat répressif qui prévaut au sud-ouest du Maghreb et ne manqueront probablement pas l’occasion pour dire : «Voyez-vous, le Maroc criminalise le travail des journalistes alors que chez nous, ils critiquent avec virulence le chef de l’Etat.» Un journaliste lucide ne se fait aucune illusion à ce sujet. Le code de l’information est une véritable épée de Damoclès sur chaque tête de journaliste.

http://kabyle.com/revue-de-presse/des-journalistes-sahraouis-dans-les-prisons-marocaines-2Des journalistes sahraouis dans les prisons marocaines2273.html
Source: Le Soir d'Algérie




* Hassan Dah a 26 ans et a été condamné à 30 ans de prison. (corrigé par MJ F, "marraine" de Hassan Dah, du groupe de Gdeim Izik)