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jeudi 8 décembre 2016

Nabil Benabdellah: Les prisonniers de « Gdeim Izik » sont peut-être victimes d’arrestations arbitraires

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Dans des déclarations qui risquent de faire couler beaucoup d’encre, Nabil Ben Abdallah, le ministre marocain de l’Habitat et de la politique de la ville, et le secrétaire général du Parti du Progrès et du socialisme (PPS), a remis en doute l’implication des vingt-trois détenus de l’affaire de « Gdeim Izik » ayant causé en novembre 2010, 11 morts dont 9 des forces de l’ordre.  
Nabil Benabdallah alors qu'il assistait aux familles des forces de l’ordre, victimes de « Gdeim Izik », devant le tribunal militaire de Rabat Source : lakome2.com
Nabil Benabdallah alors qu’il assistait les familles des forces de l’ordre, victimes de « Gdeim Izik », devant le tribunal militaire de Rabat
Source : lakome2

« C’est possible… qu’il n’y ait pas de rapport direct… c’est possible… C’est possible que dans le flou global, et dans les événements… » (en faisant un mouvement tourbillonnant du bras), a-t-il affirmé, devant une délégation de la marie d’Ivry-sur-Seine, où habitait Naâma Asfari et Claude Mangin, son épouse française. 

Ces déclarations sont parues dans le documentaire « Dis-leur que j’existe », projeté jeudi soir dernier au cinéma « Le Brady » à Paris. Le film, qui a nécessité trois ans de travail selon l’équipe, raconte l’histoire du prisonnier sahraoui Naâma Asfari et de ses codétenus de la prison Zaki de Salé. Tous condamnés à des peines allant de vingt ans à la perpétuité.
Ben Abdellah a été le seul membre du gouvernement ayant accepté de rencontrer la dite délégation. On ignore si Ben Abdellah a été un émissaire du Palais ou un représentant du gouvernement. Ou, encore,s’il a été convaincu par sa collègue dans le parti, Gajmoula Bent Abi, qui a assisté à cette rencontre, et qui a déjà réfuté la thèse officielle à travers de nombreux médias espagnols.
Il faut rappeler que Nabil Ben Abdallah a récemment été violemment attaqué par Fouad Ali El Himma, le conseiller du roi Mohammed VI, via un communiqué officiel du Cabinet Royal dans lequel on l’accusait de «tromperie politique ».


vendredi 28 octobre 2016

A l’approche de son procès, le Maroc tente d’isoler le détenu politique sahraoui Naâma Asfari (ACAT-France)


Paris, 25 oct 2016 (SPS)

 Le Maroc tente d’isoler le militant sahraoui des droits de l’Homme, Naâma Asfari, condamné par un tribunal militaire marocain, à l’approche de son procès, a estimé la section française de l’ACAT dans une lettre au ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault.
“Cela fait des années que Claude Mangin, ressortissante française, se rend au Maroc plusieurs fois par an pour visiter son mari emprisonné depuis 2010. C’est la première fois qu’elle est ainsi refoulée. Elle rejoint la longue liste des militants, avocats, personnalités politiques et journalistes renvoyés par le Maroc en raison de leur intérêt pour la question sahraouie”, a rappelé l’ACAT-France relevant que les autorités marocaines “tentent ainsi d’isoler Naâma Asfari et de le réduire au silence à l’approche de la réouverture de son procès”.

mercredi 26 octobre 2016

A l’approche de son procès, le Maroc tente d’isoler le détenu politique sahraoui Naâma Asfari, Claude Mangin, son épouse, est refoulée



Le Maroc tente d’isoler le détenu politique sahraoui Naâma Asfari

 
Par l'ACAT : L'ONG CHRÉTIENNE CONTRE LA TORTURE ET LA PEINE DE MORT



Le 19 octobre, sans d’explication, le Maroc a interdit l’entrée sur son territoire à Claude Mangin, l’épouse du prisonnier politique sahraoui Naâma Asfari.
Claude Mangin
Le 25 / 10 / 2016 Le 19 octobre, les autorités chérifiennes ont interdit l’entrée sur le territoire marocain à Claude Mangin, l’épouse du prisonnier politique sahraoui Naâma Asfari, sans fournir d’explication. Cette mesure témoigne d’un durcissement de la politique marocaine visant à passer sous silence l’occupation du Sahara occidental et les violations graves des droits de l’homme qui lui sont afférentes.

dimanche 25 septembre 2016

Film : "Dis-leur que j'existe", le combat du peuple sahraoui.



L’image contient peut-être : texte 

"Dis leur que j'existe" un film documentaire bouleversant, le combat d'un peuple, le peuple sahraoui, en lutte pour exister dignement, librement.
 Un film sur la situation de prisonniers politiques sahraoui dans les lieux de torture et détention au Maroc et dans les territoires occupés.
Un témoignage bouleversant de Claude Mangin, épouse et porte parole de ce combat à coté de son mari Naâma Asfari, de leur libération ainsi que divulgation de cette réalité, d'un conflit long de 40année.

par Giulia Inés Maggi

mardi 30 août 2016

Le combat sans frontières pour un prisonnier sahraoui

Par Libération.fr,

La femme d’un militant pro- indépendance du Sahara-Occidental torturé et emprisonné au Maroc a porté plainte en France. Cette procédure inédite pourrait servir de précédent.

Ce matin de juillet, le vaste parloir de la prison de Salé, près de Rabat, a des allures de hall de gare surpeuplé. Des centaines de détenus et visiteurs échangent des nouvelles en haussant la voix, tentant de se faire entendre dans la cacophonie ambiante. Dans un angle de la pièce, plusieurs familles sahraouies boivent le thé, assises sur des couvertures disposées au sol. Parmi ces personnes, Claude Mangin, 60 ans. «La scène est un peu surréaliste», se souvient la Française venue visiter son mari incarcéré depuis six ans. Ici, Naâma Asfari et ses 22 compagnons sahraouis, militants pour l’indépendance du Sahara-Occidental, ne sont pas des quidams. Ils sont considérés comme «prisonniers politiques» et bénéficient d’un traitement plus favorable que les détenus de droits communs : cellules individuelles et quartier réservé. Naâma Asfari, condamné à trente ans de réclusion criminelle, tue les heures en lisant de la philosophie politique, en écoutant France Culture ou en cultivant le jardin. «Les détenus sahraouis sont traités plus correctement, car leur sort est pris en compte par l’ONU, mais également parce qu’ils ont mené plusieurs grèves de la faim», commente Claude Mangin, professeure d’histoire-géographie en région parisienne, désormais rompue à ce «tourisme carcéral» lors de chaque vacances scolaires.

lundi 13 juin 2016

Abdellatif Hammouchi & torture : Coup de tonnerre à Paris


Selon des informations que je viens de confirmer auprès d'une source digne de foi, la chambre d'instruction de la cour d'appel de Paris vient de déclarer dans un arrêt argumenté recevable la plainte pour "torture" du militant associatif sahraoui, Naâma Asfari, contre une série de fonctionnaires marocains dont le patron de la DST (police politique marocaine), Abdellatif Hammouchi.

Cette information signifie que Hammouchi affronte dorénavant deux plaintes pour torture en France. Celle de Zakaria Moumni et celle de Naâma Asfari.

En juin 2015, le site de Majidi, le "360", traitait Joseph Breham, l'un des avocats, avec Ingrid Metton, de l'ACAT (Action des Chrétiens pour l'abolition de la torture), qui ont obtenu cette très importante victoire judiciaire, "d'avocat des causes perdues d'avance".

Apparemment non...

dimanche 12 juin 2016

Naâma Asfari, militant sahraoui des droits de l’homme : « Je suis un détenu politique ! »



Par Naâma Asfari:
" On ne fait pas de la politique, on lutte contre une certaine politique, on ne lutte pas contre la politique, mais contre certaines politiques et certaines manières de faire de la politique.
Quel genre de politique mène le régime marocain contre nous?
Quelle politique conduit l’ONU pour assurer et maintenir une paix juste dans le monde?
Et les 5 membres du Conseil de Sécurité ?
Une politique qui n’a pas d’éthique est le contraire de la politique.
Mais la politique n’est pas non plus la morale.
Toute l’histoire de l’humanité est l’histoire de deux façons de faire de la politique.

Je ne suis qu’un homme simple qui a été victime de la politique.
C’est la politique qui m’a privé de toutes les petites choses qui m’auraient permis de vivre une vie comme n’importe quel homme dans le monde.
Enfant, l’atrocité de la politique m’a privé de la tendresse d’un père et d’une mère.
Jeune, j’ai été privé des droits dont bénéficient ou devraient bénéficier tous les jeunes du monde.
Tous les droits et libertés n’existent pas sans le droit de mon peuple : DROIT A L’AUTODETERMINATION. Aujourd’hui j’ai 46 ans, j’ai été condamné à 30 ans de prison, avec 23 compagnons condamnés pour certains à la perpétuité.

samedi 11 juin 2016

Gdeim Izik : La justice française autorise Naâma Asfari à poursuivre le Maroc en France



Politique Yabiladi, Ristel Tchounand, 10/6/2016

Du nouveau dans l’affaire Naâma Asfari. La justice française juge recevable la plainte le prisonnier sahraoui contre le royaume du Maroc pour torture. Une enquête devrait s’en suivre. Détails.

 La chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Paris a autorisé, ce vendredi 10 juin en début d’après-midi, Naâma Asfari à engager des poursuites contre l’Etat marocain en France, indique à Yabiladi Helène Legey, responsable Maghreb-Afrique à l’Association chrétienne contre la torture et la peine de mort (ACAT).
Emprisonné depuis 2010, Naâma Asfari a été condamné le 16 février 2013 par le tribunal militaire de Rabat à trente ans de prison dans le cadre de l'affaire Gdim Izik, ces affrontements à Laâyoune le 8 novembre 2010 qui ont opposé manifestants sahraouis et forces de l'ordre marocaines, après le démantèlement du campement de « protestation » de Gdim Izik, situé à 12 km de la ville. Le militant sahraoui a plusieurs fois affirmé avoir subi des « sévices » durant la période de son incarcération, notamment lors des premières semaines ayant suivi les événements.
En février 2014, son avocat, Me Joseph Breham, a déposé une plainte contre l’Etat marocain en France et une autre auprès du Comité contre la torture des Nations Unies. En mai 2015, le département onusien a accepté d’examiner la plainte et contraignant Rabat à devoir répondre par écrit à ses interrogations.

La justice française va enquêter au Maroc
A l’ACAT, la décision de justice réjouit. « C’est très positif que la justice française se déclare compétentes pour enquêter sur cette affaire », estime Mme Legeay. Pour elle, c’est surtout une bonne nouvelle pour l’épouse de Naâma Asfari, Claude Mangin. « Elle se retrouve privée, depuis six ans, de son mari. C’est vrai qu’on n’en est qu’aux prémices de la lutte et qu’il reste en prison. », ajoute-t-elle.
Même son de cloche chez Me Breham. « De nombreux médias au Maroc et ailleurs ont estimé que notre demande était infondée, mais on voit bien que la justice française est rendue à l’évidence que Naâma Asfari a peut-être été torturé », indique-t-il dans un entretien avec Yabiladi.
Après la reception de la plainte d'Asfari, la suite logique est l'ouverture d'une enquête par la France au Maroc. Me Breham est conscient que la décision de la Cour d’appel n’implique pas forcément une condamnation du Royaume au bout de la procédure, d'autant plus que la partie civile s'attend à un pourvoi en cassation de la part de l'avocat général. Mais ils entendent aller jusqu'au bout, estimant que l’enquête permettra de mettre la lumière sur les faits rapportés par Naâma Asfari.
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Dans la même affaire de Gdeim Izik, ils sont une vingtaine, toujours en prison à Salé1, condamnés comme Naâma Asfari, à de lourdes peines, entre 20 ans et la perpétuité. Il faudra que la lumière soit faite sur les tortures qu'ont subies tous les membres de ce groupe. (NDLR)

vendredi 10 juin 2016

Avec douze autres prisonniers politiques sahraouis, Naäma Asfari vient de mener une longue grève de la faim…

Journal d'Ivry 94, mai 2016

Nommé citoyen d’honneur d’Ivry, le militant sahraoui Naâma Asfari est emprisonné depuis 2010 à Rabat-Salé au Maroc. Nous avons pu le contacter.

Le camp de Gdeim Izik en 2010 avant son évacuation.© Anthony Jean

Naâma Asfari : Faim de liberté

Il s’agissait d’attirer l’attention sur le silence que l’État marocain veut nous imposer. Malheureusement, il était très difficile de continuer après trente jours, surtout avec la pression des familles. Nous avons attendu en vain l’ouverture de négociations, et les avocats européens venus nous voir ont été refoulés…Le Maroc ne respecte pas les résolutions des Nations Unies.

Parvenez-vous à suivre la situation des Sahraouis dans les territoires occupés ?

Les informations que l’on a, c’est ce que nous lisons dans les journaux marocains. Le Maroc répète à la communauté internationale que le problème vient du Polisario (mouvement de libération du peuple sahraoui), et que les Sahraouis sous administration marocaine soutiennent l’État… Alors en 2010 (voir ci-contre), nous avons montré que tous les Sahraouis sont unis derrière le Polisario et qu’il n’y aura pas d’autre alternative qu’un référendum d’autodétermination. Mais cette action pacifique d’un peuple pacifique a suscité le 8 novembre 2010 une intervention militaire contre un campement de trente mille civils sahraouis. Le Maroc, aujourd’hui, continue à nous emprisonner de façon illégale –y compris selon la loi marocaine -et bénéficie du soutien direct du gouvernement français qui bloque, au sein de l’ONU, toute tentative de résolution du conflit.

Le conseil municipal d’Ivry vous a nommé citoyen d’honneur mais, au-delà, que peut-on attendre de la solidarité internationale ?

Le fait qu’Ivry me reconnaisse comme l’un de ses citoyens est un geste extraordinaire montrant que l’on est dans un monde où les gouvernements ne représentent pas les peuples ! Je salue de tout mon cœur les Ivryens, et je crois que cette initiative va contribuer à lever ce silence que le Maroc essaie d’imposer contre la légitimité de la cause sahraouie. Les grandes puissances ‑ et principalement la France et l’Espagne - ont l’obligation de jouer un rôle de facilitateurs entre le Maroc et le Polisario pour déboucher sur un temps de stabilité et de paix où tous les peuples puissent cohabiter. Ce que nous demandons, c’est le respect de notre droit à l’autodétermination. C’est à nous de choisir notre destin à partir d’un référendum juste et équitable. Nous sommes en prison pour ça, pas pour autre chose !
Propos recueillis par la rédaction

Téléchargez la délibération du Conseil Municipal du 17 mai 2016 élevant Naâma Asfari au rang de citoyen d'honneur d'Ivry-sur-Seine

samedi 21 mai 2016

Le militant sahraoui Naâma Asfari élevé au rang de "citoyen d'honneur" de la mairie d'Ivry-sur-Seine (France)



Paris,20 mai 2016 (SPS) 

Le militant sahraoui des droits de l'homme, Naâma Asfari, actuellement détenu dans la prison de Rabat-Salé (Maroc), a été élevé au rang de "citoyen d'honneur" de la mairie d'Ivry-sur-Seine (France), a-t-on appris vendredi à Paris auprès d'une source sahraouie.
La décision a été prise suite à une délibération, a-t-on indiqué, du conseil municipal au cours d'une réunion tenue jeudi soir au siège de la mairie, ouverte au public, dont notamment des Sahraouis.
La majorité des membres a voté pour, trois se sont abstenus et un a voté contre, a-t-on précisé.
Les membres du conseil municipal d'Ivry-sur-Seine, une commune située dans l'Ile de France et limitrophe de Paris, ont insisté, dans leurs interventions, sur le fait que ce militant pour l'indépendance de son pays est injustement incarcéré depuis 5 ans par le Maroc, pays qui occupe le Sahara occidental depuis 1975.

mardi 5 avril 2016

Claude Mangin se bat pour son mari en grève de la faim. au Maroc depuis 31 jours (35)








Ivry. Claude, épouse de Naâma, se bat pour qu’il sorte de prison, où il est détenu depuis fin 2010. En grève de la faim depuis 31 jours, ce défenseur des droits du peuple sahraoui demande d’être libéré ou jugé par un tribunal civil. (LP/E. M)

Sur son téléphone, Claude Mangin relit inlassablement les dernières nouvelles de son mari, militant sahraoui, détenu depuis plus de cinq ans dans une prison de Rabat, au Maroc.




« Il a perdu plus de 15 kg », grimace cette femme de 60 ans, professeur d’histoire, qui ne laisse pas paraître son émotion. Depuis 31 jours, son époux de 46 ans, Naâma Asfari, en grève de la faim, juriste et défenseur des droits de son peuple sahraoui, n’avale que de l’eau sucrée.
Avec 21 prisonniers politiques, ils demandent d’être libérés ou jugés par un tribunal civil et transférés à la prison d’El Aïoun, capitale du Sahara occidental, pour se rapprocher de leurs familles. Ancienne colonie espagnole, ce territoire inscrit par l’ONU comme pays non autonome, fut l’enjeu d’une guerre en 1975 entre le Maroc et le Front Polisario, mouvement d’indépendance du peuple sahraoui. Mais le royaume persiste à reconnaître cette bande de désert jouxtant l’océan Atlantique comme partie de son pays.

lundi 21 décembre 2015

«Le Front Polisario doit activer davantage en France»


Par Zine Cherfaoui, 19/12/2015
Claude Mangin-Asfari. Représentante de la Plateforme française de solidarité avec le peuple sahraoui au congrès du Front Polisario

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Engagée depuis  longtemps dans la défense de la cause sahraouie en France, Claude Mangin-Asfari évoque les raisons pour lesquelles la France officielle continue de soutenir aveuglément  l’entreprise coloniale marocaine au Sahara occidental.

- Quel message venez-vous transmettre aux Sahraouis à l’occasion de la tenue des travaux du 14e congrès du Front Polisario ?
Nous aimerions qu’il y ait une présence politique plus importante du Polisario en France pour contrebalancer l’influence permanente et quotidienne du Maroc et de ses services. Les associations sahraouies de France travaillent. Il y a des associations de femmes, de jeunes, de sportifs et d’artistes qui se mobilisent. Toutefois, les autorités politiques de la République arabe sahraouie démocratique ne sont pas suffisamment actives, cela alors que le pays est complètement acquis au Maroc comme nous pouvons le constater chaque jour.

- La France est le seul pays membre du Conseil de sécurité de l’ONU à faire encore obstacle frontalement à un règlement du conflit sahraoui conformément à la légalité internationale. Comment expliquez-vous l’alignement de la France sur la position marocaine ?

Il y a de nombreuses raisons à cela. Mais  celle qui est toujours officiellement avancée est que le Maroc étant un pays en voie de démocratisation, qui s’est doté en 2011 d’une Constitution consacrant les principes démocratiques, il ne serait donc pas productif de le mettre face à ses responsabilités internationales. Cela risquerait, dit-on, d’interrompre le processus démocratique enclenché et de déstabiliser le pays. Bien évidemment, personne ne croit à ce discours.
C’est la raison d’Etat et la realpolitik qui commandent en réalité les relations avec le Maroc. La remarque vaut autant pour la gauche que pour la droite. Il y a de gros intérêts économiques en jeu. Il y a beaucoup de grandes entreprises françaises installées au Maroc et des dizaines de milliers de Français y vivent. En agissant de la sorte, la France protège ses intérêts. Cela se fait au détriment, bien entendu, du respect des droits de l’homme et de la question sahraouie.

- Il n’y a que cela ?
Je pense qu’il y a aussi des intérêts stratégiques.  Par exemple la lutte antiterroriste. Après les attentats de Paris, les services marocains ont été encore mis en avant. Cela se fait alors que nous n’entendons parler que de djihadistes marocains en France et en Belgique. Il y a comme une espèce de contradiction avec le tapis rouge que Paris déroule au roi du Maroc qui est d’ailleurs tout le temps en France. Il passe les trois quarts de son temps dans son château de Betz, dans l’Oise.
Au-delà, il y a surtout que le sort de la monarchie marocaine est lié étroitement au sort du Sahara occidental. Et cela aussi tout le monde le sait. Cela se vérifie rien qu’à la lecture de la presse marocaine. La question du Sahara occidental y est centrale. Elle en parle tout le temps et la propagande officielle y est reprise abondamment. Autre chose encore : la question sahraouie occupe les trois quarts des discours du roi.
Il passe son temps à essayer de mobiliser le peuple marocain pour le maintien des «provinces du Sud». Tous les autres problèmes des Marocains sont passés au second plan ou sous silence. Entre-temps, nous constatons une régression inquiétante des droits de l’homme au Maroc même. Depuis une année et demie, les ONG marocaines de défense des droits de l’homme sont empêchées de travailler. Une chape de plomb s’est abattue sur la société. La presse est bâillonnée et des journalistes sont arrêtés et jetés en prison.

- En France, la presse et les défenseurs des droits de l’homme ont-ils une marge de manœuvre lorsqu’il s’agit des Sahraouis ?
C’est nouveau, la question des droits de l’homme au Maroc fait l’objet d’émissions de télévision en France et de surcroît à des heures de grande écoute. Certaines ont chargé le makhzen. Cela s’est produit en juin dernier au moment de l’amendement des accords judiciaires qui lient le Maroc et la France. Des journaux se sont également intéressés à la question de droits humains au Maroc.
C’est le cas de l’hebdomadaire Le Nouvel Obs, qui n’est pourtant pas connu pour être anti-marocain. Il a consacré trois pages à 3 des 4 militants franco-marocains détenus et torturés au Maroc. Des emprisonnements qui, l’on se rappelle, ont valu des poursuites judiciaires en France à Hammouchi, responsable de la DST marocaine. C’est nouveau, car la monarchie marocaine a été abondamment critiquée dans ces trois pages. Cependant, Le Nouvel Obs n’a pas parlé du 4e cas.
Il s’agit du défenseur des droits de l’homme sahraoui, Naâma Asfari, qui croupit actuellement en prison. Son nom n’a même pas été cité. Pourquoi ? Quand j’ai voulu connaître la raison de «l’omission», on m’a dit que le «cas Asfari» était particulier. Pourtant Le Nouvel Obs avait bien parlé de 4 cas. Mais en même temps, cela montre les limites de la presse et des hommes politiques français. On veut bien dire encore que les droits de l’homme au Maroc sont bafoués, mais on ne veut toujours pas parler du Sahara occidental. La limite est là.

vendredi 27 février 2015

L’ACAT poursuivie par le Maroc

Par : Centre Primo Levi, 27/2/2015

Poursuivie par la justice marocaine pour avoir déposé des plaintes concernant des cas de torture dans ce pays, l'Action des Chrétiens pour l'Abolition de la torture (ACAT) explique sa position dans ce communiqué du 27 février 2015. Le Centre Primo Levi, dont l'ACAT est membre fondateur, exprime son soutien et son indignation face à cette situation.

Sur quels motifs ACAT est-elle convoquée par la justice marocaine ? Qui a déposé plainte ? Les victimes de torture soutenues par l’ACAT font elles aussi l’objet de plaintes ?

Le représentant légal de l’ACAT est convoqué le 26 février au tribunal de grande instance de Rabat dans le cadre de l’instruction d’une plainte déposée par le ministre de l’Intérieur pour diffamation, dénonciation calomnieuse, outrage envers les corps constitués, utilisation de la manœuvre et de la fraude pour inciter à faire de faux témoignages, complicité et injure publique. Adil Lamtalsi et Naâma Asfari, deux victimes qui ont porté plainte pour torture, sont aussi visés par la plainte du ministre de l’Intérieur marocain et poursuivis en justice pour des délits similaires. L’ACAT, en tant que personne morale, peut être condamnée à une amende et à verser des dommages et intérêts. Adil Lamtalsi et Naâma Asfari, eux, encourent en plus des peines pécuniaires, des peines pouvant aller jusqu’à 5 ans de prison ferme. Des peines pour avoir osé porter plainte pour torture.

L’ACAT s’est-elle présentée à la justice marocaine ?

Nous avons décidé de ne pas envoyer le représentant légal de l’ACAT au Maroc, pour deux raisons. D'une part nous considérons que cette procédure est inique en ce qu'elle vise à dissuader les victimes de porter plainte et à punir les associations qui les soutiennent; d'autre part, malgré les dispositions impératives du code pénal marocain qui empêchent le placement en détention provisoire du représentant d’une personne morale, pour les faits reprochés à cette dernière, l’évidente partialité de la justice marocaine dans cette affaire ne permet pas d’exclure un placement en détention du représentant légal de l'ACAT.

L’ACAT a toutefois choisi de se faire représenter, au-delà de son conseil habituel, par un avocat marocain dans le cadre de cette plainte afin de pouvoir défendre au mieux les victimes de tortures, qui sont elles aussi poursuivies.

http://www.primolevi.org/actualites/lacat-poursuivie-par-le-maroc.html

http://www.acatfrance.fr/communique-de-presse/plaintes-pour-torture-et-convocation-de-lacat-par-la-justice-marocaine
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 Le 20 heures : Le Maroc ose critiquer le rapport d'Amnesty sur la torture au Maroc !
  Le rapport d’Amnesty ne reflète pas la réalité 

"Ce rapport est injuste. Il ne reflète pas la réalité car il ne reconnaît pas le processus de consolidation des libertés engagé par le Maroc. Nous sommes dans une tendance générale au progrès", a déclaré le ministre de la Communication, Mustapha El Khalfi. En effet, le rapport d'Amnesty affirme que la torture est toujours pratiquée au Maroc. Or El Khalfi prend soin de rappeler que le Maroc a ratifié le protocole facultatif relatif à la convention internationale de lutte contre la torture et qu’il a également mis en place un mécanisme permettant d'ouvrir des enquêtes sur les allégations de torture.Selon le ministre, il existe encore des défis à relever, mais il faut reconnaitre que le Maroc avance d'un pas sûr.

dimanche 21 septembre 2014

"Enfants des nuages"de A.Longoria et Xavier Bardem à Ivry et à Paris

  "Enfants des nuages" 
à Ivry le 23/09 à 20h30 , à Paris le 15/10 à 20h

Par Claude MANGIN-ASFARI pour l'AARASD94 et pour le CORELSO, 21/9/2014

Chers amis ,

En cette rentrée,

Au nom du Comité du Val de Marne de  l' AARASD -Association des Amis de  la République Arabe Sahraouie Démocratique  et du CORELSO- Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l'Homme  au Sahara Occidental, j'ai le plaisir d'inviter  les amis  Franciliens et les amis des amis à venir enfin voir ce Film sorti en 2011 mais qui n'a pu être visionné  en France qu'en février 2014 suite à de nombreuses pressions! 

Vous pourrez participer ensuite au débat qui aura lieu après la projection en présence de Michèle Decaster , Secrétaire Générale de l'AFASPA (voir le site) qui parlera de l'actualité des Droits de l'Homme au Maroc et au Sahara Occidental après la condamnation en août de Wafa, 24 ans, à 1 an de prison ferme pour dénonciation calomnieuse à la suite de la plainte pour torture qu'elle avait déposée. Michèle qui était allée au procès à Tanger comme observatrice a été empêché d'y assister après avoir été expulsée d' El Aaiun.

Pour mémoire , la sortie de ce film à  Paris a connu  un certain relief car elle a eu lieu lors d'une semaine riche en rebondissements politico-judiciaires franco-marocains
(cf articles ci-dessous et lien pour l'émission 28') 
.
En effet, cette semaine-là, l'ACAT- Action des Chrétiens contre la Torture et pour l'Abolition de la peine de mort a déposé en mon nom et en celui de Naâma Asfari 2 plaintes pour torture devant les tribunaux français à Paris et devant le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Droits de l'Homme contre la DST marocaine . Or ce même jour, ayant appris le passage à Paris de Mr Hammouchi le Directeur de la DST et ayant prévenu la Juge, celle-ci a fait porter une lettre à l'Ambassade du Maroc à Paris par 7 policiers pour demander à l'entendre. Depuis les relations judiciaires avec le Maroc sont gelées à l'initiative du Maroc!

2 RENDEZ-VOUS vous sont encore proposés:

* A IVRY, à 20h30, le 23 septembre, au Ciné le Luxy, 77 Avenue Georges Gosnat 0172046460 M° Mairie d'Ivry ou RER Ivry sur Seine.

 * A PARIS, à 20h, le 15 octobre, au Ciné de la Clef, 34 rue Daubenton,M° Censier-Daubenton.

Merci de diffuser ces dates à vos amis et de venir nous rejoindre
A bientôt,
Claude MANGIN-ASFARI pour l'AARASD94 et pour le CORELSO

Lien pour aller sur le site Facebook du film, où vous pourrez regarder  l'interview de Bardem et Longoria sur 28' d'Arte :
https://www.facebook.com/pages/Enfants-Des-Nuages-La-Derniere-Colonie/820779067949149

Voir ci-dessous en pièces jointes les  articles parus dans la presse au moment de la sortie en France au printemps 2014 :

- LeMonde.fr
- RFI
- Le FigaroMagazine
- Africultures
- BSCNews (site)


Pour aller plus loin, je vous recommande d'aller voir la Campagne Mondiale contre la Torture lancée par Amnesty.Cette année,le Maroc/Sahara Occidental  figure dans cette campagne.
Voir la synthèse Maroc/SO ci-contre qui regroupe beaucoup d'infos :  http://www.amnesty.org/fr/library/info/MDE29/004/2014/fr


Le communiqué le plus récent sur Wafaa Charaf et Oussama Housne :