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lundi 23 janvier 2017
Maroc / Sahara occidental : Une année de réformes et de répression
mardi 20 décembre 2016
Le Maroc condamné par le Comité contre la torture de l'ONU
Le Maroc officiellement condamné pour torture: quel
procès équitable (après avoir cassé le précédent le 27 juillet dernier)
pourrait-il bien ouvrir ce 26 décembre contre les prisonniers politiques
sahraouis du groupe de Gdeim Izik ?
Les dates ne sont pas anodines: fixer un procès au 26
décembre, quand on sait que les observateurs occidentaux et
latino-américains seront dans leur grande majorité occupés à boucler les
fêtes de Noël en famille, cela ressemble à une petite fuite en avant.
Mais ce 12 décembre, il y a une autre coïncidence, qui joue plutôt dans
le sens inverse : celui de la confrontation au réel. A 15 jours du même
procès annoncé, le Comité contre la torture de l'ONU a condamné le Maroc
dans le cadre de la plainte de Naâma Asfari: pour torture, pour aveux
extorqués sous la torture, et pour non vérification de ses allégations
de torture...
mardi 30 août 2016
Le combat sans frontières pour un prisonnier sahraoui
Par
Julie Brafman
Libération.fr,
La femme d’un militant pro- indépendance du Sahara-Occidental torturé et emprisonné au Maroc a porté plainte en France. Cette procédure inédite pourrait servir de précédent.
- Le combat sans frontières pour un prisonnier marocain
Ce matin de juillet, le vaste parloir de la prison
de Salé, près de Rabat, a des allures de hall de gare surpeuplé. Des
centaines de détenus et visiteurs échangent des nouvelles en haussant la
voix, tentant de se faire entendre dans la cacophonie ambiante. Dans un
angle de la pièce, plusieurs familles sahraouies boivent le thé,
assises sur des couvertures disposées au sol. Parmi ces personnes,
Claude Mangin, 60 ans. «La scène est un peu surréaliste», se
souvient la Française venue visiter son mari incarcéré depuis six ans.
Ici, Naâma Asfari et ses 22 compagnons sahraouis, militants pour
l’indépendance du Sahara-Occidental, ne sont pas des quidams. Ils sont
considérés comme «prisonniers politiques» et bénéficient d’un
traitement plus favorable que les détenus de droits communs : cellules
individuelles et quartier réservé. Naâma Asfari, condamné à trente ans
de réclusion criminelle, tue les heures en lisant de la philosophie
politique, en écoutant France Culture ou en cultivant le jardin. «Les
détenus sahraouis sont traités plus correctement, car leur sort est
pris en compte par l’ONU, mais également parce qu’ils ont mené plusieurs
grèves de la faim», commente Claude Mangin, professeure d’histoire-géographie en région parisienne, désormais rompue à ce «tourisme carcéral» lors de chaque vacances scolaires.
Libellés :
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Naâma Asfari
samedi 11 juin 2016
Gdeim Izik : La justice française autorise Naâma Asfari à poursuivre le Maroc en France
Politique
Yabiladi, Ristel Tchounand, 10/6/2016
Du nouveau dans l’affaire Naâma Asfari. La justice française juge
recevable la plainte le prisonnier sahraoui contre le royaume du Maroc
pour torture. Une enquête devrait s’en suivre. Détails.
La chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Paris a autorisé,
ce vendredi 10 juin en début d’après-midi, Naâma Asfari à engager des
poursuites contre l’Etat marocain en France, indique à Yabiladi Helène
Legey, responsable Maghreb-Afrique à l’Association chrétienne contre la
torture et la peine de mort (ACAT).
Emprisonné depuis 2010, Naâma Asfari a été condamné le 16 février 2013 par le tribunal militaire de Rabat à trente ans de prison dans le cadre de l'affaire Gdim Izik, ces affrontements à Laâyoune le 8 novembre 2010 qui ont opposé manifestants sahraouis et forces de l'ordre marocaines, après le démantèlement du campement de « protestation » de Gdim Izik, situé à 12 km de la ville. Le militant sahraoui a plusieurs fois affirmé avoir subi des « sévices » durant la période de son incarcération, notamment lors des premières semaines ayant suivi les événements.
Emprisonné depuis 2010, Naâma Asfari a été condamné le 16 février 2013 par le tribunal militaire de Rabat à trente ans de prison dans le cadre de l'affaire Gdim Izik, ces affrontements à Laâyoune le 8 novembre 2010 qui ont opposé manifestants sahraouis et forces de l'ordre marocaines, après le démantèlement du campement de « protestation » de Gdim Izik, situé à 12 km de la ville. Le militant sahraoui a plusieurs fois affirmé avoir subi des « sévices » durant la période de son incarcération, notamment lors des premières semaines ayant suivi les événements.
En février 2014, son avocat, Me Joseph Breham, a déposé une plainte
contre l’Etat marocain en France et une autre auprès du Comité contre la
torture des Nations Unies. En mai 2015, le département onusien a
accepté d’examiner la plainte et contraignant Rabat à devoir répondre
par écrit à ses interrogations.
La justice française va enquêter au Maroc
A l’ACAT, la décision de justice réjouit. « C’est très positif que la
justice française se déclare compétentes pour enquêter sur cette
affaire », estime Mme Legeay. Pour elle, c’est surtout une bonne
nouvelle pour l’épouse de Naâma Asfari, Claude Mangin. « Elle se
retrouve privée, depuis six ans, de son mari. C’est vrai qu’on n’en est
qu’aux prémices de la lutte et qu’il reste en prison. », ajoute-t-elle.
Même son de cloche chez Me Breham. « De nombreux médias au Maroc et
ailleurs ont estimé que notre demande était infondée, mais on voit bien
que la justice française est rendue à l’évidence que Naâma Asfari a
peut-être été torturé », indique-t-il dans un entretien avec Yabiladi.
Après la reception de la plainte d'Asfari, la suite logique est
l'ouverture d'une enquête par la France au Maroc. Me Breham est
conscient que la décision de la Cour d’appel n’implique pas forcément
une condamnation du Royaume au bout de la procédure, d'autant plus que
la partie civile s'attend à un pourvoi en cassation de la part de
l'avocat général. Mais ils entendent aller jusqu'au bout,
estimant que l’enquête permettra de mettre la lumière sur les faits
rapportés par Naâma Asfari.
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Dans la même affaire de Gdeim Izik, ils sont une vingtaine, toujours en prison à Salé1, condamnés comme Naâma Asfari, à de lourdes peines, entre 20 ans et la perpétuité. Il faudra que la lumière soit faite sur les tortures qu'ont subies tous les membres de ce groupe. (NDLR)
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