Archives 2009-2017 du blog du Réseau de solidarité avec les peuples du Maroc, du Sahara occidental et d'ailleurs(RSPMSOA), créé en février 2009 à l'initiative de Solidarité Maroc 05, AZLS et Tlaxcala. Rejoignez-nous!
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Chers amis lecteurs de solidmar,
Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeausolidmar !
L’annulation pour la zone du Sahara occidental de l’accord agricole
entre l’Union européenne et le Maroc par le Tribunal de l’Union
européenne a fait grincer des dents du côté de Rabat, qui use désormais
de menaces et de chantages à l’encontre de l’UE.
« Si l’UE ne respecte pas l’accord agricole », Rabat menace d’une «
reprise des flux migratoires ». Voilà où en est arrivé ce pays pour
arriver à ses fins : la menace.
Zakaria Moumni, ex-champion du monde de boxe thaïlandaise.
La publication, il y a
quelques jours, du rapport du Sénat américain sur le recours de la CIA à
la torture et sur la présence de sites hors des Etats-Unis où celle-ci a
été pratiquée par les Américains relance le débat sur la torture dans
certains pays africains.
Ces révélations ont aussi renforcé la
détermination de Zakaria Moumni, un ex-champion du monde de boxe
thaïlandaise à obtenir justice. Ce sportif marocain, qui a désormais la
nationalité française, affirme avoir été torturé en 2010 dans la prison
de Témara pendant quatre jours, avant de faire ensuite 18 mois de prison
pour une affaire d'escroquerie montée de toutes pièces selon ses
défenseurs.
Quatre ans après, Zakaria Moumni demande réparation pour les préjudices subis. En
février dernier, faute d'obtenir gain de cause, il porte plainte en
France contre le patron du contre-espionnage marocain Abdellatif
Hammouchi et contre le secrétaire particulier du roi Mounir Majidi. Une
plainte qui manifestement dérange. Ces dernières semaines de nouvelles
pressions ont été exercées sur le sportif opiniâtre via des
photomontages à caractère pornographique.
Pourtant, Zakaria Moumni affiche une détermination sans faille.
Rencontré dans son appartement de la banlieue parisienne, cheveux
gominés, chemise mauve satinée, et chaussures bien cirées, il s'exprime
aux côtés de sa femme Taline Moumni, son plus fidèle soutien. Montrant
avec fierté ses médailles posées sur une étagère, il déclare qu'il ne
demande ni réparation financière ni poste, mais seulement une
reconnaissance des traitements qui lui ont été infligés. Il réclame la
condamnation d'Abdellatif Hammouchi le patron de la DGST, le
contre-espionnage marocain, qu'il affirme avoir aperçu durant les quatre
jours où il était torturé dans la prison de Témara, et celle du
secrétaire particulier du roi Mounir Majidi, qui est selon lui à
l'origine de ses problèmes.
L'abattoir de Sa Majesté
Condamné pour une affaire d'escroquerie suite à des aveux extorqués
sous la torture, dit-il, il a été condamné à trois ans de prison, puis
gracié finalement au bout de 18 mois et libéré le 4 février 2012. Depuis
ce jour, il n'a de cesse de solliciter une audience avec le roi pour
lui demander réparation et lui dire que c'est en son nom que ses
tortionnaires ont agi. « Les bourreaux me disaient, ici c'est
l'abattoir de Sa Majesté, ici on va te découper et faire de toi de la
viande hachée et tu sortiras des boites de conserve. Et ça, c'est les
ordres du roi. »
En mars 2013, le ministre de l'Intérieur Mohand Laenser lui promet
finalement l'audience tant attendue. Dans une conversation téléphonique,
dont Zakaria Moumni a gardé un enregistrement, il lui assure qu'il
n'est pas question de le piéger et l'invite à venir au Maroc avec sa
femme. Le couple sera logé trois nuits dans une suite, à l'hôtel la Tour
Hassan à Rabat, du 3 au 6 mars 2013. Plusieurs rencontres auront lieu
dans la suite avec le ministre, qui propose au boxeur, selon son
témoignage, des compensations financières. L'audience royale elle n'aura
jamais lieu. Le couple rentre donc en France où il réside. Le champion
reste en contact avec Mohand Laenser, qui finit par lui annoncer au
téléphone en novembre 2013 qu'il n'y aurait finalement pas de procédure
judiciaire intentée, et qui lui fait comprendre que les agents
responsables des actes de torture étaient intouchables.
Apprenant la présence à Paris d'Abdellatif Hammouchi début 2014,
Zakaria Moumni décide de porter plainte en France contre le patron du
contre-espionnage marocain et le secrétaire particulier du roi Mounir
Majidi. Une enquête préliminaire a depuis été ouverte par le parquet.
Mais cette plainte déposée devant la justice française déclenche une
nouvelle vague de pression contre Zakaria Moumni.
Le 14 octobre dernier, il reçoit un message émanant d'un numéro
marocain non masqué. On y voit une capture de vidéo, montrant le
champion en peignoir, sur le canapé de la suite de l'hôtel dans lequel
il était logé. Mais le bas du corps a fait l'objet d'un montage à
caractère pornographique. Ce message est accompagné d'un SMS qui
prévient le boxeur : « Cette séquence vidéo est la première sur 57 autres disponibles. »
La seconde photo arrive le 25 novembre avec un message, « 2/57 » et se
double d'une menace verbale, proférée par un inconnu qui sonne à
l'interphone de l'immeuble du boxeur : « Si tu ne retires pas ta plainte contre Majidi et Hammouchi, on va rendre public les vidéos et tu auras des représailles ».
Le boxeur se précipite alors en bas de son immeuble, en vain. Il dépose
une main courante le jour même. Et ses avocats, Maître Patrick Baudouin
et Maître Clémence Bectarte, décident de déposer plainte contre X le 3
décembre au parquet de Nanterre pour menace et atteinte à l'intimité de
la vie privée.
Pour Maître Patrick Baudouin, « ce sont des méthodes choquantes de basse police un peu inhabituelles au Maroc ». L'avocat dénonce une « dérive inadmissible de la part des autorités marocaines dont l'implication paraît établie ». Il dit espérer que la justice française mène l'enquête sans interférence politique.
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Lire aussi :
Abdellatif Hammouchi avec ses amis flics espagnols (Photo ministère espagnol de l’intérieur)
Un ancien champion de kickboxing, Zakaria Moumni,
qui a porté plainte en France pour tortures contre le patron du
contre-espionnage marocain, a de nouveau saisi la justice, affirmant
avoir reçu des menaces.
Ce sportif marocain de 34 ans, ex-champion du monde de kickboxing
light contact, qui possède aussi la nationalité française, avait été
arrêté au Maroc en 2010 et condamné dans une affaire d’escroquerie à 30
mois de prison au terme d’un procès qualifié d' »inéquitable » par Human Rights Watch. Il a toujours affirmé avoir signé ses aveux sous la torture.
Libéré en février 2012 après une grâce royale, il avait ensuite
sollicité une audience avec Mohamed VI pour lui demander une enquête sur
les faits de torture qu’il dénonçait. Résidant en France, il avait été
invité à se rendre en mars 2013 à Rabat pour rencontrer le roi, mais
cette audience n’avait pu se tenir.
Il a finalement déposé plainte pour torture en France en février 2014, en visant notamment Abdellatif Hammouchi, patron du contre-espionnage marocain (DGST), qu’il accuse d’avoir assisté aux sévices qu’il aurait subis. Une enquête est en cours à Paris.
Cette fois, il a déposé une nouvelle plainte à Nanterre pour « menace » et « atteinte à l’intimité de la vie privée », selon la source proche du dossier.
Il affirme avoir reçu le 14 octobre un SMS provenant d’un numéro
marocain contenant un photomontage pornographique le mettant en scène
avec son épouse dans la chambre de l’hôtel de Rabat où ils étaient descendus à l’invitation des autorités marocaines en mars 2013.
Ce message indiquait que 57 autres vidéos étaient disponibles.
Il affirme avoir reçu un deuxième message le 25 novembre, quelques
heures avant qu’un homme ne sonne à l’interphone de son domicile
français, en le menaçant de rendre publiques toutes les vidéos s’il ne
retirait pas sa plainte.
« Ce sont des méthodes de basse police qui relèvent des régimes
les plus répressifs et les moins respectueux des droits de l’Homme », a déclaré à l‘AFP son avocat, Me Patrick Baudouin.
« J’espère que la justice française qui est saisie des actes de
torture mènera l’enquête en toute indépendance et sans interférence à
caractère politique », a-t-il ajouté.
Plusieurs autres plaintes contre M. Hammouchi avaient en février
entraîné une grave crise diplomatique entre Paris et Rabat quand des
policiers français s’étaient rendus à la résidence de l’ambassadeur du
Maroc à Neuilly-sur-Seine pour notifier au patron de la DGST — en visite
en France — une convocation d’un juge d’instruction.
Zakaria
Moumni interpelle le chef du gouvernement Marocain Abdellilah Benkirane
sur les faits de torture dont il a été victime au Maroc et l'impunité
dont jouissent les responsables de ces actes : Abdellatif Hammouchi,
Directeur de la DGST marocaine et Mounir Majidi, secrétaire particulier
du roi Mohammed VI. A. Benkirane répond à Zakaria Moumni qu'il connaît l'affaire...qu'il ne peut rien faire ! 06 décembre 2014, Maison des Mines et des Ponts et Chaussées à Paris
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