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dimanche 1 novembre 2015

Education: le Maroc cité à l’Assemblée générale de l’ONU… comme mauvais exemple

Kishore Singh, rapporteur spécial du comité social, culturel et humanitaire de l'Assemblée générale de l'Organisation des nations unies sur le droit à l'éducation, a choisi de citer le Maroc comme exemple inquiétant de privatisation de l'enseignement. image: http://telquel.ma/wp-content/uploads/2014/10/onu-education-e1414493323290-680x365.jpg
Education: le Maroc cité à l’Assemblée générale de l’ONU… comme mauvais exemple
  image: http://telquel.ma/wp-content/uploads/2014/10/onu-education-e1414493323290-680x365.

L’ONU ne relâche pas son attention sur la politique éducative du Maroc. Le rapporteur onusien sur le droit à l’éducation a cité le royaume et sa politique de privatisation comme exemple des atteintes au droit à l’éducation.

Dans son rapport sur le droit à l’éducation daté du 24 septembre et rendu public lundi 27 octobre devant les 193 pays siégeant à l’Assemblée générale des Nations unies, la Troisième commission de l’Organisation des nations unies, spécialisée sur les questions sociales, culturelles et humanitaires, a choisi de citer le Maroc comme exemple de la tendance à la privatisation de l’enseignement, facteur de « discrimination et d’inégalités [...] entre les riches et les démunis », s’alarme le rapporteur spécial sur le droit à l’éducation, Kishore Singh.
Dans un paragraphe consacré à la privatisation de l’enseignement, le rapport établit notamment que :
La privatisation croissante du paiement des frais, pour les écoles à caractère lucratif au Maroc, par exemple, entraîne une discrimination et des inégalités dans l’éducation pour les enfants défavorisés en créant un système qui privilégie les « ayants » sur les « démunis », avec le risque de développer un système éducatif à deux vitesses. Par ailleurs, la recherche démontre que le système d’« aides censées fournir aux parents désavantagés économiquement les moyens de choisir une école privée promeut en fait la différenciation sociale ».
Pour voir la vidéo du compte rendu (en anglais) de M. Kishore Singh, rapporteur spécial sur le droit à l’éducation au sein de la Troisième commission de l’Assemblée générale de l’ONU.


mercredi 27 mai 2015

Belgo-Marocains : Plus diplômés que la moyenne, mais toujours confrontés à la discrimination

Migrations

Sous commande de la Fondation Roi Baudouin des chercheurs viennent de publier une étude sur la population Belgo-marocaine en Belgique. Il en ressort entre autres que bien qu’étant plus diplômés que la moyenne nationale, les Belgo-marocains sont toujours très confrontés au chômage et au racisme, si bien que les deuxième et troisième générations en sont démoralisées. Détails.
Quand on cherche les plus instruits en Belgique, on regarde beaucoup vers la communauté d’origine marocaine. En effet, 40% des Belgo-Marocains sont diplômés de l’enseignement supérieur, soit légèrement plus que la moyenne nationale (36% en 2013), toutes origines confondues, révèle l’étude publiée ce mardi par des chercheurs sous commande de la Fondation Roi Baudouin et intitulée « Belgo-Marocains et Belgo-Turcs: (auto)portrait de nos concitoyens ».

Les 2ème et 3ème générations démoralisées
Menée sous formes d’enquête recueillant les opinions d’un échantillon représentatif de Belgo-Marocains, l’étude vise à faire entendre « la voix de ces concitoyens étant trop rarement entendue ». Et même si le rapport fait état de l’émergence d’une classe moyenne de Belgo-Marocains avec des revenus dépassant parfois les 3 000 euros et 56,2% des répondants à l’enquête propriétaires de leur logement, il n’en demeure pas moins que le citoyens d’origine marocaine se plaignent de la discrimination. « Le chômage, la discrimination et le racisme restent des phénomènes vécus de manière importante par les Belgo-Turcs et les Belgo-Marocains», indique le rapport.
Cela est beaucoup plus manifeste dans le domaine de l’emploi. Ces discriminations, selon l’étude, expliquent en partie l’inactivité de nombreuses femmes au sein de la communauté belgo-marocaine, lesquelles sont pourtant plus diplômées que les hommes.
Idem pour les deuxième et troisième générations qui vivent très mal ces situations. Ils « n’ont pas le moral, […] se sentent plus marocains que belges, ont moins souvent un travail et se disent plus souvent victimes de discrimination. Même lorsqu’ils sont détenteurs d’un diplôme de l’enseignement supérieur », explique le rapport.

L’effet attentats
Le rapport explique que cette étude intervient dans le sillage des récents attentats de Paris notamment d’un constat : lorsque des ressortissant d’origine étrangère et de confession musulmane pose ce genre d’actes, les préjugées à l’encontre des citoyens d’origine étrangère et musulmanes ont généralement tendance à s’accentuer.
Mais l’étude montre que les Belgo-Marocains et les Belgo-Turcs – les communautés d’origine étrangères les plus importantes – vivent leur foi de manière équilibrée, adhérant « de façon très majoritaire » aux valeurs telles le système démocratique (80%), la séparation des affaires religieuses et de l’Etat (70%), la liberté d’expression (73%).

Copyright Yabiladi.com

http://yabiladi.com/articles/details/35966/belgo-marocains-plus-diplomes-moyenne-mais.html

samedi 25 mai 2013

La politique raciste de l' occupation marocaine contre le peuple sahraoui


Urgent: Le ministère de l’intérieur marocain entame la procédure de licenciement des dizaines de cadres supérieurs sahraouis
Le ministère de l’intérieur marocain a diffusé dans l’ensemble de ses administrations (provinces et wilayas) une circulaire ordonnant d’entamer la procédure de licenciement des administrateurs sahraouis protestataires depuis un an et demi de leur expatriation et dénonçant la politique d’exil collectif menée à notre encontre par des autorités marocaines. 
Par cette décision les autorités marocaines ont couronné un long processus de discrimination, d’interventions policières musclées, de harcèlement et de menaces aussi bien physiques que psychiques à l’égard du cadre Sahraoui. 
Les cadres issus du Sahara Occidental ont été recrutés suivant une politique d’expatriation programmée suivie par les responsables marocains de la gestion du dossier du Sahara Occidental en flagrante violation de notre légitime droit au travail dans notre pays. Droit garanti par toutes les législations internationales.
Cette politique qui consiste à ‘l’éparpillement’ et la dispersion des cadres sahraouis dans les localités frontalières marocaines les plus perdus à des milliers de kilomètres de notre pays vise à nous éloigner de notre patrie, de nos familles et de notre noble combat civilisé et pacifiste dont l’objectif final est l’octroi au peuple sahraoui à son inaliénable droit à l’autodétermination. 
Toujours dans l’objectif de nous mettre sous haute surveillance des services policiers et de renseignements, l’Etat marocain nous a tous et en bloc recrutés dans une seule administration celle du ‘tristement célèbre’ ministère de l’intérieur marocain. Concrétisant encore une fois l’approche sécuritaire’ dans le traitement des affaires sahraouies. Nous avons vécu, lors de notre prise de service, toutes formes de discrimination de la part des agents d’autorité marocains. Ceux-ci ont essayé de nous faire faire des taches, pour le moins, indignes du statut de cadres supérieurs (doctorants pour la plupart).
Quant à nos cadres féminins, parachutées dans les villages les plus éloignés du maroc, elles ont, quant à elles, souffert de divers formes de joug au sein de leurs travail et pire encore : elles ont été victimes d’harcèlement sexuel à maintes reprises. Et  à leurs demandes incessantes de protection, les autorités répondent qu’elles ne sont pas concernées par les atteintes d’ordre verbal !!  
Finalement, nous, les diplômés supérieurs Sahraouis membres de « la coordination des administrateurs sahraouis expatriés » déclarons à l’opinion publique sahraouie et internationales : 
-  Notre refus catégorique de l’opération d’expatriation de Sahraouis et la politique d’exil collectif  dont nous sommes victimes.
-  Notre refus catégorique de  la procédure de notre licenciement, le travail étant un droit. 
Notre dénonciation de l’approche sécuritaire des autorités marocaines à notre égard et toutes les politiques Makhzeniennes de ‘marocanisation’ des cadres sahraouis.
-  Notre droit à la protection contre les diverses ségrégations et harcèlements dont nous souffrons de manière quasi quotidienne de la part des agents d’autorités et les populations marocaines montés contre nous.
-  Nous tenons pour responsables les autorités marocaines de tout ce qui pourrait nous arriver suite aux multiples menaces que nous recevons dans les localités et lieux de travail marocains.
-  Notre inconditionnel attachement à notre légitime droit au travail dans notre pays le Sahara Occidental.
-  Notre inconditionnelle solidarité avec notre peuple dans son combat pour son autodétermination et ses aspirations à la liberté à la justice sociale et à la démocratie. 
Par le présent communiqué, nous informons l’opinion publique sahraouie et internationale qu’à travers notre coordination, nous sommes décidés à poursuivre nos actions  militantes  contre le traitement discriminatoire et toute forme d’abus de pouvoir contre les cadres sahraouis et ce jusqu’à l’aboutissement de nos revendications.

La Coordination des Administrateurs Sahraouis Expatriés (C.A.S.E)