Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est enseignement privé. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est enseignement privé. Afficher tous les articles

dimanche 1 novembre 2015

Education: le Maroc cité à l’Assemblée générale de l’ONU… comme mauvais exemple

Kishore Singh, rapporteur spécial du comité social, culturel et humanitaire de l'Assemblée générale de l'Organisation des nations unies sur le droit à l'éducation, a choisi de citer le Maroc comme exemple inquiétant de privatisation de l'enseignement. image: http://telquel.ma/wp-content/uploads/2014/10/onu-education-e1414493323290-680x365.jpg
Education: le Maroc cité à l’Assemblée générale de l’ONU… comme mauvais exemple
  image: http://telquel.ma/wp-content/uploads/2014/10/onu-education-e1414493323290-680x365.

L’ONU ne relâche pas son attention sur la politique éducative du Maroc. Le rapporteur onusien sur le droit à l’éducation a cité le royaume et sa politique de privatisation comme exemple des atteintes au droit à l’éducation.

Dans son rapport sur le droit à l’éducation daté du 24 septembre et rendu public lundi 27 octobre devant les 193 pays siégeant à l’Assemblée générale des Nations unies, la Troisième commission de l’Organisation des nations unies, spécialisée sur les questions sociales, culturelles et humanitaires, a choisi de citer le Maroc comme exemple de la tendance à la privatisation de l’enseignement, facteur de « discrimination et d’inégalités [...] entre les riches et les démunis », s’alarme le rapporteur spécial sur le droit à l’éducation, Kishore Singh.
Dans un paragraphe consacré à la privatisation de l’enseignement, le rapport établit notamment que :
La privatisation croissante du paiement des frais, pour les écoles à caractère lucratif au Maroc, par exemple, entraîne une discrimination et des inégalités dans l’éducation pour les enfants défavorisés en créant un système qui privilégie les « ayants » sur les « démunis », avec le risque de développer un système éducatif à deux vitesses. Par ailleurs, la recherche démontre que le système d’« aides censées fournir aux parents désavantagés économiquement les moyens de choisir une école privée promeut en fait la différenciation sociale ».
Pour voir la vidéo du compte rendu (en anglais) de M. Kishore Singh, rapporteur spécial sur le droit à l’éducation au sein de la Troisième commission de l’Assemblée générale de l’ONU.


samedi 13 septembre 2014

Mohammedia: la ruée vers l'enseignement privé

Ali Fkir, le 13 /9/2014


   L'enseignement privé connait des mutations. Le "fonds commercial" évolue. Cas de Mohammedia.
Au cours des années  où le nationalisme était de "vogue", les noms des écoles privées reflétaient plus ou moins cette "ferveur". Jadis, c'était l'époque des écoles/madaris "Guessous", "Mohamed Alkhamis", "Ibnou Al Arabi", "Abdel Karim Al Khattabi"...la deuxième génération (du moins le cas à  Mohammedia), les noms des écoles privées reflétaient plus ou moins la "perte de confiance" en ce nationalisme. C'était l'époque de "Dania", "Al Qarawine", "Addoha", "Charaf Al Adarissa", "oliviers", "Al Kadissia", "Al Oumaraa"(les Princes), "Moulay Idriss 1" et autres noms de connotation religieuse...
    Aujourd'hui, le fonds commercial a changé de "credo". Les habitants de Mohammedia n'apprécient guère aussi bien l'habit nationaliste que l'habit religieux. Ils se rabattent sur tout ce qui fait allusion à la science, à la modernité. De nouveaux établissements fleurissent. Les établissent qui portent des noms de scientifiques et autres , sont pris d'assaut. " Pythagore", "Galilée", "Vivaldi", "Newton", "Candide", "Jacques Hersent"...Les capitalistes "avertis" se sont rendus compte de la richesse/rentabilité de ce "filon". Ils font fortune. Il faut reconnaître que l'état lamentable de l'enseignement public, la démission de l'Etat makhzenien, les exonérations fiscales dont bénéficient les "investisseurs" privés...font le bonheur des rapaces.
   Les habitants de Mohammedia se sacrifient pour leurs enfants. Ceux qui le peuvent bien sûr. On se rend compte que la création des écoles coraniques par Hassan II, politique suivie par le "nouveau" pouvoir, n'a pour objectifs que:
-"Baisser" le taux d’analphabétisme (manœuvre machiavélique vis-à-vis de l'extérieur)
-"Dresser" les générations de demain selon la méthode de Pavlov, en les privant de tout esprit critique.
(...) Les capitalistes qui créent des écoles portant des noms de savants occidentaux, n'ont rien de progressistes. L'argent n'a pas d'odeur. L'essentiel c'est d'en amasser et ce, quelques soient les moyens.
 Le nom de l'établissement, les belles nanas qui, toutes souriantes, vous accueillent, la maîtrise du français...constituent les éléments essentiel du nouveau fonds commercial. Le marketing oblige!  Il arrive que des étudiants me demandent : Monsieur Fkir, en tant que prof de gestion comment vous définissez le marketing. Sans hésitation je réponds: c'est l'ensemble de techniques à utiliser pour dépouiller pacifiquement (et même dans la joie) les "clients". On vous apprend à voler avec gentillesse les gens et ce, au profit du rapace qui vous emploie.
  On vous apprend à mentir toute la journée. Un hypnotiseur, un imam, un rabbin, un moine ne font pas plus.
      Ali Fkir, le 13 septembre 2014