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mercredi 22 avril 2015

Grèves de la faim dans les prisons marocaines et violences policières contre les défenseurs des droits de l'homme

A l’approche des dates de leurs jugements en appel, tout  un groupe de détenus d’opinion au  Maroc a entamé une grève de la faim illimitée depuis plusieurs  semaines.
Il s s’agit essentiellement de jeunes étudiants, militants de l’Union Nationale des Etudiants du Maroc (UNEM), emprisonnés à Kenitra, Fès, Marrakech et Oujda.
Les grévistes de la faim réclament de pouvoir poursuivre leurs études, d’être regroupés dans la même prison et surtout de passer rapidement devant le juge en vue de leur libération puisque leurs dossiers sont vides. Ces jeunes ont été  arrêtés pour avoir participé à des manifestations  pacifiques au sein des universités.
Il s’agit de :
- Zakaria Rakass qui ne s’alimente et ne boit plus depuis le 13 avril. Il attend son jugement initialement prévu le 15 avril à Kenitra.
Radouane Adimi dont le jugement est initialement prévu le 16 avril à Marrakech. Son camarade Aziz khalfaoui  a quant à lui été libéré a l’issue de cette convocation au tribunal.
Allaa Darbali dont le procès est initialement prévu le 21 avril  à Marrakech.
Mimoun Iznay  et son groupe dont le procès est prévu le23 avril  à Oujda.
-Abdelwafi  Aakil et son groupe dont le jugement est prévu le27 avril à Fès.

samedi 28 mars 2015

Grève de la faim illimitée menée par le groupe des prisonniers politiques Aziz Elkhalfawi et Aziz Elbour.


Communiqué à l’opinion nationale et internationale / grève de la faim illimitée menée par le groupe des prisonniers politiques Aziz Elkhalfawi et Aziz Elbour.

Nous poursuivons la bataille que nous menons au sein des prisons locales de Boulmharez et de l’Oudaia de Marrakech, contre les réalités catastrophiques dans lesquelles nous vivons et pour faire face au refus systématique de l’administration pénitentiaire de voir nos revendications réalisées, et ce malgré plusieurs grèves de la faim que nous avons menées.
Nous dénonçons aussi les harcèlements et les menaces quotidiens auxquels nous sommes confrontés tous les jours à l’intérieur de nos prisons – que ce soit sous la forme d’insultes, de brimades, d’agressions physiques faits par les gardiens, les fonctionnaires, les directeurs et les présidents de nos prisons.
Nous détenus politiques maoïstes avons décidé de nous engager dans une nouvelle étape de résistance en menant une nouvelle grève de la faim illimitée pour le groupe d’Aziz Elkhalfawi et une autre de trois jours pour le groupe d’Aziz Elbour renouvelable si nécessaire. Ces grèves commenceront le lundi 23 Mars 2015 en mémoire du glorieux soulèvement du 23 Mars 1965 ; par-là, nous chercherons à imposer nos revendications justes et légitimes de l’intérieur de la prison.

jeudi 31 juillet 2014

Aidez Mustapha Meziani depuis plus de 60 jours dans la prison au Maroc. en grève de la faim


Par Moha Oukziz, coordinateur du Comité de Soutien aux Prisonniers Politiques au Maroc.


Il est dur de revenir  sur la cause des détenus politiques au Maroc alors que Mustapha Meziani est en grève de la faim depuis le 3 juin 2014 dans la célèbre prison Ain Kadouss à Fès, dans un contexte d’été ( vacance et détente) mais aussi où les guerres impérialistes et sionistes battent leur plein contre  des peuples entiers. De l’Ukraine, en passant par la Libye et l’Irak, à la Palestine les forces impérialistes fascistes  et sionistes mènent la guerre contre les peuples, détruisent leurs habitations et tuent tous ceux qui bougent sur terre.  Le globe terrestre est sous la menace militaire des plus puissants, de leurs milices et leurs organisations fascistes, intégristes et sionistes.
Dans ce contexte, des détenus politiques marocains vivent l’enfer dans les prisons de leur pays. Dans la seule ville de Fès, il est très difficile de dresser un bilan des entrants et sortants de la prison Ain Kadouss.
Les dirigeants et militants de l’UNEM, du M20F et du Mouvement 96 à Imider et dans plusieurs villes au Maroc croupissent  dans des cellules où les conditions de détention sont très difficiles. L’interrogatoire dans les centres policiers sont des moments de torture de toute nature, les détenus en portent les traces et  témoignent de « l’accueil » que les tortionnaires leur réservent ( voir le livre "les tortionnaires" coédités par d’anciens et actuels détenus politiques) .
Parmi eux, Meziani Mustapha étudiant à l’université de Fès. L’administration universitaire à Fès a refusé de l’inscrire et le prive ainsi de son droit aux études  pour des raisons incompréhensibles si ce n’est de le punir pour son engagement dans le syndicat des étudiants, l’UNEM. IL faut noter  aussi que le baccalauréat obtenu comme diplôme ne donne pas forcement accès aux universités de ce « beau » pays. Ce diplôme est remis en cause par les pratiques des doyens et des présidents   des universités sous l’ordre du ministère de l’Intérieur. La réglementation interne des établissements universitaires au Maroc obéit à des fins de gestion commerciale imposée par les hautes sphères financières, FMI en tête. Merci madame Lagarde.

Meziani Mustapha a entamé la grève de la faim depuis le début du moi de juin 2014 car il est attaché à son droit élémentaire de poursuivre ses études universitaires. Les administrations universitaires sous l’ordre policier ont fait la sourde oreille. Au lieu de répondre à cette simple demande d’inscription, Meziane Mustapha se retrouve menotté, arrêté et interrogé.
Il est très affaibli après près de 60 jours de grève de la faim, transféré  menotté au lit dans l’hôpital Ibno Alkhatib  à Fès. (voir photo)
Son père dans une vidéo lance un appel au secours pour aider son fils, et voudrait  briser le silence qui entoure la lutte de son fils, il réclame solidarité pour l’aider dans son combat. Il ne comprend pas pourquoi son fils est arrêté alors qu’il doit poursuivre ses études normalement. 
Meziane Mustapha est solide moralement, il compte poursuivre la grève de la faim même si cela peut lui couter la vie, il est déterminé à aller jusqu’au bout de son combat. Il ne demande que sa liberté et son inscription à l’université.
Aidez Mustapha à trouver sa liberté et s’inscrire à l’université, en dénonçant cette situation injuste.
Liberté pour tous les détenus politiques au Maroc. 
Moha Oukziz, coordinateur du Comité de Soutien aux Prisonniers Politiques au Maroc.

samedi 12 juillet 2014

Le Complexe universitaire de Fès au Maroc vit sous contrôle et interventions musclées des forces de police

زلزلت حناجر طالبات الحي الجامعي الثاني بالمركب الجامعي ظهر المهراز في اولى...
fes24.com|Par ‎فاس24‎
Le Complexe universitaire de Fès au Maroc vit sous contrôle et interventions musclées des forces de police depuis toujours. tantôt les arrestations et matraques contre les étudiants, tantôt ce sont les milices intégristes qui s'en chargent, pour organiser les raids paramilitaires contre les étudiants et leur syndicat l'UNEM.

Pourquoi dit-on? tout simplement les étudiants du campus sont attachés à leur organisation syndicale l'UNEM et à leurs responsables syndicaux appartenant à la mouvance des Basistes. Le syndicat UNEM est d'orientation progressiste dans un pays administré par un régime réactionnaire et un gouvernement religieux et intégriste.
L'étudiant en grand plan sur la photo ci-dessus est en grève de la faim depuis plus de 30 jours et réclame son droit aux études universitaires. Il est arrêté dans un état lamentable au lieu de l'inscrire tout simplement.
L'enseignement supérieur n'est pas un droit garanti aux fils et filles des masses populaires, le diplôme d'accès ( Baccalauréat ) est remis en cause par les ministères successifs et ne donne pas automatiquement droit à l'inscription et la poursuite des études.
Le ministre de l’enseignement a même chassé les étudiants de la cité universitaire de Meknès en cette période d'examens, pour assurer le séjour estival aux membres de son parti au gouvernement.
Les étudiants à Fès portent de plus en plus de traces de matraques policières sur leur corps.
Du côté du régime et de son gouvernement religieux l'heure est au démantèlement de l'Université. Le ministre de tutelle s'en est même pris aux diplômés de Licence en matière de sciences humaines qu'il considère comme fardeau sur sa société. Par les violences physiques et morales et les arrestations dans les rang des étudiants de Fès et des militants,  le régime souhaite arriver au bout de ses projets ( détruire l'Université dans la ville scientifique du royaume...).
Toutes les forces politiques confondues plébiscitent chacun à sa manière le projet dangereux contre l'Université au Maroc et l’enseignement en général, dicté au plus haut rang des sphères financières mondiales à un régime qui ne peut être que sanguinaire.
fes24.com

samedi 17 mai 2014

Droits de l’Homme : Indignation en France suite aux interventions "musclées" dans des universités marocaines

Plan de paix au Sahara Occidental, 11/5/2014




L’Association de défense des droits de l’homme au Maroc (Asdhom) s’est indignée de récentes interventions "musclées" des forces de sécurité dans des universités marocaines, ayant fait de nombreux blessés parmi des étudiants-militants des droits de l’homme. 

 L’Ong, basée à Paris, évoque des affrontements ayant eu pour théâtre, le 25 avril dernier, un campus universitaire à Fès où des affrontements entre groupes d’étudiants ont fait un mort, suscitant l’intervention des forces de l’ordre qui, à son tour, s’est soldée par des blessés et des interpellations parmi les étudiants. Tout en signalant que les arrestations opérées "rapidement" après les affrontements et avant la mort du défunt n’ont touché qu’un groupe des antagonistes, l’Asdhom dit ne pas s’expliquer ces arrestations qui, a-t-elle affirmé, ont été suivies d’une accusation jugée grave requalifiée de "meurtre avec préméditation". 

Selon elle, ces interpellations auraient touché des anciens prisonniers politiques de l’UNEM-Fès qui n’étaient pas présents le jour des affrontements. "Les opérations de police se sont poursuivies au-delà de Fès, dans d’autres universités du pays, comme à l’université de Marrakech, où un groupe de criminels non identifié s’est attaqué aux militant(e)s de l’UNEM", a ajouté l’Association, qui regrette l’assimilation d’étudiants à des criminels. "Nous restons vigilants et mettons en garde les autorités marocaines contre cette escalade de violence et contre toute tentative de son exploitation pour venir à bout de tout mouvement de protestation populaire et pacifique", a-t-elle averti, dans un communiqué parvenu hier à l’APS. 

Pour l’Asdhom, assimiler les militants de l’UNEM, du mouvement 20-Février, du mouvement des diplômés chômeurs et les défenseurs des droits de l’homme à de "vulgaires criminels n’est pas acceptable". "Nous refusons qu’ils soient victimes de procès non équitables, montés de toutes pièces, où ils sont généralement accusés à tort de ‘‘violences à l’encontre d’agents de l’Etat, rassemblements armés et non autorisés, destruction de biens publics, désobéissance, etc.’’", a affirmé l’Association qui dit continuer à défendre ces "victimes d’atteinte aux droits" qu’elle considère comme des prisonniers d’opinion. 
Ces derniers sont proposés au parrainage dans le cadre de la campagne de solidarité internationale que l’Asdhom à lancée en novembre 2012, depuis Paris sous la houlette de l’écrivain-journaliste français Gilles Perrault.




samedi 10 mai 2014

Universités marocaines : Qui provoque qui ? fin de d'inviolabilité de l'enceinte universitaire par les forces de sécurité






Après avoir récemment mis un terme à la gratuité des frais de scolarité des universitaires marocains, le ministre islamiste Daoudi signe un accord conjoint avec le ministre de l'intérieur Hassad mettant un terme au principe cardinal et historique d'inviolabilité de l'enceinte universitaire face à toute intervention des forces de sécurité. Désormais, la police pourra intervenir à tout moment et sans même attendre le feu vert des autorités universitaires.
Pour rappel, le syndicat étudiant UNEM et celui des professeurs n'avaient JAMAIS accepté que l'université marocaine se transforme en lieu ''militarisé'' et l'ont toujours dit.
Jamais, un gouvernement marocain, issu des ''partis'' du Palais royal ou des formations de l'opposition historique, n'avait osé ce que vient de faire les islamistes du PJD!
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Par Le Maroc sans tain, 26-04-2014

Le meurtre d’un étudiant péjédiste et l »éventuel 

fracture du champ politique marocain

 Meurtre d’ un étudiant islamiste

Des étudiants islamistes et gauchistes à l’Université de Fès se sont violemment affrontés ce jeudi24 /4/2014 à Dhar Lmahraz  à Fès, le bilan était tragique : un mort et une dizaine de blessés
Selon le secrétaire du groupe islamiste « attajdid attolabi » affilié au Mouvement Unicité et réforme  qui n’est  que le bras idéologique  sous l’égide de laquelle  exerce le PJD au pouvoir,les présumés agresseurs  sont  les membres du groupe de la gauche radicale portant le nom de la Voie Démocratique Basiste « annahj addimoqrati Alkaidi ».
Blessé à coup de couteau , le défunt Arrahim Hasnaoui avait succombé à ses blessures à l’hôpital de Fès
 Selon un communiqué des autorités locales. Le parquet général près la Cour d’appel de Fès a ordonné l’ouverture d’une enquête, précise la même source, faisant état de l’arrestation jeudi soir de quatre étudiants soupçonnés pour leur implication dans cet incident. Les investigations « se poursuivent pour présenter les responsables de cet incident devant la justice ».

L’Etat est responsable ?

Dans une déclaration à F24, le chef de fil de l’organisation estudiantine islamiste a fait assumer la  responsabilité de cette agression mortelle aux responsables de l’Université et aux autorités locales qui selon lui , étaient au courant des préparatifs entretenus par les agresseurs.

Une telle accusation  est révélatrice d’une victimisation  accrue qui augurerait d’une éventuelle  fracture  dans l’espace politique marocaine.Autrement  il serait le signe d’une pure schizophrénie marocaine  incurable.

Cependant, pour quiconque connaissant bien le mouvement estudiantine marocain, ces heurts étaient toujours fréquents dans les universités du pays. Mais qu’il n’y avait pas d’exclusion mutuelle , les factions de gauche coexiistaient   tant qu’il reconnaisaient l’UNEM. L’UGEM affilié à l’istiqlal était presque une organisation secrète. Abhorrée beaucoup plus que les fores de sécurité car elle était  considérée comme un bastion de parasites sans principes ni courage…A Fès , les membres de l’UGEM étaient non pas seulment bannis mais traqués. Oui , la violence  était un recours contre l’UGEM…

Un double défi lancé par les islamistes

Tout en dénonçant vigoureusement  ce meurtre criminel, il serait toutefois important de rappeler que ce qui avait déclenché ces tragiques incidents c’est la décision prise par le groupe islamique d’organiser une table-ronde  au tour du thème :les islamistes ,la gauche et la démocratie à laquelle était invité Abdelali Hamieddine, membre du secrétariat général du PJD,  soupçonné d’être derrière le meurtre d’un étudiant Benissa Ait Al Jid au début des années 90. C’est cette présence au sein de la faculté qui aurait provoqué l’ire des étudiants d’Annahj Democrati Al Qaidi, groupuscule  d’extrême gauche.

Ait Ljid hante la mémoire de la gauche

Une provocation , selon les basistes, qui , soutenues par d’autres forces politiques de gauche continuent de scander les slogans appelant « à la fin de l’impunité, à la réouverture de ce dossier et à la fin de l’extrémisme religieux dans les facultés ». Les agresseurs, Hamieeddine entre autres, courent toujours » .Ils sont même passés pour d’illustres et  respectueux politiciens menant une vie de luxe   et aménageant les plateaux de télévisions et les pages de journaux. Les étudiants de la gauche continuent  de se recueillir sur le lieu où avait été mortellement agressée Benaissa Aït Ljid.

Bonaissa Ait Ljid était un militant de la gauche. il était responsable au sein de la commission transitoire universitaire où étaient représentées toutes les factions historiques de l’Union Nationale des Etudiants du Maroc (UNEM).

Son assassinat a eu lieu le 25 février 1993.Irrités par ses convictions gauchistes et sa capacité à polémiquer,un groupe d’étudiants, affiliés à deux factions islamistes alliées, Al Adl Wa Al Ihsan (Justice et Bienfaisance) et Al Wahda wat-Tawasoul (Unité et Communication), affiliée à L’islah wa Taouhid, futur Parti de Justice et Développement (PJD), avaient décidé de le liquider en dehors de l’enceinte universitaire. Ils ont alors intercepté   un taxi  où  il se trouvait  en compagnie d’un autre étudiant qui est pour le moment le principal témoin, il s’agit de Haddioui El Khemmar, tous deux appartenant à une faction gauchiste. Les deux étudiants, était desecendus  du taxi et sauvagement agressés. L’étudiant Aït El Jid  rendrait l’âme le 1er mars 1993, à ses blessures et à un sévère traumatisme crânien.

Des peines clémentes ?

Omar Mouhib, membre de la mouvance Al Adl wal Ihsane,  avait écopé de  deux années de prison, un verdict jugé « trop clément » par la famille de la victime. Pour la famille de la victime, l’impunité n’est plus acceptable. « Nul n’est au-dessus de la loi », ont crié les manifestants réclamant que justice soit faite.
Abdelali Hami Eddine avait purgé deux ans dans la prison de Ain kadouss de Fès, avant d’être relâché.
Donc c’est un assassinat qui a  malheureusement provoqué  avec le retour de l’assassin qui roderait autour du lieu de son crime.


Carcan idéologique et surestimation de soi
 
Les forces islamistes  éprouvent énormément de difficultés  à s’arracher du carcan idéologique religieux qui soumet les contingences politiques à la transcendance divine pour de laquelle ils se postulent être  les illustrateurs. Leur prétentions démocratiques sont toujours pragmatiques : la démocratie  n’ est bonne que lorsqu’ils en profitent

On sème les graines de la démocratie sur une terre
 érodée et en l’absence de lumière

A l’université de Fès précisément, la politisation à toujours débouché sur une sorte de démocratie sauvage dans le sens où  les concessions  sont souvent rejetées au nom d’une légitimité démocratique , politique , sociale , parfois historique.  L’UNEM est une organisation de masse démocratique progressiste  et indépendante. Ce qui  gênait les islamistes.En 1981 avant le célèbre 20 juin, il y eu des heurts pareils. Les islamistes voulaient organiser une activité en dehors du cadre chéri l’UNEM . Les combats étaient d’une violence extrême. Puis, les forces islamistes s’étaient dissumilées durant toute une décennie avant de réapparaître, fortes, organisées et surtout agressives …C’était l’époque du démantèlement de l’URSS où les anathèmes et les coups  s’abattaient sur la gauche partout dans le monde. C’était en ces moments qu’il y a eu l’assassinat d’Ait AlJid.

Halte à la violence !!

Le PJD et ses étudiants ont lancé un double défi aux étudiants basistes de Fès : faire fi du cadre syndical  actuel et remuer le couteau dans une plaie politique qui est loin d’être cicatrisée. N’avait-on pas un autre conférencier que Hammiddine ? Hammiddine n’a pas encore lavé ses mains de l’assassisnat pour laquelle il avait purgé deux petits ans.
Loin de justifier cette violence gratuite et cette vengeance insensée, il faut que le islamistes au pouvoir sachent que celui qui sème le vent récolte la tempête.  Il est clair et net qu’ils n’ont pu rien changer du vécu des masses  déshéritées et  paupérisées  davantage  par leurs mesures antipopulaires …Dire qu’ils ne disposent pas du pouvoir est une vieille rengaine…Pourquoi ne se retirent-ils pas du  gouvernement  et dire la vérité toute la vérité au peuple. Rien de sérieux n’a été entrepris . Ils ne sont différents ni de l’Istiqla ni du PAM , pourquoi crient-ils au scandale quand ils perdent les élections ?
La démocratie est une conviction qui s’exclut avec tout absolu ou absolutisme
Il  est temps qu’ils soient raisonnables  sinon ils déclencheraient une spirale de réaction et d ‘actions incertaines.
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 Relire:Université de Fès : Qui veut démanteler l’université du Maroc et les Basistes ?

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 Violence dans les universités marocaines: Haddad prend position

Aujourdhui.ma | 6-05-2014
Par 
A A A
L’université est et doit rester un espace de débat, de savoir et d’apprentissage. Elle est également un lieu où des courants de pensée non-conformistes devraient coexister en toute liberté.
Le recours à la violence parmi les étudiants est inacceptable, voire condamnable. La violence de l’UNEM contre les étudiants de l’UGEM (istiqlalienne) était une pratique courante dans les années 70 et 80. La violence de la gauche contre les Islamistes dans les années 80 est bien connue. L’abus verbal et physique des Islamistes contre les autres groupuscules de gauche a été systématique durant les 2 dernières décennies.
La Pensée Unique qui règne dans l’université est ou islamiste ou gauchiste (avec coloration amazighe ou sahraouie). Les libéraux, les centristes, la droite et les  apolitiques constituent une majorité silencieuse qui subit les diktats de la Pensée Unique (islamisante ou gauchiste) d’une façon presque orwellienne.
C’est la démocratisation de la pensée, du débat, du comportement et des choix de vie qui sont les vrais enjeux de l’université d’aujourd’hui et de demain. Quel espace universitaire nous voulons pour nos étudiants?
Est- ce celui d’un stalinisme idéologique (aussi bien islamiste que gauchiste) qui encourage le conformisme intellectuel, la complaisance dans le style et les idées-un stalinisme qui prétend détenir la vérité et qui fait que le recours à la violence soit un comportement acceptable ?
Ou celui d’un espace de débat, de choix, de challenges et de défis intellectuels et physiques susceptibles de forger l’expérience et l’identité d’une jeunesse censée prendre la relève dans quelques années? Le choix devrait être clair.
Malheureusement l’instrumentalisation politicienne de la violence estudiantine n’est pas la bonne démarche pour réaliser ce choix.
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samedi 3 mai 2014

Université de Fès : Qui veut démanteler l’université du Maroc et les Basistes ?



Par Moha Oukziz le 1/5/ 2014 (larges extraits)
Depuis des décennies, les forces intégristes cherchent à contrôler des universités au Maroc, elles considèrent que leur présence dans les campus universitaires doit être exercée par la force  des armes et des menaces. Depuis le début, les organisations et partis politiques intégristes au Maroc se sont fixés pour objectif de démanteler l’UNEM en usurpant son histoire, son patrimoine,  et en  liquidant physiquement les militants des mouvances du syndicat des étudiants , leur première cible est la mouvance des Basistes. Cela dit, les partis obscurantistes du Maroc ont fait la preuve de leur nature sanguinaire à Fès et Oujda ; ils ont tué Maati Boumli et Ait Eljide Benissa, deux militants dans les rangs des Basistes. 
Leurs interventions dans les campus universitaires sont toujours accompagnées de menaces, viols et tortures, souhaitées et même soutenues par le régime en place. Le Président du gouvernement actuel avait envoyé sa lettre à l’ancien ministre de l’Intérieur, Idriss El Basri, où il expliquait clairement l’essence de son organisation : « débarrasser les étudiants et la jeunesse marocaine de l’emprise de la gauche et des athées et faire régner les valeurs de l’islam ». 
Depuis les années 90, les intégristes n’ont de but à l’université que de semer la terreur, la violence et la peur dans les rangs des étudiants. Les dépêches des médias et des sites de ces organisations apportent la preuve au grand jour de mes propos. Ces organisations portent la haine contre toute idée progressiste, démocratique et même libérale, la propagande au sein de leurs troupes est manifeste à ce sujet. 
Face à cette offensive politique et médiatique, les partis dits de gauche ont perdu le terrain et sont désorientés politiquement ; ils ont cherché la conversion et le rapprochement politique idéologique avec ce qu’ils appellent le Maghzen. Le régime a même recruté des cadres dans les rangs de la gauche, signe de sa victoire. Une grande crise s’est annoncée sur la scène politique du Maroc depuis le retour des anciens réfugiés et la période dite de « transition démocratique »…
Comment, face à cette situation, des milliers de militants de gauche ( je dis bien gauche pour ne pas entrer dans les détails) travaillent sur le terrain des diverses luttes, et participent à remonter la pente et concrétiser le projet de changement au Maroc?
Dans ce contexte de recul de la quasi-totalité des forces et idées progressistes, les Basistes , quant à eux,  ont continué à travailler et ont  mieux résisté à toute tentative de récupération, de négation de l’histoire de la gauche et de l’avenir/stratégie  de lutte de classes au Maroc.  Ils accomplissent depuis toujours, sans prêter l’oreille aux appels, au renoncement et aux campagnes médiatiques contre eux, leur travail de militants de l’UNEM et au-delà , ils sont dévoués  au service des étudiants et participent à leur niveau aux questions de la lutte des classes  à l’échelle de tout le pays et contribuent aux luttes quotidiennes aux cotés des masses du peuple marocain.L’histoire politique du Maroc de ces 35 dernières années  témoigne de la participation  et des  efforts politiques, idéologiques  et de luttes de terrain et de culture, bref de l’apport des Basistes  au mouvement révolutionnaire marocain . 
Dans ce contexte et aujourd’hui encore, les militants de l'UNEM ont malheureusement plus d'ennemis que d'amis. Les milices du PJD qui collaborent  avec la police  envahissent l'université de Fès depuis bien avant les derniers affrontements, d’autant plus qu'au cours de cette année universitaire, l'UNEM est très active et mène des grèves et des sit-in depuis des mois et des mois contre les plans antisociaux dans  l’enseignement conseillés au régime par les hautes sphères de FMI, UE et les centres financiers mondiaux.  Des arrestations s’ensuivent, et on ne sait plus qui entre et qui sort de la prison. Ces  étudiants sont en majorité des sympathisants de la voie démocratique basiste, mouvance autonome organisée dans les milieux des étudiants de conception marxiste léniniste. Ce sont ces militants qui mouillent leur chemise dans les actions du M20F. Ils sont indésirables aux yeux du  régime, et les partis politiques dits de gauche manifestent à leur égard une haine politique très profonde. Ils sont la cible de tout le monde. Malgré cela, ces militants  très dynamiques  encadrent des manifs dans les douars, les souks, les lieux de travail etc. Ils sont présents dans tous les milieux associatifs syndicaux etc.
mi-Eddine
Récemment le coupable Hami-Eddine et ses vassaux guerriers  ont monté de toutes pièces la couverture médiatique de leur intervention et offensive contre les étudiants et leurs militants. Ils ont annoncé  l’organisation d’ une conférence dans le campus de l’université de Fès,  et ont commencé  à agir en mercenaires et  miliciens avec des armes blanches à la main dans tout le campus. Ils n'en sont pas à leurs premières provocations et interventions. Bien avant leur attaque organisée militairement, ils se sont introduits dans le campus de Fès, avec provocations, insultes, menaces de viol contre  les étudiantes, de mort pour les autres etc. Ceci plusieurs jours avant leur offensive, armés jusqu'aux dents avec haches, gourdins etc.
 Rappel : c’est dans le même campus universitaire que Hami Eddine et ses vassaux et  mercenaires roturiers  ont organisé des attaques, armes à la main dans les années 90 et ont tué Ait Eljide Benissa. Ce même personnage Hami-Eddine, cadre du parti au gouvernement, professeur universitaire, dirigeant une association dite  des « droits de l’homme »,  est invité aux débats publics  auxquels participent les figures de la gauche, hommes et femmes de renommée nationale et internationale,  ceux et celles qui occupent les écrans au nom de la défense des valeurs progressistes et  démocratiques ( voir réunion du O6 avril à Rabat organisée par le forum pour la démocratie , voir aussi rencontres organisées à l’institut Abderrahim Bouâbid…).
L'UNEM avait prévu et appelé à une assemblée générale dans tout le campus pour  faire le point sur leurs activités dans l'université et ailleurs et envisager les suites à donner aux luttes engagées( voir communiqué Unem ). C'est ce jour-là que les milices et mercenaires de Hami-Eddine et son parti  déjà présents sur les lieux, ont encerclé des étudiants du campus, les ont attaqués, venus des quatre coins du pays, y compris de Meknes d’où est originaire la victime décédée à l'hôpital dans des circonstances inconnues  puisque les infirmiers et le corps médical affirmaient que son état n'était pas préoccupant, alors que le lendemain un communiqué de la police a déclaré la mort de celui qui est venu d'ailleurs pour mener sa « guerre sainte »  dans le campus universitaire de Fès contre les Basistes, ces athées, ces mécréants... 
Aujourd’hui encore le sujet est national et international. Lors de la séance de l'Assemblée Nationale du Maroc, le ministre de l’enseignement a pris la parole sans rougir, sans rien dire de sérieux et sans démissionner par respect à son métier de premier responsable de l’Éducation et de l’Enseignement au pays.  Il a tenu un langage de menaces contre les étudiants et leurs militants de toujours, les militants de la Voie Démocratique Basiste. Le ministre a pris la défense des siens, les intégristes, et a nié en bloc que des  étudiants auparavant ont été assassinés par les intégristes de son parti et d’autres et l’implication des forces de l’ordre dans la mort des étudiants  du même campus universitaire à Fès suite à leurs interventions musclées( voir les communiqués de l’UNEM, les vidéos et photos sur le net, les communiqués de l’Amdh ) Il avait l’air d’un chef mal à l’aise qui soutenait les crimes de ses compagnons. 
Des formations de gauche ont condamné les militants de l'UNEM quelques instants seulement  après la diffusion de l'information du décès de l’étudiant venu de Meknès, par la police de Fès et le communiqué des intégristes du PJD, ceux-là même qui ont envahi le campus. Le mensonge, la couverture médiatique et le prétexte utilisé pour commettre leurs offensives  barbares sur le campus de  Fès est celui d’une conférence au sujet des alliances entre les intégristes et les gauchistes. Le tour est joué : sur le terrain, les mercenaires armés  pour recommencer leurs usurpations et crimes des années 90 et de l’autre côté une couverture médiatique bien organisée et de l’autre côté encore, malheureusement, des alliés démocratiques et progressistes contre l’UNEM et sa mouvance les Basistes. Le scenario est bien  ficelé et il ne restait que la mise en scène. Cependant  les Basistes, les sympathisants, les étudiants ont refusé ce fait accompli et ce complot médiatique et politique d’envergure. Les étudiants de Fès et d’ailleurs , Meknes, Marrakech, Kenitra, Agadir, Errachidia et j’en passe,  ( voir les communiqués de l’UNEM de ses universités) ont dénoncé et  condamné les offensives barbares de ces organisations contre le campus de Fès. Quant aux étudiants de Fès et leurs militants de toujours, les Basistes , ils   n’avaient d’autres choix que se défendre comme ils ont pu contre les mercenaires de Hami-Eddine et de son parti, comme au début des années 90 dans les mêmes campus universitaires, où les milices composées de roturiers venues « libérer les universités du communisme », des « ennemis de dieu », ont tué Maati Boumli à Oujda et Benissa à Fes.

Aujourd’hui encore les milices du PJD sillonnent la ville de Fès  en compagnie de policiers civils, et sèment la terreur dans le rang des étudiants alors que depuis des mois et des mois  le campus est coupé du monde par les forces de l'ordre qui organisent des arrestations des cadres de l'UNEM, des militants et des sympathisants des Basistes. Ces arrestations se produisent même en dehors de la ville de Fès (voir communiqué UNEM).

Tout cela pour expliquer que les étudiants de l'université de  Fès, leurs militants et les cadres de l'UNEM étaient déjà dans la ligne de mire des forces policières. Le  régime souhaite démanteler le campus, arrêter ses militants et tirer un trait sur l’UNEM et les Basistes.

Des voix se sont levées de partout pour condamner avant l'heure ces courageux  militants  de l’UNEM  qui bravent les menaces, la torture, la prison et même la mort car elle est survenue dans leurs rangs et personne n'en parle. Je lève ma voix pour  dire (...) : « Vous avez choisi le camp du régime  et  l’Histoire politique de notre peuple sera marquée à jamais par votre renoncement aux luttes de l’UNEM contre l’obscurantisme et à travers cela, des tout un peuple pour son émancipation. Je lève ma voix pour dire à tous ceux qui ont préparé le terrain politique et accordé aide morale intellectuelle à Hami-Eddine et à son parti et à travers lui les intégristesque vous êtes responsables au même titre que lui de la violence commise contre les étudiants à Fès. Vous êtes responsables de vouloir à tout prix des boucs émissaires ».(...)
Reste à conclure que le régime mène une campagne de ratissage des quartiers  à la recherche des militants de l’UNEM, ceci  avec une violence inouïe (communiqué et dépêches et vidéo  de l’UNEM). Des arrestations ont  lieu au sein des militants les Basistes. Ce ratissage et cette violence faite aux étudiants et à leurs militants s’opère dans un silence total des composantes de gauche qui occupent les écrans pour prêcher la démocratie, les luttes etc. 

Pour avoir le texte complet : mohaoukziz@yahoo.fr