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samedi 28 mars 2015

Grève de la faim illimitée menée par le groupe des prisonniers politiques Aziz Elkhalfawi et Aziz Elbour.


Communiqué à l’opinion nationale et internationale / grève de la faim illimitée menée par le groupe des prisonniers politiques Aziz Elkhalfawi et Aziz Elbour.

Nous poursuivons la bataille que nous menons au sein des prisons locales de Boulmharez et de l’Oudaia de Marrakech, contre les réalités catastrophiques dans lesquelles nous vivons et pour faire face au refus systématique de l’administration pénitentiaire de voir nos revendications réalisées, et ce malgré plusieurs grèves de la faim que nous avons menées.
Nous dénonçons aussi les harcèlements et les menaces quotidiens auxquels nous sommes confrontés tous les jours à l’intérieur de nos prisons – que ce soit sous la forme d’insultes, de brimades, d’agressions physiques faits par les gardiens, les fonctionnaires, les directeurs et les présidents de nos prisons.
Nous détenus politiques maoïstes avons décidé de nous engager dans une nouvelle étape de résistance en menant une nouvelle grève de la faim illimitée pour le groupe d’Aziz Elkhalfawi et une autre de trois jours pour le groupe d’Aziz Elbour renouvelable si nécessaire. Ces grèves commenceront le lundi 23 Mars 2015 en mémoire du glorieux soulèvement du 23 Mars 1965 ; par-là, nous chercherons à imposer nos revendications justes et légitimes de l’intérieur de la prison.

mardi 19 mars 2013

La lutte des ouvrières du textile au coeur de la crise

Conférence-débat / -Femmes contre micro-crédits-
 
Invitation à l’évènement organisé par l’Association Marocaine des Droits Humains
 Paris/Ile de France

Projection des documentaires de Souad Guennoun :
-  La lutte des ouvrières du textile
-  Les ouvrières du textile au coeur de la crise
Suivi d’un débat.
VENDREDI 22 / 03 / 2013 Salle du Scribe l’Harmattan 17, rue Frédéric Sauton 75 005- Paris Métro : Maubert-Mutualité

Souad Guennoun
Un certain nombre de garanties minimales pour les travailleurs (euses) sont prévues par la constitution marocaine et le code du travail : droit de grève, négociation collective, fixation d’un salaire minimum, limitation des heures de travail, paiement prévu des heures supplémentaires, liberté syndicale, protection des délégués syndicaux vis-à-vis du licenciement, etc.
Beaucoup parmi ces acquis ont d’ailleurs été réaffirmés par la suite, le Maroc ayant ratifié un certain nombre de textes juridiques internationaux n’ayant qu’une valeur déclarative (déclaration universelle des droits de l’Homme) ou ayant force obligatoire (le pacte international relatif aux droits civils et politiques, le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, les conventions fondamentales de l’OIT).
Toutefois, nous pouvons constater un gap énorme entre ce qui est prévu par les textes et la pratique quotidienne. La réalité, telle qu’on va la voir au travers de ces deux documentaires portant sur les ouvrières du textile, est faite de violations systématiques des droits les plus basiques des travailleurs (euses) : travailleurs (euses) sous-payés, en violation des dispositions légales et souvent sans contrat de travail ; volumes horaires de travail non réglementaires ; non-paiement systématique des heures supplémentaires ; diabolisation et licenciement des salariés syndiqués.
Cette exploitation éhontée des travailleurs (euses) est d’autant plus répandue dans le secteur du textile qu’elle touche particulièrement une des catégories les plus vulnérables de la population : les femmes, analphabètes qui plus est, ayant le plus grand mal à défendre leurs droits, vis-à-vis de leur employeur comme vis-à-vis de leur environnement familial, les empêchant parfois de militer, s’investir dans la lutte syndicale du fait de cette pression sociale qui les enserre dans des carcans moraux étouffants. La condition féminine devient alors un élément encore plus discriminant par rapport aux hommes au niveau des rémunérations et conditions de travail et souffre de harcèlements sexuels de manière récurrente de la part de leur hiérarchie et patrons au sein des entreprises.
S’ajoute à cette situation l’impéritie des autorités compétentes en matière de respect de droit du travail (police, justice, ministère de l’emploi, inspection et médecine du travail) et même leur collusion avec les patrons véreux. Nous verrons par exemple lors du premier documentaire comment les ouvrières en grève furent tabassées par les forces de la répression pour le simple fait de soutenir un piquet de grève, ou encore, dans le second documentaire comment, à travers l’exemple de la société Bogart, la médecine du travail contribue au licenciement des salariés pour des raisons hautement improbables.
Cette complicité entre autorités et patrons s’appuie souvent aussi sur l’arsenal législatif, en ayant recours de manière abusive à l’article 288 du code pénal afin de qualifier de simples grèves, ou appels à la grève d’infractions à la législation sociale. Ainsi, l’interprétation systématiquement extensive de cet article conduit à caractériser de « délit d’entrave » à la liberté du travail tout acte de grève. ce qui se traduit souvent par des sanctions pécuniaires et des peines d’emprisonnement.

Cependant la lutte porte ses fruits dans certains cas. Le militantisme syndical contribue dans bien des cas, comme nous allons le voir avec notre série de documentaires, à une amélioration réelle des conditions de travail, à redonner confiance en l’avenir à ces femmes, et à leur permettre de s’émanciper.
L’AMDH apporte un soutien moral et juridique à ces victimes de violations et suit toutes ces affaires depuis un certain nombre d’années. Cela a conduit l’association à élaborer un mémorandum comportant ses revendications à cet égard. Parmi elles figurent:
La ratification par le Maroc du protocole facultatif annexé au pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC), qui permet de consacrer la justiciabilité de ces droits. Cela permettra aux citoyens marocains d’être entendus par le Comité des Droits Économiques Sociaux et Culturels de l’ONU à propos de cas concrets de violation par le Maroc d’un des droits énoncés dans le PIDESC;
La ratification de toutes les conventions fondamentales –qui regroupe les principes et droits considérés comme fondamentaux au travail- émanant de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) et notamment et de toute urgence la convention n° 87 sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical;
La ratification des conventions suivantes de l’OIT :
o La convention n° 47 des quarante heures,
o La convention n° 102 sur la sécurité sociale,
o La convention n° 141 sur les organisations de travailleurs (euses) ruraux,
o La convention n° 168 sur la promotion de l’emploi et la protection contre le chômage.

Refuser, dans le contexte actuel qui se caractérise par une forte hostilité aux activités syndicales et la collusion entre les autorités et les employeurs dans la répression des syndicalistes et la permissivité par rapport à leur licenciement, toute réglementation du droit de grève par le gouvernement hostile aux travailleurs (euses). Tout projet de loi à cet effet étant considéré dans ce cadre comme devant nécessairement apporter un recul par rapport aux maigres libertés syndicales.
Appliquer le droit du travail dans les zones franches, partant du principe qu’il ne peut y avoir de zone de non-droit ou dérogatoire au regard de la législation et la réglementation du travail.
Ouvrir une enquête sur les « listes noires » de syndicalistes expulsés du travail en vue de leur fichage et utilisées dans certaines entreprises privées, en violation des droits les plus basiques des syndicalistes.

Entrée libre

PS : La salle ayant une capacité d’accueil limitée, nous vous prions de bien vouloir confirmer votre présence en envoyant un mail à l’adresse suivante : amdh.paris@gmail.com
Un mail de réponse vous sera adressé.


vendredi 20 novembre 2009

Le Collectif Maghreb Solidarité se solidarise avec les ouvriers de SMESI et salue leur résistance

Par le Collectif Maghreb Solidarité,18/11/2009

Communiqué de solidarité avec les 850 phosphatiers licenciés à Khouribga (Maroc)

En juillet 2009 l 'Office Chérifien de Phosphate (OCP) a licencié abusivement 850 ouvriers qui travaillaient dans sa filiale SMESI. Les raisons de ce licenciement tiennent à la constitution d’un bureau syndical et à la volonté de la direction d’imposer une flexibilité à outrance notamment en obligeant les salariés à contracter des CDD de trois mois par l’intermédiaire de sociétés d’intérim.

Au moment où l’OCP réalise malgré la crise, un chiffre d’affaires historique, paye grassement ses actionnaires, il vise à accompagner sa transformation en société anonyme par une remise en cause généralisée des droits des travailleurs.

Une véritable répression s’est déferlée sur les ouvriers: la ville de Khouribga est quadrillée par les forces de l’ordre, des syndicalistes sont poursuivis, en même temps que la direction fait appel à des retraités pour maintenir son niveau d'activité. Elle refuse par ailleurs d’ouvrir toute négociation sur les revendications des salariés.
Depuis le mois de juillet, 850 familles sont privées de toute ressource. Leurs conditions de vie, déjà précaires, se sont gravement détériorées.
Nous saluons la résistance des phospahatiers, affirmons notre solidarité pleine et entière à leur lutte et exigeons le respect des libertés syndicales, la titularisation définitive de tous les salariés, la réintégration des ouvriers licenciés et l’arrêt des poursuites judiciaires à l'encontre des quatre syndicalistes déférés devant le tribunal et de toute forme de répression.

Premiers signataires: AMF, ASDHOM, ATMF, CNT, FTCR, No Vox, NPA, PCOT, Solidaires, PCF, Les Verts, FVJ-France, la Voie Démocratique, ...

Au nom du Comité de Solidarité avec les Ouvriers de SMESI (CSOS) je tiens à remercier les militantEs du Collectif Maghreb Solidarité.
Le coordinateur, Ali Fkir