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mardi 17 février 2015

Les pièges des microcrédits. Projection-débat avec Souad Guennoun à Gap le 24 février 2015

Souad Guennoun, photographe, membre  d’ATTAC-Maroc-CADTM,  viendra à Gap pour parler des dérives et des tromperies du système des microcrédits tels qu’ils sont pratiqués dans la région d’Ouarzazate (au sud du Maroc)
 
Son remarquable film à l’appui (" Micro-crédit au Maroc: la grande arnaque"), elle nous racontera, comment, depuis plusieurs années des familles de cette région se sont organisées dans des associations pour se défendre contre ces organismes de microcrédits qui profitent de leur pauvreté et parfois de leur analphabétisme pour les noyer de dettes. Les personnes victimes sont en majorité des femmes.
Souad a tourné la vidéo lors de la Caravane Internationale de Solidarité du 24  au 27 avril 2014. Des  femmes sont venues du Bénin, du Mali, de Côte d'Ivoire, du Cameroun, du Burkina Faso, d'Argentine, de Belgique et de Haïti pour soutenir cette lutte qui dure depuis plus de 3 ans et briser le silence qui l'entoure.
Souad est déjà venue à Gap  nous parler du mouvement du 20 février 2011 au Maroc. Elle répondra aux questions sur la situation au Maroc.
Nous la retrouverons
Mardi 24 février 2015 à 20h30
Centre social du centre ville
rue Pasteur Prolongée
05000 GAP 

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 Marc Ollivier, (Maroc Solidarités Citoyennes)22/5/2015
 
Bonjour à toutes et tous

Voici une bonne nouvelle à partager: notre amie Souad Guennoun est à nouveau parmi nous pour quelques temps. Elle va d'abord faire une petite tournée chez nos amis de Gap et de Forcalquier 

et sera de retour à Grenoble pour participer au IVème Forum des Désobéissants 
qui s'ouvrira à Fontaine le 28 février.
Je vous annonce dès à présent qu'elle animera 

une projection-débat  le 2 février prochain au cinéma "Le Club" .
 Il s'agira de faire connaître le mouvement social des femmes de la région de Ouarzazate au Maroc en lutte contre les dérives de certaines institutions financières du microcrédit, qui ne font qu'appauvrir les pauvres au lieu de les aider.
Le reportage de Souad Guennoun retrace le parcours d'une caravane internationale de solidarité qui s'est déroulée de Ouarzazate à Rich en avril 2014 pour soutenir ce mouvement de résistance.

Salutations amicales,


 

samedi 19 juillet 2014

A voir absolument ! La caravane internationale de Ouarzazate

La Caravane  de Ouarzazate, évènement  international des femmes du monde entier, contre l'ignoble arnaque du microcrédit. Un document exceptionnel  réalisé par Souad Guennoun. A voir absolument !!!

https://www.youtube.com/watch?v=aSuZP_4Dx9Q

jeudi 29 août 2013

Microcrédit Ouarzazate : procès fixé au 10 septembre

Par Souad Guennoun, Attac Maroc, 30/8/2013 
Amina Mourad et Benasser Ismaini, les deux coordinateurs du mouvement des victimes des microcrédits de  la région de Ouarzazate sont convoqués une fois de plus au tribunal de Ouarzazate le 10 septembre 2013 à Ouarzazate.
Alors que leur procès avait été gagné en Première Instance le 25 avril 2013,le Procureur général a fait appel pour désaccord avec le jugement prononcé en Première instance le 25 février en faveur de Amina Morad et Nasser Ismaini et que les 4 associations avaient retiré leur plainte. Mais une nouvelle association Inma a rejeté le jugement. Cette association a été présentée de manière illégale par le procureur général et  le juge avait rejeté sa demande.
Le procureur général et l'association ont fait appel  et le procès est fixé pur le 10 septembre , Amina Morad et Nasser Ismaini seront présentés avec les mêmes chefs d'inculpation.

jeudi 8 août 2013

On lui a crié DÉGAGE !!!

Par Souad G., ATTAC-Maroc, 7/8/2013

 Manifestation hier soir fin du ramadan, à Casa. 

Les retombées du scandale du violeur gracié royalement sont devenues affaire d'Etat .
Malgré les 3 communiqués du cabinet royal,  l'invitation des familles des victimes au palais, le débat sur les 2 chaines nationales, l'inculpation de bouc émissaires et autres initiatives pour dédouaner le pauvre bon roi ,malgré le jeu politique entre PAM et PJD, les masques tombent. La manifestation d'hier à Casa est un comme un sursaut voire un renouveau après la quasi disparition du M20F, laminé par la répression, les querelles intestines, les divergences politiques, et l'absence de perspectives.La gauche légaliste a brillé par son absence, ni partis, ni syndicats, ni "société civile", ni "féministes de façade", ni artistes de carton-patte, ne se sont montrés.
Par contre on a vu de nouvelles têtes, une autre jeunesse indignée, des familles scandalisées, des enfants, des mères en grand nombre, tous indignés par ce crime abjecte contre des enfants qui peuvent être nos frères, nos sœurs, nos enfants, nos voisins.
 Indignés ! À  quand la révolte contre ce pouvoir pourri ? On  Lui a crié Dégage ! malgré les nombreux cars des forces de répression autour de la place, malgré les nombreux flics en  civil qui nous photographiaient un à un , la peur est dépassée. El Hima, Benkirane, conseilleurs royaux ou ministres de pacotille, sont totalement discrédités.
 Reste à transformer la colère en révolte populaire. 
Ce mercredi soir on manifeste à Rabat, d'autres manifestations sont prévues dans d'autres villes et régions
A suivre

Vous êtes invités à voir l'album photo de S G intitulé : Casablanca contre grâce royale , 6 août 2013


Casablanca contre grâce royale , 6 août 2013
7 août 2013
de S G
Csasablanca manifeste contre la grâce royale : le 6 août 2013 devant la préfecture , manifestation pour la dignité, pour l'indépendance de la justice, une femme avec la photo de son enfant violé dans l’hôpital,tant de viols impunis et de scandales étouffés, la colère gronde contre un pouvoir discrédité, on a crié DEGAGE ce soir à Casablanca...
Message de S G :

Casablanca, manifestation le 6 août 2013 pour l'indépendance de la justice
Si cet e-mail ne s’affiche pas correctement, copiez-collez le lien suivant dans votre navigateur :
https://picasaweb.google.com/lh/sredir?uname=109814657023437756092&target=ALBUM&id=5909374585713966545&authkey=Gv1sRgCMWU5tjh34CCwQE&feat=email

samedi 29 juin 2013

Le 5 juillet l'AMDH-Paris/IDForganise une soirée projection :Mineurs marocains au Maroc et en France


Vendredi 5 Juillet à 19h à la Maison de Norvège, 7N, Boulevard Jourdan 75014, Station Cité Universitaire
Entrée libre

Trois films documentaires de courte durée. 

En 2007, la militante Souad Guennoun a fait un reportage sur les mineurs de Jbel Aouam en grève. 
La section de l’AMDH-Mrirt a réalisé une vidéo témoignage de l’avocat des mineurs grévistes de Jbel Aouam. 
Le film documentaire “Au fond de la Nuit” réalisé par Reda Zeroual donne la parole aux anciens mineurs du nord-pas-de-calais. 



Salutations militantes,
Hasnae CHAMI
Pour le bureau de l'AMDH-Paris/IDF
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AMDH Paris/IDF: Projection 5 juillet 2013
Les mineurs de Jbel Aouam et les Anciens Mineurs du Nord-Pas-de-Calais
La mine Jbel Aouam est exploitée par l'entreprise minière française C.M.T. Celle-ci ne respecte pas les droits de ses employés. A titre d’exemple, les droits sociaux garantis par la législation du travail au Maroc, qui découle du code du travail et des différents accords professionnels relatifs au secteur minier imposent la présence d'un médecin et d'infirmiers. Le rôle de ce personnel médical est d’examiner les mineurs pour vérifier que leur état de santé les autorise à travailler dans les postes qu'ils occupent. Ils jouent à cet effet un rôle préventif quant aux risques d’accidents du travail. Mais la C.M.T.ne respecte pas cette réglementation. S’ajoute à cela le fait que les entreprises de soustraitance
à Jbel Aouam respectent assez peu les dispositions du droit du travail. La sous-traitance
place les mineurs dans des lieux de travail dangereux où les autres mineurs travaillant à contrat fixe n'ont pas le droit de se trouver. En effet, certains mineurs sont sous contrats à durée déterminée avec des sociétés d’intérim qui se soucient peu de la législation du travail. .Ces contrats précaires sont renouvelés tous les trois mois et à chaque renouvellement le mineur perd l’ancienneté et les avantages qu’il a pu avoir.
Ce manque cruel de conditions de santé et de sécurité fait qu’on enregistre un chiffre élevé d'accidents du travail dans cette mine. Des maladies du travail telle que la Silicose touchent en masse les mineurs. En l’espace de trois mois, trois mineurs ont péri dans la mine de Jbel Aouam. Il s'agit d'Issam Raji mort le 10 octobre 2012, Mostapha Foughali mort le 23 octobre 2012 et Saïd Zamzami mort le 6 novembre 2012. Une dizaine d'accidents ont été enregistrés dont dix fractures, une d’entre elles se situant même au niveau de la colonne vertébrale. Il est à noter que tous ces accidents du travail auraient pu être évités si l'entreprise avait fait son travail de sécurisation des lieux.
Et comme si tout cela ne suffit pas, les droits syndicaux sont totalement bafoués. Six mineurs ont dernièrement été licenciés pour avoir participé à une grève. Les autres mineurs grévistes vivent sous la menace d'un licenciement prochain. La gendarmerie de Mrirt a convoqué sept mineurs pour enquêter avec eux à propos de la grève à laquelle ils avaient participé et les accuse d'avoir organisé une manifestation de contestation non autorisée. En revanche les mineurs qui ne participent pas aux grèves se voient récompensés par l'employeur. Celui-ci leur offre des salaires plus élevés ou leur octroie un contrat à durée indéterminée en guise de contreparie.
En 2007, la militante Souad Guennoun a fait un reportage sur les mineurs de Jbel Aouam. Souad est allée donner la parole aux mineurs grévistes de Jbel Aouam. Nous apprenons à travers leurs témoignages qu'en 1993, l'entreprise de Jbel Aouam avait fermé durant 3 ans sous prétexte de faillite. Sept cent (700) mineurs à contrat fixe ont ainsi été licenciés et se sont retrouvés dans la misère. A la réouverture de la mine, C.M.T. la nouvelle société de Jbel Aouam n'a réembauché à contrat fixe qu'un tout petit nombre de ces 700 mineurs.
L’entreprise française C.M.T. ne se gêne aucunement pour demander aux mineurs de signer trois feuilles de contrat blanches qu'elle remplit ensuite à sa guise! On y apprend qu'un mineur licencié à la rentrée scolaire s'est suicidé car ne trouvant pas de quoi acheter les fournitures scolaires pour ses enfants. Un directeur a confié à un mineur : « Je dois vous affamer pour mieux vous diriger ! »
Cette année, un militant de l’amdh-Mrirt a réalisé une vidéo témoignage de l’avocat des mineurs grévistes de Jbel Aouam. L’avocat y explique notamment que le juge a exercé des presssions sur les mineurs pour qu’ils retirent leurs plaintes.
Dans les années 70-80, au nord de la France dans la région du Nord-Pas-de-Calais, les travailleurs marocains étaient encouragés à venir travailler dans les mines. Mais ils étaient victimes de discrimination par la société qui les employait à la mine. En effet, celle-ci considérait que ces mineurs venus du Maroc sont “inférieurs” à ceux d’origine Européens. Grâce à un combat acharné en justice, les anciens mineurs du nord-pas-de-calais ont récemment gagné en justice. Ils ont enfin retrouvé leur dignité volée.

Le film documentaire “Au fond de la Nuit” donne la parole à ces anciens mineurs du nord-pas-decalais.

mardi 19 mars 2013

La lutte des ouvrières du textile au coeur de la crise

Conférence-débat / -Femmes contre micro-crédits-
 
Invitation à l’évènement organisé par l’Association Marocaine des Droits Humains
 Paris/Ile de France

Projection des documentaires de Souad Guennoun :
-  La lutte des ouvrières du textile
-  Les ouvrières du textile au coeur de la crise
Suivi d’un débat.
VENDREDI 22 / 03 / 2013 Salle du Scribe l’Harmattan 17, rue Frédéric Sauton 75 005- Paris Métro : Maubert-Mutualité

Souad Guennoun
Un certain nombre de garanties minimales pour les travailleurs (euses) sont prévues par la constitution marocaine et le code du travail : droit de grève, négociation collective, fixation d’un salaire minimum, limitation des heures de travail, paiement prévu des heures supplémentaires, liberté syndicale, protection des délégués syndicaux vis-à-vis du licenciement, etc.
Beaucoup parmi ces acquis ont d’ailleurs été réaffirmés par la suite, le Maroc ayant ratifié un certain nombre de textes juridiques internationaux n’ayant qu’une valeur déclarative (déclaration universelle des droits de l’Homme) ou ayant force obligatoire (le pacte international relatif aux droits civils et politiques, le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, les conventions fondamentales de l’OIT).
Toutefois, nous pouvons constater un gap énorme entre ce qui est prévu par les textes et la pratique quotidienne. La réalité, telle qu’on va la voir au travers de ces deux documentaires portant sur les ouvrières du textile, est faite de violations systématiques des droits les plus basiques des travailleurs (euses) : travailleurs (euses) sous-payés, en violation des dispositions légales et souvent sans contrat de travail ; volumes horaires de travail non réglementaires ; non-paiement systématique des heures supplémentaires ; diabolisation et licenciement des salariés syndiqués.
Cette exploitation éhontée des travailleurs (euses) est d’autant plus répandue dans le secteur du textile qu’elle touche particulièrement une des catégories les plus vulnérables de la population : les femmes, analphabètes qui plus est, ayant le plus grand mal à défendre leurs droits, vis-à-vis de leur employeur comme vis-à-vis de leur environnement familial, les empêchant parfois de militer, s’investir dans la lutte syndicale du fait de cette pression sociale qui les enserre dans des carcans moraux étouffants. La condition féminine devient alors un élément encore plus discriminant par rapport aux hommes au niveau des rémunérations et conditions de travail et souffre de harcèlements sexuels de manière récurrente de la part de leur hiérarchie et patrons au sein des entreprises.
S’ajoute à cette situation l’impéritie des autorités compétentes en matière de respect de droit du travail (police, justice, ministère de l’emploi, inspection et médecine du travail) et même leur collusion avec les patrons véreux. Nous verrons par exemple lors du premier documentaire comment les ouvrières en grève furent tabassées par les forces de la répression pour le simple fait de soutenir un piquet de grève, ou encore, dans le second documentaire comment, à travers l’exemple de la société Bogart, la médecine du travail contribue au licenciement des salariés pour des raisons hautement improbables.
Cette complicité entre autorités et patrons s’appuie souvent aussi sur l’arsenal législatif, en ayant recours de manière abusive à l’article 288 du code pénal afin de qualifier de simples grèves, ou appels à la grève d’infractions à la législation sociale. Ainsi, l’interprétation systématiquement extensive de cet article conduit à caractériser de « délit d’entrave » à la liberté du travail tout acte de grève. ce qui se traduit souvent par des sanctions pécuniaires et des peines d’emprisonnement.

Cependant la lutte porte ses fruits dans certains cas. Le militantisme syndical contribue dans bien des cas, comme nous allons le voir avec notre série de documentaires, à une amélioration réelle des conditions de travail, à redonner confiance en l’avenir à ces femmes, et à leur permettre de s’émanciper.
L’AMDH apporte un soutien moral et juridique à ces victimes de violations et suit toutes ces affaires depuis un certain nombre d’années. Cela a conduit l’association à élaborer un mémorandum comportant ses revendications à cet égard. Parmi elles figurent:
• La ratification par le Maroc du protocole facultatif annexé au pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC), qui permet de consacrer la justiciabilité de ces droits. Cela permettra aux citoyens marocains d’être entendus par le Comité des Droits Économiques Sociaux et Culturels de l’ONU à propos de cas concrets de violation par le Maroc d’un des droits énoncés dans le PIDESC;
• La ratification de toutes les conventions fondamentales –qui regroupe les principes et droits considérés comme fondamentaux au travail- émanant de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) et notamment et de toute urgence la convention n° 87 sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical;
• La ratification des conventions suivantes de l’OIT :
o La convention n° 47 des quarante heures,
o La convention n° 102 sur la sécurité sociale,
o La convention n° 141 sur les organisations de travailleurs (euses) ruraux,
o La convention n° 168 sur la promotion de l’emploi et la protection contre le chômage.

• Refuser, dans le contexte actuel qui se caractérise par une forte hostilité aux activités syndicales et la collusion entre les autorités et les employeurs dans la répression des syndicalistes et la permissivité par rapport à leur licenciement, toute réglementation du droit de grève par le gouvernement hostile aux travailleurs (euses). Tout projet de loi à cet effet étant considéré dans ce cadre comme devant nécessairement apporter un recul par rapport aux maigres libertés syndicales.
• Appliquer le droit du travail dans les zones franches, partant du principe qu’il ne peut y avoir de zone de non-droit ou dérogatoire au regard de la législation et la réglementation du travail.
• Ouvrir une enquête sur les « listes noires » de syndicalistes expulsés du travail en vue de leur fichage et utilisées dans certaines entreprises privées, en violation des droits les plus basiques des syndicalistes.

Entrée libre

PS : La salle ayant une capacité d’accueil limitée, nous vous prions de bien vouloir confirmer votre présence en envoyant un mail à l’adresse suivante : amdh.paris@gmail.com
Un mail de réponse vous sera adressé.


vendredi 16 novembre 2012

Première soirée de la SSI à Gap : Souad Guennoun a parlé des droits de l'Homme au Maroc

Article envoyé à la presse locale par Solidmar, 15/11/2012
 
Pour lancer la Semaine de la Solidarité Internationale,  Solidarité Maroc 05 a organisé le 12 novembre à la salle Dum’art à Gap, une soirée d’information sur les droits de l’Homme au Maroc.

Notre invitée était Souad Guennoun, militante d'Attac Maroc , photographe connue pour  son magnifique livre sur les enfants des rues et ses vidéos sur des conflits sociaux au Maroc. Le public,   attentif,  était visiblement étonné d’apprendre une réalité  dont ne parlent pas ou peu, les médias ici.

Après une vidéo sur le mouvement du 20 février (M20F)-le 20 février 2011 est la date des premières marches  revendiquant la démocratie- elle nous a parlé des jeunes de ce mouvement qui  continuent courageusement à organiser des marches pour demander la  justice, la liberté, la dignité, l’Etat de droit... Ces manifestations, véritables marées humaines, semblent incommoder le pouvoir qui envoie les forces de l’ordre  pour casser le M20F, par de violents tabassages et des  arrestations par dizaines. Les peines lourdes qui peuvent dépasser les dix ans d’incarcération, les conditions de détention inhumaines et la torture  banalisée ont été dénoncées récemment dans de nombreux rapports très accablants pour le Maroc :  ONU (rapport Juan Mendez), Union Européenne, centre Kennedy, Amnesty, Human Rights Watch, etc

Souad a aussi expliqué comment certains jeunes militants sont soudoyés par des « baltadjis », nervis pro-monarchistes payés par le pouvoir pour attaquer les manifestants afin de les détourner des activités du M20F.

Nous avons préparé une centaine de cartons avec la mention « libérez … » suivi d’un nom de prisonnier. Ces cent noms ne représentent malheureusement pas la totalité de ces détenus politiques. 

Le public gapençais  a accepté de se laisser prendre en photo avec des noms de prisonniers en signe de solidarité.  Souad  a aussi parlé de notre blog Solidmar*, qui selon les militants marocains est le seul blog en langue française qui rend régulièrement compte  de la situation des Droits de l’Homme au Maroc. Selon eux, il est très fréquenté et joue un rôle important pour informer et exprimer toutes les solidarités avec les luttes démocratiques au Maroc

* http://solidmar.blogspot.com

Photos Agnès Delaty

Pour Solidarité 05
Marie-Jo Fressard

jeudi 8 novembre 2012

A Gap, SSI : Soirée sur les droits de l'homme au Maroc

Dans le cadre de la Semaine de la Solidarité Internationale
lundi 12 novembre 2012 à 20h,
à la salle Dum’art (près d’Intermarché, rue Ct Dumont GAP)
SOLIDARITÉ MAROC 05
organise une soirée sur le thème :

LES DROITS DE L’HOMME AU MAROC
LE MOUVEMENT DU 20 FÉVRIER

Invitée : Souad GUENNOUN,
photographe, membre d’ATTAC Maroc.

Elle nous parlera du Mouvement du 20 février, ce mouvement mené courageusement depuis le 20 février 2011 par les jeunes Marocains qui luttent pacifiquement pour la justice, la liberté, la dignité et la démocratie, et qui n’obtiennent du pouvoir comme seule réponse : arrestations, répression, prison, torture parfois jusqu’à la mort. Tout un aspect du Maroc dont les médias évitent soigneusement de parler. Sa dernière vidéo illustrera son exposé.
Il y a quelques années, nous avons projeté son film sur les évènements tragiques de Sidi Ifni.

Venez nombreux ! Invitez vos amis !
Parlez-en dans vos associations

dimanche 8 juillet 2012

Douar Chlihat en révolte : les habitants témoignent







 La révolte du Douar Chlihat, Loukos,région Ksar Kebir
 Par Souad Guennoun, 21/6/2012

       A 25 Km de Ksar Kebir, région de Loukos, Chlihat est un douar regroupant 350 maisons, soit près de 2500 habitants. La population vit de cultures vivrières, d’élevage, sur des lopins de terres collectives et de travail saisonnier notamment lors de la récolte des fraises dans la région de Larache. Ils vendent leurs produits au souk hebdomadaire le mercredi. D'autres partent em Espagne, comme travailleurs émigrés.
    Le chômage des jeunes est très important dans cette région, les infrastructures, équipements publics sont absents.

    Le bassin du Loukkos est riche en eau, la terre est fertile. Il est bien desservi par la route.

    Du temps du protectorat espagnol, l’entreprise semi-publique Loukkos exploitait les terres. Elle employait 5000 à 7000 personnes. On y cultivait traditionnellement la pomme de terre et la cacahuète.
    Sous les pressions des institutions internationales, le plan d’ajustement structurel impose la privatisation des entreprises publiques ouvertes au capital international. Un programme de privatisations débute en 1993 et touche tous les secteurs de l’économie : mines, transport, télécommunication, et agriculture.

    La Société Loukos mise en faillite en 1998, se prépare à la privatisation, crée des filiales comme AgroMorwan privées ou semi –publiques, s’ouvre au capital international. C’est alors que la société espagnole « Ribera del arroz » s’installe. Elle exploite 2000 ha qu’elle obtient par bail de location avec l’Etat au prix de 400 dh par an l’hectare. Un montant dérisoire quand on évalue le prix du marché à 4000 dh/l’ha, soit 100 fois plus !
    Au départ, elle cultive la pomme de terre, puis le riz. La superficie exploitée par la société passe à 4500ha !

    La culture du riz, cause des problèmes de douar Chlihat: moustiques et chômage
    La culture du riz non seulement nécessite beaucoup d’eau, mais les moustiques y prolifèrent. L’été les habitants du douar Chlihat qui se trouve à proximité des champs en souffrent . Ils se plaignent auprès de la société, des pouvoirs locaux, en vain.
    Mais les habitants gardaient espoir de voir la société créer des emplois, permettre aux jeunes de travailler sur place plutôt que de devoir immigrer.
    Ils attendent mais seules 82 personnes sont embauchées par la société.
    A l’approche de la saison de culture et de l’été, les habitants s’organisent, un comité de négociation se met en place, «  la jamaa », conseil villageois, est composée de jeunes et de vieux du village.
    Ils demandent à la société de trouver des solutions aux problèmes des moustiques et du chômage.
    A partir d’ avril 2012, les négociations sur les deux problèmes soulevés sont menées avec les représentants de l’autorité locale qui se substituent à la société. Ils promettent que la société plantera de la canne à sucre sur une largeur de 150 mètres pour faire barrière aux moustiques. Mais la société, forte de son pouvoir, refuse de se plier à une quelconque contrainte.
    Les habitants occupent alors la terre et décident d’empêcher la culture au début de la saison du riz.
    La police harcèle les jeunes et menace d’arrêter les membres de la « jamaa ».
    Le jeudi 14 juin, des affrontements éclatent entre des gendarmes et les habitants, faisant plusieurs blessés.
    Le vendredi 15, les habitants poursuivent la résistance,
    Mais le samedi 16 juin, l’armée arrive en force, use de bombes lacrymogènes, tire à balles en caoutchouc. Elle rentre dans les maisons, saccage, vole,
    Le dimanche 17, le village est encerclé, les routes barrées, les affrontements se poursuivent, l’armée se déploie, l’usage de canons à eau provoque de nombreux blessés parmi les femmes et enfants. Les habitants fuient le village, les jeunes se cachent dans la forêt. Actuellement 2 personnes sont incarcérées à Ksar Kébir et 3 à Tanger.
    On parle de nombreuses autres arrestations, 5 femmes sont arrêtées, maltraitées, violentées avant d’être relâchées. On parle de nombreux détenus, torturés, évacués à Tanger et jugés en criminels. Les blessés ne sont pas soignés. Les autorités ont fait pression et menacent les habitants des douars environnants pour dissuader toute aide ou secours aux femmes en fuite de Chlihat. Le CNDH (Centre National des Droits Humains, organisme dépendant de l'Etat) a été empêché de rentrer à Chlihat le mardi 19 juin, et il a fallu une intervention de Rabat pour qu’il soit autorisé à visiter le village.

    Arrestations et procès :
    -Yachi Riyahi, secrétaire Général du PADS (Parti de l'Avant-garde et du Socialisme) et AMDH (Association Marocaine des Droits Humains) de Ksar Kbir, arrêté alors qu’il rendait visite aux habitants de Chlihat, a été présenté devant le tribunal de Ksar et inculpé pour : attroupement armé, blocage voix publiques, insultes à agents d’autorité.
    Son jugement est reporté au 3 juillet 2012, sa mise en liberté provisoire a été rejetée

    Les revendications des habitants de Chlihat :
    - la levée du blocus et la démilitarisation de la région
    - la libération de tous les prisonniers
    - les soins aux blessés
    - le jugement des responsables des viols des femmes, vols, tortures
    - l’arrêt de la culture du riz
    - l'éradication des moustiques
    - la création d’emplois
    - la construction d’équipements publics, de santé notamment
    - la terre aux habitants de Chlihat

    La caravane de solidarité

    Mercredi 20 juin, à l’appel d’Attac Ksar el Kébir, de l’Association des Droits humains, des syndicats, une caravane de solidarité s’est rendue à Chlihat, avec comme objectifs :
    La levée du blocus, apporter son soutien à la population, permettre le retour au village des habitants ayant fui la répression, recueillir les témoignages des victimes.

    Arrivés à Ksar Kbir, les militant-e-s venu-e-s de Larache se sont rencontré-e-s sur la route menant à Chlihat où un rassemblement a débuté avec des slogans de solidarité avec Chlihat en résistance, dénonçant la violence et la répression, les militants ont commencé à rejoindre le rassemblement, sans savoir si l’accès au village Chlihat était possible, si l’armée s’était retirée.

    Vers 11h 30, nous prenons la route qui mène au village distant de 6 km, nous longeons la forêt à droite, la caserne à gauche. Plus loin, des jeunes se montrent dans la forêt, nous approchons, en disant que nous sommes venus en solidarité. Certains fuient, d’autres nous laissent approcher. Ce sont tous des garçons, jeunes pour la plupart. Blessés, affamés, assoiffés, le regard hagard, ils disent qu’ils ont soif, qu’ils ont peur. Ils racontent, montrent leurs blessures, un jeune a perdu l’oeil, touché par une balle en caoutchouc, d’autres n’ont pu aller passer leur examen du bac, de peur de se faire arrêter sur le chemin. Ils sont terrés dans la forêt depuis 4 jours et 4 nuits sans boire, sans manger. Ils ne savent pas ce qui se passe dans le village. Nous disons que nous sommes venus pour qu’ils puissent revenir dans leur village. Ils ne sont pas rassurés. Nous proposons d’aller au village pour voir et de revenir les chercher. Ils reprennent confiance.

    Nous arrivons quelques kilomètres plus tard à Chlihat. Personne, un village vide, seul l’imam est terré dans la mosquée et quelques personnes filent comme des ombres. Nous expliquons pourquoi nous sommes là. L’imam monte alors sur le minaret et lance un appel aux femmes, pour qu’elles rentrent au village. Nous lançons nos slogans en solidarité avec la population de Chlihat. Les gens commencent à venir un par un, puis par groupes. On s’embrasse, se serre, on veut parler, pleurer, mais la peur est toujours là. On nous parle des blessés, une femme a fait une fausse couche quand elle a vu les militaires. Je vais la voir, elle souffre, toute maigre, jeune, incapable de dire un mot. On appelle une ambulance, du secours. On nous parle d’une jeune fille qui a été arrêtée puis maltraitée, puis relâchée. Elle a peur, ne veut pas se montrer, ni parler. Elle a un rire hystérique, nerveux. Elle est jeune et jolie, peut-être…
    Une femme plus vieille, pleure, n’arrive pas à dire un mot, pleure, dit que c’est l’enfer, l’enfer. Beaucoup de femmes, de drames.

    Plus tard les jeunes sortis de la forêt arrivent, ils sont accueillis en manifestations et des slogans contre ce régime dictateur, de Sidi Bouzid à Chlihat, faisons la révolution, paysans ouvriers, étudiants, solidaires…
    L’imam remonte sur le minaret et appelle au retour au village. Nous sommes nombreux, la parole se libère, on montre les traces. Les tirs à balles de caoutchouc, les canons à eau, L’eau est chaude dit une femme et elle a l’odeur du soufre, elle montre ses lèvres en cloques. Une autre femme montre ses deux mains pleines de pustules, elle ne peut plus travailler ni dans la cuisine ni aux champs.
    Les femmes ont une force extraordinaire. Au début elles ne veulent pas parler, ni se montrer, mais une fois qu’elles se lancent, plus rien ne les arrête. Elles parlent du village, de l’injustice, des moustiques qui bouffent leurs petits. De la société qui est à l’origine de tous les malheurs. De ces étrangers qui viennent prendre tout et ne donnent rien. De ces terres qui leur appartiennent cédées pour rien à des riches. De leurs enfants sans travail. De l’absence d’équipements, de soin, de transport. Et toujours les moustiques qui envahissent, terrorisent.

    D’autres parlent de ces jours noirs où les militaires sont rentrés dans leurs maisons, ont pris tout ce qu’il y avait à boire et manger, ont tout cassé et volé le peu de sous qu'ils ont trouvés, elles ont parlé des sévices, des insultes, des obscénités et de celles qui ont été menacées avec une matraque… Dans une maison, un vieillard souffre allongé, sans soin, il s’est brisé le dos. Un homme raconte que tout le monde a fui le village occupé par les militaires. Pendant quatre jours le troupeau est resté enfermé. D’autres témoignent de l’hélicoptère qui jetait des vivres aux militaires, et pourchassait tous ceux qui se cachaient. Des restes de plastiques, bouteilles vides, déchets longent les sentiers, partout, sur des kilomètres. Preuve qu’ils étaient nombreux.

    Plus loin en hauteur, on domine la plaine, une énorme étendue, on aperçoit Larache au loin et les terres de la société espagnole, quelques 4500 ha loué 400dh l'hectare par an (40 euros environ!) autant dire un cadeau, pour cultiver du riz, culture qui nécessite beaucoup d’eau, et qui, à défaut d’employer les jeunes au chômage, envahit le village de moustiques.

    Pour avoir réclamé du travail et l'éradication des moustiques, les habitants de Chlihat ont été réprimés, matraqués, traqués, volés, violés, emprisonnés. L’armée est intervenue pour mâter la population qui a osé défier une société espagnole venue cultiver du riz sur des terres cédées pour un loyer symbolique.

    Telle est la lutte des paysans dépossédés de leur terre, contre un Etat au service du capital et aux allures de mafia avide de terre qui sème la terreur et nourrit la révolte.
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    Relire : Scandaleux : Un village marocain rebelle cadenassé et pillé par les forces de l’ordre
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Après avoir vu et lu ce qui se passe dans ce pays exemplaire, lire cet extrait de "Journaux du Maroc"du 6/7/2012

"Le Maroc a toujours été une terre de respect des droits de l'Homme, et des libertés et le chemin emprunté par le Royaume, sous la conduite éclairée de S.M. le Roi Mohammed VI, est bel et bien celui qui mène à davantage de libertés et de démocratie, a souligné le président du Conseil constitutionnel français, Jean-Louis Debré.
Dans une déclaration à la MAP en marge du 6e Congrès triennal des cours constitutionnelles ayant en partage l'usage du français (ACCPUF), dont les travaux se déroulent à huis clos à Marrakech, Debré a ajouté que le Maroc se veut un modèle en matière de justice constitutionnelle à l'échelle des pays arabes qui sont actuellement en pleine mutation. Et de poursuivre que ces pays se cherchent, à l'instar des pays du monde, «cette lumière qu'offre le Maroc, qui les éclaire et qui leur montre que bien que le chemin vers la liberté est toujours naturellement difficile, il est le seul qui mène vers la démocratie».
Tout en saluant les efforts exemplaires accomplis par le Conseil Constitutionnel marocain dans la promotion d'une véritable justice constitutionnelle, Debré a tenu à rappeler que «S.M. le Roi Mohammed VI demeure un homme exceptionnel, sage, averti et un visionnaire, dont il nous appartient tous de s'inspirer».(...)"

Sans commentaire(ndlr)

samedi 24 septembre 2011

Honneur aux femmes dans les révolutions en Afrique du Nord et au Moyen Orient


Le collectif *« Solidarité avec les femmes dans les révolutions arabes » organise à Lyon (69) 5 jours de débats, de rencontres, de projections et d’expositions sur le vent de liberté qui a soufflé sur l’Afrique du Nord et le Moyen Orient. Plusieurs militantes marocaines telles Zineb El Rhazoui et Souad Guennoun sont invitées à y participer.

Un très beau programme qui s’étalera du 26 au 30 septembre. 

Zoom sur…
Les invitées
Elles viennent de Syrie, d’Irak, de Tunisie, d’Egypte, d’Algérie, du Maroc, de Libye, de Palestine, d’Israël…
Elles s’engagent (certaines au péril de leur vie, et de leur intégrité physique) pour installer durablement la démocratie dans leur pays. Elles revendiquent l’égalité des sexes, et comme tout citoyen,elles réclament la liberté d’expression, une justice indépendante, le droit syndical, le droit d’association...
Elles sont blogueuses, avocates, artistes, journalistes, syndicalistes, féministes, romancières, étudiantes…

Les organisatrices
Le Collectif Solidarité avec les femmes dans les révolutions arabes est né à Lyon au printemps 2011,à l’initiative du Planning Familial du Rhône. Il regroupe des associations féministes et féminines ainsi que des organisations culturelles, constitué en toute solidarité pour faire écho à leurs revendications et à leurs aspirations.

Les lieux
Le 26 septembre : Les nouveaux modes d’expression et de mobilisation
À la Salle Edith Piaf à Vaux-en-Velin, rue du Meboud (centre ville, à l’angle de l’avenue Gabriel Péri)
Le 27 septembre : Les mobilisations sociales contre la mondialisation libérale
Au Palais du Travail à Villeurbanne, Place Lazare-Goujon
Le 28 septembre : Les combats pour l’indépendance de la justice
À la Bourse du Travail, Salle du Congrès, Lyon 3ème, Place Guichard
Le 29 septembre : Les luttes pour les droits des femmes et pour l’égalité
À l’Espace Citoyen, Lyon 8ème, 12 avenue Jean Mermoz
Le 30 septembre : Les artistes dans l’engagement politique et social
À la Maison des Passages, Lyon 5ème, 44 rue Saint-Georges

Toutes les manifestations, sauf les projections de films, sont en entrée libre dans la limite des places disponibles. Les débats ont lieu de 19 h à 21h30.

Les remerciements
ATTAC, Barreau de Lyon, Europe Ecologie Les Verts, Gauche Alter, Gauche Unitaire, Ligue des droits de l’Homme, Nouveau Parti Anticapitalise, Parti Communiste Français, Parti de Gauche, Parti Socialiste, Solidaire et Sud-Education

Coordination
Najia Dridi : coordmfpf69@cegetel.net
Presse et communication
Marie-Martine Chambard
06 81 75 12 38
Françoise Kayser
06 07 11 09 92
GRAPHISME : Antoine DESNOYERS : 06 65 65 56 22

* Membres du Collectif :
Planning Familial, Centre d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDDF), Collectif Rhône-Alpes pour la Liberté et la Démocratie en Tunisie (CORALDT)), Espace Projets Inter-associatifs de Vaulx-en-Velin (EPI), Femmes Contre les Intégrismes (FCI), Femmes Informations Juridiques Internationales en Rhône-Alpes (FIJIRA), Femmes Solidaires, Maison des Passages, Marche Mondiale des Femmes Rhône-Alpes, Solidarité avec l’Egypte – TAHRIR, Osez le féminisme, le Syndicat des Avocats de France (SAF)

mardi 1 mars 2011

Maroc : regards croisés sur une révolution en marche

Par Hind AISSAOUI BENNANI, 25/2/2011
Pour mieux comprendre les revendications de la jeunesse marocaine et le Maroc de Mohammed VI, j’ai réuni Omar Radi, Aziz El Yaakoubi, Souad Guennoun et Hind Dadssi, journalistes pour les uns et militants altermondialistes pour les autres. Discussion croisée à Casablanca, mercredi 16 février dernier.
Lorsque je suis arrivée à Casablanca, le 20 janvier 2011, Ben Ali venait de tomber sous la pression populaire. Le monde entier venait de prendre une leçon de refus de l’oppression et d’organisation collective. Simple, chirurgical et inespéré, cet événement allait en inspirer d’autres. Le 11 février, Moubarak tombait après 33 ans de pouvoir. Aujourd’hui même, alors qu’à Bahrein, en Lybie et en Jordanie, malgré la répression furieuse de l’archaïsme, les gens se battent pour arracher leurs droits les plus élémentaires, de jeunes Marocains préparent une journée de protestation. Le « mouvement du 20 février » est en marche pour exiger le changement. Le Maroc a une image plutôt positive en France. Il est, dans l’imaginaire de nombre d’entre nous, un pays où il fait bon vivre, où le pouvoir est certes ferme, mais bienveillant avec ses sujets.
Omar et Aziz, je vous ai vus intervenir lors d’une table ronde sur les violences politiques au Maghreb dans la toute nouvelle école de gouvernance à Rabat. Vous étiez bien remontés. Pourtant, à lire la presse marocaine, le Maroc est une référence dans la région en matière de démocratie et à lire la presse française, ici on pratique un islam modéré. Alors, pourquoi vous crachez dans la soupe comme ça ?
Omar Radi : Au Maroc, non seulement la situation sociale est catastrophique, mais il y a une absence totale de règles démocratiques, aussi bien au niveau de l’État que dans le secteur privé. Et la presse n’y échappe pas. Je ne peux pas parler pour la presse française, mais je peux affirmer que la presse marocaine ne peut en aucun cas traduire ou refléter ce qui se passe réellement ici. Et ce qui se passe ici, ça ressemble tout à fait à ce que les révolutions ont révélé des sociétés tunisienne et égyptienne.
Aziz El Yaakoubi : J’ajouterais que le problème c’est le système politique marocain qui repose sur une sacralité complètement absurde. Il tire sa légitimité première de la religion puisque le roi est le Commandeur des croyants et représente dieu sur terre. Ce qui permet de faire diversion sur la responsabilité du pouvoir, dont la légitimité ne peut être remise en cause.

Mais je croyais que Mohammed VI était mieux que son père... Il a apporté des améliorations, non ?
O. R. : Ce qui est fondamentalement différent entre le père et le fils, c’est la méthode. Sous Hassan II, les méthodes étaient directes et frontales. Mohammed VI a plutôt misé sur des facteurs psychologiques, notamment sur le marketing en se donnant la fameuse image du « Roi des pauvres » dès le début de son règne. Il s’est tout de suite fait passer pour un roi de bonne volonté, et entretient l’idée d’un système pourri qui serait la cause des problèmes du Maroc. Mais la réalité, c’est que la prédation du business royal est énorme et qu’on est en train de revenir carrément aux méthodes de Hassan II en matière de répression, de censure, etc. Au début du règne de M6, il y a eu une tentative de retour sur le passé et les années de plomb. Mais là encore on était dans le marketing. Pour preuve, la non-application des recommandations de l’Instance Équité et Réconciliation. La seule et unique recommandation de ce processus qui a été appliquée est une indemnisation pécuniaire des familles des victimes. Aucune des autres promesses du régime n’a été tenue, alors qu’elles étaient minimes. Il n’y a eu aucune remise en cause fondamentale ni de punition des crimes commis, tout particulièrement en matière financière, et de monopole sur le foncier et l’immobilier. Il y a eu des holdups énormes au Maroc ! Et il continue d’y en avoir, sous le contrôle direct de Mohammed VI. Mais personne ne parle de ça. On ne peut pas parler de démocratisation sans rentrer précisément dans ces détails.
A E Y : L’ouverture qui s’est opérée au Maroc a été initiée sous le règne de Hassan II. A la fin des années 80, tous les pays du tiers monde qui bénéficiaient de la dualité Est-Ouest ont été obligés de mener des réformes. Ça a commencé au Maroc par la libération de détenus politiques. Mais cette justice transitionnelle était de façade, comme tout ce qui touche à la démocratie dans ce pays. Au même moment, on a assisté à la mise en place des agences de régulation, qui ont activement contribué à libéraliser l’économie. La main-mise du pouvoir sur l’économie du pays n’en a été que renforcée. Et c’est exactement la même logique qui perdure. Il n’y a pas de différence entre le père et le fils. D’ailleurs, et c’est ce qui est le plus important ; les textes n’ont pas changé. La constitution est toujours la même que sous Hassan II, la peine de mort est toujours en vigueur...
Souad Guennoun : Pour bien comprendre la situation, notamment de l’étranger, il faut préciser deux ou trois choses. Le Maroc a subi une colonisation « douce », qu’on a appelé protectorat. Lyautey, monarchiste convaincu, a gardé le pouvoir en place mais tirait les ficelles. De tout temps, la France a légitimé le pouvoir au Maroc en lui fabriquant une image. Je me rappelle qu’à l’enterrement de Hassan II, Frédéric Mitterrand faisait l’éloge de la beauté du protocole. Cette espèce de fascination pour la monarchie marocaine lui donne une dimension traditionnelle et culturelle profonde dans notre histoire, alors que cette monarchie était au plus mal au moment de la colonisation. Et cette méthode a été efficace. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les Américains se sont inspirés de Lyautey pour ce qu’ils font en Irak...
L’autre chose très importante, c’est que Mohammed VI est arrivé à un tournant de la mondialisation. En 1999, il a remplacé son père avec de nouveaux outils. Il a intégré les élites, encore plus que son père ne l’avait fait. Et cette élite a profité des privatisations et s’en est foutu plein les poches. Le régime est non seulement despotique, mais il a aussi surfé sur la vague de la mondialisation.
D’un point de vue géostratégique, il faut aussi comprendre que les Américains se reposent aussi sur le pouvoir marocain. Avec sa politique du « Grand Moyen Orient » et la guerre en Irak, les États Unis considèrent le Maroc comme l’un de leurs bastions, notamment d’un point de vue militaire et en terme de sous-traitance de la torture.

On dit que le peuple marocain n’est pas mûr pour la démocratie, qu’il est moins « éduqué » que le peuple tunisien...
A. E. Y. : La démocratie, tout le monde la mérite, même les analphabètes. Ce discours sur la maturité ne devrait même pas exister. L’éducation, elle, favorise la capacité à s’insurger. Alors que la démocratie, elle, est méritée par tout le monde.
Hind Dadssi : Sur la question de l’éducation, il faut quand même préciser qu’il y a eu une dégradation de l’enseignement public. Jusque dans les années 80, l’enseignement public était de qualité. Nos parents avaient un très bon niveau quand ils sortaient du bac. La dégradation de l’enseignement public est à mettre en relation directe avec les premiers plans d’ajustement structurel du FMI.
S. G. : Personnellement, j’ai filmé beaucoup de mouvements sociaux dont aucun média ne parlait. J’ai filmé des mineurs, des ouvrières dans le textile, dans l’agriculture, la lutte de Sidni Ifini en 2008, etc. Je suis allée dans des régions où il n’y a rien, pas d’infrastructure, pas de logement, pas de cinéma. Rien ! Il y a des jeunes avec rien devant eux. Donc, leur temps ils le passent devant internet. Je suis sûre que c’est dans ces petits patelins que le potentiel de la révolution internet est le plus fort. La télé est merdique, la radio n’existe pas, la presse ne parle pas. C’est comme ça que du fin fond de ces petits patelins, les jeunes se sont faits euxmêmes, par défiance vis à vis de la société qui ne les représente absolument pas. Pour la comparaison, on pourrait les comparer aux No Vox européens.
O. R. : En fait, depuis les évènements tunisien et égyptien, nous sommes passés de l’exception arabe à l’exception marocaine (Rires). Avant, dans ce qu’ils appellent le monde arabe, on disait que ce qui est arrivé ne pouvait pas arriver pour des considérations géopolitiques. Maintenant, le mythe a été cassé. Tant que ça n’avait touché que des républiques, on a développé le mythe de l’exception marocaine en disant que le Maroc, c’est une monarchie qui date de 4 siècles, que c’est le pays le plus stable de la région, etc. Tout ça c’est de la foutaise !
S. G. : D’ailleurs, maintenant ça bouge à Bahrein, qui est une monarchie ! Preuve que ce sont les mêmes effets qui produisent les mêmes causes.
O. R. : Tout à fait. Par contre, si on doit parler d’exception marocaine, appelons la par son vrai nom : l’économie de la rente. Au Maroc, quand le roi passe quelque part, on ramène des gens qui crient l’expression suivante : « que Dieu donne la baraka à notre seigneur » (« llah i berk fi amr sidna »). Et cette expression n’a rien de gratuit, il y a une contrepartie ! Le Maroc est le seul pays où on distribue des agréments d’activités génératrices de revenu pour des secteurs entiers de l’économie : les taxis, les parkings, le transport, la pêche, ... Je crois aussi que la plupart des artistes marocains en profitent. Alors que ces activités devraient faire l’objet d’appels d’offres, elles sont distribuées sous forme d’agréments par l’entourage du roi. On a donc toute une catégorie socio- économique, dont on achète le silence et qui ne répond même pas à ce principe de méritocratie, aussi discutable qu’il soit. Toute l’économie naît grâce au roi. Celui qui ose prétendre le contraire peut voir son activité anéantie du jour au lendemain. Le problème, c’est que ces gens là sont censés former une petite bourgeoisie, ou une classe moyenne, pour reprendre la terminologie libérale, et donc représenter une opinion. Alors que la plupart du temps, la voix du changement vient de cette classe moyenne, toute tentative de représentation de ses intérêts est réduite à zéro. La société marocaine ; c’est donc une classe moyenne achetée, beaucoup de riches et encore plus de pauvres. Et ces pauvres n’ont pas d’autre choix que la lutte pour la survie.
S. G. : J’aimerais ajouter quelque chose d’important sur cette notion d’exception marocaine. Le Maroc est un des pays où la société civile a été la plus testée. A propos des femmes, des jeunes, des associations de quartier, etc. Au détriment des partis politiques qui étaient en perte de vitesse. Il y a eu beaucoup de fric injecté dans la société civile.
L’exemple le plus flagrant est celui du féminisme. C’est un des secteurs qui a été vraiment le plus financé, au point que ce ne sont plus des gens, des militants, qui posent le débat. C’est un féminisme inventé, tenu par l’argent, par des dames patronnesses avec leurs secrétariats, leurs bureaux, etc. Et c’est elles qui sont invitées à l’international pour parler au nom des femmes, alors qu’elles ne les connaissent même pas. On peut se poser des questions sur ce féminisme là ! Et ça ce sont des trucs qui ont participent au fait qu’en France, le Maroc a l’image du pays le plus avancé de la région sur la question des femmes.
Tu vas voir que si on appelle à des contre manifestations, ces associations féministes descendront dans la rue pour soutenir le gouvernement.
Alors, qu’est ce que vous proposez ? Par quoi doit commencer le changement ? Quelles sont les priorités ?
S. G. : Pour moi, en dehors du problème marocain, l’urgence se situe au niveau régional. Depuis 1975, on a un gros problème avec cette histoire de Sahara et de frontières. En ce moment, le peuple algérien est en train de bouger aussi. Alors on devrait en profiter pour faire converger nos luttes, notamment pour collaborer.
Pendant des années on a financé une guerre pour tuer des gens qui demandaient une autodétermination, au lieu de collaborer, de construire une économie complémentaire. Et il est temps aujourd’hui, qu’on pose la question des frontières. C’est une région qui doit être unifiée, solidaire, socialiste, républicaine, avec des jeunes qui sont à l’avant garde des luttes. En priorité, on doit arrêter le chauvinisme. Autrement, on va tous être broyés. Aujourd’hui, on n’a rien à perdre. C’est l’occasion où jamais. Il faut qu’on fasse des ponts, et pas qu’au niveau maghrébin. Les peuples ont les mêmes aspirations au Maroc, en Algérie, qu’en Amérique Latine.
L’émancipation des peuples, la souveraineté alimentaire, la reconnaissance des identités locales : nos revendications sont les mêmes. Et nos problèmes sont aussi les mêmes ! Notre agriculture est pillée, nos eaux sont mises en bouteille par les mêmes multinationales, nos terres sont achetées les unes après les autres,... Il est urgent de créer des ponts. D’ailleurs, les questions que la lutte de Sidi Ifni posait dépassaient largement le cadre d’un petit village de pêcheurs. Elle posait des questions mondiales. Sidi Ifni aurait pu être le Sidi Bouzid marocain. Il s’agissait d’une lutte pour un autre monde. C’est pas un slogan fait par des intellectuels, ce sont des revendications formulées par ceux qui n’ont pas droit à la parole.
Mais tu fais quoi de la propagande que l’on subit depuis des années et de l’idée que le roi du Maroc est victime, tout autant que le peuple, du système pourri ?
O. R. : Quand on est dans un régime de terreur, on dit « vive le régime ». Quand on enlève cette terreur, les gens finissent par s’exprimer. Et on le sent en ce moment dans la rue. Une anecdote, pour illustrer tout ça.
Hier, un chauffeur de taxi me disait que si c’était uniquement le système qui était pourri, le roi aurait pu l’éradiquer, ce système. Ces choses là ne se disaient pas aussi directement avant.
A. E. Y. : On ne peut pas nier qu’il y a une ignorance ambiante, nourrie par la propagande. Mais est ce que les marocains savent que la plus grande banque africaine (Attijari Wafabank) appartient au roi ? Personne ne sait que c’est le roi qui tire toutes les ficelles de l’économie marocaine. Personne ne sait que le roi c’est une des plus grandes fortunes royales au monde. Il faut mener un travail d’information, parce que les gens changent d’avis lorsqu’ils apprennent que des pans entiers de l’économie lui appartiennent. On commence d’ailleurs à parler de la fortune royale sur Facebook.

Les révolutions tunisienne et égyptienne font elles peur au régime marocain ?
O. R. : Pour dire les choses clairement, la contagion est un fait, et le régime marocain a peur. Dès qu’il y a eu cet appel pour le 20 février, une cellule de crise s’est formée entre les ministères de l’intérieur, des affaires étrangères et les services secrets marocains. Sur sa page Facebook, le ministre de la jeunesse et des sports a mené une campagne de diffamation à l’encontre des jeunes du mouvement du 20 février en les traitant de traîtres de la nation et de membres du Polisario.
Hier, il s’est passé un truc extraordinaire. Le gouvernement marocain a pris deux grosses mesures. Il a injecté 15 milliards de dirhams dans la caisse de compensation. Cette caisse permet à l’Etat de financer le maintien des prix des produits de première nécessité à un prix relativement bas à la vente. Ce qui est marrant, c’est qu’en juin 2010, le pouvoir avait refusé d’injecter 10 milliards de dirhams dans cette caisse en expliquant que de toute façon, il fallait la réformer parce qu’elle bouffait trop de fric. La deuxième mesure prise hier, c’est 10 % du budget de l’Etat qui vont être déployés pour recruter du monde dans la fonction publique, notamment au sein des diplômés chômeurs. C’est une mesure historique !
On sait aussi que depuis 3 jours, les moqqaddem, qui sont les représentants du pouvoir distribuent des terres aux bidonvillois de Casablanca. Le pouvoir et ses serviteurs ne parlent plus d’exception marocaine, là, il agissent ! Ils prennent des initiatives pour répondre à des revendications restées lettres mortes depuis une dizaine d’années, sous la pression d’un appel formulé par des jeunes dans les réseaux sociaux.
Le régime marocain est devant une impasse. Il n’est pas mieux loti que Moubarak ou Ben Ali. Il est même moins bien loti que Moubarak face aux grandes puissances. Si cette protestation a un long souffle, je crois qu’on franchira le seuil de la peur du régime et que la conscience de la nécessité de la lutte sera d’autant plus forte.

Vous me parlez du mouvement du 20 février ?
A. E. Y. : Le « 20 février », c’est une initiative qui a été lancée sur internet par des jeunes apolitisés qui ont entre 20 et 24 ans. Ils ont commencé par diffuser des vidéos sur internet, pour demander le changement de la constitution et l’instauration d’une démocratie au Maroc. Plusieurs centrales syndicales ont annoncé leur participation, mais aussi l’écrasante majorité des organisations des droits de l’homme (dont l’AMDH, la plus grosse association de ce type en Afrique) et l’Adl oua l’Ihsan, le mouvement islamiste le plus important. Et ce qu’il y a de très intéressant, c’est que la Confédération Démocratique du Travail, la deuxième centrale syndicale du pays, parle d’une grève générale les 21 et le 22. février.
O. R. : Bien qu’on ne puisse pas vraiment prévoir, je pense que la surprise pourrait venir des petites villes et de Rabat. Maintenant ce que je sais, c’est que le ministère de l’éducation nationale a donné quelques jours aux lycéens et collégiens pour éviter qu’ils se mobilisent. Mais ce qu’ils n’ont pas encore compris, c’est que si les lycéens ne sont pas au lycée, ils seront sur Facebook. Les syndicats d’enseignants disent que tous les élèves, même ceux qui ne sont pas sur Facebook, parlent du 20 février. C’est énorme ! S’il y a sortie de casseurs pro gouvernementaux le 20 février, et s’il y a affrontement, si une seule personne est blessée parmi nous, ça sera la mobilisation permanente.
Merci à vous, les amis. Bonne lutte !
S. G. : Je voudrais ajouter un message tout particulier à la France. Ce mouvement est un mouvement de fond, il ne s’arrêtera pas demain. Ceux qui nous exploitent sont les mêmes partout et ils ne vont pas lâcher aussi facilement. Nous devons appeler à la solidarité et tout le monde doit nous soutenir. Si ça ne réussit pas, le retour de manivelle, on va tous se le prendre en pleine figure, et même en France ! Si en France vous ne nous soutenez pas, ça sera grave, et pour nous, et pour vous.
http://www.legrandsoir.info
Source : INVESTIG'ACTION - michelcollon.info