Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est ddH Maroc. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est ddH Maroc. Afficher tous les articles

jeudi 29 octobre 2015

Dégradation de la situation des droits de l’homme au Maroc Amnesty tire la sonnette d’alarme


Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte
Zine Cherfaoui, El Watan, 27/10/2015

 
 La liste des violations des droits de l’homme est très longue, surtout au Sahara occidental

En constante dégradation ces 4 dernières années, la situation des droits de l’homme au Maroc inquiète au plus haut point les ONG internationales de défense des droits humains.

Surtout depuis que le makhzen a entrepris de bâillonner la presse et d’emprisonner des membres d’ONG locales. C’est ainsi que plus de 200 000 personnes de 150 pays ont signé, ces dernières semaines, une pétition d’Amnesty International (AI) appelant à la libération immédiate et sans condition de deux activistes marocains emprisonnés «pour avoir dénoncé des actes de torture».
Selon un communiqué rendu public cette semaine par AI, «202 168 membres, sympathisants et militants d’Amnesty International, issus de 150 pays, demandent la libération immédiate et sans condition des militants Wafaâ Charaf et Oussama Housne». Cette ONG, qui dit les considérer comme des «prisonniers d’opinion», affirme que Mme Charaf (28 ans) «a été enlevée et maltraitée par des inconnus après sa participation à des protestations ouvrières dans la ville de Tanger le 27 avril (2014)».
Une plainte a été déposée et les autorités avaient alors ouvert une enquête. «Mais celle-ci n’a jamais abouti car Mme Charaf a été arrêtée et accusée de dénonciation calomnieuse d’un crime non existant», selon l’ONG.
La jeune femme a été condamnée le 21 août 2014 à un an de prison et à verser 50 000 dirhams (environ 4500 euros) en guise de dommages et intérêts à la police. Le 12 octobre, la cour d’appel a relevé sa peine à deux ans de prison. Le cas de Oussama Housne (23 ans) est similaire. «Il a été enlevé, brûlé et violé par des inconnus (...). Une vidéo de ces exactions postée sur YouTube par un autre militant avait mené à l’ouverture d’une enquête dont les conclusions récusaient les actes de torture contre Oussama.
Il a été condamné pour dénonciation calomnieuse», a souligné AI. L’ONG considère que «le chef d’accusation de fausse dénonciation ne devrait jamais être utilisé contre des personnes qui se plaignent d’avoir été victimes de tortures». «Même une fausse dénonciation de torture qui porte atteinte à la réputation d’un individu devrait faire l’objet d’une procédure civile et non constituer une infraction pénale passible de poursuites», a ajouté Amnesty.
La liste des violations est encore très longue, surtout au Sahara occidental occupé, où des centaines de personnes croupissent en prison pour le simple fait d’avoir exprimé une opinion. Face à tous ces dépassements, le journal américain New York Times a récemment recommandé au gouvernement marocain de mettre fin à sa «campagne d’intimidation» contre des journalistes et des groupes de défense des droits de l’homme.

Les inquiétudes du New York Times
Dans son édition du 18 octobre, le New York Times a écrit dans son éditorial : «Le gouvernement (marocain) devrait cesser de harceler les journalistes et permettre à des groupes de défense des droits de l’homme de faire leur travail en conformité avec la Constitution du Maroc et les normes internationales.» «Cette campagne concertée contre les détracteurs du régime porte un grave préjudice à l’image du pays», a ajouté le quotidien, qui est revenu sur l’affaire de l’historien Maâti Monjib qui est en grève de la faim depuis le 7 octobre. «Le Maroc est présenté comme l’un des pays les plus stables de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient.
Mais cette réputation est menacée par une campagne gouvernementale d’intimidation contre des journalistes et des groupes de défense des droits de l’homme», a estimé le NY Times. Selon le journal, «le gouvernement marocain vise les journalistes qui osent rapporter les nouvelles qui ne lui plaisent pas». Le NY Times en veut pour preuve les affaires de Samad Iach, ce militant des droits de l’homme et membre de l’Association marocaine du journalisme d’investigation, frappé également d’une interdiction de sortie du territoire depuis août dernier, et de Hicham Mansouri, militant associatif, condamné à dix mois de prison pour «adultère».
Zine Cherfaoui
-------------------------------------------------------------------------------------
Version officielle : http://www.h24info.ma/maroc/le-detenu-ali-aarass-hospitalise-une-nouvelle-polemique-est-nee/37670?utm_source=Newsletter_Datarget&utm_medium=email&utm_campaign=

samedi 29 juin 2013

Droits de l'Homme : Le prince Hicham, superviseur de Human Rights Watch au Maroc



Par Aufait Maroc,

 
Le prince Moulay Hicham, cousin du Roi Mohammed VI. /DRL'ONG américaine, Human Rights Watch (HRW), réputée proche du Polisario au Maroc, a nommé le prince Moulay Hicham, le cousin du Roi, comme conseiller pour la supervision des droits de l'Homme dans la région MENA, et donc au Maroc.
L'information est rapportée par le site Yabiladi qui soutient que la nomination a été annoncée, jeudi à Rabat, par le directeur exécutif de HRW, Eric Goldstein, en présence du prince.
“À défaut d’un rôle dans l’élaboration et la planification de la politique au Maroc, le prince Moulay Hicham a, désormais, les coudées franches de contrôler et de très près, la situation des droits de l’Homme”, explique le site d'information.
“Ce ralliement du prince à cette ONG complète le travail de la Fondation Moulay Hicham pour la recherche en science sociale en Afrique du Nord et au Moyen Orient (MENA). Mais il risquerait de lui attirer davantage de critiques. Les prochains jours pourraient apporter des réponses plus claires à cette supposition.”
Yabiladi.com
Le site d'information ne manque pas de rappeler que l'article du prince Moulay Hicham annonçant “la révolution du cumin en 2018” au Maroc est à ce titre très éloquent. Et de rappeler qu'“au Maroc, HRW est réputée pour être très proche du Polisario et nullement en de bons termes avec les officiels”.
En effet, Human Rights Watch soutient l’élargissement aux droits de l'Homme du mandat de la Minurso au Sahara. Yabiladi ne manque pas de souligner que “chaque année, à l’occasion de discussions sur une nouvelle résolution du Conseil de sécurité sur le Sahara”, l'ONG envoie de “messages au secrétaire général de l'ONU”. Et de se demander, “dans ce cas que fera le prince ?”
Une question que mérite bien d'être posée quand on sait que le prince Moulay Hicham a soutenu le Mouvement du 20 Février, qui demande une monarchie parlementaire où le Roi, son cousin, règne mais ne gouverne pas.
aufait

vendredi 16 novembre 2012

Première soirée de la SSI à Gap : Souad Guennoun a parlé des droits de l'Homme au Maroc

Article envoyé à la presse locale par Solidmar, 15/11/2012
 
Pour lancer la Semaine de la Solidarité Internationale,  Solidarité Maroc 05 a organisé le 12 novembre à la salle Dum’art à Gap, une soirée d’information sur les droits de l’Homme au Maroc.

Notre invitée était Souad Guennoun, militante d'Attac Maroc , photographe connue pour  son magnifique livre sur les enfants des rues et ses vidéos sur des conflits sociaux au Maroc. Le public,   attentif,  était visiblement étonné d’apprendre une réalité  dont ne parlent pas ou peu, les médias ici.

Après une vidéo sur le mouvement du 20 février (M20F)-le 20 février 2011 est la date des premières marches  revendiquant la démocratie- elle nous a parlé des jeunes de ce mouvement qui  continuent courageusement à organiser des marches pour demander la  justice, la liberté, la dignité, l’Etat de droit... Ces manifestations, véritables marées humaines, semblent incommoder le pouvoir qui envoie les forces de l’ordre  pour casser le M20F, par de violents tabassages et des  arrestations par dizaines. Les peines lourdes qui peuvent dépasser les dix ans d’incarcération, les conditions de détention inhumaines et la torture  banalisée ont été dénoncées récemment dans de nombreux rapports très accablants pour le Maroc :  ONU (rapport Juan Mendez), Union Européenne, centre Kennedy, Amnesty, Human Rights Watch, etc

Souad a aussi expliqué comment certains jeunes militants sont soudoyés par des « baltadjis », nervis pro-monarchistes payés par le pouvoir pour attaquer les manifestants afin de les détourner des activités du M20F.

Nous avons préparé une centaine de cartons avec la mention « libérez … » suivi d’un nom de prisonnier. Ces cent noms ne représentent malheureusement pas la totalité de ces détenus politiques. 

Le public gapençais  a accepté de se laisser prendre en photo avec des noms de prisonniers en signe de solidarité.  Souad  a aussi parlé de notre blog Solidmar*, qui selon les militants marocains est le seul blog en langue française qui rend régulièrement compte  de la situation des Droits de l’Homme au Maroc. Selon eux, il est très fréquenté et joue un rôle important pour informer et exprimer toutes les solidarités avec les luttes démocratiques au Maroc

* http://solidmar.blogspot.com

Photos Agnès Delaty

Pour Solidarité 05
Marie-Jo Fressard