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mardi 29 novembre 2011

Conférence – Débat à Nancy : les réformes initiées par le roi répondent-elles aux revendications du peuple marocain ?

Conférence – Débat 
Mercredi 30 novembre 2011 à 20h.
MJC Lillebonne : 14, rue du Cheval Blanc 
54000 Nancy 
Animé par : 
Zineb El Rhazoui
Zineb El Rhazoui : Journaliste, membre du mouvement du 20 février, co-fondateur de MALI (Mouvement Alternatif pour les Libertés Individuelles - Maroc)
Ayad Ahram : Secrétaire général de l’ASDHOM (Association de défense des Droits de l’Homme au Maroc)

 Le début d'année 2011 a connu une intensification des révoltes arabes avec la chute des présidents tunisien et égyptien. Le 20 février, inspirés par ces exemples, des milliers de Marocains, descendent dans les rues pour entamer leur « révolution », à l’appel du Mouvement du 20 février. 
Qu’ont-ils obtenus six mois après le début de ce vent de révolte au Maroc ? La réforme de constitution, l’une des rares concessions « arrachée » à la monarchie marocaine a été rédigée par le pouvoir et proposée au référendum dans des conditions anti-démocratiques. Cette nouvelle constitution répond-elle aux revendications du peuple marocain et reflète-t-elle réellement sa volonté ?
Organisé par l’ATMF et soutenu par le comité de soutien au mouvement du 20 février de Nancy-Metz et par le collectif Nancéien de solidarité avec les peuples en lutte pour la démocratie, la liberté et la justice sociale

mercredi 28 septembre 2011

Zineb El Rhazoui s'exprime à propos du film "Laïcité Inch Allah"

"Laïcite Inch allah" - Zineb El Rhazoui 1/2

Par blogbreil, 19/9/2011
Extrait de l'échange entre le public et Zineb El Rhazoui (à sa droite le producteur Jan Savak) porte parole de "Ni Putes Ni Soumises" lors de l'avant-première de "Laïcité Inch Allah" de Nadia El Fani.

Zineb El Rhazoui est aussi co-fondatrice du groupe M.A.L.I (Mouvement Alternatif pour les Libertés Individuelles), blogueuse et journaliste marocaine.
CitiZen Nantes en partenariat avec le Katorza - 19/09/11

samedi 24 septembre 2011

Honneur aux femmes dans les révolutions en Afrique du Nord et au Moyen Orient


Le collectif *« Solidarité avec les femmes dans les révolutions arabes » organise à Lyon (69) 5 jours de débats, de rencontres, de projections et d’expositions sur le vent de liberté qui a soufflé sur l’Afrique du Nord et le Moyen Orient. Plusieurs militantes marocaines telles Zineb El Rhazoui et Souad Guennoun sont invitées à y participer.

Un très beau programme qui s’étalera du 26 au 30 septembre. 

Zoom sur…
Les invitées
Elles viennent de Syrie, d’Irak, de Tunisie, d’Egypte, d’Algérie, du Maroc, de Libye, de Palestine, d’Israël…
Elles s’engagent (certaines au péril de leur vie, et de leur intégrité physique) pour installer durablement la démocratie dans leur pays. Elles revendiquent l’égalité des sexes, et comme tout citoyen,elles réclament la liberté d’expression, une justice indépendante, le droit syndical, le droit d’association...
Elles sont blogueuses, avocates, artistes, journalistes, syndicalistes, féministes, romancières, étudiantes…

Les organisatrices
Le Collectif Solidarité avec les femmes dans les révolutions arabes est né à Lyon au printemps 2011,à l’initiative du Planning Familial du Rhône. Il regroupe des associations féministes et féminines ainsi que des organisations culturelles, constitué en toute solidarité pour faire écho à leurs revendications et à leurs aspirations.

Les lieux
Le 26 septembre : Les nouveaux modes d’expression et de mobilisation
À la Salle Edith Piaf à Vaux-en-Velin, rue du Meboud (centre ville, à l’angle de l’avenue Gabriel Péri)
Le 27 septembre : Les mobilisations sociales contre la mondialisation libérale
Au Palais du Travail à Villeurbanne, Place Lazare-Goujon
Le 28 septembre : Les combats pour l’indépendance de la justice
À la Bourse du Travail, Salle du Congrès, Lyon 3ème, Place Guichard
Le 29 septembre : Les luttes pour les droits des femmes et pour l’égalité
À l’Espace Citoyen, Lyon 8ème, 12 avenue Jean Mermoz
Le 30 septembre : Les artistes dans l’engagement politique et social
À la Maison des Passages, Lyon 5ème, 44 rue Saint-Georges

Toutes les manifestations, sauf les projections de films, sont en entrée libre dans la limite des places disponibles. Les débats ont lieu de 19 h à 21h30.

Les remerciements
ATTAC, Barreau de Lyon, Europe Ecologie Les Verts, Gauche Alter, Gauche Unitaire, Ligue des droits de l’Homme, Nouveau Parti Anticapitalise, Parti Communiste Français, Parti de Gauche, Parti Socialiste, Solidaire et Sud-Education

Coordination
Najia Dridi : coordmfpf69@cegetel.net
Presse et communication
Marie-Martine Chambard
06 81 75 12 38
Françoise Kayser
06 07 11 09 92
GRAPHISME : Antoine DESNOYERS : 06 65 65 56 22

* Membres du Collectif :
Planning Familial, Centre d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDDF), Collectif Rhône-Alpes pour la Liberté et la Démocratie en Tunisie (CORALDT)), Espace Projets Inter-associatifs de Vaulx-en-Velin (EPI), Femmes Contre les Intégrismes (FCI), Femmes Informations Juridiques Internationales en Rhône-Alpes (FIJIRA), Femmes Solidaires, Maison des Passages, Marche Mondiale des Femmes Rhône-Alpes, Solidarité avec l’Egypte – TAHRIR, Osez le féminisme, le Syndicat des Avocats de France (SAF)

mercredi 21 octobre 2009

Zineb El Rhazoui : Défendre les libertés individuelles, sans concessions


Par Aziz Enhaili, tolerance.ca 

Zineb El Rhazoui est une journaliste franco-marocaine pigiste âgée de 27 printemps. Elle a été à l’origine de la fondation (avec Ibtissam Lachgar) du «Mouvement alternatif pour les libertés individuelles» (MALI) au Maroc. Un groupe Facebook de jeunes qui prévoyaient de rompre publiquement et en plein jour le jeûne de Ramadan, un des cinq piliers de l’islam. Provoquant la réaction énergique des autorités marocaines et la colère des conservateurs. Pour en savoir un peu plus sur le MALI, nous avons réalisé l' entrevue qui suit avec cette universitaire de gauche. Entrevue réalisée par Aziz Enhaili pour Tolerance.ca ®.


Aziz Enhaili : Comment l'idée de lancer votre «Mouvement alternatif pour les libertés individuelles» (MALI) au Maroc vous est-elle venue?
- Au Maroc (plus qu'ailleurs), la problématique des libertés individuelles est au cœur des préoccupations des citoyens. Nous avons une société qui s'ouvre de plus en plus sur le monde. La jeunesse marocaine aspire à des valeurs de progrès, de démocratie et d'affirmation de l'individu au sein d'un climat social très conservateur. Cela fait des années que je discute des libertés individuelles avec un groupe d'amis, dont Ibtissam Lachgar (co-fondatrice du Mouvement Alternatif pour les Libertés Individuelles : MALI). L'envie de «faire quelque chose» existait depuis longtemps, mais le manque de moyens nous a souvent empêché d'agir. C'est pour cela qu'Ibtissam et moi-même avons décidé de créer un mouvement alternatif dédié au lancement d’actions symboliques et pacifiques, avec comme objectif de relancer le débat au sein de la société..


Aziz Enhaili : Sachant le conservatisme de la société marocaine, le fait d'organiser le «dé-jeûner» en plein jour durant le mois du jeûne ne comportait-il pas une part de provocation pour la sensibilité des pratiquants musulmans? Avez-vous pensé à cet aspect de votre action avant de l'entreprendre ?
Oui, nous avons évidemment envisagé cet aspect de la question. Le pique-nique devait avoir lieu dans la forêt, donc dans un lieu peu fréquenté. Au cas où nous aurions croisé des promeneurs ou des joggeurs, nous en aurions profité pour leur expliquer notre action, ouvrir avec eux le débat sur l'article 222 du code pénal, et les sensibiliser à la nécessité d'avoir plus de tolérance envers ceux qui font des choix religieux différents. Je rappelle que nos méthodes sont pacifiques, et que notre but est avant tout d'ouvrir le débat.


Maintenant, la question qui se pose est la suivante : les musulmans pratiquants sont-ils nécessairement choqués par le fait que d'autres ne pratiquent pas leur religion ? Personnellement, dans mon entourage proche, beaucoup sont pratiquants, et il n'y a jamais eu de problème sur le fait que je ne jeûne pas. L'essentiel, c'est qu'il y ait un respect mutuel, sans hypocrisie et sans représailles. Les "dé-jeûneurs" sont probablement une minorité au Maroc, mais je pense qu'une grande majorité de citoyens est contre des articles de loi liberticides comme le 222, les gens nous en témoignent tous les jours.


Aziz Enhaili : Pourquoi (maintenant) le MALI ?

Le décalage est devenu trop grand entre les aspirations de la jeunesse et le conservatisme des lois et d'une partie de la société. L'Etat veut véhiculer une image d'ouverture et de tolérance à l'international, alors que la réalité du terrain n'est pas toujours en accord avec les libertés individuelles et les droits de l'homme de manière générale. Les citoyens marocains (plus particulièrement les jeunes) se désintéressent de la politique (dans sa forme traditionnelle). Ils n'ont plus confiance ni dans les partis politiques traditionnels ni dans les institutions. À raison. Il était important pour nous de donner un canal d'expression à toutes ces voix, qui au demeurant ne partagent pas forcément les mêmes opinions politiques, encore moins les mêmes croyances ou penchants personnels. Mais elles ont en commun la revendication de la démocratie, de la laïcité et du respect des libertés individuelles. De notre point de vue, les libertés individuelles ne sont pas un luxe réservé aux sociétés démocratiques. Elles sont au contraire au cœur-même de la notion de citoyenneté.


Aziz Enhaili : Qu'est-ce que le MALI ?

- Notre mouvement n'est pas constitué en association. Nous n'avons ni siège, ni budget, ni organigramme. Nous sommes simplement un groupe de personnes qui défendent les mêmes valeurs et qui sont prêtes à descendre dans la rue pour contribuer au changement de la société. Nous avons créé une identité virtuelle sur le Net : un groupe sur facebook où nous expliquons ce qu'est notre mouvement et les libertés que nous défendons. Dès la première semaine du lancement de cette page virtuelle, plus d'un millier de personnes ont adhéré à l'idée.

Les jeunes du MALI sont issus de toutes les régions du Maroc, et même de l'étranger. De manière inédite dans notre pays, un mouvement rassemble des jeunes arabophones, amazighophones, francophones, hispanophones… issus de toutes les classes sociales, des plus pauvres aux mieux nanties. Le mouvement compte également des étudiants, des chômeurs, des journalistes, des intellectuels, des artistes, des vendeurs ambulants, des médecins…

Le MALI se veut une Movida, un mouvement en lequel les jeunes croient, qui les interpelle et les pousse à se positionner. Sa naissance a été perçue comme une vraie rupture avec l'hypocrisie sociale. Il a du coup suscité un grand espoir de voir les lois évoluer dans un sens libéral.


Aziz Enhaili :Pensez-vous que cela valait la peine de lancer le MALI maintenant ? Pensez-vous que cela a permis d'ouvrir un débat public relativement aux libertés individuelles ?
- Notre première action a jeté un pavé dans la mare. Le mouvement a été créé au cours de la première semaine du mois de ramadan de cette année. Deux semaines plus tard, nous organisions un pique-nique pour les "dé-jeûneurs" dans la forêt de Mohammedia.


Cette action symbolique avait pour but de revendiquer le droit des "dé-jeûneur" à exister et de protester contre l'article 222 du code pénal marocain, qui punit d'un à six mois de prison toute personne «notoirement connue pour son appartenance à la religion musulmane», qui rompt le jeûne publiquement. Il s'agit d'un article liberticide, qui contredit à la fois l'article 6 de la Constitution marocaine (qui garantit la liberté de culte) et l'article 18 du Pacte international des droits civils et politiques (ratifié sans réserves par le Maroc dès 1979).
Lorsque l'on défend les libertés individuelles, on le fait sans concessions. On ne peut rester éternellement dans l'attente d'un climat plus «propice», afin de réclamer certaines libertés (dont la liberté de culte).. C'est en agissant ainsi que l'on fait évoluer la société. Notre action a soulevé un vrai tollé, elle a eu le mérite d'imposer un débat longtemps délaissé par les intellectuels. Elle a été un vrai révélateur du débat social au Maroc. Les voix officielles et conservatrices nous ont sévèrement condamnés, beaucoup ont crié au scandale. Mais le plus important, c'est que nous avons eu le soutien de tous les vrais démocrates. Les militants des droits de l'homme, de nombreux intellectuels et des jeunes de tous les milieux nous ont soutenus.

Aziz Enhaili : Quelles sont les perspectives d'avenir du MALI? Y aura-t-il une suite pour votre initiative?

- Oui ! Nous continuerons à protester contre l'article 222. N’oublions pas que chaque année, on assiste à des dizaines d'arrestations de dé-jeûneurs pendant le mois de ramadan, voire des lynchages sur la voie publique, sans que la police n'engage de poursuites contre les lyncheurs. Nous prévoyons d'autres actions dans le futur pour défendre d'autres libertés, comme la liberté d'expression, la liberté de choix de vie personnelle ou contre la peine de mort.

lundi 5 octobre 2009

Le MALI rencontre l'AMDH

Par Ali Fkir, 3/10/2009
Des jeunes se réclamant du mouvement alternatif pour les libertés individuelles (MALI) dont Zineb et Ibtissam arrêtées puis relâchées par la police de Mohammedia, se sont renduEs le samedi 3 octobre 2009 au siège central de L'AMDH, sis à Rabat.
La rencontre avec Khadija Riadi s'est passée en présence d'autres militantEs de l'AMDH, des journalistes et de certainEs démocrates conséquentEs.
La présidente de l'AMDH, Khadija Riadi a dénoncé une nouvelle fois la réaction répressive de l'Etat marocain face à l'initiative légitime de ces jeunes citoyenNEs. Khadija Riadi a précisé que la position exprimée par les instances dirigeantes et locales de l'AMDH, découle des principes de l'universalité et de la globalité des droits humains qui se trouvent soulignés dans les statuts de l'association qu'elle dirige.
Zineb El Rhazoui a tenu quant à elle, à remercier l'AMDH pour sa précieuse solidarité, de même qu'elle a tenu à préciser que MALI n'est ni une association ni une organisation. C'est un mouvement citoyen qui défend le droit de culte, et qui regroupe des jeûneurs et des non jeûneurs. C'est un mouvement démocratique où chacun a ses propres repères idéologiques et politiques .
Un débat fructueux s'en est suivi. TouTEs les intervenantEs ont exprimé leur soutien à ce mouvement de jeunes qui ont osé jeter une pierre dans la mare des tabous.
L'Histoire leur donnera raison. C'est la logique de l'évolution de toute société. Certes, le makhzen et tous les hypocrites peuvent ralentir la cadence de cette évolution mais ne l’arrêteront jamais.

samedi 26 septembre 2009

MALI: affaire classée?



Par Ali Fkir, 25/9/2009

A 14h 2mn du vendredi 25 septembre 2009, accompagnées du président de la section de l'AMDH de Mohammedia et d'un autre membre de la section, Zineb Elghazoui et Ibtissem Lachgar, se sont présentées au commissariat central de Mohammedia.
Elles ont été relâchées vers 18h30. A la fin de la séance de l'interrogatoire, la police leur a signifié " très courtoisement" qu'il n'y aura pas de suites judiciaires contre le groupe mais que ses membres pourront être convoquéEs ...
Il arrive que des imbéciles soulèvent une grosse et lourde pierre qui leur retombe sur les pieds.
l'Etat marocain a mobilisé tout son appareil répressif, des partis politiques exigeant les têtes des "mécréantEs", certaine presse à la recherche du sensationnel incitant à la haine, des "cachez moi ce sein que je ne saurais voir" choqués par "hérésie", des pseudo intellectuels adeptes de "oui, mais", des tartuffes de tout poil... tout ce monde s'est donné en spectacle de basse gamme et pour cause des jeunes citoyenNEs qui ne demandent que l'abrogation de l'article 222 du code pénal qui vous mène en prison pour non observation du jeûne, le dit article qui est d'ailleurs en contradiction avec le préambule de la constitution où l'Etat marocain s'engage à respecter les droits humains tels qu'ils sont reconnus mondialement, et un article clair qui garantit la liberté de croyance au Maroc.
Ces messieurs n'ont pas peur du ridicule. Ils s'y sont habitués. Malheureusement il ne tue pas!
Affaire à suivre

vendredi 25 septembre 2009

Halte au harcèlement moral

Par Ali Fkir, 25/9/2009

Après 10 heures d'interrogatoire, Zineb Elghazoui a été relâchée le jeudi 24 septembre 2009 à 1h du matin.
Elle et Ibtissem Lachgar sont convoquées aujourd'hui vendredi 25/09/2009 au commissariat de Mohammedia. En principe elle s'y rendront en présence des militantEs de l'AMDH, section de Mohammedia.
Il paraît que ces convocations n'ont d'autres buts que de jouer sur le moral de ces jeunes. Ibtissam a été déjà convoquée et elle restée à attendre pendant 7 heures.
C'est un véritable harcèlement moral.
Notons que la police via certains canards collabo essaie de discréditer ces jeunes en publiant des photos, des conversations...relatives à la vie strictement privée de ces victimes.
Par Radi Omar 25 /9, à 14:22
Nos deux amies ont été reconvoquées par la Police Judiciaire de Mohammedia. Elles s'y sont présentées à 14h02 accompagnées des militants de la section Mohammedia de l'Association Marocaine des Droits de l'Homme. A l'heure qu'il est, on ne leur a pas signifié qu'elles étaient en garde à vue, elles sont en interrogatoire pour "clore" l'instruction de la PJ.

Les militants du MALI vont bien !!







Par Zineb El Rhazoui 24 /9/2009 ,22:39


Un grand salut à toutes et à tous les militants pour les libertés individuelles.
Ce ne sont pas quelques petits pirates de la dernière heure qui vont avoir raison de notre cause. Notre lutte reprend, et reprend de belle.

C'était un petit message pour vous dire que tous les militants MALI vont bien, malgré l'obsession de quelques organes de presse et les convocations incessantes des flics.
Dès vendredi matin, vous recevrez de nos nouvelles, et des actions qu'on va entamer. Stay tuned!
Commentaire de Mohamed Rabaa
Je vous soutiens .. car vous êtes l’espoir d’un peuple qui voit sa gauche entrain de vivre sa faillite et que grâce a vous on peut espérer. Une pensée lumineuse est née au Maroc !

jeudi 24 septembre 2009

Où est passée Zineb ?

L'Association marocaine des droits de l'Homme (AMDH, indépendante) a affirmé lundi à Rabat être "sans nouvelles" depuis jeudi d'une journaliste franco-marocaine soupçonnée d'être l'organisatrice d'une tentative de manifestation de "non-jeûneurs" durant le ramadan au Maroc.
"Zineb El-Rhazoui ne s'est pas manifestée depuis jeudi dernier et sa famille affirme elle aussi n'avoir plus de nouvelles d'elle", a déclaré à l'AFP la présidente de l'AMDH, Khadija Ryadi.
Zineb El-Rhazoui appartient au Mouvement alternatif pour les libertés individuelles (Mali), une association présente sur Facebook mais dont les autorités affirment tout ignorer.
La journaliste faisait partie d'un groupe de six jeunes Marocains qui ont tenté, le 13 septembre, d'organiser une manifestation à Mohammedia (à une trentaine de km au sud de Rabat) pour dénoncer une loi qui punit au Maroc la "non observation publique par les musulmans du jeûne du mois de ramadan".
"Tout Marocain musulman qui (la) viole publiquement (...) est puni d'un à six mois de prison et une amende", selon la loi 222 du code pénal.
"Des informations contradictoires circulent sur Zineb. On ignore si elle a disparu d'une manière illégale ou si elle se cache pour éviter la tension liée à ses récentes activités", a poursuivi Khadija Ryadi, avant d'indiquer que l'AMDH avait saisi le ministère de la Justice.
Cinq des six jeunes membres du Mali - qui militent pour l'abrogation de cette loi 222 - ont été interrogés par la police dans le cadre d'une enquête judiciaire.
Zineb El-Rhazoui a reçu elle aussi une convocation orale de la police pour être interrogée jeudi à Mohammedia mais la police affirme "catégoriquement ignorer où elle se trouve".
"Cette fille n'a pas été interrogée jeudi et elle ne se trouve pas chez la police à Mohammedia ou ailleurs au Maroc", a déclaré à l'AFP une source proche de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN).
L'AFP a tenté, en vain, de joindre Me Abderrahim Jamaï, l'avocat de Zineb El-Rhazoui.
L'une des amies de Zineb El-Rhazoui, Ibtisam Lachgar, avait toutefois indiqué dimanche à l'AFP avoir eu jeudi un dernier contact au téléphone, puis un échange de courriels, avec la journaliste.
"Zineb m'a dit ce jour-là qu'elle ne savait toujours pas si elle devait répondre ou non à la convocation de la police. Je n'ai plus eu de nouvelles depuis, son téléphone portable étant constamment fermé.".
Ibtisam Lachgar avait également confié à l'AFP que Zineb lui avait dit que, compte tenu de la tournure prise par cette affaire, "elle ne voulait voir personne". "Je ne veux pas me montrer, aurait-elle ajouté. Je pense à rester cloîtrée dans un appartement".
"Il est possible qu'elle soit entrée en clandestinité pour échapper à la tension créée par la dénonciation de l'attitude des non-jeûneurs" du Mali, a pour sa part déclaré à l'AFP Mourad Bekkouri, un avocat spécialiste des courants islamiques.
Source : AFP, 22/9/2009

17.09.2009
"إعتقال مجموعة من الشبان في المغرب يعلنون إفطارهم رمضان يفجر جدلا حول " المحرمات


صحافيون في نقاش مع مجموعة من الشبان المغاربة الداعين لممارسة حرية الافطار في شهر رمضان
اعتقلت السلطات المغربية شبانا على خلفية دعوتهم للقيام بإفطار شهر رمضان بشكل علني وجماعي. قضية هؤلاء الشباب التي تلقى ردود فعل متباينة في المغرب فتحت الباب أمام نقاش غير مسبوق في البلاد حول موضوعات طالما عدت ضمن المحرمات.

أفادت مصادر حقوقية في الرباط ان السلطات المغربية اعتقلت هذا الأسبوع ستة شبان تتهمهم ب" التحريض على إفطار شهر رمضان علنا"، وأعربت رئيسة الجمعية المغربية لحقوق الانسان خديجة رياضي في حوار ل"دويتشه فيله" عن مخاوفها من "حملة تقوم بها أوساط سياسية محافظة تستهدف هؤلاء الشبان وردود فعل غاضبة في الشارع تصل الى حد تهديدهم بالقتل".
وجاءت خطوة السلطات المغربية بإعتقال مجموعة من الشبان إثر محاولتهم يوم الأحد الماضي تنظيم تجمع في مدينة المحمدية ( 80 كيلومترا جنوب الرباط) للمطالبة بتغيير المادة 222 من القانون الجنائي المغربي والتي تقضي بسجن وتغريم من يفطر رمضان علنا، كما كانوا يعتزمون تنظيم إفطار جماعي علني في حديقة عامة، ك"ممارسة للحرية الفردية".
قصة مجموعة "مفطري رمضان علنا" بدأت عبر "الفيس بوك"
الصحافية زينب الغزوي اعتقلت مع عدد من أعضاء مجموعتها



وبدأت قصة هؤلاء الشبان بالتواصل عبر شبكة الانترنيت وشكلوا منتدى أطلقوا عليه" الحركة البديلة من أجل الدفاع عن الحريات الفردية" ويعرف بإختصار"مالي". ونشرت المجموعة بيانا على موقع "فيس بوك" يطالب بتغيير القانون الجنائي وإلغاء عقوبة السجن على كل من يفطر رمضان.
وصرحت عضو المجموعة زينب الغزوي في مقابلة مع صحيفة" الجريدة الأولى" المغربية المستقلة ان المجموعة تضم المئات من الأعضاء وهي "ليست ضد الصيام وإنما تدافع عن حق الأقليات.. وحرية المعتقد التي يكفلها الفصل السادس من الدستور". وأضافت بأن ما قامت به المجموعة " خطوة رمزية فقط ، وليست إستفزازا لأحد ، والمغاربة بطبعهم متسامحون".
المجموعة التي تفهم نفسها كأقلية داخل المجتمع المغربي تعرضت لمضايقات أمنية، فقد تم اعتقال زينب الغزوي وهي صحافية مع عدد من أعضاء مجموعتها، كما تخشى المنظمة المغربية لحقوق الانسان من متابعات قضائية وتعرض هؤلاء الشبان لحملة من الضغوط السياسية والاعلامية تقودها أطراف محافظة سياسية ودينية. وأفادت صحف مغربية بأن هذه القضية تشهد تطورات متسارعة بعد دخول قوى سياسية وجماعات دينية ومنظمات المجتمع المدني في جدل ساخن حول الموضوع.
تحد للمشاعر الدينية أم ممارسة للحرية الشخصية؟
وتشكل المادة 222 من القانون الجنائي المغربي محور الجدل الذي فجرته قضية إفطار رمضان علنا ، فالقانون يعاقب كل" مسلم يجاهر بإفطار رمضان" بالسجن من شهر الى ستة أشهر. ودأب القضاء المغربي على تطبيق هذه المادة القانونية بنوع من التخفيف، ففي الحالات النادرة التي يحال فيها شخص أفطر رمضان على القضاء لا يتجاوز الحكم القضائي عليه بشهر سجنا، وغالبا ما يفرج عن الشخص في نهاية شهر رمضان.
بيد أن قضية مجموعة "مالي" تعتبر غير مسبوقة في تاريخ البلد، وبدأت تأخذ أبعادا سياسية ودينية. فقد أصدر "المجلس العلمي" لمدينة المحمدية، وهو هيئة رسمية لعلماء الدين، بيانا يستنكر قيام أفراد المجموعة بإعلان إفطارهم علنيا ووصف ذلك بأنه"عمل شنيع.. وتحدي للدين، ويترتب عليه في الشرع عقوبة صارمة".
من جهته اعتبر المحامي مصطفى الرميد العضو القيادي في حزب العدالة والتنمية الاسلامي المعارض ( ممثل في البرلمان) ، في حوار ل"دويتشه فيله"، ان "الإفطار العلني يعتبر تحديا لمشاعر المسلمين ومسَا بالنظام الاخلاقي والديني ".
لكن رئيسة الجمعية المغربية لحقوق الانسان ، ترى أن ما قام به أفراد مجموعة "مالي" يدخل في نطاق ممارسة الحرية الفردية التي يكلفها الاعلان العالمي لحقوق الانسان والعهد الدولي للحقوق المدنية والسياسية، و"يجب على الدولة المغربية احترام مقتضيات الدستور والمواثيق الدولية التي صادقت عليها".
واعتبرت رياضي ان المشكلة تكمن في وجود نص قانوني يتعارض مع المواثيق الدولية لحقوق الانسان ، وموضحة ان منع الأفراد من ممارسة حرياتهم يتم بإسم القانون ، ولذلك فإن الجمعيات الحقوقية ومنظمات من المجتمع المدني تطالب بتغيير القانون الجنائي المغربي.
قضية "مفطري رمضان" تأخذ أبعادا سياسية ودينية
القانون الجنائي المغربي يعاقب بسجن من يفطر رمضان علنا

وتخشى جماعات حقوقية أن تصبح قضية مجموعة "مالي" ككرة الثلج التي يمكن لجماعات سياسية ودينية توظيفها، وقالت رئيسة الجمعية المغربية لحقوق الانسان " ان هنالك أطراف تريد تسييس هذه القضية، رغم أن الأمر يتعلق بمجموعة من الشبان الذين أرادوا التعبير عن رأيهم وممارسة حرياتهم الفردية".
ويرد مصطفى الرميد بقوله أن "إفطار رمضان بشكل شخصي وفي مكان خاص لا يعتبر مخالفة للقانون ، أما الفضاء العام فهو ليس ملكا لأحد وهو محكوم بقواعد الآداب العامة للمجتمع"، معتبرا ان الممارسة الفردية للحريات لا ينبغي ان تكون"تحديا لمشاعر المجتمع وقيمه العام. وقال الرميد انه يعارض قيام الشرطة بإقتحام منزل أو مكان خاص يفطر فيه شخص خلال شهر رمضان ، لكنه يؤيد منع ذلك الشخص عندما يقوم علنا أمام الناس بالإفطار أثناء وقت الصيام، "لأنه بذلك يتحدى مشاعرهم الدينية والاخلاقية".
وتعقب رئيسة الجمعية المغربية لحقوق الانسان على هذا الرأي بقولها أن الشروط الأساسة لممارسة الحرية الفردية تتمثل في "ممارستها بشكل سلمي وعدم المس بحريات الآخرين". وأوضحت بأن هذه القاعدة تستند اليها الجماعات الحقوقية أيضا في الدفاع عن حق الأقليات المسلمة في أوروبا ومناطق أخرى من العالم ، في ممارسة معتقداتها، ولا يجوز التنكر لها عندما يتعلق الأمر بأقلية غير مسلمة في دولة عربية أوإسلامية.
الكاتب: منصف السليمي
مراجعة: هيثم عبد العظيم