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vendredi 13 avril 2012

Maroc: Nadir Bouhmouch, réalisateur, la bête noire des dirigeants, dénonce la corruption dans son œuvre


Par Stéphanie Trouillard, slate Afrique,  13/4/2012
 Nadir Bouhmouch, réalisateur de My Makhzen & Me dénonce la "corruption des «élites».
Nadir Bouhmouch,  Nadir en plein tournage à Rabat, Maroc, 2011. © Tous droits réservés.
Étudiant en cinéma dans une université américaine, Nadir Bouhmouch a consacré son premier film au Mouvement du 20 février au Maroc. Immergé dans les manifestations, ce jeune réalisateur rend hommage aux protestataires et dénonce l’emprise du Makhzen (l’élite dirigeante) sur son pays.

Eté 2011. Comme chaque dimanche depuis des semaines, des centaines de membres du Mouvement du 20 février se rassemblent dans les rues de Rabat, la capitale marocaine. Sous un soleil de plomb, ils expriment inlassablement leur colère à l’égard du Makhzen, l’élite dirigeante du royaume. Armé d’un mégaphone, un jeune harangue la foule : « Le Makhzen doit partir ! Ecoutez la voix du peuple ! Le Maroc est notre terre libre ! ». A ses côtés, un autre protestataire brandit une pancarte de revendications : « Liberté, justice sociale, pain et dignité ! ». Au milieu des manifestants, Nadir Bouhmouch capte cette histoire en marche. Caméra en main, il immortalise dans My Makhzen & Me la révolte de ses concitoyens qui ne veulent pas se taire.

Le déclic
Avec son air de skateur et son bandana dans les cheveux, ce jeune Marocain de 21 ans aurait très bien pu choisir de passer ses vacances à la plage. Loin de l’agitation de la rue, il se serait seulement consacré à sa grande passion, le surf. Mais une simple mésaventure à l’aéroport a changé le cours de sa vie et sa conception du pays. Un an auparavant, de retour des Etats-Unis, après un semestre à l’université de San Diego où il étudie le cinéma, Nadir est confronté pour la première fois à la bureaucratie marocaine.

Sa caméra est confisquée. Pendant trois semaines, il doit se battre contre les autorités pour essayer de la récupérer.

«J’ai réalisé combien le système avait des problèmes et que je devais faire quelque chose à propos de ça. Et la seule chose que je sais faire, ce sont des films. C’est pour ça que j’ai voulu faire quelque chose sur le Centre cinématographique marocain, que je voyais comme l’un des rouages de la censure. Et puis j’ai réalisé, quand les manifestations ont commencé neuf mois plus tard, que je devais attaquer la source du problème qui est le Makhzen en lui-même et pas une plus petite institution», explique-t-il par téléphone depuis la Californie, où il poursuit son cursus.

Né dans une famille aisée, ce fils d’un chef d’entreprise dans la construction aurait pu fermer les yeux et continuer sa vie tranquille à l’étranger. 
 Pourquoi dénoncer un système alors qu’il fait lui-même partie des plus nantis?

«Mon domaine d’études a beaucoup à voir avec la liberté d’expression. Si je fais des films dans le futur, je veux être capable de dire tout ce que je veux et faire ce que je veux avec. Je ne veux pas être limité dans ce que je fais en tant que Marocain, se justifie-t-il avec conviction.
http://youtu.be/xE2X14WqiXI
«L’autre raison, c’est que mes parents viennent d’un milieu assez pauvre. Mon père a réussi à s’en sortir, il est devenu aisé après une longue période. La plupart des personnes de notre famille élargie sont toujours dans la misère. J’ai grandi en voyant leur condition de vie et je pensais que c’était normal. Plus tard, j’ai réalisé que c’était mal », poursuit Nadir.

Manifestant avant d’être réalisateur
 
 Nadir Bouhmouch (en casquette) lors d'une manifestation à Rabat © Tous droits réservés.
Alors que, début 2011, en Tunisie, en Egypte, ou en Libye, le printemps arabe secoue les régimes, le jeune Marocain assiste aussi depuis les Etats-Unis au réveil de son peuple. Le Mouvement du 20 février ou M20 organise de nombreuses manifestations pour revendiquer plus de démocratie, d’égalité sociale et la fin de la corruption. Nadir contacte les organisateurs et réussit à se faire accepter parmi eux, lors de son retour dans le royaume. Acquis à leur cause, il devient l’un des leurs pendant deux mois:

«Dans mon film, je suis un manifestant avant d’être un réalisateur. Le documentaire est tourné à partir du point de vue d’un militant. C’est pour ça que quand les gens me demandent pourquoi je n’ai pas tourné le point de vue de l’autre coté, je leur réponds que je ne veux pas le faire, on peut le voir à la télévision, il est partout .»

Sa démarche n’est pourtant pas sans danger. Les tournages au Maroc sont soumis à autorisation. Pour déjouer les autorités, le jeune cinéaste utilise donc une caméra miniature:

«Si j’en avais eu une plus grosse, j’aurais été arrêté ou ma caméra aurait été confisquée sans aucun doute. Même ma petite caméra a été remarqué une fois et on m’a suivi jusqu’à ma voiture.»

Arrestations arbitraires, tabassages de protestataires par les policiers, immolations de manifestants. Comme dans les autres soulèvements populaires au Maghreb, la violence des autorités est bien réelle. A l’aide d’images récupérées sur YouTube ou de ses propres enregistrements, Nadir a voulu la dénoncer:

«Les révolutions ont été conduites par ces images très fortes de forces de sécurité qui attaquent des gens qu’ils sont censés protéger. Je voulais montrer des images similaires au Maroc pour que les gens puissent sentir qu’ils devaient faire quelque chose, qu’ils devaient se sentir choqués par l’attitude des forces de l’ordre.»

Créer un précédent
Dans My Makhzen & Me, le réalisateur donne la parole à des membres du Mouvement du 20 février, mais aussi à de simples Marocains. Un vendeur d’un marché décrit sans tabou ses difficiles conditions de vie, mais dès qu’il s’agit de parler de politique, il se tait subitement.

«C’est de la peur, mais c’est aussi beaucoup de propagande. Beaucoup de gens pensent sincèrement que notre système est bon parce qu’ils n’ont rien vu d’autre. Il n’y a pas de débat à la télévision d’Etat, toutes les chaînes sont contrôlées par l’Etat. Cela vient aussi de l’éducation, si les gens sont moins éduqués, ils vont prendre tout ce qu’on leur dit comme la vérité et ne vont pas l’analyser», explique Nadir.

Nadir Bouhmouch (en casquette) lors d'une manifestation à Rabat © Tous droits réservés.

Un an après, la situation n’a pas vraiment changé. Une nouvelle constitution a été adoptée, des législatives anticipées ont été organisées, mais les dirigeants en place autour du roi Mohammed VI sont toujours bien là. Le Mouvement du 20 février n’a pas réussi à faire plier le régime, mais pour le documentariste, la victoire est ailleurs:

«Ce qu’ils ont réussi à faire, c’est à créer un précédent. Ils ont placé la barre très haut en critiquant le Palais afin que les gens puissent s’exprimer plus facilement. C’est une grande avancée. (…) Cela donne de l’espoir. Cela fait de la rue un outil politique qui peut être utilisé encore et encore.»

Plus motivé que jamais, Nadir ne compte pas s’arrêter à ce premier film. Son diplôme en poche, il espère continuer à mélanger cinéma et activisme politique. Même à des milliers kilomètres de chez lui, le Maroc est toujours dans son esprit. Son objectif est inchangé : faire tomber l’élite dirigeante.

«J’ai appelé ma compagnie de production "Sea urchin" (oursin), car quand j’étais au lycée, je faisais plein de clips de surfs et les oursins m’agaçaient, car je me blessais à cause d’eux. C’est ce que je veux être pour le Makhzen, cette piqûre dans le cul qui lui rappelle qu’il doit rendre des comptes», conclut-il en rigolant, mais avec une grande détermination.
http://www.slateafrique.com/84625/maroc-nadir-bouhmouch-denonce-les-abus-des-dirigeants-avec-sa-camera

samedi 4 février 2012

Insurrection de Taza : les jeunes accusent Mohammed VI

Vox Maroc : Ce que le makhzen ne veut pas  entendre

 Insurrection de Taza : les jeunes accusent Mohammed VI

Publié par Zineb El Rhazaoui, Vox Maroc, 3/2/2012

Taza brûle-t-il? La révolte sanglante qui a cours en ce moment-même passe sous silence dans les médias français.  
On dénombre déjà plusieurs morts et des centaines de blessés selon des témoignages sur place et selon les rapports préliminaires de l'Association Marocaine des Droits de Homme (AMDH). Depuis près d'un mois, la jeunesse de la ville du Nord-Est du royaume connait un soulèvement sans précédent, notamment dans le quartier défavorisé d'El Koucha qui a payé un très lourd tribu à la répression du régime marocain. Une vidéo relayée par le site de la chaîne CNN montre l'acharnement des forces de la répression sur un manifestant dans les ruelles de la ville, sur fond de chanson d'un enfant : "nous ne capitulerons pas"*. La chaîne fait état de violences meurtrières contre des civils désarmés et pacifiques. La police de Mohammed VI a mené une large vague de répression, vandalisé des centaines de maisons, brûlé des biens privés (cafés et magasins), comme en témoignent plusieurs vidéos prises par des citoyens. Le site d'information marocain Lakome a publié la vidéo d'Aïcha, une infirmière marocaine qui raconte la descente des forces de police dans son domicile où elle accueillait dans sa cour une centaine de blessés qu'elle soignait avec les moyens du bord. Sa maison a été entièrement vandalisée et elle a été battue en compagnie de ses enfants.

Dans cette vidéo, des jeunes de Taza s'indignent contre l'exploitation économique de leur pays par le régime en place, inféodé à des puissances étrangères. "On a fait de nous des consommateurs, alors que nous sommes capables de produire aussi", explique un jeune homme courageux qui accuse nommément le monarque :"Mohammed VI, dictateur sanguinaire, est le responsable de ce qui nous arrive, il est le représentant du colonialisme à Rabat, il applique des décisions politiques prises à Paris ou Tel-Aviv", a-t-il dit en substance.

La répression sans précédent qui s'abat sur la population civile de la part de la police et de l'armée de Mohammed VI est passée sous silence dans les médias internationaux où l'on continue à chanter les louanges d'une réforme constitutionnelle de façade.


* Traduction de la chanson de l'enfant :  
 nous jurons nous jurons
Ne pas trahir la "Kochtna" (quartier)
notre devise vive "kocha" (quartier)  vive "kocha" (quartier)
Et notre chemin est la résistance et la résistance

mercredi 30 novembre 2011

De Marc Ollivier, Grenoble, 29/11/2011

Pour ceux qui peuvent écouter les émissions radio sur internet, vous pourrez capter ce soir entre 19h et 20h les informations de la station libre "radio Zinzine" avec la participation de nos amis marocains d'ATTAC Maroc Souad Guennoun et Omar Aziki.
L'adresse de la radio sur internet est http://www.radiozinzine.org &gt
Nul doute que cette émission sera intéressante, alors que les médias français ne parlent quasiment pas de l'écho des révolutions arabes qui se manifestent au Maroc avec le vaste mouvement populaire du 20 février.

mardi 29 novembre 2011

Conférence – Débat à Nancy : les réformes initiées par le roi répondent-elles aux revendications du peuple marocain ?

Conférence – Débat 
Mercredi 30 novembre 2011 à 20h.
MJC Lillebonne : 14, rue du Cheval Blanc 
54000 Nancy 
Animé par : 
Zineb El Rhazoui
Zineb El Rhazoui : Journaliste, membre du mouvement du 20 février, co-fondateur de MALI (Mouvement Alternatif pour les Libertés Individuelles - Maroc)
Ayad Ahram : Secrétaire général de l’ASDHOM (Association de défense des Droits de l’Homme au Maroc)

 Le début d'année 2011 a connu une intensification des révoltes arabes avec la chute des présidents tunisien et égyptien. Le 20 février, inspirés par ces exemples, des milliers de Marocains, descendent dans les rues pour entamer leur « révolution », à l’appel du Mouvement du 20 février. 
Qu’ont-ils obtenus six mois après le début de ce vent de révolte au Maroc ? La réforme de constitution, l’une des rares concessions « arrachée » à la monarchie marocaine a été rédigée par le pouvoir et proposée au référendum dans des conditions anti-démocratiques. Cette nouvelle constitution répond-elle aux revendications du peuple marocain et reflète-t-elle réellement sa volonté ?
Organisé par l’ATMF et soutenu par le comité de soutien au mouvement du 20 février de Nancy-Metz et par le collectif Nancéien de solidarité avec les peuples en lutte pour la démocratie, la liberté et la justice sociale

jeudi 24 novembre 2011

Le Printemps arabe... article refusé par un journal belge !!


par Mohammed Belmaïzi, 24 /11/ 2011
Ce texte a été proposé au journal Le Soir (Belgique)… La Rédaction voulait que je qualifie au nom d’une « honnêteté factuelle », le Mouvement du 20 février de « très minoritaire ». J’ai refusé en lui livrant mon argumentation (trop longue à étaler ici). Le texte a été refusé par le journal Le Soir, et moi, je persiste et signe…, en ajoutant ici quelques passages. Le texte était adressé à l’opinion belge et européenne.(* voir l'échange sur facebook)
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Le Printemps arabe

L’exception marocaine…

Lorsque la Constitution marocaine a été promulguée, des personnalités gravitant autour du Palais royal (El Yazami, et la koutla du Palais), ont fait une offensive de charme ici en Europe pour promouvoir « le changement apporté par le roi ». Il leur fallait convaincre le monde de l’avancée profonde de la démocratie et de l’État de Droit. « Le Maroc est une exception » et va surprendre le monde entier. D’aucuns parlaient d’une Constitution inédite supplantant bien loin derrière elle, les pays du Nord (sic)… Et les artisans (dont fait partie le prétentieux intello de service Tozy), de cette Constitution « historique » de demander opiniâtrement de la lire pour la juger. Savent-ils déjà qu’il était facile de berner les Occidentaux dès les premières lignes ?

Car dès le Préambule, les chancelleries occidentales ont déjà déposé le feuillet et diffusé la bonne nouvelle à la Une de leurs médias. C’est que tout y est : « État de droit démocratique » ; « État moderne, ayant pour fondement les principes de participation, de pluralisme et de bonne gouvernance » ; « société solidaire où tous jouissent de la sécurité, de l’égalité des chances, du respect de leur dignité et de la justice sociale… » ; L’État « s’engage à souscrire aux principes, droits et obligations énoncés dans leurs chartes et conventions respectives », et « réaffirme son attachement aux droits de l’Homme ». Dès la page qui suit, « Article premier », on parle de « monarchie constitutionnelle, démocratique, parlementaire et sociale ». Cet Article évoque « la séparation, l’équilibre et la collaboration des pouvoirs », et va jusqu’à parler de « la démocratie participative » et des « principes de bonne gouvernance », de la « responsabilité et de la reddition des comptes ». Partant, nos journalistes belges à la RTBF, dès le lendemain, partageaient avec les Marocains résidant en Belgique, la bonne nouvelle. Et de bonne foi, leurs voix laissaient deviner de chaleureuses félicitations. Mais le chapitre de la royauté qui met entre les mains du roi, tous les leviers du pouvoir ? Silence radio !

C’est sous cette nouvelle donne que le débat s’est invité en Belgique. Philippe Moureaux (acteur important du parti socialiste), par exemple avait choisi la partie visible de l’iceberg, en organisant avec l’Ambassadeur à Bruxelles et « les représentants du royaume du Maroc », une rencontre pour soutenir ce miracle de « l’exception marocaine ». Une soirée qui a été d’ailleurs chahutée par les Marocains du Mouvement du 20 février.

Le Mouvement du 20 février / le refus décisif

Pourtant le Mouvement du 20 février existe et s’installe au Maroc dans la durée. Son historique est étalé sur une pléthore de vidéos à travers le Facebook et le Net : Wikipédia et blogs en nombre. Ce mouvement qui manifeste tous les 20 du mois, actif depuis le 20 février, organise réunions et sit-in, activités culturelles et travail régulier de conscientisation, avec une formidable maturité. Toutes les manifestations sont pacifiques et civilisées, même réprimées périodiquement avec arrestations, blessés et mort d’homme. Il rejette l’oppression politique, la corruption, l’impunité et exige la libération des prisonniers politiques, une Constitution démocratique, des réformes sociales (santé ; enseignement ; logement et travail). A tel point que les partis politiques traditionnels réunis autour de huit partis (ce qu'on a appelé ironiquement le G8), ont adopté quelques slogans et parlent (chose inimaginable avant), de « dignité » ; « liberté » ; « mauvaise gouvernance » ; « corruption » et « reddition des comptes »… C’est qu’ils sont en campagne électorale pour le 25 novembre. Élections que le Mouvement du 20 février boycotte. Et il l’a dit et crié devant l’Ambassade du Maroc et la Bourse à Bruxelles ce 20 novembre. Partout au Maroc et en Europe, ce 9ème jour de protestation unit les Marocains de tous les pays. Plusieurs sections du Mouvement du 20 février sont fondées par la jeunesse marocaine issue ou non de l’immigration (au Pays-Bas, en France, au Canada, aux USA, en Espagne, en Suisse…).

Qui, dès lors, prétend étouffer la voix du Mouvement du 20 février ? Lorsque Joëlle Milquet, vice-Première ministre du gouvernement fédéral belge et ministre de l’Emploi et de l’Égalité des chances, soutenait, au festival international du film indépendant de Bruxelles, les révolutions arabes et celle du Maroc si elle survenait, Choumicha, une représentante du régime, vedette d’un programme à la télévision marocaine et membre du jury, avait crié au scandale. L’élite du royaume est partout et gare aux lignes rouges. Et les questions fusent. Pacte tacite pour empêcher toute dissonance divergente ? Soumission, au nom de « Notre ami le roi » (titre du célèbre livre de Gilles Perrault) pour une complaisance immorale ? Allons-nous répéter la bourde de Michèle Alliot-Marie qui désirait envoyer à « notre ami Ben Ali » « le savoir faire français » pour mater le peuple tunisien ?

Le Mouvement du 20 février qui a ses poètes, ses chanteurs (un jeune rappeur est en prison), ses caricaturistes, ses journalistes, ses intellectuels…, est devenu une solide réalité dans le paysage de la société marocaine. Résolument opposé à un régime inopérant et répressif depuis des décennies et dont le géniteur principal, Hassan II disait à la télévision française (le 23 mai 1979) des élites qui continuent à ignorer la morale civile et à mépriser le contrat sociale : « Tous les nantis de toutes les sociétés sont des gens repus et ingrats, mais les miens, alors, c’est pire, parce qu’ils sont dans un pays sous-développé. Si encore ils étaient repus à l’échelle de notre standing, mais ils le sont à l’échelle de l’Allemagne, de la France ! »

Le régime parle de lui-même et de sa déliquescence ! L’héritage faramineux que laisse Hassan II à son fils, fait de ce dernier non seulement un propriétaire terrien (12 000 hectares), mais aussi un entrepreneur et un banquier…

Le peuple marocain était à la recherche d’une révolution depuis l’Indépendance. Aujourd’hui qu’il est encadré et organisé derrière l’exceptionnel Mouvement du 20 février, il tient le bout de la corde et il ne lâchera plus, dans le contexte actuel des révolutions… jusqu’à faire dégager le despotisme et instaurer un État de Droit !

Mohammed Belmaïzi
22/11/2011

mardi 7 juin 2011

Y A-T-IL UN PRINTEMPS ARABE AU MAROC ? Ayad Ahram à Grenoble

Le CENTRE D'INFORMATION INTER-PEUPLES « CIIP » 
de GRENOBLE
et l'association « MAROC SOLIDARITÉS CITOYENNES »

vous invitent à une rencontre-débat sur le thème


Y A-T-IL UN PRINTEMPS ARABE AU MAROC ?

LE « MOUVEMENT DU 20 FÉVRIER »

le mercredi 8 juin 2011 à 20 heures
Centre Social du Vieux Temple
(station de tram Notre-Dame-Musée)
à Grenoble


avec la participation de Ayad AHRAM
Secrétaire Général de l'ASDHOM
(Association de Défense des Droits de l'Homme au Maroc)

qui s'exprimera au nom du
Mouvement Marocain du 20 février
Paris - Ile de France *

Ayad Ahram exposera les causes de l'émergence de ce mouvement, qui s'inscrit dans les révolutions des pays arabes, avec ses caractéristiques spécifiques.
Il montrera son élargissement continu au sein des populations du Maroc, ainsi que les perspectives des changements démocratiques qu'il revendique.

*Le Mouvement Marocain du 20 février Paris/Ile-de-France
est soutenu par les organisations suivantes :
AMF, ASDHOM, ATMF, FMVJ-France, Amis AMDH-Paris, APADM, FSCME, RIAS, Voie Démocratique, PSU, PADS, 20 février-Désir de changement, Maroc Ecologie les Verts, CAPDEMA, Cris des Marocains, GIM, TAMAYNUT, Collectif des Amazighs de France pour le Changement Démocratique au Maroc, PCF, URIF-CGT, NPA, PIR, Forum Palestine Citoyenneté, PG.