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mardi 26 mai 2015

Tabassé par la police, il est défendu par un élu


Un député du PJD a publié des photos faisant état de violences, par la police, contre un citoyen ayant « grillé » un stop. 

Une nouvelle victime des forces de l’ordre ? Le 21 mai, le député du PJD Abdessamad Al Idrissi a posté, sur son profil Facebook, des clichés montrant un homme couvert d’ecchymoses sur le visage et avec du sang desséché sur le nez.
Contacté par Telquel.ma, le concerné, Karim R., raconte sa version des faits. Selon lui, tout a commencé le 21 mai, vers 16 heures. Karim, qui sortait de la société qu’il dirige à Meknès, ne respecte pas le stop en route. Un agent des forces de l’ordre l’invite à continuer d’avancer mais un autre l’arrête et lui reproche de ne pas avoir respecté le Code de la route. 
 S’ensuit alors un échange tendu sur la véracité de l’ordre du premier policer qu’il lui a dit d’avancer qui se transforme rapidement en échange d’insultes. Le chef d’entreprise est alors, selon sa version des faits, menotté et est ensuite passé à tabac par les policiers. Au lieu d’être conduit vers l’hôpital le plus proche, Karim est emmené par les agents des forces de l’ordre au commissariat où il retrouve son avocat qui, après trois heures, est autorisé à emmener son client dans un centre de soin.

Affaire à suivre

Mais Karim R. ne recevra pas de soins puisqu’il quittera l’hôpital pour rejoindre, à nouveau, le commissariat, où il aurait été interrogé par les agents des forces de l’ordre. C’est à ce moment qu’Abdessamad Al Idrissi intervient. Le représentant du parti de la lampe était arrivé à l’hôpital où il a pris des photos qui seront, plus tard, publiées sur son profil Facebook : « La police agissait de manière inadmissible. L’homme était dans un état critique », commente le représentant du PJD. Après avoir évalué la situation de Karim R., il appelle le procureur général du roi et son camarade du PJD, à savoir le ministre de la Justice, Mustapha Ramid.
Après deux nouvelles heures au poste de police, les agents de l’autorité reçoivent l’ordre d’emmener Karim R. à l’hôpital, où il va passer la nuit. A l’heure où nous écrivons ces lignes, il attend encore son certificat médical afin de pouvoir plainte contre les policiers pour les violences dont il les accuse.
L’avocat de Karim R., maitre Saïd Yadan, affirme que la police nie toute violence contre son client. Selon l’avocat, les policiers ont affirmé que Karim R. s’est lui-même infligé des coups. Abdessamad Al Idrissi, qui est aussi membre du bureau exécutif du forum Al Karama des droits de l’Homme, ONG proche du PJD, compte suivre le dossier. Il refuse d’assurer que c’est un cas de torture, mais il nous informe que le doute est permis. « C’est ce que l’enquête qui a été ouverte est appelé à trancher », conclut-il.
Les autorités n’ont pas communiqué à ce sujet.

samedi 12 juillet 2014

Le Complexe universitaire de Fès au Maroc vit sous contrôle et interventions musclées des forces de police

زلزلت حناجر طالبات الحي الجامعي الثاني بالمركب الجامعي ظهر المهراز في اولى...
fes24.com|Par ‎فاس24‎
Le Complexe universitaire de Fès au Maroc vit sous contrôle et interventions musclées des forces de police depuis toujours. tantôt les arrestations et matraques contre les étudiants, tantôt ce sont les milices intégristes qui s'en chargent, pour organiser les raids paramilitaires contre les étudiants et leur syndicat l'UNEM.

Pourquoi dit-on? tout simplement les étudiants du campus sont attachés à leur organisation syndicale l'UNEM et à leurs responsables syndicaux appartenant à la mouvance des Basistes. Le syndicat UNEM est d'orientation progressiste dans un pays administré par un régime réactionnaire et un gouvernement religieux et intégriste.
L'étudiant en grand plan sur la photo ci-dessus est en grève de la faim depuis plus de 30 jours et réclame son droit aux études universitaires. Il est arrêté dans un état lamentable au lieu de l'inscrire tout simplement.
L'enseignement supérieur n'est pas un droit garanti aux fils et filles des masses populaires, le diplôme d'accès ( Baccalauréat ) est remis en cause par les ministères successifs et ne donne pas automatiquement droit à l'inscription et la poursuite des études.
Le ministre de l’enseignement a même chassé les étudiants de la cité universitaire de Meknès en cette période d'examens, pour assurer le séjour estival aux membres de son parti au gouvernement.
Les étudiants à Fès portent de plus en plus de traces de matraques policières sur leur corps.
Du côté du régime et de son gouvernement religieux l'heure est au démantèlement de l'Université. Le ministre de tutelle s'en est même pris aux diplômés de Licence en matière de sciences humaines qu'il considère comme fardeau sur sa société. Par les violences physiques et morales et les arrestations dans les rang des étudiants de Fès et des militants,  le régime souhaite arriver au bout de ses projets ( détruire l'Université dans la ville scientifique du royaume...).
Toutes les forces politiques confondues plébiscitent chacun à sa manière le projet dangereux contre l'Université au Maroc et l’enseignement en général, dicté au plus haut rang des sphères financières mondiales à un régime qui ne peut être que sanguinaire.
fes24.com

samedi 9 novembre 2013

Le 7/11 grève dans les prisons du Maroc. Un détenu salafiste handicapé meurt après cinq jours de coma


Ziad Baroud Baroud
Par Ziad Baroud Baroud, 6/11/2013

 
 Décès d'Abdelkader Gilali
Des détenus nous communiquent que le jeudi 7 novembre une grève de la faim générale aura lieu dans toutes les prisons au Maroc.
En hommage et en signe de protestation contre la mort de Gilali Abdelkader.
Arrêté et condamné en 2003 pour terrorisme, Abdelkader Gilali, agé d'une soixantaine d'années, malade, a été transféré de la prison de Fez à la prison de Meknes. Là, il a été incarcéré avec des détenus de droit commun. L'homme en est mort. Lors de l'autopsie des traces de coups ont été découvert sur le corps du défunt.

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Maroc : Un détenu salafiste handicapé meurt après cinq jours de coma

 

 

  

La Haute délégation des prisons est, encore une fois, sous les projecteurs. Mohamed Ben Jilali, un détenu salafiste vient de mourir. Le défunt condamné, en 2003, à vingt ans de prison pour terrorisme, était devenu hémiplégique. La direction de Toulal 2 n'avait pas pris la précaution d'informer la famille du prisonnier lors de son hospitalisation.

La Coordination de défense des détenus islamistes annonce aujourd’hui, le décès de Mohamed Ben Jilali. La mort est survenue, toujours selon la même source, dans les premières heures de ce mardi, elle serait la conséquence de cinq jours de coma dans l’hôpital Mohammed V de Meknès.
Avant son arrestation, en 2003 pour participation à un projet terroriste, le défunt était diabétique et souffrait d’un taux élevé de cholestérol. Ce qui ne l’a pas empêché, affirme la Coordination, de "vivre normalement". A l’époque, il résidait en France et recevait des soins réguliers. Sa condamnation à vingt ans de prison a totalement chamboulé sa vie. En 2007, il est hémiplégique à cause d’une « négligence médicale »,  assure la Coordination.

La direction a occulté l’hospitalisation de l’ancien détenu à sa famille
Le 10 octobre dernier, et en dépit de sa santé très fragile, la direction de la prison de Fès décide son transfèrement au tristement célèbre centre de détention Toulal 2 de Meknès. Mohamed Ben Jilali n’a pas accepté d’ « être mis dans une cellule exiguë avec plus de dix prisonniers de droit commun », et du coup il décida d’ « observer, le 14 octobre, une grève de la faim de cinq jours » pour protester contre les mauvaises conditions de son incarcération.
Apparemment, cet effort physique a eu des répercussions fatales sur sa santé en altérant ses facultés. Admis d’urgence dans le pavillon des soins intensifs de l’hôpital Mohammed V, après cinq jours de coma, il vient de rendre l’âme ce matin, mardi 5 novembre.
Par ailleurs, durant toute la période de son hospitalisation, la direction de la prison n’a pas daigné informer la famille de l'ancien détenu, indique le communiqué de la Coordination défense des détenus islamistes. Il a fallu que sa femme lui rende visite pour apprendre son admission à l’hôpital Mohammed V de Meknès.


jeudi 29 août 2013

Top 9 des sites marocains inscrits au patrimoine mondial de l'humanité



  • 1 - Médina de Fès

    Fondée au IXe siècle et abritant la plus vieille université du monde, Fès a connu sa période faste aux XIIIe et XIVe siècles, sous la dynastie mérinide, quand elle supplanta Marrakech comme capitale du royaume. Le tissu urbain et les monuments essentiels de la médina remontent à cette période : médersa, fondouks, palais et demeures, mosquées, fontaines, etc. En dépit du transfert du siège de la capitale à Rabat, en 1912, elle garde son statut de capitale culturelle et spirituelle du pays.
    Médina de Fès
  • 2 - Médina de Marrakech

    Fondée en 1070-1072 par les Almoravides (1056-1147), Marrakech fut longtemps un centre politique, économique et culturel majeur de l'Occident musulman, régnant sur l'Afrique du Nord et l'Andalousie. Des monuments grandioses remontent à cette période : la mosquée de la Koutoubiya, la Casbah, les remparts, les portes monumentales, les jardins, etc. Plus tard, la ville accueillera d'autres merveilles, tels le palais Bandiâ, la medersa Ben Youssef, les tombeaux saâdiens, de grandes demeures, etc. La place Jamaâ El Fna, véritable théâtre en plein air, émerveille toujours les visiteurs.
    Médina de Marrakech
  • 3 - Ksar d'Aït-Ben-Haddou

    Ensemble de bâtiments de terre entourés de murailles, le ksar est un type d'habitat traditionnel présaharien. Les maisons se regroupent à l'intérieur de ses murs défensifs renforcés par des tours d'angle. Aït-Ben-Haddou, situé dans la province de Ouarzazate, est un exemple frappant de l'architecture du Sud marocain.
    Ksar d'Aït-Ben-Haddou
  • 4 - Ville historique de Meknès

    Fondée au XIe siècle par les Almoravides en tant qu'établissement militaire, Meknès devint capitale sous le règne de Moulay Ismaïl (1672-1727), fondateur de la dynastie alaouite. Il en fit une impressionnante cité de style hispano-mauresque ceinte de hautes murailles percées de portes monumentales qui montre aujourd'hui l'alliance harmonieuse des styles islamique et européen dans le Maghreb du XVIIe siècle.
    Ville historique de Meknès
  • 5 - Médina de Tétouan (ancienne Titawin)

    Tétouan a eu une importance particulière durant la période islamique, à partir du VIIIe siècle, comme principal point de jonction entre le Maroc et l'Andalousie. Après la Reconquête, la ville a été reconstruite par des réfugiés revenus dans cette région après avoir été chassés par les Espagnols. Cela est visible dans l'architecture et l'art qui témoignent de fortes influences andalouses. C'est l'une des plus petites médinas marocaines, mais sans aucun doute la plus complète, dont, ultérieurement, la majorité des bâtiments sont restés à l'écart des influences extérieures.
    Médina de Tétouan (ancienne Titawin)
  • 6 - Site archéologique de Volubilis

    La capitale de la Maurétanie, fondée au IIIe siècle av. J.-C., fut un avant-poste important de l'Empire romain et a été ornée de nombreux beaux monuments. Il en subsiste d'importants vestiges dans le site archéologique, situé dans une région agricole fertile. La ville devait devenir plus tard, pendant une brève période, la capitale d'Idriss Ie r , fondateur de la dynastie des Idrissides, enterré non loin de là, à Moulay Idriss.
    Site archéologique de Volubilis
  • 7 - Médina d’Essaouira (ancienne Mogador)

    Essaouira est un exemple exceptionnel de ville fortifiée de la fin du XVIIIe siècle, construite en Afrique du Nord selon les principes de l'architecture militaire européenne de l'époque. Depuis sa fondation, elle est restée un port de commerce international de premier plan reliant le Maroc et l'arrière-pays saharien à l'Europe et au reste du monde.
    Médina d’Essaouira (ancienne Mogador)
  • 8 - Ville portugaise de Mazagan (El Jadida)

    Les fortifications portugaises de Mazagan, qui font aujourd’hui partie de la ville d’El Jadida, à 90 km au sud-ouest de Casablanca, furent édifiées comme colonie fortifiée sur la côte atlantique au début du XVIe siècle. La colonie fut reprise par les Marocains en 1769. Les fortifications, avec leurs bastions et remparts, constituent un exemple précoce de l’architecture militaire de la Renaissance. Les édifices portugais encore visibles sont la citerne et l’église de l’Assomption, construite dans le style manuélin (gothique tardif). La ville portugaise de Mazagan, l’un des premiers établissements en Afrique occidentale des explorateurs portugais qui faisaient route vers l’Inde, offre un témoignage exceptionnel des influences croisées entre les cultures européenne et marocaine, qui apparaissent clairement dans l’architecture, la technologie et l’urbanisme.
    Ville portugaise de Mazagan (El Jadida)
  • 9 - Rabat, capitale moderne et ville historique

    Située sur la façade atlantique, au nord-ouest du Maroc, Rabat est le résultat d’un dialogue fructueux entre le passé arabo-musulman et le modernisme occidental. Le site comprend la « ville nouvelle », conçue et construite sous le Protectorat français de 1912 aux années 1930, incluant la résidence royale, des administrations coloniales, des ensembles résidentiels et commerciaux, le jardin d’Essais – botanique et d’agrément.. On y trouve aussi des parties anciennes de la ville qui remontent parfois au XIIe siècle. La « ville nouvelle » représente un des plus grands et plus ambitieux projets urbains du XXe siècle en Afrique, probablement le plus complet. Les parties anciennes abritent la mosquée Hassan (début de la construction en 1184) ainsi que les remparts et portes almohades, seuls vestiges subsistant d’un grand projet de ville capitale du califat almohade. On y trouve aussi des vestiges de la principauté morisque, ou andalouse, du XVIIe siècle.
    Rabat, capitale moderne et ville historique
  • http://www.marotop.com/web/article/110/top-9-des-sites-marocains-inscrits-au-patrimoine-mondial-de-l-humanite

mercredi 3 avril 2013

Le Maroc ne change pas, nouvelle vague de grèves de la faim dans les prisons...

Par Moha Oukziz, coordinateur du Comité de Soutien aux Prisonniers Politiques au Maroc, 2/4/2013.







               
                  
                              Communiqué:


Depuis maintenant plus de deux ans,  à l'image des peuples du Maghreb et du Moyen-Orient, le peuple du Maroc lutte pour un avenir meilleur contre le régime en place.
Tout le monde se rappelle la lettre terrifiante que nous avons traduite d'Ezedine Eroussi qui a observé une grève de la faim de 135 jours, et de la campagne de solidarité que nous avons pu animer en  faveur des détenus politiques en grève de la faim dans les prisons de Taza, Fès, Errachidia etc.
Tout le monde se souvient de la torture subie par les détenus politiques du mouvement du 20 février et de l'Union Nationale des Étudiants au Maroc.

Aujourd'hui la situation est la même. Pire, le régime torture plus que jamais, continue d'emprisonner, de tuer dans le silence médiatique avec la complicité politique de toute l'Europe. Des dizaines de militants du M20F et de l'UNEM sont dans les geôles du régime. Certains  sont en grève de la faim depuis le début du mois de mars 2013, d'autres n'en sont pas à leur première grève de la faim, c'est le cas de Abdessamad Haydour et Tarik Alhamani les compagnons de cellule d'Eroussi Ezedine.
Personne au Maroc n'est à l'abri des traitements d'intimidation, d'agression, d'injures, d'emprisonnement pour une raison ou une autre.
Dans les geôles du régime des jeunes militants actifs dans le M20F et/ou dans l'UNEM sont condamnés à des peines lourdes allant jusqu'à six ans ferme.
La situation de certains grévistes de la faim  est alarmante.
A Taza, dans la prison locale construite au temps de la colonisation française, Tarik Alhamani, de santé fragile, ayant une insuffisance rénale,  a déjà entamé une grève de la faim avec Ezedine Eroussi. Il en est à sa deuxième grève, depuis le debut du mois de mars, c'est le cas aussi de Abdessamed Haydour, dit "détenu du sacré", tous les deux dans la prison locale de Taza.
La famille de Tarik s'inquiète de son sort. Elle s'est présentée au parloir sans pouvoir obtenir aucune nouvelle .
La direction pénitentiaire de Taza refuse toute communication à son sujet, il est  fort probable qu'il soit transféré ailleurs car sa situation est critique.
L'UNEM et le M20F à Taza ont organisé des manifestations  en direction de la prison pour demander de ses nouvelles et sa libération ainsi que celle des autres détenus politiques.
  
A Meknès, dans la célèbre prison de Toulal2, cinq étudiants de l'UNEM sont également en grève de la faim depuis le début du mois de mars. Il s'agit de Hassan Koukou, Mounir Ait Khafou, Soufiane Seghiri, Mohamed Elouakili et Hassan Alhmouche.

A Fès, dans la célèbre prison Aine Kadousse, d'autres militants de l'UNEM et du M20F sont en grève de la faim depuis le 26 mars 2013, il s'agit de Younes Erroufi, Hichame Boughlade et Tarik Ejaïbi.

Ces militants emprisonnés et beaucoup d'autres luttent pour un Maroc démocratique et de liberté. Ils sont torturés, maltraités et vivent dans des conditions inimaginables dans les geôles du régime au Maroc. La vie politique et sociale au Maroc est rythmée par des détentions arbitraires, des tortures, des maltraitances  permanentes avec sans cesse de nouveaux détenus d'opinion et politiques. Même les rapports des droits de l'homme établis par l'ONU condamnent le régime au Maroc en  matière de détention et de tortures.

Le comité de soutien aux détenus politiques au Maroc, vous sollicite afin que vous informiez le public français et international, que vous souteniez les détenus politiques au Maroc en grève de la faim et que vous demandiez aux autorités la libération de tous les prisonniers politiques dans ce pays.

Noms et prénoms des détenus grévistes de la faim:


Tarik Alhamani,  prison locale  de Taza Maroc 
Abdessamad ALhaydour, prison locale ded Taza Maroc Mounir Ait Khafou, prison Toullal2 Meknes Maroc         Soufiane Segheri, prison Toullal 2 Meknes Maroc          Hassan Koukou, prison Toullal 2 Meknes Maroc 
Mohamed Alouakili, prison Toullal 2 Meknes Maroc
Hassan Alhmouche, prison Toullal 2 Meknes Maroc.     Younes Erroufi, prison Aine Kadousse, Fès Maroc           Hichame Boughlade, prison Aine Kadousse, Fès Maroc        Tarik Ejaïbi, prison Aine Kadousse, Fès Maroc

 
Les familles, amis et camarades des détenus politiques dans les trois prisons et geôles du régime vous demandent de participer à la campagne  pour la libération des détenus politiques au Maroc          

le comité de soutien
        le 2 avril 2013.
                  

mardi 12 février 2013

Meknès: 10 mois de prison ferme pour les détenus d’Aguelmous

hare
La Cour d'appel de Meknès a condamné à 10 mois de prison ferme et 500 dirhams d'amende 11 habitants d'Aguelmous suite aux protestations qui ont secoué la petite ville de la province de Khénifra en mai dernier.

Les 11 habitants d'Aguelmous condamnés par la cour d'appel de Meknès étaient accusés d'attroupement illégal, d'avoir posé des pierres et des barricades sur la voie publique, de désobéissance, de coups et blessures sur des éléments des forces de l'ordre et de dégâts à des biens publics.
Au final, 11 détenus sur 13 ont écopé de 10 mois de prison ferme, dont il reste uniquement 10 jours (car ils sont déjà en détention) et d'une amende de 500 dirhams, alors qu'un accusé a été acquitté faute de preuves. Un autre détenu a également écopé de 10 mois de prison alors qu'il est en détention depuis environ 4 mois, ayant été arrêté avant l'Aïd al-Adha après un avis de recherche à l'échelle nationale.
Cette affaire remonte aux événements qu'a connus Aguelmous le 5 mai dernier, lorsque les forces publiques sont intervenus pour disperser un sit-in organisé par les populations locales pour revendiquer des services de base (transport, soins médicaux, équipements collectifs). L'intervention des forces de l'ordre a débouché sur l'arrestation et l'emprisonnement de 12 personnes.

vendredi 3 août 2012

Urgent :Arrestation de militants M20F à Meknès, manifestation à Casa

Samira Kinani a publié dans Association Marocaine des Droits Humains 3/8/2012

 RÉPRESSION DE JEUNES DU 20 FEV MEKNÈS QUI DISTRIBUAIENT UN TRACT APPELANT A LA JOURNEE DE PROTESTATION 11 AOUT

 LE PRÉSIDENT DE LA SECTION AMDH A ÉTÉ PRIS POUR CIBLE AINSI QUE D AUTRES MILITANTS. LE LOCAL DU PSU OU ILS SE SONT RÉFUGIES EST CERNE.
DEUX MILITANTS RACHID ET ADIL MANQUENT A L APPEL
ON ATTEND D AUTRES NOUVELLES

  - Casablanca le 2 Août 2012:
 Le Rassemblement de la gauche démocratique, RGD (ANNAHJ ADDIMOCRATI, PADS, PSU, CNI) qui a organisé avec succès un sit in de protestation contre la répression qui s'abat sur les miltantEs du MVT20FEVRIER....et ce l 2 août 2012 devant la Wilaya du grand Casablanca.

samedi 20 février 2010

Une mosquée s'effondre au Maroc : 41 morts et une polémique

Par LE NOUVELOBS 20/2/2010
Les autorités évoquent l'effet des pluies diluviennes, mais les habitants soulignent le mauvais état du monument. Une quarantaine de fidèles ont trouvé la mort.
Le nombre de victimes pourrait encore être revu à la hausse (AFP)
Des fidèles restaient prisonniers des décombres de la mosquée de Meknès, samedi après-midi 20 février au Maroc, où l'effondrement d'un minaret a fait au moins une quarantaine de morts.
Vieux de quatre siècles, le minaret s'est écroulé en pleine prière du vendredi. Des sources hospitalières parlent de 41 morts et de plus de 70 blessés.
"Il reste des gens sous les décombres après tout le temps écoulé depuis la catastrophe. Nous ne savons pas combien. Il y a de nombreux policiers et sauveteurs, mais ils paraissent très lents et inefficaces", a déclaré Khaled Rahmouni, qui habite à proximité de la mosquée.
Des fissures dans les murs
Le minaret de la mosquée Lalla Khenata dans le vieux quartier de Bal el Bardiyine, à Meknès, s'est effondré alors que 300 fidèles étaient réunis pour la prière.
Le responsable local de la défense civile, Alaoui Ismaïli, a expliqué que les secours étaient lents en raison de l'étroitesse des rues de la médina qui empêche l'acheminement d'équipement lourd.

"Nous progressons aussi avec beaucoup de précaution parce que les murs des maisons et des boutiques adjacentes à la mosquée sont fragiles, en particulier après les fortes pluies des derniers jours", a-t-il dit.
Certains habitants ont fait part de leur irritation parce qu'ils avaient signalé aux autorités la présence de fissures dans les murs de la mosquée.
"Des vies auraient pu être épargnées"
"Les gens sont furieux. Nous leur avions dit à de nombreuses reprises qu'il y avait dans les murs des fissures qui s'élargissaient et que le minaret commençait à pencher, mais ils n'ont pas tenu compte de ces avertissements", a déclaré par téléphone à Reuters un habitant qui a souhaité ne donner que son prénom, Mohamed.
Mohamed et d'autres habitants ont estimé que l'accident aurait pu être évité si on les avait écoutés.
"Nous croyons en Dieu et en ce que le destin nous apporte, mais cette fois, des vies auraient pu être épargnées si les autorités n'avaient pas montré qu'elles ne se soucient pas de ce que disent les gens", a déclaré un autre habitant, Zouhaier.
Il est relativement fréquent que de vieux bâtiments s'effondrent dans les quartiers anciens de villes marocaines, mais la chute d'un minaret est rare.
Des médias publics marocains ont mis en cause des pluies diluviennes, mais un responsable du service national de météorologie a rejeté cette théorie.
"Le temps n'était pas particulièrement mauvais à Meknès. Il serait juste de rechercher un autre facteur que le temps", a-t-il dit.
source : Nouvelobs.com avec Reuters