Archives 2009-2017 du blog du Réseau de solidarité avec les peuples du Maroc, du Sahara occidental et d'ailleurs(RSPMSOA), créé en février 2009 à l'initiative de Solidarité Maroc 05, AZLS et Tlaxcala. Rejoignez-nous!
Nous écrire: solidmarO5[at]gmail.com
Chers amis lecteurs de solidmar,
Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeausolidmar !
Un ras le bol auquel font face bon nombre de Marocaines : le
dénigrement des garagistes et le sexisme dû, trop souvent, à leur machisme.
Pour répondre à ces agissements, Najlae et Rajae ont voulu exercer le métier de
garagiste, généralement assimilé aux hommes, afin de servir leurs consœurs
et leur éviter de passer par la gente masculine pour réparer leur véhicule.
C’est à Tétouan, nichée au nord du royaume, que Najlae Lachqar, 23 ans, et
sa petite sœur Rajae, 22 ans, veulent réaliser leur rêve : voir un jour
s’ouvrir leur garage pour réparation de voiture, entièrement féminin. Une idée,
elles se souviennent, qui trotte dans leur tête depuis leur plus jeune âge.
Fondée au IXe siècle et abritant la plus vieille université du monde,
Fès a connu sa période faste aux XIIIe et XIVe siècles, sous la
dynastie mérinide, quand elle supplanta Marrakech comme capitale du
royaume. Le tissu urbain et les monuments essentiels de la médina
remontent à cette période : médersa, fondouks, palais et demeures,
mosquées, fontaines, etc. En dépit du transfert du siège de la capitale à
Rabat, en 1912, elle garde son statut de capitale culturelle et
spirituelle du pays.
2 - Médina de Marrakech
Fondée en 1070-1072 par les Almoravides (1056-1147), Marrakech fut
longtemps un centre politique, économique et culturel majeur de
l'Occident musulman, régnant sur l'Afrique du Nord et l'Andalousie. Des
monuments grandioses remontent à cette période : la mosquée de la
Koutoubiya, la Casbah, les remparts, les portes monumentales, les
jardins, etc. Plus tard, la ville accueillera d'autres merveilles, tels
le palais Bandiâ, la medersa Ben Youssef, les tombeaux saâdiens, de
grandes demeures, etc. La place Jamaâ El Fna, véritable théâtre en plein
air, émerveille toujours les visiteurs.
3 - Ksar d'Aït-Ben-Haddou
Ensemble de bâtiments de terre entourés de murailles, le ksar est un
type d'habitat traditionnel présaharien. Les maisons se regroupent à
l'intérieur de ses murs défensifs renforcés par des tours d'angle.
Aït-Ben-Haddou, situé dans la province de Ouarzazate, est un exemple
frappant de l'architecture du Sud marocain.
4 - Ville historique de Meknès
Fondée au XIe siècle par les Almoravides en tant qu'établissement
militaire, Meknès devint capitale sous le règne de Moulay Ismaïl
(1672-1727), fondateur de la dynastie alaouite. Il en fit une
impressionnante cité de style hispano-mauresque ceinte de hautes
murailles percées de portes monumentales qui montre aujourd'hui
l'alliance harmonieuse des styles islamique et européen dans le Maghreb
du XVIIe siècle.
5 - Médina de Tétouan (ancienne Titawin)
Tétouan a eu une importance particulière durant la période islamique, à
partir du VIIIe siècle, comme principal point de jonction entre le Maroc
et l'Andalousie. Après la Reconquête, la ville a été reconstruite par
des réfugiés revenus dans cette région après avoir été chassés par les
Espagnols. Cela est visible dans l'architecture et l'art qui témoignent
de fortes influences andalouses. C'est l'une des plus petites médinas
marocaines, mais sans aucun doute la plus complète, dont,
ultérieurement, la majorité des bâtiments sont restés à l'écart des
influences extérieures.
6 - Site archéologique de Volubilis
La capitale de la Maurétanie, fondée au IIIe siècle av. J.-C., fut un
avant-poste important de l'Empire romain et a été ornée de nombreux
beaux monuments. Il en subsiste d'importants vestiges dans le site
archéologique, situé dans une région agricole fertile. La ville devait
devenir plus tard, pendant une brève période, la capitale d'Idriss Ie r ,
fondateur de la dynastie des Idrissides, enterré non loin de là, à
Moulay Idriss.
7 - Médina d’Essaouira (ancienne Mogador)
Essaouira est un exemple exceptionnel de ville fortifiée de la fin du
XVIIIe siècle, construite en Afrique du Nord selon les principes de
l'architecture militaire européenne de l'époque. Depuis sa fondation,
elle est restée un port de commerce international de premier plan
reliant le Maroc et l'arrière-pays saharien à l'Europe et au reste du
monde.
8 - Ville portugaise de Mazagan (El Jadida)
Les fortifications portugaises de Mazagan, qui font aujourd’hui partie
de la ville d’El Jadida, à 90 km au sud-ouest de Casablanca, furent
édifiées comme colonie fortifiée sur la côte atlantique au début du XVIe
siècle. La colonie fut reprise par les Marocains en 1769. Les
fortifications, avec leurs bastions et remparts, constituent un exemple
précoce de l’architecture militaire de la Renaissance. Les édifices
portugais encore visibles sont la citerne et l’église de l’Assomption,
construite dans le style manuélin (gothique tardif). La ville portugaise
de Mazagan, l’un des premiers établissements en Afrique occidentale des
explorateurs portugais qui faisaient route vers l’Inde, offre un
témoignage exceptionnel des influences croisées entre les cultures
européenne et marocaine, qui apparaissent clairement dans
l’architecture, la technologie et l’urbanisme.
9 - Rabat, capitale moderne et ville historique
Située sur la façade atlantique, au nord-ouest du Maroc, Rabat est le
résultat d’un dialogue fructueux entre le passé arabo-musulman et le
modernisme occidental. Le site comprend la « ville nouvelle », conçue et
construite sous le Protectorat français de 1912 aux années 1930,
incluant la résidence royale, des administrations coloniales, des
ensembles résidentiels et commerciaux, le jardin d’Essais – botanique et
d’agrément.. On y trouve aussi des parties anciennes de la ville qui
remontent parfois au XIIe siècle. La « ville nouvelle » représente un
des plus grands et plus ambitieux projets urbains du XXe siècle en
Afrique, probablement le plus complet. Les parties anciennes abritent la
mosquée Hassan (début de la construction en 1184) ainsi que les
remparts et portes almohades, seuls vestiges subsistant d’un grand
projet de ville capitale du califat almohade. On y trouve aussi des
vestiges de la principauté morisque, ou andalouse, du XVIIe siècle.
Un sit-in organisé cet après-midi devant le tribunal de
Tétouan a été violemment dispersé par les autorités. Cinq personnes ont
été arrêtées puis relâchées, dont deux membres dirigeants des bureaux
locaux de l'AMDH, à l'origine du rassemblement.
Tétouan était la première ville du royaume à accueillir ce vendredi
un sit-in de protestation contre la grâce royale accordée ce mardi à
Daniel Gavran, le détenu espagnol condamné en 2011 à trente ans de
prison pour pédophilie.
Mais les forces de l'ordre sont intervenues dès l'arrivée des
premiers manifestants devant le tribunal de la ville, peu avant 17h, et
ont arrêté "au moins 5 personnes dont deux membres dirigeants des bureaux locaux de l'AMDH", selon Youssef Raissouni du bureau de Rabat de l'AMDH, cité par H24info.ma.
Un grand rassemblement est prévu à Rabat ce soir à 22h devant le
Parlement. D'autres sit-in sont prévus ce soir et dans les jours qui
viennent à travers le pays, listés par le collectif Mamfakinch :
Meknès : Vendredi à 22h devant la Wilaya Marrakech : Vendredi à 22H devant Sa7at Al Barid, Gueliz Tanger : Vendredi à 22H15 à la place des Nations Fès : Vendredi à 22h30 Place Florence Oujda : Samedi à 22h devant la Wilaya Taounate : Samedi à 22H en face de al 3amala El Jadida : Samedi à 22H30 devant Baladia Agadir : Samedi à 17H devant le consulat d'Espagne Kenitra : Samedi à 22H à Sa7at Nafoura Nador : Samedi à 22h en face de Hôtel Ryad Safi : Lundi 22H30 Casablanca : mardi 6 aout à 22H devant place La7mam --------------------------------------------------------------------------------------------------------------
M'hamed El YagoubiAu
Maroc, l'Etat a mis des enfants au service des pédophiles pour prétendre
servir l'intérêt suprême. Tandis que les militants des droits de
l'homme et pour la dignité et la justice sociale sont violentés partout
et poursuivis jusqu'à leur chambre à coucher pour les mettre dans des
prisons et des centres de détentions clandestins. ----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Les forces de l'ordre empêchent la tenue du sit-in devant le
Parlement à Rabat en dispersant violemment les manifestants à l'aide de
matraques. Le rassemblement pacifique a pour but de protester contre la
grâce royale accordée mardi à un pédophile. Plusieurs centaines de personnes sont réunies sur l'avenue Mohamed V à
Rabat et d'autres personnes continent d'affluer mais les forces de
l'ordre, nombreuses, quadrillent la zone ont déjà pris place et
empêchent les groupes de manifestants de se former et de scander des
slogans, en les frappant à coups de matraques. Plusieurs manifestants
ont déjà été blessés ainsi que des journalistes comme Nadia Lamlili,
tabassée, brièvement interpellée et dont le matériel a été volé et
détruit par les forces de l'ordre. http://youtu.be/I8keb_ZN3NU http://youtu.be/ZrvZKwgJU6k Des incidents ont également été reportés à Tanger, où un sit-in a lieu Place des Nations-Unies (photo ci-dessous)
Maroc: une manif contre la grâce d'un pédophile espagnol dispersée à Rabat
Par AFP, 3/8/2013
Rabat
— Plusieurs milliers de personnes ont tenté de se rassembler devant le
parlement à Rabat pour dénoncer la grâce accordée à un pédophile
espagnol, mais la police marocaine est intervenue par la force pour les
en empêcher, ont constaté des journalistes de l'AFP. Des dizaines
de personnes, parmi lesquelles des journalistes et des photographes, ont
été blessées par la police qui s'est déployée massivement peu avant le
début de la manifestation. "C'est une répression tout à fait
disproportionnée. Il n'y a qu'une seule explication, c'est que l'Etat
n'a aucune explication", a estimé Fouad Abdelmoumni, un économiste
présent lors de la manifestation. "On ne veut pas que les gens se rendent compte que le roi commet des bêtises", a-t-il ajouté. Mardi,
le roi Mohammed VI a "ordonné la libération de 48 prisonniers espagnols
(...) en réponse à une demande formulée (...) par le roi Juan Carlos",
qui a effectué à la mi-juillet une visite officielle au Maroc. Selon
les médias, l'homme dont les manifestants contestent la libération est
âgé de 60 ans et a été reconnu coupable en 2011 du viol de 11 enfants
âgés de 4 à 15 ans. Il avait été incarcéré à la prison de Kenitra, au
nord de Rabat. "Une honte internationale, il n'y a ni droits ni
libertés", "vive le peuple, où est la justice ?, non à la pédophilie",
scandaient les manifestants. Des dizaines de blessés parmi
lesquels des journalistes et des photographes ont été transportés à
l'hôpital, selon les journalistes de l'AFP.
"C'est la première
fois que je participe à une manifestation parce que je suis outrée par
cette grâce qui a permis de libérer ce pédophile", a déclaré à l'AFP une
jeune étudiante. "L'Etat défend et protège le viol des enfants marocains. La dignité des Marocains est bafouée", a ajouté un autre manifestant. Contacté
jeudi par l'AFP, le ministre de la Justice Mustapha Ramid a confirmé la
grâce royale, mais a estimé qu'il n'était "pas habilité à la
commenter". "Cet individu fera l'objet d'une extradition, et il sera
interdit d'entrée au Maroc", a précisé le ministre. Le Maroc a été confronté à plusieurs affaires de pédophilie au cours des derniers mois. En
juin, un Britannique soupçonné de pédophilie a été interpellé à Tétouan
(nord). En mai, un Français de 60 ans a été condamné à 12 ans de prison
ferme par un tribunal de Casablanca pour des actes pédophiles. Des manifestations ont également été dispersées par la force en début d'après-midi à Tanger et à Tétouan, au nord du Maroc. "J'étais
avec un groupe d'amis devant le parlement quand la police est
intervenue violemment. J'ai reçu un coup dans la tête", a déclaré à
l'AFP Hakim Sikouk, présent à la manifestation de Rabat qui s'est
dispersée aux environs de minuit. "Il faut reconnaître que la
grâce de ce pédophile était une faute, car il ne mérite pas cette
grâce", a indiqué pour sa part Abdelali Hamieddine, député et membre
dirigeant du parti islamiste Justice et développement, au pouvoir depuis
janvier 2012. "Les Marocains ont le droit de manifester quand ils
ressentent l'humiliation et les forces de l'ordre n'ont pas le droit
d'intervenir avec autant de violence", a-t-il ajouté.
Petits arrangements entre prédateurs (l'un chasseur d'éléphant, l'autre des biens publics).
Une répression sans nom , hier soir, contre les manifestants dans
plusieurs villes du pays, le recours au bâton, contre les sujets de la
monarchie de droit divin fera-t-il taire la contestation ? En 2004 ,
le Roi avait revu le Code de la Famille (la Moudawana) initiant des
réformes salutaires pour protéger la femme et les enfants. Bullshit ! La pédophilie et la prostitution (demandez à Philippe Servaty,
journaliste du "Soir" jugé en Belgique il y a quelques mois) , deux
fléaux sur lesquels le Roi ferme les yeux au nom d'un semblant de paix
sociale. Attention au retour de manivelle!
Solidarité Maroc, Réseau de solidarité avec les peuples du Maroc, du Sahara occidental et d'ailleurs(RSPMSOA) solidmar05[at]gmail.com 17 rue Jean Eymar 05000 Gap France
Visitez
le blog de l’Alliance zapatiste de libération sociale actualisé en permanence