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dimanche 17 mai 2015

Ali n’écrira pas car Ali n’existe pas!


samedi 24 mai 2014

Maroc : un journaliste marocain passé à tabac pendant une manifestation de diplômés


Par Pauline Bussy, 22/5/2014

Yassir Al Makhtoum, journaliste pour le quotidien arabophone "Attajdid", aurait été agressé mercredi par les forces de l'ordre alors qu'il couvrait une manifestation de diplômés chômeurs à Rabat.

Yassir Al Makhtoum, sauvagement
agressé par les forces de l'ordre

Après que la police ait violemment dispersé la foule qui s'était massée sur l'avenue Mohammed V, le journaliste aurait été passé à tabac par les forces de l'ordre, selon ses employeurs. Sur le site du quotidien arabophone, on explique que Yassir Al Makhtoum, blessé au visage, aurait été "frappé au niveau des parties génitales", alors que celui-ci avait présenté sa carte de presse aux autorités. Le reporter aurait été battu jusqu'à en perdre connaissance.
Interrogé par la police, son procès verbal aurait été suspendu quand le journaliste a accusé les forces de l'ordre de l'avoir "bastonné collectivement". Libéré après l'arrivée de certains responsables de "Attajdid", le journal prévoit de porter plainte et de demander des explications au gouvernement. Le syndicat national des journalistes a condamné l'agression de Yassir Al Makhtoum.

jeudi 3 octobre 2013

Fès : un journaliste lanceur d'alertes poursuivi au pénal risque jusqu'à un an de prison


Omar Mouzaine, journaliste



Le journaliste Omar Mouzaine, spécialisé dans les affaires criminelles de la ville de Fès, explique à Lakome être poursuivi en justice pour outrage à fonctionnaire public et publication de fausses informations. Il risque jusqu'à un an de prison.


Le journaliste Omar Mouzaine, 23 ans, correspondant de notre confrère Goud.ma à Fès et spécialisé dans les affaires criminelles locales comparait devant le tribunal de première instance de Fès le 7 octobre prochain. Il est poursuivi en état de liberté pour "outrage à fonctionnaires publics à travers des écrits et atteinte à leur honneur  et non respect dû à leur autorité" ainsi que pour "publication de fausses informations de mauvaise foi", conformément à l’article 263 du code pénal et à l’article 42 du code de la presse. Il risque entre un mois et un an de prison.

Mouzaine dit avoir subi trois jours d’interrogatoire au siège de la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) à Casablanca durant le mois de juillet dernier sur la base d’une plainte déposée par Mohammed Hammouchi, chef de la police judiciaire de la ville de Fès. Selon le journaliste, le chef de la PJ l'accuse de "publier de fausses informations dans l’intention de semer la terreur au sein de la population et de saper le moral des fonctionnaires de la Direction générale de la sécurité nationale (DGSN)".

Contacté par Lakome, Omar Mouzaine a précisé que six de ces articles sur la situation sécuritaire à Fès ont été inclus comme pièces à conviction dans le dossier, dont l’un intitulé "Dangereux : Une bande armée d’épées sème la terreur à Fès, pourchasse les citoyens et les dépouillent de leurs biens".

Omar Mouzaine pense que la police de Fès veut, à travers ce procès faire taire les lanceurs d’alertes, les associations locales et les citoyens qui dénoncent la dégradation de la situation sécuritaire dans leur ville dont certains quartiers se sont transformés en zone de non droit. Il affirme avoir été menacé par une personne se présentant comme étant l’intermédiaire d’un "très haut responsable sécuritaire local".
http://fr.lakome.com/index.php/maroc/1430-fes-un-proces-penal-contre-un-journaliste

samedi 2 février 2013

RSF Nadir Dendoune : 1er février rassemblement en faveur de sa libération

Manifestation de soutien a Nadir Dendoune, journaliste français détenu en Irak.
Manifestation de soutien à Nadir Dendoune, journaliste français détenu en Irak.

                                  
Mobilisation

IRAK 31/01/2013    Reporters sans frontières et le Comité de soutien appellent à la libération immédiate de Nadir Dendoune.

Reporters sans frontières et le Comité de soutien à Nadir Dendoune demandent la libération immédiate du journaliste, retenu dans une prison de Bagdad depuis le 23 janvier dernier. Entré en Irak le 16 janvier pour le mensuel français Le Monde diplomatique et le magazine Le Courrier de l’Atlas, il a été arrêté par la police irakienne alors qu’il effectuait un reportage près d'une usine de traitement d'eau dans le quartier de Dora au sud-ouest de Bagdad, selon le ministère français des Affaires étrangères.

Nadir Dendoune serait depuis incarcéré dans une prison de la capitale, sans pour autant avoir été inculpé. Porteur des nationalités française, algérienne et australienne, il serait officiellement poursuivi pour avoir pris des photos sans autorisation de sites sensibles. Il n’a pas encore pu recevoir de visite des services consulaires français présents à Bagdad, malgré les demandes formulées par l’ambassade de France auprès des autorités irakiennes. Le 28 janvier, le journaliste a pu appeler au téléphone une amie en France pour lui annoncer son incarcération.

Le 30 janvier, Reporters sans frontières et son organisation partenaire en Irak, le Journalistic Freedoms Observatory, ont adressé un courrier au Premier ministre irakien, Nouri Al-Maliki, afin de demander davantage d’informations sur les circonstances de l’arrestation du journaliste et sur les charges qui pèsent actuellement à son encontre. Le courrier a été remis en mains propres aux autorités irakiennes à Bagdad. Les deux organisations ont demandé au chef du gouvernement de faire tout ce qui est en son pouvoir pour permettre à Nadir Dendoune de recouvrer le plus rapidement possible la liberté.

Un point presse aura lieu ce soir 31/1/2013 à 17 heures à l’Institut du Monde Arabe, suivi de la projection du documentaire de Nadir Dendoune, "Palestine", à 18h30 (IMA, 1, rue des Fossés-St-Bernard, Paris 5e - Métro Cardinal-Lemoine et Sully-Morland). Une projection prévue de longue date, à laquelle, il devait assister.

Reporters sans frontières et le Comité de soutien organisent un rassemblement en faveur de la libération de Nadir Dendoune le vendredi 1er février, à 17h30, place de la Fontaine des Innocents, dans le 1er arrondissement, à Paris (Métro Châtelet- Les Halles).

Contact Comité de soutien
libereznadirdendoune@gmail.com
Comité de Soutien pour la libération de Nadir Dendoune


  • PALESTINE 

    UN FILM DE NADIR DENDOUNE (55'49)

LE DOCUMENTAIRE DU JEUDI

31 janvier 2013, Auditorium (niveau -2) - 18h30

Entrée libre dans la limite des places disponibles

Projection suivie d'un débat en présence du réalisateur

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Ce film décrit le parcours kafkaïen de jeunes Français en visite en Israël puis en Palestine. Sur place, Ruth, une Française de confession juive, installée sur place, décide de les accompagner. C'est son premier voyage "de l'autre côté". En douze jours, ils ont connu la violence des check points. Ils sont allés à Hébron, poudrière à ciel ouvert, où le maintien d’une poignée de colons entretient la haine. Ils ont aussi rencontré un député israélien progressiste, ardent défenseur de la Paix, ou manifesté aux côtés d’Israéliens à Sheik-Jarah, quartier arabe de Jérusalem, pour demander l’arrêt des expulsions de familles palestiniennes. Ils ont pu poser une pléiade de questions à Abdel Aziz Doweik, président du parlement palestinien, membre du Hamas, incarcéré plusieurs fois par l'armée israélienne. Un road movie qui nous informe sur une colonisation cynique et violente.
Soirée animée par Naïma Yahi, directrice de l’association Pangée Network
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En savoir plus sur Nadir :

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Comité de Soutien pour la libération de Nadir Dendoune

Merci d'être venus aussi nombreux au rassemblement pour la libération de Nadir Dendoune.

Plus de 400 personnes ont répondu présentes.

On lâche rien, on continue la mobilisation jusqu'au bout.
Nous vous tenons informées, merci à vous tous, famille, proches,anonymes.

AI


mercredi 30 janvier 2013

Nadir Dendoune incarcéré en Irak (suite)

Irak 29/01/2013 à 15h40

Nadir Dendoune, journaliste français détenu à Bagdad pour des photos


Par Camille Polloni | Journaliste Rue89,  Irak 29/01/2013 à 15h40

Nadir Dendoune en 2010, alors qu’il organisait la Journée sans immigrés 
(Audrey Cerdan / Rue89)
Vers 20h45 lundi soir, Nadir Dendoune, journaliste indépendant de 40 ans, poste un message sur sa page Facebook. Pas tout à fait lui, en réalité : le texte parle de Nadir à la troisième personne (il a été retiré depuis). Le journaliste aurait été arrêté à Bagdad et détenu depuis cinq jours dans une prison irakienne.
Au bout de plusieurs commentaires incrédules et quelques blagues, sa sœur Houria confirme que c’est sérieux. Des amis à lui y vont de leur conseil, témoignent de leur soutien, glissent le numéro de la cellule de crise au ministère des Affaires étrangères. Les derniers qui pensent encore à une plaisanterie se font rabrouer.
Les nombreux messages apparaissent au fur et à mesure, comme un tchat un peu surréaliste autour de la détention de leur ami qui devait rentrer en France dans les jours qui viennent. Mardi, un nouveau post a remplacé l’ancien :
« Pas trop d’initiatives persos pour l’instant, merci. Plein de choses sont faites. Restons vigilants. On vous donne des nouvelles dans la journée de mardi. »

Reportage sans autorisation

Entre temps, une dépêche AFP citant une source consulaire a fait état de la situation de Nadir Dendoune, « arrêté par la police irakienne pour avoir pris des photos sans autorisation à Bagdad » :
« Nadir Dendoune a été arrêté dans le quartier de Dora (sud-ouest) “en milieu de semaine dernière” et “est toujours en détention, il n’a pas été encore inculpé”, a ajouté la source consulaire. Les autorités irakiennes ont assuré qu’il “est bien traité, il n’a pas de problème médical”, selon elles.
Selon sa sœur Houria Dendoune, contactée par l’AFP, le journaliste aurait été arrêté alors qu’il prenait des photos d’une usine de traitement des eaux. »
La dépêche précise que Nadir Dendoune, qui a la triple nationalité française, algérienne et australienne, faisait un reportage pour Le Monde Diplomatique sur les dix ans de l’invasion du pays.

Un journaliste hors norme

Il est aussi collaborateur de L’Humanité et chroniqueur pour Le Courrier de l’Atlas, dans lequel il a publié plusieurs billets sur son voyage en Irak, mettant à profit son surnom revendiqué : « le tocard ».
En 2010 et 2011, Nadir Dendoune a publié trois articles sur Rue89. Diplômé sur le tard du Centre de formation des journalistes (CFJ) à Paris, le journaliste a toujours réussi ses défis un peu dingues :
  • faire 3 000 km à vélo en Australie (puis faire le tour du monde) ;
  • être bouclier humain en Irak en 2003 ;
  • gravir l’Everest (oui oui) à 37 ans ;
  • organiser une « journée sans immigrés » pour montrer leur importance dans l’économie française.
En septembre, il publie une tribune reprochant à Canal Plus d’avoir masqué son tee-shirt « Palestine » au Grand Journal.

Le précédent américain

En mai 2003, des journalistes français avaient déjà été arrêtés à Bagdad et détenus trois jours, cette fois-ci par les Américains. C’était une équipe de Canal Plus : un rédacteur, un journaliste reporter d’images, un traducteur et leur chauffeur.
Leur crime : avoir tourné sans autorisation des images d’un bâtiment, appartenant – ils l’apprennent plus tard – aux Forces spéciales américaines. Les quatre hommes, pourtant identifiés comme journalistes, sont arrêtés par des Irakiens armés, se souvient aujourd’hui Michel Despratx, le rédacteur de l’équipe. Avant d’être confiés aux Forces spéciales américaines :
« Nous avons été maltraités, encagés, avec le statut de prisonnier de guerre. Nous avons vécu deux simulacres d’exécution, une fois alignés contre un mur, l’autre au bord d’un fleuve, avant que l’armée américaine nous sorte de là. Un général américain nous a ensuite présenté des excuses officielles. »
A l’époque, un article de Télérama raconte l’épisode. Et précise :
« A une semaine du transfert de souveraineté, les conditions de travail des journalistes n’ont jamais été aussi exécrables. “ Plus dangereux que pendant la guerre ”, commente-t-on dans les rédactions. [...]
Dans ce climat pourri, entre attentats quotidiens, enlèvements et balles perdues, les reporters hésitent de plus en plus à sortir de leur hôtel bunkerisé. »
Comme les journalistes de Canal Plus il y a dix ans, Nadir Dendoune a pris le risque de sortir.
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Un journaliste français détenu en Irak 

depuis une semaine

Cela fait désormais 7 jours que le journaliste français Nadir Dendoune est détenu à Bagdad. Arrêté mercredi 23 janvier, Nadir Dendoune a pu contacter un ami le lundi suivant, pour faire savoir qu’il était en bonne santé, et correctement traité. Depuis, ses proches n’ont reçu aucune nouvelle, pas plus que le ministère français des affaires étrangères.

Journaliste indépendant âgé de 40 ans, auteur de plusieurs ouvrages, dont le remarqué Un tocard sur le toit du monde, Nadir Dendoune s’était rendu à Bagdad pour le Monde diplomatique, qui lui avait remis une lettre de mission. Contrairement à la version diffusée par les autorités irakiennes, qui affirment que le journaliste a été arrêté parce qu’il prenait en photo un «site sensible», il était bel et bien titulaire d’un visa presse, selon son comité de soutien.
Répondant à une question d’une journaliste lors d’un point presse ce mercredi 30 janvier, le ministère français des affaires étrangères a diffusé les information suivantes : « Nous suivons avec la plus grande attention la situation de M. Nadir Dendoune, aussi bien à Paris, où les services du ministère des Affaires étrangères sont mobilisés, que sur place, à travers notre ambassade à Bagdad. D'après nos informations, notre compatriote a été arrêté alors qu'il prenait des photographies d'une installation de traitement d'eau à Dora, sans accréditation ni autorisation de photographier des installations sensibles. Dès qu'elle a été informée de l'arrestation de M. Dendoune, notre ambassade a effectué des démarches officielles auprès des autorités irakiennes, afin d'obtenir des informations sur les motifs de cette arrestation et pour s'assurer de ses conditions de détention et de son état de santé, dans le cadre de la protection consulaire que nous accordons à tous nos compatriotes détenus. L'organisation d'une visite consulaire sur son lieu de détention a été demandée par notre Ambassade dès son arrestation connue. » Contacté ce mercredi après-midi, le ministère assure de la pleine mobilisation des services consulaires sur place.
Créé ce mercredi, le comité de soutien de Nadir Dendoune organisera de son côté un point presse à l’auditorium de l’Institut du monde arabe à Paris, jeudi à 17h00. « Palestine », le film de Nadir, sera diffusé par la suite à 18h30. Un rassemblement est prévu vendredi 18h30 devant le quai d’Orsay. La famille de Nadir demande notamment à être reçue par le ministère, «ne serait-ce que pour obtenir des information sur le sort de Nadir, explique Madjid Messaoudene, du comité de soutien. Jusqu’ici, le ministère nous a fait savoir qu’il suivait la situation. Mais nous n’avons aucune nouvelle, et le ministère se contente de relayer sur son site la version des autorités irakiennes. Or, Nadir était en règle, son arrestation est donc sans objet, et nous sommes très inquiets.»
Outre son comité, Nadir Dendoune a reçu le soutien de plusieurs organisations, dont le syndicat des journalistes
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Lettre de Pierre Laurent à l'Ambassadeur irakien

Pierre Laurent
Secrétaire national du PCF
Sénateur de Paris
Monsieur Fareed Yasseen
Ambassadeur
Ambassade de la République d'Irak
53, rue de la Faisanderie
75016 Paris


Paris, le 30 janvier 2013

Monsieur l'Ambassadeur,
J'ai appris avec surprise et inquiétude l'arrestation et l'incarcération à Bagdad de monsieur Nadir Dendoune, journaliste et réalisateur français.
Nadir Dendoune est bien connu de la direction et des adhérents de notre parti. Nous l'avons accueilli, il y a quelques mois, au siège de notre parti pour la présentation de son dernier film, « Palestine ».
Nous savons son engagement sincère de solidarité avec tous les peuples qui agissent pour leur souveraineté, en particulier dans le monde arabe.
Les médias français indiquent qu'il aurait pris des photos sans autorisation, ou bien en des lieux où cela serait interdit.
Nous ne savons pas, en réalité, les raisons de son arrestation et nous souhaiterions naturellement disposer des précisions nécessaires à cet égard.
Je tiens seulement à souligner que Nadir Dendoune s'est très souvent retrouvé avec nous dans des rencontres et des initiatives positives, solidaires et démocratiques. Sa situation nous préoccupe au plus haut point et nous espérons vivement qu'il nous sera possible de le voir revenir en France au plus vite.
Je vous prie d'agréer, Monsieur l'Ambassadeur, l'expression de mes salutations distinguées.

Pierre Laurent



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 le 30/1/2013
Lettre de Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité, député au Parlement européen, à Madame Catherine Ashton, Haute Représentan -
Lettre de Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité, député au Parlement européen, à Madame Catherine Ashton, Haute Représentante de l'Union pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité.

"Madame la Haute Représentante,
Je tiens, en urgence, à attirer votre vigilante attention sur la situation faite à un journaliste français, disposant d’un passeport franco-algéro-australien, Monsieur Nadir Dendoune, arrêté par la police irakienne à Bagdad et incarcéré en cette ville depuis le 24 janvier 2013.
Monsieur Dendoune séjourne en Irak en toute légalité puisqu’il s’est vu délivrer un visa de presse par les autorités irakiennes. Ses activités, depuis le début de son séjour en Irak, sont publiques. Elles s’effectuent au grand jour, en vue de la préparation d’un reportage sur ce pays et vraisemblablement d’un livre, retraçant l’histoire de ces dix dernières années.
Son incarcération est donc totalement injustifiée et incompréhensible. Il ne lui est reproché que le fait d’avoir pris des photos dans la rue. C’est donc la liberté de travail d’un journaliste et la liberté d’informer qui est ici mise gravement en cause. De plus, je peux personnellement témoigner de l’intégrité et de l’éthique professionnelle du journaliste Nadir Dendoune.
Aussi, Madame la Haute Représentante, je vous saurais reconnaissant de bien vouloir instruire en urgence ce dossier et de réclamer la remise en liberté de M. Nadir Dendoune, auprès des autorités irakiennes.
Dans l’attente, recevez, Madame la Haute Représentante, l’expression de ma plus haute considération."
http://www.humanite.fr/fil-rouge/nadir-dendoune--lettre-de-patrick-le-hyaric-a-catherine-ashton


 Nadir Dendoune au sommet de l'Everest

- le 30/1/2013

Patrick Le Hyaric: "Libération immédiate pour notre confrère Nadir Dendoune"

Nadir Dendoune est incarcéré dans une prison irakienne, sans inculpation, depuis le milieu de la semaine dernière pour avoir pris des photos sans autorisation à Bagdad.
Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité et député européen, a écrit à l'ambassadeur d'Irak pour protester fermement contre cette arrestation. Il a de même alerté par lettre Viviane Reding, Commissaire à la Justice, aux Droits fondamentaux et à la Citoyenneté et Vice-présidente Commission européenne, ainsi que Catherine Ashton, Haute Représentante de l'Union pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité.

Par ailleurs, un comité de soutien à Nadir Dendoune a été créé "par sa famille et ses proches".Celui-ci reprenait, ce mercredi après-midi sur sa page Facebook, la déclaration du porte-parole du ministère des Affaires étrangères: "Nous suivons avec la plus grande attention la situation de M. Nadir Dendoune, aussi bien à Paris, où les services du ministère des Affaires étrangères sont mobilisés, que sur place, à travers notre ambassade à Bagdad."

Protection consulaire
"Dès qu'elle a été informée de l'arrestation de M. Dendoune, notre ambassade a effectué des démarches officielles auprès des autorités irakiennes, afin d'obtenir des informations sur les motifs de cette arrestation et pour s'assurer de ses conditions de détention et de son état de santé, dans le cadre de la protection consulaire que nous accordons à tous nos compatriotes détenus. L'organisation d'une visite consulaire sur son lieu de détention a été demandée par notre ambassade dès son arrestation connue", rapporte le comité de soutien de Nadir Dendoune.
  • A lire aussi:
Un journaliste collaborateur de l'Humanité.fr, emprisonné en Irak
lettre de Patrick Le Hyaric à Catherine Ashton
Lettre de Patrick Le Hyaric à Viviane Reding
Lettre de Patrick Le Hyaric à l'ambassadeur d'Irak en France