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mercredi 25 septembre 2013

Israël traite des diplomates européens de «provocateurs»




L'incident opposant vendredi des diplomates européens, des volontaires d'ONG et des soldats israéliens suscite une polémique internationale. Israël a accusé dimanche des diplomates de l’Union européenne d’être des «provocateurs» après cet épisode au cours duquel de l’aide humanitaire destinée à des Palestiniens et convoyée par ces diplomates a été confisquée par des soldats israéliens. «Les diplomates sont envoyés par leur gouvernement pour servir de pont (entre les pays) et non pour agir comme provocateurs», a indiqué le ministère israélien des Affaires dans un communiqué.
Des diplomates européens ont été malmenés vendredi par des militaires israéliens qui ont confisqué des tentes et de l’aide humanitaire destinées à des Palestiniens dont les habitations avaient été détruites par l’armée en Cisjordanie, selon des sources concordantes.  Les soldats israéliens ont dispersé par la force un groupe de volontaires d’organisations humanitaires, accompagnés de diplomates européens, qui tentaient de distribuer ces équipements aux bédouins palestiniens de Makhoul, dans la vallée du Jourdain (est de la Cisjordanie).
Une diplomate française, Marion Fesneau-Castaing, a été tirée de force hors du camion qui contenait l’aide, selon un photographe de l’AFP (voir la photo ci-dessus qui accompagne cet article).
«Les pays européens et leurs diplomates nous doivent des explications sur leur violation flagrante des codes de conduite diplomatique», ajouté le ministère israélien dans son communiqué, avertissant que l’Etat hébreu «n’acceptera pas ce genre de faute grave».

L'Union européenne demande des explications

La dirigeante de l’OLP, Hanane Achraoui, a condamné les agissements de l’armée israélienne et pressé la France de demander à l’Etat hébreu de rendre compte de ses actes, dans une lettre au consul général de France à Jérusalem, Hervé Magro, dont une copie est parvenue à l’AFP.
Samedi, l’Union européenne avait demandé des explications aux autorités israéliennes, déplorant «la confiscation d’aide humanitaire (...) par les forces de sécurité israéliennes», selon un communiqué du porte-parole du chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton.
L’armée israélienne a démoli lundi une cinquantaine de structures à Makhoul, dont une dizaine d’habitations, sur décision de la Cour suprême israélienne statuant qu’elles avaient été construites sans permis, et décrété le site «zone militaire fermée».
Les militaires israéliens avaient déjà empêché mardi le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) d’installer des tentes pour les habitants désormais sans abri, selon ces derniers.
Makhoul se trouve, comme 90 % de la vallée du Jourdain, sous le contrôle total de l’armée israélienne, qui n’y délivre de permis de construire que de manière très restrictive, obligeant les habitants palestiniens à y bâtir sans autorisation, selon les Palestiniens et les organisations de défense des droits de l’Homme.
AFP
http://www.liberation.fr/monde/2013/09/22/israel-traite-des-diplomates-europeens-de-provocateurs_933788

dimanche 21 juillet 2013

L'Europe réaffirme le plein soutien au peuple du Sahara Occidental

Philippe Leclercq, Président de l'Association de Solidarité avec le Peuple Sahraoui, 15/7/2013

Dans un communiqué récent, c'est Catherine Ashton, elle-même, qui, au nom de la Commission Européenne, a réaffirmé le plein soutien de l'UE à l'autodétermination pour le peuple du Sahara Occidental.
Le communiqué dit précisément ceci :  "L'UE réaffirme son plein soutien aux efforts déployés par le Secrétaire Général, salue le travail de son ambassadeur M. Christopher Ross, envoyé personnel du Secrétaire Général et encourage les parties à œuvrer, pour parvenir à une solution politique juste, durble et mutuellement acceptable, qui permettra l'autodétermination du peuple du Sahara occidental, en accord avec les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité »
je donne le texte rigoureusement afin qu'il ne me soit pas fait reproche d'une interprétation orientée. Ce sont là les mots exacts prononcés par Madame Ashton !
Elle a ensuite souligné que "L'UE reste préoccupée par les conséquences de ce conflit pour la sécurité et la coopération dans la région. L'UE a appelé à plusieurs reprises à toutes les parties à s'abstenir de toute violence et à respecter les droits de l'homme ".
Si les Sahraouis respectent le cessez le feu et s'abstiennent de toutes violences armées, force est de constater que le contrat n'est pas respecté par les forces royales qui emploient la force au moindre rassemblement.

samedi 8 juin 2013

Maroc/UE : Catherine Ashton somme le gouvernement Benkirane d’entreprendre des réformes et de permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination

7/6/2013

  Le gouvernement Benkirane  doit entreprendre des réformes

Le Maroc est appelé par ses bailleurs de fonds, FMI et BM, et par son premier partenaire économique, l’Union européenne, à engager rapidement des réformes sociales et économiques.

L’Union européenne somme le cabinet Benkirane d’entreprendre rapidement des réformes. Une injonction faite, hier à Bruxelles, par la Haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, Catherine Ashton, à son homologue marocain, Saâd Dine El Otmani. A l’issue de ces entretiens, la diplomate britannique a rendu public un communiqué dans lequel elle demande au « gouvernement marocain d’avancer rapidement dans la voie de la réalisation de réformes qu’il s’est engagé à mener dans les domaines suivants : parité entre hommes et femmes, justice, économie et médias de communication ». Le royaume est tenu, dans le cadre du Plan d’action (2013-2017) de la Politique européenne de voisinage d’initier une mise à niveau  de ces chantiers-là. Mme Ashton a promis que « l’UE continuera à appuyer le processus de réforme au Maroc » à travers les aides de la PEV et les autres instruments de financement européens.

Après les réprimandes, les éloges
Si le Maroc a reçu des réprimandes de la part de la britannique Catherine Ashton, il a, également, eu droit à des éloges. Le chef de la diplomatie européenne a qualifié Rabat de « partenaire clé » dans la rive sud de la Méditerranée. A cet égard, elle a salué la position « constructive » et ses efforts sur la scène internationale en vue de trouver des solutions à l’instabilité qui prévaut dans la région du Sahel et en Syrie ainsi que sa contribution dans le plan de reconstruction du Mali. Mme Ashton se réfère au don de 5 millions de dollars que le Maroc a consenti d’accorder, le 15 mai dernier, aux autorités de Bamako lors de la conférence des donateurs qui s’est tenue à Bruxelles.

Accord de pêche : clause de respect des droits de l’Homme au Sahara
A la veille de la visite du ministre des Affaires étrangères à Bruxelles, les partisans du Polisario au sein du parlement européen ont adressé une question écrite à Catherine Ashton portant sur l’accorde de pêche entre l’UE et le royaume. Dans sa réponse, la britannique a souligné que la Commission européenne « négocie un nouveau protocole avec le Maroc en tenant compte de la décision du Parlement européen sur l’avenir du protocole d’accord de pêche avec le Maroc ».
Mme Ashton a fait savoir que la CE souhaite « parvenir à un accord prévoyant une clause qui respecte les droits de l’Homme et le droit international et préserve les intérêts de toutes les populations locales concernées ». Dans sa réponse au Groupe  du Sahara occidental au Parlement européen, Ashton a réitéré son appel au secrétaire général de l’ONU et à son envoyé personnel au Sahara d’« œuvrer pour une solution politique et durable qui permettra au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination conformément aux résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU ».
Source : yabiladi.com

mercredi 30 janvier 2013

Nadir Dendoune incarcéré en Irak (suite)

Irak 29/01/2013 à 15h40

Nadir Dendoune, journaliste français détenu à Bagdad pour des photos


Par Camille Polloni | Journaliste Rue89,  Irak 29/01/2013 à 15h40

Nadir Dendoune en 2010, alors qu’il organisait la Journée sans immigrés 
(Audrey Cerdan / Rue89)
Vers 20h45 lundi soir, Nadir Dendoune, journaliste indépendant de 40 ans, poste un message sur sa page Facebook. Pas tout à fait lui, en réalité : le texte parle de Nadir à la troisième personne (il a été retiré depuis). Le journaliste aurait été arrêté à Bagdad et détenu depuis cinq jours dans une prison irakienne.
Au bout de plusieurs commentaires incrédules et quelques blagues, sa sœur Houria confirme que c’est sérieux. Des amis à lui y vont de leur conseil, témoignent de leur soutien, glissent le numéro de la cellule de crise au ministère des Affaires étrangères. Les derniers qui pensent encore à une plaisanterie se font rabrouer.
Les nombreux messages apparaissent au fur et à mesure, comme un tchat un peu surréaliste autour de la détention de leur ami qui devait rentrer en France dans les jours qui viennent. Mardi, un nouveau post a remplacé l’ancien :
« Pas trop d’initiatives persos pour l’instant, merci. Plein de choses sont faites. Restons vigilants. On vous donne des nouvelles dans la journée de mardi. »

Reportage sans autorisation

Entre temps, une dépêche AFP citant une source consulaire a fait état de la situation de Nadir Dendoune, « arrêté par la police irakienne pour avoir pris des photos sans autorisation à Bagdad » :
« Nadir Dendoune a été arrêté dans le quartier de Dora (sud-ouest) “en milieu de semaine dernière” et “est toujours en détention, il n’a pas été encore inculpé”, a ajouté la source consulaire. Les autorités irakiennes ont assuré qu’il “est bien traité, il n’a pas de problème médical”, selon elles.
Selon sa sœur Houria Dendoune, contactée par l’AFP, le journaliste aurait été arrêté alors qu’il prenait des photos d’une usine de traitement des eaux. »
La dépêche précise que Nadir Dendoune, qui a la triple nationalité française, algérienne et australienne, faisait un reportage pour Le Monde Diplomatique sur les dix ans de l’invasion du pays.

Un journaliste hors norme

Il est aussi collaborateur de L’Humanité et chroniqueur pour Le Courrier de l’Atlas, dans lequel il a publié plusieurs billets sur son voyage en Irak, mettant à profit son surnom revendiqué : « le tocard ».
En 2010 et 2011, Nadir Dendoune a publié trois articles sur Rue89. Diplômé sur le tard du Centre de formation des journalistes (CFJ) à Paris, le journaliste a toujours réussi ses défis un peu dingues :
  • faire 3 000 km à vélo en Australie (puis faire le tour du monde) ;
  • être bouclier humain en Irak en 2003 ;
  • gravir l’Everest (oui oui) à 37 ans ;
  • organiser une « journée sans immigrés » pour montrer leur importance dans l’économie française.
En septembre, il publie une tribune reprochant à Canal Plus d’avoir masqué son tee-shirt « Palestine » au Grand Journal.

Le précédent américain

En mai 2003, des journalistes français avaient déjà été arrêtés à Bagdad et détenus trois jours, cette fois-ci par les Américains. C’était une équipe de Canal Plus : un rédacteur, un journaliste reporter d’images, un traducteur et leur chauffeur.
Leur crime : avoir tourné sans autorisation des images d’un bâtiment, appartenant – ils l’apprennent plus tard – aux Forces spéciales américaines. Les quatre hommes, pourtant identifiés comme journalistes, sont arrêtés par des Irakiens armés, se souvient aujourd’hui Michel Despratx, le rédacteur de l’équipe. Avant d’être confiés aux Forces spéciales américaines :
« Nous avons été maltraités, encagés, avec le statut de prisonnier de guerre. Nous avons vécu deux simulacres d’exécution, une fois alignés contre un mur, l’autre au bord d’un fleuve, avant que l’armée américaine nous sorte de là. Un général américain nous a ensuite présenté des excuses officielles. »
A l’époque, un article de Télérama raconte l’épisode. Et précise :
« A une semaine du transfert de souveraineté, les conditions de travail des journalistes n’ont jamais été aussi exécrables. “ Plus dangereux que pendant la guerre ”, commente-t-on dans les rédactions. [...]
Dans ce climat pourri, entre attentats quotidiens, enlèvements et balles perdues, les reporters hésitent de plus en plus à sortir de leur hôtel bunkerisé. »
Comme les journalistes de Canal Plus il y a dix ans, Nadir Dendoune a pris le risque de sortir.
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Un journaliste français détenu en Irak 

depuis une semaine

Cela fait désormais 7 jours que le journaliste français Nadir Dendoune est détenu à Bagdad. Arrêté mercredi 23 janvier, Nadir Dendoune a pu contacter un ami le lundi suivant, pour faire savoir qu’il était en bonne santé, et correctement traité. Depuis, ses proches n’ont reçu aucune nouvelle, pas plus que le ministère français des affaires étrangères.

Journaliste indépendant âgé de 40 ans, auteur de plusieurs ouvrages, dont le remarqué Un tocard sur le toit du monde, Nadir Dendoune s’était rendu à Bagdad pour le Monde diplomatique, qui lui avait remis une lettre de mission. Contrairement à la version diffusée par les autorités irakiennes, qui affirment que le journaliste a été arrêté parce qu’il prenait en photo un «site sensible», il était bel et bien titulaire d’un visa presse, selon son comité de soutien.
Répondant à une question d’une journaliste lors d’un point presse ce mercredi 30 janvier, le ministère français des affaires étrangères a diffusé les information suivantes : « Nous suivons avec la plus grande attention la situation de M. Nadir Dendoune, aussi bien à Paris, où les services du ministère des Affaires étrangères sont mobilisés, que sur place, à travers notre ambassade à Bagdad. D'après nos informations, notre compatriote a été arrêté alors qu'il prenait des photographies d'une installation de traitement d'eau à Dora, sans accréditation ni autorisation de photographier des installations sensibles. Dès qu'elle a été informée de l'arrestation de M. Dendoune, notre ambassade a effectué des démarches officielles auprès des autorités irakiennes, afin d'obtenir des informations sur les motifs de cette arrestation et pour s'assurer de ses conditions de détention et de son état de santé, dans le cadre de la protection consulaire que nous accordons à tous nos compatriotes détenus. L'organisation d'une visite consulaire sur son lieu de détention a été demandée par notre Ambassade dès son arrestation connue. » Contacté ce mercredi après-midi, le ministère assure de la pleine mobilisation des services consulaires sur place.
Créé ce mercredi, le comité de soutien de Nadir Dendoune organisera de son côté un point presse à l’auditorium de l’Institut du monde arabe à Paris, jeudi à 17h00. « Palestine », le film de Nadir, sera diffusé par la suite à 18h30. Un rassemblement est prévu vendredi 18h30 devant le quai d’Orsay. La famille de Nadir demande notamment à être reçue par le ministère, «ne serait-ce que pour obtenir des information sur le sort de Nadir, explique Madjid Messaoudene, du comité de soutien. Jusqu’ici, le ministère nous a fait savoir qu’il suivait la situation. Mais nous n’avons aucune nouvelle, et le ministère se contente de relayer sur son site la version des autorités irakiennes. Or, Nadir était en règle, son arrestation est donc sans objet, et nous sommes très inquiets.»
Outre son comité, Nadir Dendoune a reçu le soutien de plusieurs organisations, dont le syndicat des journalistes
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Lettre de Pierre Laurent à l'Ambassadeur irakien

Pierre Laurent
Secrétaire national du PCF
Sénateur de Paris
Monsieur Fareed Yasseen
Ambassadeur
Ambassade de la République d'Irak
53, rue de la Faisanderie
75016 Paris


Paris, le 30 janvier 2013

Monsieur l'Ambassadeur,
J'ai appris avec surprise et inquiétude l'arrestation et l'incarcération à Bagdad de monsieur Nadir Dendoune, journaliste et réalisateur français.
Nadir Dendoune est bien connu de la direction et des adhérents de notre parti. Nous l'avons accueilli, il y a quelques mois, au siège de notre parti pour la présentation de son dernier film, « Palestine ».
Nous savons son engagement sincère de solidarité avec tous les peuples qui agissent pour leur souveraineté, en particulier dans le monde arabe.
Les médias français indiquent qu'il aurait pris des photos sans autorisation, ou bien en des lieux où cela serait interdit.
Nous ne savons pas, en réalité, les raisons de son arrestation et nous souhaiterions naturellement disposer des précisions nécessaires à cet égard.
Je tiens seulement à souligner que Nadir Dendoune s'est très souvent retrouvé avec nous dans des rencontres et des initiatives positives, solidaires et démocratiques. Sa situation nous préoccupe au plus haut point et nous espérons vivement qu'il nous sera possible de le voir revenir en France au plus vite.
Je vous prie d'agréer, Monsieur l'Ambassadeur, l'expression de mes salutations distinguées.

Pierre Laurent



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 le 30/1/2013
Lettre de Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité, député au Parlement européen, à Madame Catherine Ashton, Haute Représentan -
Lettre de Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité, député au Parlement européen, à Madame Catherine Ashton, Haute Représentante de l'Union pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité.

"Madame la Haute Représentante,
Je tiens, en urgence, à attirer votre vigilante attention sur la situation faite à un journaliste français, disposant d’un passeport franco-algéro-australien, Monsieur Nadir Dendoune, arrêté par la police irakienne à Bagdad et incarcéré en cette ville depuis le 24 janvier 2013.
Monsieur Dendoune séjourne en Irak en toute légalité puisqu’il s’est vu délivrer un visa de presse par les autorités irakiennes. Ses activités, depuis le début de son séjour en Irak, sont publiques. Elles s’effectuent au grand jour, en vue de la préparation d’un reportage sur ce pays et vraisemblablement d’un livre, retraçant l’histoire de ces dix dernières années.
Son incarcération est donc totalement injustifiée et incompréhensible. Il ne lui est reproché que le fait d’avoir pris des photos dans la rue. C’est donc la liberté de travail d’un journaliste et la liberté d’informer qui est ici mise gravement en cause. De plus, je peux personnellement témoigner de l’intégrité et de l’éthique professionnelle du journaliste Nadir Dendoune.
Aussi, Madame la Haute Représentante, je vous saurais reconnaissant de bien vouloir instruire en urgence ce dossier et de réclamer la remise en liberté de M. Nadir Dendoune, auprès des autorités irakiennes.
Dans l’attente, recevez, Madame la Haute Représentante, l’expression de ma plus haute considération."
http://www.humanite.fr/fil-rouge/nadir-dendoune--lettre-de-patrick-le-hyaric-a-catherine-ashton


 Nadir Dendoune au sommet de l'Everest

- le 30/1/2013

Patrick Le Hyaric: "Libération immédiate pour notre confrère Nadir Dendoune"

Nadir Dendoune est incarcéré dans une prison irakienne, sans inculpation, depuis le milieu de la semaine dernière pour avoir pris des photos sans autorisation à Bagdad.
Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité et député européen, a écrit à l'ambassadeur d'Irak pour protester fermement contre cette arrestation. Il a de même alerté par lettre Viviane Reding, Commissaire à la Justice, aux Droits fondamentaux et à la Citoyenneté et Vice-présidente Commission européenne, ainsi que Catherine Ashton, Haute Représentante de l'Union pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité.

Par ailleurs, un comité de soutien à Nadir Dendoune a été créé "par sa famille et ses proches".Celui-ci reprenait, ce mercredi après-midi sur sa page Facebook, la déclaration du porte-parole du ministère des Affaires étrangères: "Nous suivons avec la plus grande attention la situation de M. Nadir Dendoune, aussi bien à Paris, où les services du ministère des Affaires étrangères sont mobilisés, que sur place, à travers notre ambassade à Bagdad."

Protection consulaire
"Dès qu'elle a été informée de l'arrestation de M. Dendoune, notre ambassade a effectué des démarches officielles auprès des autorités irakiennes, afin d'obtenir des informations sur les motifs de cette arrestation et pour s'assurer de ses conditions de détention et de son état de santé, dans le cadre de la protection consulaire que nous accordons à tous nos compatriotes détenus. L'organisation d'une visite consulaire sur son lieu de détention a été demandée par notre ambassade dès son arrestation connue", rapporte le comité de soutien de Nadir Dendoune.
  • A lire aussi:
Un journaliste collaborateur de l'Humanité.fr, emprisonné en Irak
lettre de Patrick Le Hyaric à Catherine Ashton
Lettre de Patrick Le Hyaric à Viviane Reding
Lettre de Patrick Le Hyaric à l'ambassadeur d'Irak en France

lundi 30 avril 2012

Communiqué de presse ATMF Maroc : Plus de 130 jours de grève de la faim pour un étudiant

 Communiqué de presse ATMF,30/4/2012

 Azzedine Roussi a été arrêté en novembre dernier alors qu’il participait à une manifestation d’étudiants. Il a été condamné par le tribunal à une sentence de cinq mois de prison en plus d’une amende de 5 000 dirhams.
  Il a commencé le 19 décembre 2011 une grève de la faim dans sa prison de Taza pour dénoncer l’injustice qu’il subit depuis son arrestation. Azzedine Roussi a été torturé et il a écrit une lettre, maintenant largement diffusée, dans laquelle il donne des détails sur le traitement que les forces de sécurité lui ont infligé. Les interpellations du nouveau gouvernement par les différentes associations des droits de l’homme nationales et internationales afin de criminaliser l’usage de la torture, n’ont eu aucun effet et l’état de santé de l’étudiant marocain, maintenant profondément détérioré. 27 étudiants de Fes, Taza, Rachidia, Safi, Agadir, Essaouira, Marrakech ... ont entamé une grève de la faim par solidarité avec Azzedine, pour protester contre leur condamnation arbitraire et dénoncer leurs conditions de détention (un des étudiants, Mohamed Ghaloud, a subi de graves sévices sexuels lors de son interrogatoire). La vie de ces militants est aujourd’hui menacée, il est urgent de réagir et d’exiger la libération des détenus politiques ! 
 Les manifestations citoyennes (ouvriers, étudiants, chômeurs, ...) dans plusieurs régions marocaines et en particulier en ce moment dans la région du Rif se multiplient de jour en jour pour réclamer une vie décente, de la dignité et la liberté. Le Makhzen en place n’a d’autres réponses que la répression, l’emprisonnement, la torture, et les intimidations.... 
  Le Bureau National de l’ATMF, réuni ce jour exprime son soutien et sa solidarité avec Azedine Roussi et tous les prisonniers politique au Maroc. L'ATMF rappelle la responsabilité directe des autorités marocaines quant aux conséquences dramatiques sur la santé de ces prisonniers. 
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Par Ristel Edimo,Paris le 28/04/12 
L’Europe interpellée sur le sort de prisonniers au Maroc
 Saisi récemment par l’eurodéputé français et directeur de l'Humanité, Patrick Le Hyaric, au sujet des 27 « détenus politiques » marocains en grève de la faim, la haute représentante de l'UE pour les affaires étrangères, Catherine Ashton, avait assuré que le gouvernement marocain se chargeait bien du dossier. Faux ? Le Comité de soutien aux prisonniers est monté au créneau et réclament une action conséquente de la part de la responsable européenne. Catherine Ashton, Haute représentante de l'UE pour les affaires étrangères, interpellée par l'eurodéputé français et directeur de l'Humanité, Patrick Le Hyaric et le Comité de Soutien au 27 prisonniers en grève de la faim au Maroc « Vous êtes libre de ‘compter sur le nouveau gouvernement marocain en place pour assurer une application effective des dispositions’ [adoptées par la nouvelle constitution], vous êtes libre de soutenir le régime marocain, mais vous n'avez pas le droit d'être complice avec ce régime contre les détenus politiques en grève de la faim depuis plusieurs mois », indique le communiqué du Comité de soutien au 27 « détenus politiques » adressé à Catherine Ashton, haute représente de l'UE pour les affaires étrangères, rapporte le site Humanité. Ces prisonniers en grève de la faim depuis plusieurs mois pour certains et plusieurs semaines pour d’autres. « Nous vous demandons, Madame la Haute Représentante, de regarder la réalité en face et d'intervenir pour sauver la vie des détenus », note le communiqué. En effet 27 prisonniers, en majorité des étudiants, sont en grève de la faim depuis plusieurs mois pour certains et plusieurs semaines pour d’autres. La majorité d’entre eux sont dans un état de santé des plus lamentables.
 « Complicité » avec le gouvernement ? Catherine Ashton a été saisie en février par l’eurodéputé Patrick Le Hyaric au sujet des 27 détenus politiques. Elle lui avait assuré que la situation dans les prisons marocaines était « régulièrement discutée avec les autorités », et qu'Azzedine Roussi, en grève de la faim depuis le 19 décembre, était dans une situation stable et « hors de danger ». Mme Ashton avait par ailleurs estimé que « les dispositions adoptées par la nouvelle constitution garantissent à toute personne détenue de jouir de droits fondamentaux et de conditions de détention humaines et criminalisent toute pratique de la torture, sous toutes ses formes ». La responsable européenne a tenu ces affirmations, alors qu’en réalité la situation de ces prisonniers n'est pas vraiment connu de l'opinion publique et le gouvernement ne communique pas sur le sujet. D’autant plus que le collectif d’ONG qui a récemment demandé une intervention du chef du gouvernement n’a toujours pas obtenu satisfaction. Le CNDH répond à la place de Benkirane 
Un collectif de 18 ONG pour la défense des droits de l’homme a récemment interpellé le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, pour une solution face à la situation des « 27 détenus politiques » en grève de la faim. Mais chose curieuse, « nous avons reçu une réponse du CNDH, il y a à peu près une semaine », indique à Yabiladi Khadija Riyadi, présidente de l’AMDH et membre de ce collectif. Pourtant, « nous ne les avons jamais saisis, poursuit-elle. Nous écrivons au chef du gouvernement et c’est le CNDH qui nous répond, on ne comprend pas », s’indigne Mme Riyadi. 
Dans son communiqué, le collectif avait mentionné les noms de chacun des 27 détenus. Cependant, le CNDH dans sa réponse, dit qu’« il y a des noms de prisonniers qui ne sont pas en grève de la faim », selon la défenseure des droits de l’homme. « Ils nous ont dit que les [grévistes] sont dans un état stable, y compris Roussi [Azzedine Roussi] ». Toutefois, Khadija Riyadi ne comprend toujours pas pourquoi le chef du gouvernement ne réagit pas personnellement sur un sujet aussi grave que celui-là, où la vie des jeunes « étudiants pour la plupart » est en danger. « On a décidé de saisir à nouveau le chef du gouvernement. Nous enverrons peut-être notre note demain », conclut-elle. 

vendredi 27 avril 2012

Catherine Ashton interpelée sur les 27 prisonniers politiques marocains en grève de la faim

 Source : "L'Humanité", 25/4/2012

Face à une grève de la faim de 27 "détenus politiques" marocains qui entre pour certains dans son troisième voire quatrième mois, leur Comité de soutien, après l'eurodéputé Patrick Le Hyaric, interpelle Catherine Ashton et l'Europe, rappelant notamment qu'a été octroyé en juin dernier au Maroc le statut de "partenaire pour la démocratie". 
27 prisonniers marocains, pour la plupart des étudiants, sont toujours en grève de la faim, certains depuis des semaines, d'autres depuis janvier voire décembre 2011, dans les prisons de Fès, Taza ou Safi notamment, pour protester notamment contre des cas de "détentions sans jugement", "d'absence d'enquête dans des cas de torture" et de "traitements inhumains", selon 18 ONG locales. Une situation qui s'éternise, et fait réagir leur Comité de Soutien, qui a décidé d'interpeler Catherine Ashton, haute représente de l'UE pour les affaires étrangères, en lui rappelant ses prises de position sur le dossier et en l'enjoignant de passer des paroles aux actes : "nous vous demandons, Madame la Haute Représentante, de regarder la réalité en face et d'intervenir pour sauver la vie des détenus en grève de la faim". "Vous êtes libre de "compter sur le nouveau gouvernement marocain en place pour assurer une application effective de ces dispositions", vous êtes libre de soutenir le régime marocain, mais vous n'avez pas le droit d'être complice avec ce régime contre les détenus politiques en grève de la faim depuis plusieurs mois", insiste le communiqué du Comité de soutien. Interpellée en février par Patrick Le Hyaric, eurodéputé PCF et directeur de l'Humanité, au sujet des 27 détenus politiques en grève de la faim depuis plusieurs semaines voire plusieurs mois, Catherine Ashton lui avait alors assuré que la situation dans les prisons marocaines était "régulièrement discutée avec les autorités", et qu'Ezedine Eroussi, en grève de la faim depuis le 19 décembre, était dans une situation stable et "hors de danger". En outre, elle avait estimé que "les dispositions adoptées par la nouvelle constitution garantissent à toute personne détenue de jouir de droits fondamentaux et de conditions de détention humaines et criminalisent toute pratique de la torture, sous toutes ses formes". 

Lire aussi Maroc : de Hassan II à Mohammed VI, les rois passent, la torture reste Raymond Kargar

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L’Europe interpellée sur le sort de prisonniers

 au Maroc



Saisi récemment par l’eurodéputé français et directeur de l'Humanité, Patrick Le Hyaric, au sujet des 27 « détenus politiques » marocains en grève de la faim, la haute représentante de l'UE pour les affaires étrangères, Catherine Ashton, avait assuré que le gouvernement marocain se chargeait bien du dossier. Faux ? Le Comité de soutien aux prisonniers est monté au créneau et réclament une action conséquente de la part de la responsable européenne.
Catherine Ashton, Haute représentante de l'UE pour les affaires étrangères, interpellée par l'eurodéputé français et directeur de l'Humanité, Patrick Le Hyaric et le Comité de Soutien au 27 prisonniers en grève de la faim au Maroc
« Vous êtes libre de ‘compter sur le nouveau gouvernement marocain en place pour assurer une application effective des dispositions’ [adoptées par la nouvelle constitution], vous êtes libre de soutenir le régime marocain, mais vous n'avez pas le droit d'être complice avec ce régime contre les détenus politiques en grève de la faim depuis plusieurs mois », indique le communiqué du Comité de soutien au 27 « détenus politiques » adressé à Catherine Ashton, haute représente de l'UE pour les affaires étrangères, rapporte le site Humanité. Ces prisonniers en grève de la fin depuis plusieurs mois pour certains et plusieurs semaines pour d’autres. « Nous vous demandons, Madame la Haute Représentante, de regarder la réalité en face et d'intervenir pour sauver la vie des détenus », note le communiqué. En effet 27 prisonniers, en majorité des étudiants, sont en grève de la fin depuis plusieurs mois pour certains et plusieurs semaines pour d’autres. La majorité d’entre eux sont dans un état de santé des plus lamentables.
« Complicité » avec le gouvernement ?
Catherine Ashton a été saisie en février par l’eurodéputé Patrick Le Hyaric au sujet des 27 détenus politiques. Elle lui avait assuré que la situation dans les prisons marocaines était « régulièrement discutée avec les autorités », et qu'Azzedine Roussi, en grève de la faim depuis le 19 décembre, était dans une situation stable et « hors de danger ». Mme Ashton avait par ailleurs estimé que « les dispositions adoptées par la nouvelle constitution garantissent à toute personne détenue de jouir de droits fondamentaux et de conditions de détention humaines et criminalisent toute pratique de la torture, sous toutes ses formes ».
La responsable européenne a tenu ces affirmations, alors qu’en réalité la situation de ces prisonniers n'est pas vraiment connu de l'opinion publique et le gouvernement ne communique pas sur le sujet. D’autant plus que le collectif d’ONG qui a récemment demandé une intervention du chef du gouvernement n’a toujours pas obtenu satisfaction.
Le CNDH répond à la place de Benkirane
Un collectif de 18 ONG pour la défense des droits de l’homme a récemment interpellé le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, pour une solution face à la situation des « 27 détenus politiques » en grève de la faim. Mais chose curieuse, « nous avons reçu une réponse du CNDH, il y a à peu près une semaine », indique à Yabiladi Khadija Riyadi, présidente de l’AMDH et membre de ce collectif. Pourtant, « nous ne les avons jamais saisis, poursuit-elle. Nous écrivons au chef du gouvernement et c’est le CNDH qui nous répond, on ne comprend pas », s’indigne Mme Riyadi.
Dans son communiqué, le collectif avait mentionné les noms de chacun des 27 détenus. Cependant, le CNDH dans sa réponse, dit qu’« il y a des noms de prisonniers qui ne sont pas en grève de la faim », selon la défenseure des droits de l’homme. « Ils nous ont dit que les [grévistes] sont dans un état stable, y compris Roussi [Azzedine Roussi] ». Toutefois, Khadija Riyadi ne comprend toujours pas pourquoi le chef du gouvernement ne réagit pas personnellement sur un sujet aussi grave que celui-là, où la vie des jeunes « étudiants pour la plupart » est en danger. « On a décidé de saisir à nouveau le chef du gouvernement. Nous enverrons peut-être notre note demain », conclut-elle.
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