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samedi 13 septembre 2014

Au Maroc la répression va crescendo !

Ambdh Belgiquembdh Belgique

12 /9/2014

Communiqué


L’été qui s’achève a été chaud et orageux au Maroc. Pas seulement sur le plan climatique mais également et surtout sur le plan de la situation des droits de l’homme qui n’a cessé de se dégrader. 

Interdictions d’activités et de constitution d’association, condamnations arbitraires de militants politiques et des droits de l’homme, campagnes de dénigrement et d’accusations graves à l’encontre d’associations de défense des droits de l’homme et de syndicats de travailleurs.
Les colonies de vacances que l’AMDH organise chaque été, depuis plus de 20 ans, au profit des enfants de ses militants ont été interdites cette année, sans aucune explication. Les séminaires de formation pour ses jeunes adhérents ont également été interdits. La section marocaine de Amnesty International n’a pas été épargnée non plus.

Une répression sévère, particulièrement ciblée sur les militants des droits humains, du mouvement du 20 février et les étudiants dans les différentes universités du pays, est menée sans répit par les autorités marocaines depuis quelques mois. Les plus activistes parmi eux sont arrêtés ou enlevés et torturés. Et ceux qui osent se plaindre devant les tribunaux sont de nouveau arrêtés sous l’accusation de « dénonciation mensongère et calomnieuse nuisant à la réputation de l’autorité publique». C’est ainsi que la jeune militante Wafaa Charaf a été condamnée à un an de prison ferme et 1000 dirhams d’amende ainsi que 50.000 dirhams (5.000 €) d’indemnité à verser à la police de Tanger qui l’avait enlevée et torturée. Ainsi donc, les tortionnaires du passé (années de plomb) et d’aujourd’hui continuent de bénéficier de l’impunité pour leurs crimes et de la protection des autorités.

Des groupes d’étudiants de Marrakech et Fès ont été condamnés à de lourdes peines de prison pour « troubles à l’ordre public » et, dans la foulée, les universités ont perdu leur « privilège de sanctuaire ». Les forces de l’ordre y campent en permanence depuis le début du mois de juin 2014. L’un d’entre eux, Mustapha Meziani, gréviste de la faim pendant plus de 72 jours, et laissé sans soins ni secours, est décédé le 13 août dernier à Fès.

L’association « Freedom Now », qui a notamment pour objectifs la défense de la liberté d’expression et de la presse, s’est vue refuser l’autorisation d’exercer sous le prétexte fallacieux qu’un de ses fondateurs « est un citoyen indigne qui a rejeté, dans une déclaration publique, l’autorité du roi. » La plainte de l’association contre le ministre de l’Intérieur devant le Tribunal administratif de Rabat a été rejetée pour « non possession de statut juridique !».

Cependant, un nouvel échelon a été gravi dans la confrontation, désormais directe, des autorités marocaines avec les associations de défense des droits de l’homme. Dans une déclaration le 15 juin dernier devant la Chambre des représentants, le ministre de l’Intérieur a accusé ces associations de « mettre en doute les services de sûreté du pays, de servir des agendas étrangers, aidées en cela par des soutiens financiers étrangers.» Elles sont également menacées de contrôles tatillons de leurs comptabilités.
A la répression active par les forces de l’ordre, vient donc s’ajouter la répression politique et morale par le dénigrement public et médiatique de ces associations et les accusations de trahison. Même les « années de plomb » n’ont pas connu un tel déchainement.

Après ce constat sévère sur la situation des droits humains au Maroc, l’AMBDH dénonce fermement ces pratiques répressives d’un autre âge et joint sa voix à celles de l’ensemble des associations de défense des droits de l’homme au Maroc pour condamner cette « campagne féroce et trompeuse contre le mouvement marocain des droits humains».

L’AMBDH réclame la démission du ministre de l’Intérieur qui fait des déclarations mensongères et irresponsables, et exige des excuses du Chef du gouvernement.

C’est dans ce contexte liberticide, qui va à l’encontre des engagements internationaux de l’Etat et de la dernière « Constitution octroyée de 2011 », que le Maroc s’apprête à recevoir le « Forum Mondial des Droits de l’Homme » du 27 au 30 novembre 2014 à Marrakech. Il serait pour le moins révoltant que les pays démocratiques répondent à l’invitation d’un pays dont pas un mois ne s’écoule sans qu’il ne soit pointé du doigt par plusieurs organismes dont Amnesty International, Human Rights Watch et les associations marocaines de défense des droits de l’homme.

L’AMBDH appelle à la mobilisation de toutes les forces vives éprises de liberté et de démocratie à condamner les autorités marocaines, et soutenir la lutte du peuple marocain dans son combat quotidien pour l’établissement d’un véritable Etat de droit et démocratique.

Bruxelles, le 12 septembre 2014

Le Conseil d’administration de l’AMBDH


samedi 17 mai 2014

Droits de l’Homme : Indignation en France suite aux interventions "musclées" dans des universités marocaines

Plan de paix au Sahara Occidental, 11/5/2014




L’Association de défense des droits de l’homme au Maroc (Asdhom) s’est indignée de récentes interventions "musclées" des forces de sécurité dans des universités marocaines, ayant fait de nombreux blessés parmi des étudiants-militants des droits de l’homme. 

 L’Ong, basée à Paris, évoque des affrontements ayant eu pour théâtre, le 25 avril dernier, un campus universitaire à Fès où des affrontements entre groupes d’étudiants ont fait un mort, suscitant l’intervention des forces de l’ordre qui, à son tour, s’est soldée par des blessés et des interpellations parmi les étudiants. Tout en signalant que les arrestations opérées "rapidement" après les affrontements et avant la mort du défunt n’ont touché qu’un groupe des antagonistes, l’Asdhom dit ne pas s’expliquer ces arrestations qui, a-t-elle affirmé, ont été suivies d’une accusation jugée grave requalifiée de "meurtre avec préméditation". 

Selon elle, ces interpellations auraient touché des anciens prisonniers politiques de l’UNEM-Fès qui n’étaient pas présents le jour des affrontements. "Les opérations de police se sont poursuivies au-delà de Fès, dans d’autres universités du pays, comme à l’université de Marrakech, où un groupe de criminels non identifié s’est attaqué aux militant(e)s de l’UNEM", a ajouté l’Association, qui regrette l’assimilation d’étudiants à des criminels. "Nous restons vigilants et mettons en garde les autorités marocaines contre cette escalade de violence et contre toute tentative de son exploitation pour venir à bout de tout mouvement de protestation populaire et pacifique", a-t-elle averti, dans un communiqué parvenu hier à l’APS. 

Pour l’Asdhom, assimiler les militants de l’UNEM, du mouvement 20-Février, du mouvement des diplômés chômeurs et les défenseurs des droits de l’homme à de "vulgaires criminels n’est pas acceptable". "Nous refusons qu’ils soient victimes de procès non équitables, montés de toutes pièces, où ils sont généralement accusés à tort de ‘‘violences à l’encontre d’agents de l’Etat, rassemblements armés et non autorisés, destruction de biens publics, désobéissance, etc.’’", a affirmé l’Association qui dit continuer à défendre ces "victimes d’atteinte aux droits" qu’elle considère comme des prisonniers d’opinion. 
Ces derniers sont proposés au parrainage dans le cadre de la campagne de solidarité internationale que l’Asdhom à lancée en novembre 2012, depuis Paris sous la houlette de l’écrivain-journaliste français Gilles Perrault.




samedi 10 mai 2014

Universités marocaines : Qui provoque qui ? fin de d'inviolabilité de l'enceinte universitaire par les forces de sécurité






Après avoir récemment mis un terme à la gratuité des frais de scolarité des universitaires marocains, le ministre islamiste Daoudi signe un accord conjoint avec le ministre de l'intérieur Hassad mettant un terme au principe cardinal et historique d'inviolabilité de l'enceinte universitaire face à toute intervention des forces de sécurité. Désormais, la police pourra intervenir à tout moment et sans même attendre le feu vert des autorités universitaires.
Pour rappel, le syndicat étudiant UNEM et celui des professeurs n'avaient JAMAIS accepté que l'université marocaine se transforme en lieu ''militarisé'' et l'ont toujours dit.
Jamais, un gouvernement marocain, issu des ''partis'' du Palais royal ou des formations de l'opposition historique, n'avait osé ce que vient de faire les islamistes du PJD!
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Par Le Maroc sans tain, 26-04-2014

Le meurtre d’un étudiant péjédiste et l »éventuel 

fracture du champ politique marocain

 Meurtre d’ un étudiant islamiste

Des étudiants islamistes et gauchistes à l’Université de Fès se sont violemment affrontés ce jeudi24 /4/2014 à Dhar Lmahraz  à Fès, le bilan était tragique : un mort et une dizaine de blessés
Selon le secrétaire du groupe islamiste « attajdid attolabi » affilié au Mouvement Unicité et réforme  qui n’est  que le bras idéologique  sous l’égide de laquelle  exerce le PJD au pouvoir,les présumés agresseurs  sont  les membres du groupe de la gauche radicale portant le nom de la Voie Démocratique Basiste « annahj addimoqrati Alkaidi ».
Blessé à coup de couteau , le défunt Arrahim Hasnaoui avait succombé à ses blessures à l’hôpital de Fès
 Selon un communiqué des autorités locales. Le parquet général près la Cour d’appel de Fès a ordonné l’ouverture d’une enquête, précise la même source, faisant état de l’arrestation jeudi soir de quatre étudiants soupçonnés pour leur implication dans cet incident. Les investigations « se poursuivent pour présenter les responsables de cet incident devant la justice ».

L’Etat est responsable ?

Dans une déclaration à F24, le chef de fil de l’organisation estudiantine islamiste a fait assumer la  responsabilité de cette agression mortelle aux responsables de l’Université et aux autorités locales qui selon lui , étaient au courant des préparatifs entretenus par les agresseurs.

Une telle accusation  est révélatrice d’une victimisation  accrue qui augurerait d’une éventuelle  fracture  dans l’espace politique marocaine.Autrement  il serait le signe d’une pure schizophrénie marocaine  incurable.

Cependant, pour quiconque connaissant bien le mouvement estudiantine marocain, ces heurts étaient toujours fréquents dans les universités du pays. Mais qu’il n’y avait pas d’exclusion mutuelle , les factions de gauche coexiistaient   tant qu’il reconnaisaient l’UNEM. L’UGEM affilié à l’istiqlal était presque une organisation secrète. Abhorrée beaucoup plus que les fores de sécurité car elle était  considérée comme un bastion de parasites sans principes ni courage…A Fès , les membres de l’UGEM étaient non pas seulment bannis mais traqués. Oui , la violence  était un recours contre l’UGEM…

Un double défi lancé par les islamistes

Tout en dénonçant vigoureusement  ce meurtre criminel, il serait toutefois important de rappeler que ce qui avait déclenché ces tragiques incidents c’est la décision prise par le groupe islamique d’organiser une table-ronde  au tour du thème :les islamistes ,la gauche et la démocratie à laquelle était invité Abdelali Hamieddine, membre du secrétariat général du PJD,  soupçonné d’être derrière le meurtre d’un étudiant Benissa Ait Al Jid au début des années 90. C’est cette présence au sein de la faculté qui aurait provoqué l’ire des étudiants d’Annahj Democrati Al Qaidi, groupuscule  d’extrême gauche.

Ait Ljid hante la mémoire de la gauche

Une provocation , selon les basistes, qui , soutenues par d’autres forces politiques de gauche continuent de scander les slogans appelant « à la fin de l’impunité, à la réouverture de ce dossier et à la fin de l’extrémisme religieux dans les facultés ». Les agresseurs, Hamieeddine entre autres, courent toujours » .Ils sont même passés pour d’illustres et  respectueux politiciens menant une vie de luxe   et aménageant les plateaux de télévisions et les pages de journaux. Les étudiants de la gauche continuent  de se recueillir sur le lieu où avait été mortellement agressée Benaissa Aït Ljid.

Bonaissa Ait Ljid était un militant de la gauche. il était responsable au sein de la commission transitoire universitaire où étaient représentées toutes les factions historiques de l’Union Nationale des Etudiants du Maroc (UNEM).

Son assassinat a eu lieu le 25 février 1993.Irrités par ses convictions gauchistes et sa capacité à polémiquer,un groupe d’étudiants, affiliés à deux factions islamistes alliées, Al Adl Wa Al Ihsan (Justice et Bienfaisance) et Al Wahda wat-Tawasoul (Unité et Communication), affiliée à L’islah wa Taouhid, futur Parti de Justice et Développement (PJD), avaient décidé de le liquider en dehors de l’enceinte universitaire. Ils ont alors intercepté   un taxi  où  il se trouvait  en compagnie d’un autre étudiant qui est pour le moment le principal témoin, il s’agit de Haddioui El Khemmar, tous deux appartenant à une faction gauchiste. Les deux étudiants, était desecendus  du taxi et sauvagement agressés. L’étudiant Aït El Jid  rendrait l’âme le 1er mars 1993, à ses blessures et à un sévère traumatisme crânien.

Des peines clémentes ?

Omar Mouhib, membre de la mouvance Al Adl wal Ihsane,  avait écopé de  deux années de prison, un verdict jugé « trop clément » par la famille de la victime. Pour la famille de la victime, l’impunité n’est plus acceptable. « Nul n’est au-dessus de la loi », ont crié les manifestants réclamant que justice soit faite.
Abdelali Hami Eddine avait purgé deux ans dans la prison de Ain kadouss de Fès, avant d’être relâché.
Donc c’est un assassinat qui a  malheureusement provoqué  avec le retour de l’assassin qui roderait autour du lieu de son crime.


Carcan idéologique et surestimation de soi
 
Les forces islamistes  éprouvent énormément de difficultés  à s’arracher du carcan idéologique religieux qui soumet les contingences politiques à la transcendance divine pour de laquelle ils se postulent être  les illustrateurs. Leur prétentions démocratiques sont toujours pragmatiques : la démocratie  n’ est bonne que lorsqu’ils en profitent

On sème les graines de la démocratie sur une terre
 érodée et en l’absence de lumière

A l’université de Fès précisément, la politisation à toujours débouché sur une sorte de démocratie sauvage dans le sens où  les concessions  sont souvent rejetées au nom d’une légitimité démocratique , politique , sociale , parfois historique.  L’UNEM est une organisation de masse démocratique progressiste  et indépendante. Ce qui  gênait les islamistes.En 1981 avant le célèbre 20 juin, il y eu des heurts pareils. Les islamistes voulaient organiser une activité en dehors du cadre chéri l’UNEM . Les combats étaient d’une violence extrême. Puis, les forces islamistes s’étaient dissumilées durant toute une décennie avant de réapparaître, fortes, organisées et surtout agressives …C’était l’époque du démantèlement de l’URSS où les anathèmes et les coups  s’abattaient sur la gauche partout dans le monde. C’était en ces moments qu’il y a eu l’assassinat d’Ait AlJid.

Halte à la violence !!

Le PJD et ses étudiants ont lancé un double défi aux étudiants basistes de Fès : faire fi du cadre syndical  actuel et remuer le couteau dans une plaie politique qui est loin d’être cicatrisée. N’avait-on pas un autre conférencier que Hammiddine ? Hammiddine n’a pas encore lavé ses mains de l’assassisnat pour laquelle il avait purgé deux petits ans.
Loin de justifier cette violence gratuite et cette vengeance insensée, il faut que le islamistes au pouvoir sachent que celui qui sème le vent récolte la tempête.  Il est clair et net qu’ils n’ont pu rien changer du vécu des masses  déshéritées et  paupérisées  davantage  par leurs mesures antipopulaires …Dire qu’ils ne disposent pas du pouvoir est une vieille rengaine…Pourquoi ne se retirent-ils pas du  gouvernement  et dire la vérité toute la vérité au peuple. Rien de sérieux n’a été entrepris . Ils ne sont différents ni de l’Istiqla ni du PAM , pourquoi crient-ils au scandale quand ils perdent les élections ?
La démocratie est une conviction qui s’exclut avec tout absolu ou absolutisme
Il  est temps qu’ils soient raisonnables  sinon ils déclencheraient une spirale de réaction et d ‘actions incertaines.
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 Relire:Université de Fès : Qui veut démanteler l’université du Maroc et les Basistes ?

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 Violence dans les universités marocaines: Haddad prend position

Aujourdhui.ma | 6-05-2014
Par 
A A A
L’université est et doit rester un espace de débat, de savoir et d’apprentissage. Elle est également un lieu où des courants de pensée non-conformistes devraient coexister en toute liberté.
Le recours à la violence parmi les étudiants est inacceptable, voire condamnable. La violence de l’UNEM contre les étudiants de l’UGEM (istiqlalienne) était une pratique courante dans les années 70 et 80. La violence de la gauche contre les Islamistes dans les années 80 est bien connue. L’abus verbal et physique des Islamistes contre les autres groupuscules de gauche a été systématique durant les 2 dernières décennies.
La Pensée Unique qui règne dans l’université est ou islamiste ou gauchiste (avec coloration amazighe ou sahraouie). Les libéraux, les centristes, la droite et les  apolitiques constituent une majorité silencieuse qui subit les diktats de la Pensée Unique (islamisante ou gauchiste) d’une façon presque orwellienne.
C’est la démocratisation de la pensée, du débat, du comportement et des choix de vie qui sont les vrais enjeux de l’université d’aujourd’hui et de demain. Quel espace universitaire nous voulons pour nos étudiants?
Est- ce celui d’un stalinisme idéologique (aussi bien islamiste que gauchiste) qui encourage le conformisme intellectuel, la complaisance dans le style et les idées-un stalinisme qui prétend détenir la vérité et qui fait que le recours à la violence soit un comportement acceptable ?
Ou celui d’un espace de débat, de choix, de challenges et de défis intellectuels et physiques susceptibles de forger l’expérience et l’identité d’une jeunesse censée prendre la relève dans quelques années? Le choix devrait être clair.
Malheureusement l’instrumentalisation politicienne de la violence estudiantine n’est pas la bonne démarche pour réaliser ce choix.
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