Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est Mohamed Fizazi. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Mohamed Fizazi. Afficher tous les articles

mardi 30 avril 2013

Soutien à l’intellectuel et militant amazigh Ahmed Aassid


Mon total soutien avec Ahmed Assid! Cet intellectuel d'une race nouvelle, si lucide et si convaincant, ne cesse de promouvoir le débat et la culture démocratique.

La saloperie de la fatwa des oulémas pour trucider les apostats, n'est là que pour semer la terreur et le massacre que l’État voyou et son chef prédateur sont en train de préparer. Les fanatiques assoiffés de sang qui sont prédisposés à terroriser l'espace du débat et la liberté de l'expression, ne peuvent être que les alliés objectifs de l’État totalitaire... Et cela est inacceptable et par l'Histoire qui s'accélère et par l'opinion universelle!

Gare à des Fizazi et à des Benkirane d'oser croire l'emporter pour instaurer l'islam comme "solution finale"!
 http://youtu.be/EMK4iCvhIoo

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Soutien à l’intellectuel et militant amazigh Ahmed Aassid

Nous venons d’apprendre à FORSEM [Forum de Solidarité Euro-Méditerraneénne] que notre ami Ahmed Aassid - membre de l’Observatoire amazigh des droits et libertés, qui a récemment donné, à notre invitation, une conférence sur l’actualité marocaine le 15 mars à l’École normale supérieure de Lyon, après avoir donné une brillante conférence cette semaine à l’occasion du congrès de l’Association marocaine des Droits Humains (AMDH) où des groupes intégristes l’ont accusé à tort d’avoir insulté et traité le prophète de terroriste - aujourd’hui fait l’objet de menaces et d’intimidations.

 Son courage civique et intellectuel mérite d’être salué.
Ahmed Aassid, que nous tenons en grande estime, est un intellectuel, chercheur  universitaire, écrivain connu pour sa finesse, sa courtoisie et son respect de l’autre. C’est un intellectuel de renom et nous avons le plus grand respect pour ses travaux.
Nous connaissons bien Ahmed Aassid en tant que militant et écrivain et nous pouvons affirmer que l’accusation dont il est l’objet est dénuée de tout fondement ; son seul tort aux yeux de ces accusateurs – mais pour nous son plus grand mérite - est d’être un esprit libre et critique des idées intégristes et extrémistes.
Nous espérons que l’acharnement des salafistes dans la persécution d’Ahmed Aassid sera contrecarré par une mobilisation générale des composantes de la société civile et politique marocaine et bien au-delà. Les pouvoirs publics doivent assumer leur responsabilité en assurant sa sécurité.
FORSEM appelle de ses vœux qu’en France et en Europe, une chaîne de solidarité avec l’écrivain se mettra sans délai en place pour que la liberté de pensée triomphe sur la pensée unique et obscurantiste partout dans le monde.
En ces moments difficiles qu’il traverse, FORSEM tient à lui affirmer toute sa solidarité, et nous voulons croire à un réveil de la société et de la justice marocaine pour que tels agissements ne se reproduisent plus. Il est inconcevable que des voix minoritaires, aussi bruyantes et agressives soient-elles, viennent à bout des avancées démocratiques au Maroc grâce justement aux luttes menées depuis si longtemps par des militants, intellectuels, artistes, journalistes… militants et universitaires à l’exemple de Ahmed Aassid.
 ---------------------------------------------------------------------------------------------------

Par  Yabiladi, 30/4/2013

Islam. Violente polémique entre Ahmed Aassid et le PJD de Benkirane au sujet de l’Islam. 
 « Ce n'est pas raisonnable de parler ainsi du messager d'Allah, le meilleur des Hommes, ce n'est pas raisonnable et je n'accepterais pas ça ». C’est ce qu’a déclaré le chef du gouvernement marocain Abdelilah Benkirane, lors d’un discours, samedi, à Bouznika, au congrès de la jeunesse du Parti de la Justice et du développement (PJD). 
Une déclaration qui vise en premier lieu Ahmed Aassid, écrivain, militant politique et chercheur à l’Institut royal de la culture amazighe (IRCAM), dont les propos, prononcés il y a une dizaine de jours, lors d’une conférence sur « l'Islam et l'enseignement au Maroc », font de plus en plus polémique au Maroc. Au cours cette conférence, organisée le 19 avril dernier à Rabat, en marge du 10ème congrès de l'Association marocaine des droits humains (AMDH), Ahmed Aassid avait estimé que l’islam était « aujourd'hui dépassé, car les valeurs universelles actuelles sont ce que l'humanité a atteint de mieux », rapporte le quotidien Au Fait. Pour le chercheur, l’islam tel qu’il est aujourd’hui enseigné aux jeunes, à travers les manuels scolaires, véhicule « un message terroriste ». Aassid a également évoqué un islam « propagé à l'épée » à l'époque du prophète. Une explication qui n’a pas plu à beaucoup de monde dont Abdelilah Benkirane, mais aussi les cheikhs salafistes Mohamed Fizazi et Hassan El Kettani qui y voient une attaque directe à la personne du prophète. 
Malgré la violence contenue dans la réaction de ces deux derniers, c’est par Adelilah Benkirane qu’Assid a été le plus surpris. « J'ai été surpris par la déclaration du Chef du gouvernement qui ne sied pas à son rang à la tête du gouvernement », a déclaré le militant amazigh, ce lundi 29 avril, dans une déclaration à Lakome. Avec ces nouvelles déclarations, Benkirane soutient les extrémistes dans la déformation de ses paroles, estimant le chef de file du PJD est actuellement plus préoccupé par « les enjeux électoraux de ses alliés que par l'intérêt du pays, la nécessité de stopper la spirale de la tourmente ou le devoir de pousser le dialogue dans le bon sens », a expliqué Assid, cité par la même source. 
Si Ahmed Aassid continue aujourd’hui de susciter beaucoup de critiques dans la classe conservatrice, ce n’est pas pour autant qu’il manque de soutien. Plus de 260 associations ont, en effet, manifesté jusqu’à présent leur soutien au militant marocain, dont le Forum de Solidarité Euro-méditerranéenne (FORSEM) qui tire la sonnette d’alarme. (Yabiladi)   

lundi 4 février 2013

Point hebdomadaire n°9 sur la campagne de parrainage des prisonniers politiques au Maroc


Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc
ASDHOM 79, rue des Suisses  92000 Nanterre

L’ASDHOM continue de recevoir des témoignages et des lettres que les parrains et marraines envoient à leurs filleuls dans les prisons marocaines. Vous pouvez les consulter sur la rubrique « Campagne de parrainage » du site de l’ASDHOM.
Nous rappelons que cette campagne, qui a été lancée le 17 novembre dernier à Nanterre (92) dans le cadre de la semaine de la solidarité internationale (SSI), et parrainée par l’écrivain Gilles Perrault, a pour objectif de briser l’enferment et l’isolement subis par des victimes de violations de droit, jetées en prison au Maroc pour leurs opinions.
Tous les candidats au parrainage (voir la liste sur le site) ne sont malheureusement pas encore parrainés. Nous lançons un appel pour continuer cet effort de solidarité et de l’élargir encore plus. Les échos que nous recevons des prisonniers politiques parrainés sont encourageants. Les lettres et les mots de sympathie qu’ils reçoivent de leurs parrains et marraines les réconfortent et leur monte le moral dans leur combat pour la justice et la dignité. C’est ainsi par exemple et grâce à leurs marraines et parrains que nous savons que Youness Belkhdim et Mouad Belghouat, alias El-Haked, au nom du groupe 20-Février de Casablanca (prison d’Oukacha) se réjouissent de la campagne et nous assurent de la continuité de leur combat jusqu’à la libération totale.
L’ASDHOM entreprend une série de rencontres pour sensibiliser autour de cette question de parrainage.
C’est dans ce cadre qu’elle se rendra à Dijon le samedi 23 février, suite à l’invitation de l’Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF), pour participer à un débat sur les droits de l’Homme au Maghreb. Nous vous ferons parvenir l’affiche dès sa réception.
A ce sujet, nous avons signalé dans un de nos points hebdomadaires précédents que l’ATMF-Paris parraine tout le groupe d’Ouarzazate (composé essentiellement de mineurs syndicalistes). Le CA de l’ATMF a invité également l’ASDHOM pour voir comment travailler ensemble sur la question. Et c’est aussi dans ce cadre que les responsables de l’ATMF-Argenteuil invitent l’ASDHOM à une rencontre consacrée au parrainage en vue de le mettre en place pour un groupe de la liste de prisonniers politiques.
S’agissant des groupes proposés au parrainage proprement dit, nous continuons malheureusement de recevoir des informations pas très joueuses.

Groupe 20-Février : Le mouvement 20-Février au Maroc célèbre et commémore le 20 février 2013 le deuxième anniversaire du lancement des protestations pour réclamer dignité, liberté, justice sociale et Etat de droit. Une réunion, regroupant le Conseil National d’Appui au Mouvement (CNAM20-Fév) et les coordinations du 20-Février ainsi que des représentants de syndicats et partis politiques, s’est tenue dimanche 3 février au siège de la Confédération démocratique du Travail (CDT) à Rabat pour donner un nouveau souffle au mouvement.

Groupe Sahraouis : Le procès du groupe dit Gdeim Izik (24 Sahraouis dont 23 en détention provisoire depuis novembre 2010 suite au démantèlement du camp Gdeim Izik non loin de Laâyoune) qui s’est ouvert le vendredi 1er février à Rabat, a été reporté au 8 février. Ce procès, tenu devant un tribunal militaire, a eu lieu en présence de 52 observateurs de plusieurs nationalités. La défense, composée de 11 avocats, a plaidé pour la libération provisoire et la présence de témoins et quelques responsables marocains qui avaient assisté au dialogue entres les autorités marocaines et les la commission du dialogue du camp Gdeim Izik. Après 4 heures de délibération, le juge a refusé la présence de responsables marocains et a accepté par contre la présence de quelques témoins du démantèlement. Les abords du tribunal étaient complètement quadrillés par toutes sortes de forces (Polices, militaires et sécuritaires). L’ASDHOM continue de réclamer, sinon leur libération, au moins de dessaisir le tribunal militaire au profit d’un tribunal civil et de leur assurer un procès équitable.
Zak (Nouveau): Au sud du Maroc, à Zak exactement (70 km au sud d’Assa), 3 jeunes sahraouis ont été arrêtés pour leur participation à un rassemblement pacifique appelé, le 1er février, par les diplômés chômeurs de la ville. Il s’agit des étudiants Amar Abdellaoui, Mohamed El-kabch et Mohamed Lahbib Ragab. Interrogés par la gendarmerie royale, ils seront probablement déférés devant le procureur du roi près du tribunal d’Agadir.

Ouad Amlil (environs de Taza) : Azzedine Erroussi, un ancien prisonnier politique appartenant à l’Union Nationale des Etudiants du Maroc (UNEM) ayant fait une longue grève de la faim (135 j) l’année dernière à  la prison locale de Taza, a de nouveau été inquiété le samedi 26 janvier. Des policiers, accompagnés d’un député local, se sont présentés chez lui à Ouad Amlil et se sont mis à ses trousses. Nous n’avons aucune information de lui depuis cette tentative d’arrestation.

Groupe Immider (Mineurs) : L’ASDHOM a reçu cette vidéo (http://www.youtube.com/watch?v=jGjtRdA4SXM) qui montre que la population de la région est toujours mobilisée contre les mauvaises conditions de l’exploitation des mines d’Immider par le groupe MANAGEN. La vidéo montre la marche et le rassemblement de la population du 31 janvier 2013 en soutien aux mineurs emprisonnés à la prison d’Ouarzazate, parrainés par l’ASDHOM.

Groupe d’Ifni : L’ASDHOM a appris avec satisfaction la libération des détenus politiques du groupe d’Ifni (Prison locale Aït Melloul d’Agadir), survenue le jeudi 31 janvier 2013.
Ils ont été accueillis à leur sortie par des membres de l’AMDH. Nous n’avons par contre pas tous les noms des libérés pour que nous puissions les enlever de la liste des candidats au parrainage. Nous réactualiserons cette liste dès que l’ASDHOM reçoive les informations complètes concernant ce groupe.

Tanger (nouveau) : Selon les informations qui circulent sur Internet, des enlèvements et arrestations ont été opérés à Beni Makada (Tanger au nord du Maroc) en lien avec les événements dits de « Ard Daoula ». Des participants à ces rassemblements ont été arrêtés le 28 janvier 2013. On parle de six personnes enlevées, parmi lesquelles se trouvent Hassan Ahrouch, Billal Erraoui qui a écopé de 4 mois de prison et Radouane Tabit qui se trouve, selon sa famille, à la prison Zaki de Salé en compagnie des autres arrêtés. Selon les témoignages, 11 d’autres personnes sont encore recherchées.

Groupe UNEM-Fès : Les cinq étudiants (voir nos derniers points hebdomadaires), membres de l’UNEM, ont été présentés devant le tribunal de Fès le 31 janvier 2013. Le procès a été reporté à une date que nous ne connaissons pas. Les cinq militants sont donc toujours en prison Aïn Kadouss de Fès. Nous rappelons que ces cinq militants ont été arrêtés suite au mouvement de protestation qu’a connu la cité universitaire le 14 janvier et qui a connu une intervention brutale des forces de l’ordre entrainant la mort une semaine après de Mohamed Fizazi, un étudiant et membre du même syndicat étudiant l’UNEM.
L’ASDHOM, avec d’autres forces démocratiques marocaines, continue de réclamer une enquête impartiale sur la mort de Mohamed Fizazi pour que les responsables de ce crime répondent de leur acte.

Bien cordialement,
Pour le bureau exécutif de l’ASDHOM
Ayad Ahram
Paris, le 4 février 2013

lundi 28 janvier 2013

Blessé par la police, un étudiant décède à Fès

Par Lakome, 27/1/2013
بينما يتحدث بنكيران خلال مؤتمر دافوس عن التقدم الكبير الذي يعرفه المغرب يموت هذا الشاب المغربي جراء تدخل "الأمن" في الحي الجامعي بفاس. و كما قال بعض الفيسبوكيون : "الحكومة المغربية تمنح الشهيد محمد الفيزازي غرفة تحت الارض عوض الحي الجامعي. هكذا يجازى ولد الشعب في بلدي."


Mohamed Fizazi, étudiant syndicaliste à Fès, vient de succomber à ses blessures, une semaine après une intervention musclée des forces de l'ordre dans le campus universitaire de Fès.

Ce samedi après-midi, Mohamed Fizazi, étudiant âgé de 22 ans, a perdu la vie, suite à des blessures graves au niveau de la tête.
Une semaine auparavant, après une intervention des forces de l'ordre contre un rassemblement des étudiants à l'université de Fès, Mohamed Fizazi, blessé, a été transporté au CHU de la ville où il vient de perdre la vie.
Selon les sources de Lakome.com, la tension monte au campus universitaire, où les étudiants sont rassemblés à l'appel de l'Union nationale des étudiants du Maroc (UNEM).
-----------------------------------------------------------------------
Informations sur facebook
موت هذا الشاب المغربي جراء تدخل "الأمن" في الحي الجامعي بفاس. و كما قال بعض الفيسبوكيون : "الحكومة المغربية تمنح الشهيد محمد الفيزازي غرفة تحت الارض عوض الحي الجامعي. هكذا يجازى ولد الشعب في بلدي."


بينما يتحدث بنكيران خلال مؤتمر دافوس عن التقدم الكبير الذي يعرفه المغرب يموت هذا الشاب المغربي جراء تدخل "الأمن" في الحي الجامعي بفاس. و كما قال بعض الفيسبوكيون : "الحكومة المغربية تمنح الشهيد محمد الفيزازي غرفة تحت الارض عوض الحي الجامعي. هكذا يجازى ولد الشعب في بلدي."
Ce matin un nouveau militant de l'Union nationale des étudiants du Maroc (site Fes Sais) a perdu la vie après l'intervention brutale des forces répressives, la semaine dernière contre les étudiants. En effet, la semaine passée, les forces de la répression ont pris l'assaut de site universitaire, faisant de nombreux détenus et des blessés et notamment le martyr Muhammad El Fizazi qui était blessé au niveau de la tête, ce qui a conduit à sa mort. Le martyr est originaire de Taounate/Marnissa, il suivait ses études en 2ème année section Littérature anglaise
-------------------------------------------------------------------------------------------------------- 
 
Avec beaucoup de tristesse, j'ai appris ce soir l'exécrable nouvelle du décès d'un militant progressiste marocain, Mohamed Fizazi, suite à l'intervention musclée des forces de sécurité dans la cité universitaire de Fès. Le défunt était étudiant en deuxième année, Littérature anglaise.
Une pensée personnelle forte pour la famille du disparu!

-----------------------------------------------------------------------------------------------------
 Soufiane Boujnane
La famille de l'étudiant Mohamed Fizazi, victime de brutalité policière à l'université de Fès refuse de signer l'autorisation d'enterrement de son fils avant qu'une autopsie ne soit effectuée, et la colère gronde en milieu étudiant.