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mardi 30 avril 2013

Soutien à l’intellectuel et militant amazigh Ahmed Aassid


Mon total soutien avec Ahmed Assid! Cet intellectuel d'une race nouvelle, si lucide et si convaincant, ne cesse de promouvoir le débat et la culture démocratique.

La saloperie de la fatwa des oulémas pour trucider les apostats, n'est là que pour semer la terreur et le massacre que l’État voyou et son chef prédateur sont en train de préparer. Les fanatiques assoiffés de sang qui sont prédisposés à terroriser l'espace du débat et la liberté de l'expression, ne peuvent être que les alliés objectifs de l’État totalitaire... Et cela est inacceptable et par l'Histoire qui s'accélère et par l'opinion universelle!

Gare à des Fizazi et à des Benkirane d'oser croire l'emporter pour instaurer l'islam comme "solution finale"!
 http://youtu.be/EMK4iCvhIoo

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Soutien à l’intellectuel et militant amazigh Ahmed Aassid

Nous venons d’apprendre à FORSEM [Forum de Solidarité Euro-Méditerraneénne] que notre ami Ahmed Aassid - membre de l’Observatoire amazigh des droits et libertés, qui a récemment donné, à notre invitation, une conférence sur l’actualité marocaine le 15 mars à l’École normale supérieure de Lyon, après avoir donné une brillante conférence cette semaine à l’occasion du congrès de l’Association marocaine des Droits Humains (AMDH) où des groupes intégristes l’ont accusé à tort d’avoir insulté et traité le prophète de terroriste - aujourd’hui fait l’objet de menaces et d’intimidations.

 Son courage civique et intellectuel mérite d’être salué.
Ahmed Aassid, que nous tenons en grande estime, est un intellectuel, chercheur  universitaire, écrivain connu pour sa finesse, sa courtoisie et son respect de l’autre. C’est un intellectuel de renom et nous avons le plus grand respect pour ses travaux.
Nous connaissons bien Ahmed Aassid en tant que militant et écrivain et nous pouvons affirmer que l’accusation dont il est l’objet est dénuée de tout fondement ; son seul tort aux yeux de ces accusateurs – mais pour nous son plus grand mérite - est d’être un esprit libre et critique des idées intégristes et extrémistes.
Nous espérons que l’acharnement des salafistes dans la persécution d’Ahmed Aassid sera contrecarré par une mobilisation générale des composantes de la société civile et politique marocaine et bien au-delà. Les pouvoirs publics doivent assumer leur responsabilité en assurant sa sécurité.
FORSEM appelle de ses vœux qu’en France et en Europe, une chaîne de solidarité avec l’écrivain se mettra sans délai en place pour que la liberté de pensée triomphe sur la pensée unique et obscurantiste partout dans le monde.
En ces moments difficiles qu’il traverse, FORSEM tient à lui affirmer toute sa solidarité, et nous voulons croire à un réveil de la société et de la justice marocaine pour que tels agissements ne se reproduisent plus. Il est inconcevable que des voix minoritaires, aussi bruyantes et agressives soient-elles, viennent à bout des avancées démocratiques au Maroc grâce justement aux luttes menées depuis si longtemps par des militants, intellectuels, artistes, journalistes… militants et universitaires à l’exemple de Ahmed Aassid.
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Par  Yabiladi, 30/4/2013

Islam. Violente polémique entre Ahmed Aassid et le PJD de Benkirane au sujet de l’Islam. 
 « Ce n'est pas raisonnable de parler ainsi du messager d'Allah, le meilleur des Hommes, ce n'est pas raisonnable et je n'accepterais pas ça ». C’est ce qu’a déclaré le chef du gouvernement marocain Abdelilah Benkirane, lors d’un discours, samedi, à Bouznika, au congrès de la jeunesse du Parti de la Justice et du développement (PJD). 
Une déclaration qui vise en premier lieu Ahmed Aassid, écrivain, militant politique et chercheur à l’Institut royal de la culture amazighe (IRCAM), dont les propos, prononcés il y a une dizaine de jours, lors d’une conférence sur « l'Islam et l'enseignement au Maroc », font de plus en plus polémique au Maroc. Au cours cette conférence, organisée le 19 avril dernier à Rabat, en marge du 10ème congrès de l'Association marocaine des droits humains (AMDH), Ahmed Aassid avait estimé que l’islam était « aujourd'hui dépassé, car les valeurs universelles actuelles sont ce que l'humanité a atteint de mieux », rapporte le quotidien Au Fait. Pour le chercheur, l’islam tel qu’il est aujourd’hui enseigné aux jeunes, à travers les manuels scolaires, véhicule « un message terroriste ». Aassid a également évoqué un islam « propagé à l'épée » à l'époque du prophète. Une explication qui n’a pas plu à beaucoup de monde dont Abdelilah Benkirane, mais aussi les cheikhs salafistes Mohamed Fizazi et Hassan El Kettani qui y voient une attaque directe à la personne du prophète. 
Malgré la violence contenue dans la réaction de ces deux derniers, c’est par Adelilah Benkirane qu’Assid a été le plus surpris. « J'ai été surpris par la déclaration du Chef du gouvernement qui ne sied pas à son rang à la tête du gouvernement », a déclaré le militant amazigh, ce lundi 29 avril, dans une déclaration à Lakome. Avec ces nouvelles déclarations, Benkirane soutient les extrémistes dans la déformation de ses paroles, estimant le chef de file du PJD est actuellement plus préoccupé par « les enjeux électoraux de ses alliés que par l'intérêt du pays, la nécessité de stopper la spirale de la tourmente ou le devoir de pousser le dialogue dans le bon sens », a expliqué Assid, cité par la même source. 
Si Ahmed Aassid continue aujourd’hui de susciter beaucoup de critiques dans la classe conservatrice, ce n’est pas pour autant qu’il manque de soutien. Plus de 260 associations ont, en effet, manifesté jusqu’à présent leur soutien au militant marocain, dont le Forum de Solidarité Euro-méditerranéenne (FORSEM) qui tire la sonnette d’alarme. (Yabiladi)   

mercredi 13 mars 2013

Nominations d’ambassadeurs, qu’est ce qui a changé ?



 Traduction de l'arabe : Ahmed Benseddik


       La liste des nouveaux ambassadeurs récemment nommés soulève beaucoup de questions sur les critères de leur sélection, qui décide de leur choix et qui définit leurs missions. La réponse à ces questions est de nature à expliquer certaines défaillances de la diplomatie officielle avec toutes les conséquences sur les enjeux stratégiques du Maroc, son image, ses intérêts dans le monde, ainsi que les intérêts de la communauté marocaine à l'étranger.
Ali Anouzla
Sur le plan protocolaire, ces nouvelles nominations ont respecté les exigences prévues par la Constitution car elles ont eu lieu pendant le Conseil des ministres présidé par le roi à Fès. Le communiqué de la Cour royale a indiqué que le ministre des Affaires étrangères a proposé ces nominations au Chef du gouvernement, qui les a approuvées avant de les soumettre à son tour au roi avant que le Conseil des ministres ne les entérine, conformément aux dispositions du chapitre 49 de la Constitution.
Mais, faut-il croire que nous sommes vraiment devant une initiative propre du ministre des Affaires étrangères Saad Eddine Othmani approuvée par le Chef du gouvernement Abdelilah Benkirane ? Si oui, quelles sont les critères de sélection qui ont guidé ces choix ?
En vue de répondre à ces deux questions, il faut d'abord parcourir la liste de ces ambassadeurs. Tout d'abord, à la tête de cette liste se trouve Chakib Benmoussa, ancien ministre de l'Intérieur et président du Conseil économique et social et environnemental, qui a été nommé ambassadeur à Paris, capitale ô combien vitale pour le régime marocain. C'est lorsque Benmoussa était ministre de l'Intérieur qu'ont été organisées les élections législatives de 2007, qui ont connu la plus grande fraude contre le PJD. Est-il sérieux que le duo Otmani-Benkirane proposent un homme qui a falsifié les élections contre leur parti et qui a expédié en prison un de leur militants, Maa El Ainain Al Abadela, dans le cadre de l'affaire dite Belliraj qui s'est avérée par la suite un coup tordu monté de toutes pièces pour punir certains politiciens et envoyer par la même occasion des messages d'intimidation à d'autres ? N'oublions pas non plus que le même Benmoussa, avant d'atterrir à la tête du ministère de l'intérieur, a dirigé la société de production de bière Les Brasseries du Maroc, qui était à l'époque une filiale de la Holding royale. C'est donc une pure créature du makhzen.
Ensuite, nous trouvons sur la liste le nom de Saad Alami, l'ancien ministre Istiqlalien dont le bilan au ministère ainsi qu'au sein de son parti est totalement insipide. Sa nomination n'est par conséquent qu'une récompense pour son parti dont le pouvoir sait qu'il peut toujours compter sur ses services, en particulier quand il s'agit de nuire à ses adversaires. Est-ce pertinent de désigner ce personnage comme premier ambassadeur du Maroc auprès de l'Egypte de la révolution, l'Egypte des Frères musulmans ...
Plus que cela, le quotidien « Al Massae » a révélé que la liste attribuée à Othmani comprend des ambassadeurs déjà partis à la retraite ou ayant atteint l'âge de la retraite, tels que Mohammed Larbi Mokhariq, ancien ambassadeur en Inde qui a été nommé au Brésil, Mustafa Salaheddine qui a été nommé au Pakistan et Abdesalam Baraka, ancien ministre et ancien ambassadeur, qui a été nommé ambassadeur en Arabie Saoudite. Ce dernier, qui est réputé être proche du parti «l'Union constitutionnelle», avait déjà été en 2004 relevé par le roi de ses fonctions d'ambassadeur au Maroc à Madrid, après l'aggravation des problèmes migratoire entre le Maroc et l'Espagne. Son mandat a aussi été marqué par la crise de l'ilot Leila qui a éclaté en 2002, et qui a failli se transformer en guerre entre Madrid et Rabat!
Parmi la liste des retraités, on trouve aussi le nom de Mohammed Faraj Doukkali, qui a été nommé en Tunisie. Il est proche du parti Istiqlal et a une relation familiale avec son ancien secrétaire général Abbas El Fassi. Il a déjà été respectivement ambassadeur au Sultanat d'Oman, en Syrie et Egypte, où il est remplacé par un autre istiqlalien, Saad Alami.
On constate que la liste des nouveaux ambassadeurs proposés officiellement par Othmani et Benkirane ne comporte aucun personnage proche du PJD ou de la mouvance islamiste dont il fait parti. C'est curieux, surtout si l'on se rappelle que cette tendance politique est aujourd'hui au pouvoir dans certains pays du printemps arabe. Est-ce un choix délibéré ou une décision assumée par Benkirane et son ministre des Affaires étrangères?
Aussi bien à l'époque du gouvernement d'Abderrahmane Youssoufi que celle d'Abbas El Fassi, on a vu plusieurs nominations d'ambassadeurs proches de leurs partis respectifs. Ces nominations sont souvent motivées par la volonté du pouvoir de consoler, de récompenser voire de neutraliser tel ou tel camp ou personnalité au sein du parti. Ce mode de choix, qui ne fait pas grand cas de la compétence intrinsèque, se répercute sur la performance de la diplomatie marocaine. Ainsi, nous ne devons pas être surpris si on découvre que parmi les ambassadeurs, certains réussiront le tour de force d'être "pire" que l'actuel ministre de l'éducation nationale, qui a déjà servi comme ambassadeur du Maroc au Brésil et en Inde, et dont l'opinion publique a découvert les prestations calamiteuses. Le niveau médiocre, très médiocre de ses déclarations continue de provoquer la moquerie et la critique sur les sites des réseaux sociaux.
Avant ces nouvelles nominations, la presse a évoqué l'expulsion par la Tunisie de l'ambassadeur du Maroc, Najib Zerouali qui appartient au parti RNI. Jusqu'à présent, le ministère des Affaires étrangères n'a pas communiqué à ce propos, alors que le magazine "Jeune Afrique" a écrit qu'il s'était immiscé dans les affaires intérieures de la Tunisie. Il y a aussi le scandale du vol du coffre fort de l'ambassadeur du Maroc à Moscou, qui s'est transformé en une affaire criminelle impliquant une dame proche de l'épouse de l'ambassadeur. Si des bijoux ont pu être dérobés de la chambre à coucher de l'ambassadeur de sa majesté, les documents diplomatiques sont-ils à l'abri ? Faut-il aussi citer le scandale du financement par la diplomatie marocaine de la construction d'un complexe touristique sur l'ile Dominique aux Caraïbes, pour un montant de 30 millions de dollars ? Est-ce cela la vocation du ministère des Affaires étrangères, alors que le pays cherche à attirer l'investissement étranger ?
Avant les élections du 25 novembre 2011, le PJD a fait part de sa très grande colère quand la sensibilité islamiste a été systématiquement écartée lors des nominations au sein du CNDH (Conseil National des Droits de l'Homme), de la HACA (Haute Autorité pour la Communication Audiovisuelle), de la commission royale chargée de la révision constitutionnelle et enfin de l'IRCAM (Institut Royal de la Culture Amazighe). A l'époque, Mustapha Ramid avait parlé de scandale dans une interview publiée par le quotidien Al Massae. Il est aujourd'hui ministre de la justice et des libertés. Le PJD, qui dirige pourtant le gouvernement actuel, se résigne ainsi à accepter des nominations d'ambassadeurs qui continuent d'écarter la sensibilité islamiste.
En résumé, ces nominations confirment que les critères de loyauté et de soumission au pouvoir du makhzen continuent de sévir lors des choix des hauts responsables. Le népotisme, le clientélisme, la logique de récompense et la corruption des élites ont la peau dure. Ces nominations prouvent aussi que le makhzen est incapable de renouveler ses élites, vu le nombre élevé de ses vieux serviteurs dociles y compris ceux qui sont déjà à la retraite.
D'un autre coté, l'exclusion systématique du PJD malgré sa présence à la tête du gouvernement, confirme encore une fois que l'autorité, le vrai pouvoir du makhzen profond, ne fait toujours pas confiance à tout porteur de la sensibilité islamiste, même très modérée comme celle des membres du PJD. Elle confirme aussi que ce parti a deux capacités surprenantes : celle de retourner sa veste, et celle d'avaler les humiliations en rafale. Rappelons que 28 ambassadeurs avaient été nommés par le roi le 6 décembre 2011 sans que Benkirane, alors chef de gouvernement désigné, ne soit mis au courant.
Une remarque finale en guise de conclusion : Quand le chambellan royal citait les noms des ambassadeurs pendant la cérémonie, il prenait soin de dire: «ambassadeurs de Sa Majesté». Or, ce sont les ambassadeurs qui vont représenter le Maroc et les Marocains dans des capitales mondiales, et leurs salaires seront payés par l'argent du contribuable marocain. 
Nous sommes toujours en face de la même approche des choses : la Constitution est une Constitution octroyée, le gouvernement est le gouvernement de Sa Majesté, les ambassadeurs sont des ambassadeurs de Sa Majesté, les walis et gouverneurs sont les walis et gouverneurs de Sa Majesté et le peuple entier est la somme des sujets de Sa Majesté !
Qu'est-ce qui a changé ?

jeudi 7 février 2013

Culture et racines. Le Maroc, du bendir et de Tinghir ...


 
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Benkirane
Lundi dernier, M. Abdelilah Benkirane se gaussait de plus de la moitié de la population marocaine en comparant les Amazighs à des «joueurs de bendirs», adeptes de la frugalité et de la danse… 

Mardi dernier, 200 «islamistes» et autres adhérents du PJD protestaient publiquement devant le cinéma ROXY à Tanger contre la projection du documentaire réalisé par un jeune franco-marocain, intitulé de «Tinghir à Jérusalem». Kamal Hachkar, réalisateur de ce film qui retrace le parcours de Juifs berbères marocains émigrés en Israël, est d’origine amazighe.
Interrogé sur ses sentiments devant cette manifestation d’intolérance, M. Mustapha Khalfi, ministre de la Communication, membre dirigeant du PJD et du MUR, a excipé de son devoir de réserve pour éviter de condamner l’imbécilité de manifestants qui accusent une oeuvre cinématographique de philo-sionisme sans l’avoir vue !
Il y a une quinzaine de jours, un député de PJD piqua une crise au Parlement parce que sur un vol d’Egyptair une scène d’un film projeté durant le trajet comportait un baiser entre deux adultes consentants, de sexe opposé de surcroît ! Ce même député n’avait pas eu la même verve lorsque la regrettée Amina Filali s’était suicidée après avoir été forcée au mariage avec son violeur…
Ces quelques expressions de la culture politique dominante dans notre Maroc d’aujourd’hui, placé sous la férule d’un parti aussi conservateur que rétrograde, le Parti de la Justice et du Développement, ne sont pas sans inquiéter.
Dans plusieurs milieux, y compris dans les rangs du Parti du Progrès et du Socialisme, membre de la coalition gouvernementale, certains n’hésitent pas à soutenir que la formation de M. Benkirane n’est pas liberticide et que son arrivée à la tête du pouvoir exécutif n’a guère entraîné de recul des libertés et du climat de tolérance qui qualifiait notre pays jusque-là.

Identité et racines

Pourtant, en assimilant les Amazighs à des saltimbanques, le chef du gouvernement, remet en question plusieurs paramètres fondamentaux de la société marocaine, de l’Etat marocain, de l’Histoire du Maroc.
M. Abdelilah Benkirane ne saurait ignorer, lui qui est le premier chef de gouvernement à opérer sous l’égide de la Constitution adoptée par voie référendaire le 1er juillet 2011, que l’Amazighité a reçu droit de cité officiel, que son Préambule y proclame les apports berbères, arabes, africains, juifs et andalous à l’identité nationale, que la langue amazighe est désormais mise sur le même pied que la langue arabe et qu’une loi organique devra en concrétiser son utilisation officielle.
amazigh
M. le chef de gouvernement, qui affirme son attachement au Trône alaouite, ne saurait, de même, ignorer les liens profonds, familiaux mêmes, qui unissent la Famille Royale à l’identité amazighe, de même que sa culture politique l’empêche d’oublier que le Maroc compte un Institut Royal de la Culture Amazighe, IRCAM, qui n’a rien à voir avec un music hall ou un conservatoire de musique folklorique…
M.Mustapha Khalfi, qui a étudié aux Etats-Unis, pétri qu’il est de culture politique américaine et de ses principes, ne peut faire l’impasse, au nom de ses responsabilités officielles actuelles, sur une manifestation de crasse intolérance, dirigée, non contre l’Etat d’Israël, mais contre l’apport d’un jeune historien franco-marocain, qui, à partir de ses souvenirs d’enfance, des récits de son grand-père, a voulu montrer ce qu’étaient devenus certains de nos concitoyens et leurs descendants expatriés en Israël entre 1948 et 1967. Ne dit-on pas officiellement et depuis fort longtemps que ce pays compte aujourd’hui plus de 800 000 habitants d’origine marocaine. N’est-il pas vrai, de surcroît, que la citoyenneté et la nationalité marocaines sont inaliénables ? A-t-on jamais vu un Juif  marocain, quel que soit son lieu de résidence actuel, attaquer notre (son) pays natal ou exprimer autre chose qu’un immense attachement à ses racines, origines, coutumes et traditions marocaines? Que reste-t-il à écrire après de tels constats ?
Que vive le Maroc, du bendir et de Tinghir !