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vendredi 6 janvier 2017

Colonisation de la Palestine, des actes contre l'occupant 🇵🇸



Après l’adoption par le conseil de sécurité de l’ONU de la résolution 2334 condamnant la colonisation Israélienne, j’ai écrit au chef du Gouvernement pour savoir s’il compte contraindre Israël à respecter cette décision ou en rester aux déclarations d’intentions.
Israël a annoncé sa volonté de ne pas respecter ce vote et de poursuivre le développement des colonies. Comment s’en étonner de la part d’un état qui ne respecte ni la morale humaine ni le droit international et dont la culture de l’impunité est profondément installée chez ses dirigeants ?

mercredi 21 septembre 2016

Relire et réécouter : Les troupeaux des Rois du Maroc au Sahara Occidental occupé







par Khalil Asmar, écrivain sahraoui, 25/7/2015






Dans une émission sur les ondes de ‘Radio France Culture’, Sophie Caratini, anthropologue et écrivaine française, a témoigné sur les circonstances historiques qui ont marqué la période de l’invasion et l’occupation marocaine du Sahara Occidental. Lors de son intervention, elle explique comment les Marocains ont été déportés de force pour prendre part à l’évènement « mythique » de la « marche verte » médiatisée en grande pompe par le régime monarchique de Hassan II.

 Selon la propagande officielle du Makhzen, le 11 novembre 1975, quelque 350.000 Marocains ont pris part dans cette marche que selon les directives du monarque « divin » devraient franchir pacifiquement les frontières du Sahara Occidental, connu à l’époque sous le nom du Sahara Espagnol. En revanche, les directives du roi n’étaient pas désormais pacifiques, tout comme la marche verte qui n’était que la façade qui éclipse une sanglante invasion militaire où les sahraouis ont été violemment massacrés avec du napalm et le phosphore blanc, des armes internationalement interdites.

dimanche 8 mai 2016

La question sahraouie est avant tout une question d'occupation et de décolonisation



Alger, 7 mai 2016 (SPS) 

La question du Sahara Occidental est une question d'occupation et de décolonisation, ont souligné les participants à la journée de solidarité avec le peuple sahraoui organisée samedi à Alger.
Le statut quo au Sahara Occidental constitue une réelle "menace" sur la sécurité et la stabilité de la région d'où l'impératif pour le Conseil de sécurité de trouver au plus vite une solution juste et définitive à travers l'organisation d'un référendum d'autodétermination, ont tenu à préciser les participants.

Lors de cette rencontre de solidarité avec le peuple sahraoui organisée par le parti algérien Tajamoue Amel El-Djazair (TAJ) dans le cadre des festivités  commémorant le 71e anniversaire des évènements du 8 mai 1945, en présence de l'ambassadeur sahraoui à Alger, M. Amar Ghoul, président de TAJ a assuré que la question du Sahara Occidental "est avant tout une question d'occupation et de décolonisation" soulignant que le statut quo au Sahara Occidental représente "une réelle menace sur la stabilité de la région".
Il a appelé à "accorder un intérêt particulier à cette cause qui concerne toute la région "mettant en garde contre la "persistance de la pression, de l'entêtement et de l'occupation sur fond de détérioration de la situation des droits de l'Homme des Sahraouis qui pourrait conduire à une situation explosive dans le continent".

jeudi 15 octobre 2015

Dossier Sahara Occidental par APSO



14/102015

Dossier Sahara Occidental, Afriques en lutte n°30

http://www.afriquesenlutte.org/IMG/pdf/AfriL_AELn30_der.pdf
Bulletin Afriques en lutte N°30 le 13 octobre 2015
Edito Burkina Faso : Non à la peur qui fait fuir !
Brèves Mauritanie- Namibie- Congo Brazzaville- Burundi- Madagascar- France
Nouvelles du Continent Burkina Faso : Un putsch réactionnaire ! RDC : 3ème mandat d’emprisonnement desjeunes des Lucha et Filimbi
Françafrique Côte d’Ivoire : Interview de Fanny Pingeaud
Dossier Sahara Occidental : un territoire à décoloniser
Culture La Bataille d’Einaudi


LE SAHARA OCCIDENTAL : un territoire à décoloniser

Le Sahara Occidental est rarement l’invité de nos médias français populaires, et ne doit une certaine attention qu’à quelques personnes vigilantes. Et pourtant la situation est embourbée depuis des décennies sur fond de concessions sur le droit international.

Le pays quasi désertique de 266 000 km2 est situé sur la côte nord-ouest de l’Afrique, bordé par 1000 km de côtes à l’ouest, limitrophe du Maroc, de l’Algérie et de la Mauritanie. Ses frontières sont internationalement reconnues et légales. Elles sont celles héritées du colonialisme. Dès 1963, le pays est inscrit sur la liste onusienne des territoires à décoloniser, il l’est toujours. Représenté par son Front de libération, le Polisario (Front pour la libération de Saguia el Hamra, et Rio de Oro), le peuple sahraoui est reconnu par l’ONU, qui tente de résoudre une situation embourbée, depuis des décennies, dans les bas-fonds de concessions sur le droit international. Sa langue nationale est le hassanya.
En 1884, la conférence de Berlin répartit l’Afrique entre puissances coloniales et le Sahara Occidental devient espagnol. La présence espagnole, essentiellement concentrée sur quelques points de la côte, et en mer, laisse libre cours à la vie traditionnelle nomade des Sahraouis, et aux échanges commerciaux qui transitent à travers le désert. L’opposition à l’occupant est constante, régulièrement réprimée.

dimanche 12 juillet 2015

Israël expulsé du Sommet de l’Union africaine à Malabo

12 juillet 2015
















Le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, au Sommet de l’UA à Malabo, en Guinée équatorial, en juin 2013 (DR)

L’information est passée inaperçue. Pourtant, l’action est historique. Après sa soudaine déclaration d’amour envers le continent africain et sa demande aux « intentions douteuses » de faire partie de l’Union africaine (UA), l’Etat d’Israël a envoyé une délégation afin de participer au Sommet de l’Union Africaine qui a eu lieu la semaine dernière, à Malabo, en Guinée équatoriale.
Mais ce passage en force n’a pas été du goût de Mohamed Ould Abdel Aziz, Président mauritanien par ailleurs président en exercice de l’UA. Il s’est opposé à la présence d’une délégation israélienne aux travaux du Sommet de l’organisation africaine. Toutes les délégations des autres pays membre de l’UA se sont également opposées à cette présence israélienne.
Les membres de la délégation de l’État sioniste, qui tenaient à y assister en tant qu’observateurs, ont été expulsés du centre de conférence où se tenaient les travaux, rapporte Maurisahel.
Des messages de félicitations aux dirigeants africains ont afflué d’Amérique latine et d’Asie dans lesquels des leaders se sont réjouit de voir l’Afrique user de sa souveraineté. Il est a rappeler que les textes régissant l’organisation de l’Union africaine sont hostiles aux pays colonisateurs. De plus, les conditions de vie dans lesquelles vit la communauté africaine en Israël ont, à plusieurs reprises, été pointées du doigt par des associations de défense des droits de l’Homme.
« Reste à ce que cette affirmation de souveraineté s’amplifie et qu’elle prenne toutes ses dimensions politiques et économiques vis-à-vis des diktats de la France, des Etats-Unis et de l’Occident », conclut Black-Feelings.com.








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lundi 29 septembre 2014

Le colonisateur du Sahara Occidental critique les colonialisme !

Discours royal lu à l’ONU. SM Le Roi critique les pays occidentaux. 
 Appelant au respect des spécificités de chaque pays, «dans son itinéraire national, et de la volonté qui est la sienne d'édifier son propre modèle de développement», le Roi affirme d’emblée que les pays en voie   de développement pâtissent encore des effets de la colonisation. 
 Quelques phrases pour le dire: «Le colonialisme a causé de grands préjudices aux Etats qui en ont subi la tutelle. Le colonisateur y a entravé le processus de développement pendant de longues années. Il a exploité leurs richesses et les potentialités de leurs enfants, tout en altérant en profondeur les coutumes et les cultures respectives de leurs peuples. h24 info

lundi 4 août 2014

Quelques précisions sur la guerre en cours en Palestine


Au vingt-septième jour de l’opération « Bordure Protectrice », plus de 1650 Palestiniens, largement des civils, sont morts sous les bombes israéliennes. Privée d’eau, d’électricité, et dans une large mesure d’accès au soin et à la nourriture, Gaza est au bord du gouffre. Loin d’une « guerre contre le Hamas », ce qui se déroule en ce moment est une attaque contre un peuple maintenu sous occupation. La tactique n’est pas nouvelle, pour autant toujours cruelle, lorsqu’Israël perd des points sur le plan politique, elle relance la machine militaire pour réduire la question palestinienne à un problème sécuritaire.

Au commencement, les éternelles répétitions
 Les négociations à l’agonie se meurent une nouvelle fois
Lorsqu’en juillet 2013, l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) et Israël se lancent dans un nouveau cycle de négociations sous égide américaine, les conditions préalables de cette relance diplomatique restent largement inconnues du public. On apprendra seulement qu’Israël s’est engagé à libérer 104 prisonniers (enfermés depuis l’avant Oslo, en 1993) en 4 contingents de 26. En échange de quoi, la partie palestinienne n’adhérerait pas, durant cette période, aux organisations internationales qu’elle pouvait légitimement rejoindre suite à son accession à l’ONU en qualité d’observateur non membre.
Lire l'article http://blogs.mediapart.fr/blog/xavier-guignard/040814/quelques-precisions-sur-la-guerre-en-cours-en-palestinehttp://blogs.mediapart.fr/blog/xavier-guignard/040814/quelques-precisions-sur-la-guerre-en-cours-en-palestine

samedi 3 mai 2014

Sahara Occidental, le squelette est nu


vendredi 18 avril 2014

Un futur volé



du Sahara Occidental occupé


Résumé
L’exploitation et l'exportation des ressources naturelles au Sahara Occidental occupé a des conséquences graves pour la paix  dans le territoire et pour l'avenir de ses habitants, le peuple sahraoui.

Les ressources naturelles ciblées par l'exploitation sont notamment le pétrole, les phosphates , les  poissons et les produits agricoles.

C’est un crime international pour un occupant d'exploiter et de tirer profit des ressources naturelles d’un territoire occupé. Le droit souverain exclusif du peuple sahraoui à bénéficier des ressources naturelles du Sahara Occidental doit être respecté.

La surveillance de l'exploitation des ressources naturelles doit être inclue dans le mandat de la MINURSO lors de son renouvellement à la fin de ce mois. L'exploitation des ressources naturelles du Sahara Occidental représente actuellement un obstacle à la résolution du conflit et  une préoccupation relevant des droits de l'homme.
Introduction
L'exploitation et l'exportation des ressources naturelles du Sahara Occidental occupé ont des conséquences graves pour la paix dans le territoire et pour l'avenir de ses habitants, le peuple sahraoui.
La vente à l'exportation des ressources naturelles, en particulier la pêche de l’océan Atlantique et les roches de phosphate d'une mine à l'intérieur des terres, fournit des revenus au Maroc en tant qu’occupant. Aucune des recettes n’est directement reçue par le peuple sahraoui, les habitants autochtones du Sahara Occidental.
Toutes les activités sur des ressources  dans  le territoire servent d’autre part de prétexte pour justifier ce qui est une occupation illégale, et la poursuite de graves violations des droits de l'Homme. Cela inclut les industries sur les ressources utilisées pour l'emploi des ressortissants marocains installés illégalement sur ​​le territoire.
L’utilisation des ressources naturelles du Sahara Occidental sert également à renforcer le contrôle du Maroc sur le territoire en lui permettant de bâtir des infrastructures.
Aspects juridiques

Il y a deux raisons qui font que l’utilisation des ressources naturelles du Sahara Occidental occupé est illégale. La première est que, dans les circonstances de l’occupation et de ce qui a été un conflit international - démontré par l’accord 1990 /91 de cessez-le feu et de référendum pour le peuple sahraoui négocié par les Nations Unies - c'est un crime d'exploiter et de tirer des revenus des ressources extraites du territoire. L’énoncé est clair dans la Quatrième Convention de Genève de 1949, et cela relève d’une interdiction selon le Statut de Rome de 1998 de la Cour Pénale Internationale, qualifié de crime de guerre de pillage. C’est actuellement tout à fait le cas du Sahara Occidental.
Le deuxième motif qui interdit la prise des ressources du Sahara Occidental occupé -également bien établi en droit et universellement contraignant pour ​​tous les peuples et Etats-, c'est que le peuple sahraoui, le seul peuple originaire du Sahara Occidental, détient les droit et contrôle souverains exclusifs sur ses ressources naturelles, en attendant l’exercice de son droit à l'autodétermination. L'ancien juriste principal des Nations Unies, Hans Corell (Secrétaire Général adjoint aux affaires juridiques) l’a souligné dans un avis rendu au Conseil de Sécurité, traitant spécifiquement de l’exploration et de l’exploitation des ressources sahraouies :
« si des activités de prospection et d’exploitation devaient être entreprises au mépris des intérêts et de la volonté du peuple du Sahara Occidental, elles contreviendraient aux principes de droit international applicables aux activités touchant aux ressources minérales des territoires non autonomes » (29 janvier 2002)
Se conformer à la légalité juridique exige donc deux conditions. Tout d'abord, l'exploitation des ressources doit profiter au peuple sahraoui. Un de ses corollaires est que l'activité ne doit pas bénéficier au Maroc comme occupant, ni aux personnes à qui il a permis de s'installer illégalement au Sahara Occidental. Exigence supplémentaire, une utilisation des ressources qui répondrait aux besoins des sahraouis et servait à développer les conditions sociales et économiques du peuple sahraoui, ne doit pas entraver, ni être utilisé pour lui refuser, son droit à l'autodétermination.

La deuxième exigence est que le peuple sahraoui doit de façon significative consentir à l'exploitation de ses ressources naturelles. Bien que cela soit plus ou moins impossible dans les circonstances actuelles d’une occupation qui démontre de graves violations des droits de l'Homme, le peuple sahraoui, par les chefs de son gouvernement et à travers un grand nombre d'organisations de la société civile indépendantes a déclaré qu'il rejette tout consentement ou approbation à l’utilisation de ses ressources. Dans tous les cas, une importante partie du peuple sahraoui n’est pas en mesure de tirer des avantages des ressources de son territoire car elle vit en exil dans des camps de réfugiés .  
Deux autres éléments doivent être rappelés. Tout d'abord, la Cour Internationale de Justice, dans son avis consultatif de 1975 sur le Sahara Occidental, a conclu (après un examen de preuves considérables) que le Maroc ne peut émettre de revendication territoriale ni n’a de droit sur le territoire, que le peuple sahraoui bénéficie d’un droit clair à l'autodétermination, et que son peuple est sous domination coloniale.

Deuxièmement, l’utilisation continue des ressources du Sahara Occidental à la fois confisque au peuple sahraoui son avenir économique (tout en contribuant à l'occupation de son territoire) et sabote la capacité des Nations Unies à mettre en application ses accords 1990/91 d'assurer au peuple Sahraoui l’exercice de son autodétermination. C'est pourquoi la mission de l'ONU au Sahara Occidental, la MINURSO, doit être pourvue du mandat de surveiller et d'administrer les ressources naturelles dans tout ce qui s’y rapporte.
      
Les ressources
Le pétrole

L'intention annoncée du Maroc d’effectuer un forage pétrolier au mépris de l'avis juridique de l'ONU 2002, cité ci-dessus est potentiellement l’actualité la plus inquiétante de cette dernière année dans le conflit du Sahara Occidental.

Le forage prévu aux alentours d’octobre 2014 sera effectué par la compagnie pétrolière américaine Kosmos Energy[i]. L'opération a pour partenaire la compagnie de forage Atwood Oceanics par le biais du navire de forage mobile, le Atwood Phénix.
L'opération, dans les eaux côtières au large du Cap Boujdour, aura lieu dans l'un des nombreux blocs que le gouvernement marocain explore. La compagnie pétrolière française le groupe Total SA a annoncé en janvier 2014 son intention de procéder à de l’exploitation pétrolière dans les eaux côtières du territoire. [ii] Le Maroc a également attribué un certain nombre d'autres licences, offshore and onshore, mais aucune compagnie n'est aussi avancée que sur le bloc de Kosmos Energy. [iii]
Les Phosphates
La plus grande part des revenus financiers de l’utilisation des ressources du Sahara Occidental occupé reçu par le gouvernement marocain vient de l'exportation des minerais de phosphate. La production est assurée par une filiale de la compagnie nationale marocaine des phosphates l’OCP. Selon les estimations faites par Western Sahara Resource Watch, l'OCP a produit environ 2,2 millions de tonnes de phosphates l’an dernier, pour une valeur d'environ 300 millions de dollars US. Cela équivaut à environ 10 fois ce que les réfugiés du Sahara Occidental reçoivent de l'aide humanitaire multilatérale chaque année. Près de la moitié de la production de 2013 est revenue à trois entreprises : PotashCorp (US/Canada), Lifosa (Lituanie/Russie) et Innophos ( Mexique/Etats-Unis).
La pêche
Tout au long de 2013, les chalutiers russes ont pêché au large du Sahara Occidental. Cette activité viole l'accord Russo-marocain, qui stipule que la pêche n’aura lieu que dans la ZEE du Maroc. Les eaux du Sahara Occidental n'ont jamais été revendiquées comme faisant partie de sa ZEE par le Maroc, et ne pourraient pas l’être selon le droit international.
En novembre, les images de pratique de pêche absolument non durables ont été révélées. Un navire, qui serait utilisé par le fils de l'un des généraux marocains qui contrôle les permis de pêche, a déclaré avoir mis au rebut 1000 tonnes de sardines au cours de l'année. [iv]  Ces pratiques ont également été dénoncées dans un rapport publié par Greenpeace.[v]
Le Parlement Européen et le Conseil des ministres ont approuvé en 2013 un accord de partenariat avec le Maroc pour pêcher dans les eaux du Sahara Occidental. Plusieurs Etats ont voté contre l'accord, soulignant qu'il violerait le droit international. Hans Corell a déclaré au cours des dernières années, que l'UE par une telle pratique viole le droit international et sabote les efforts de paix de l'ONU. Le nouvel accord est le premier accord de partenariat de pêche de l'Union Européenne depuis 2010 qui ne dispose pas d'un article propre sur les droits de l'Homme[vi]. Toutes les organisations sahraouies de la société civile se sont opposées à l'accord, mais leurs avis n'ont pas été écoutés. De nombreux Sahraouis ont été blessés par la police marocaine lors de manifestations sahraouies contre les projets de l'UE et au Maroc. [vii]
L'UE ni la Russie n'ont demandé son consentement au peuple du Sahara Occidental avant de conclure ces accords.

La production agricole
Il y a aujourd'hui 11 plantations agricoles dans la proximité de Dakhla qui produisent principalement pour le marché européen. [viii] Toutes les fermes sont la propriété de conglomérats marocains, de compagnies multinationales françaises ou de compagnies appartenant à la famille royale marocaine. Aucune entreprise n’est détenue par des Sahraouis, ni même à petite échelle par de colons marocains dans le territoire. Les fermes produisent surtout des tomates-cerises, mais aussi des melons et autres légumes, le tout est irrigué par de l'eau fossile non renouvelable. Presque tous les travailleurs sont signalés comme étant marocains, installés dans de nouveaux ensembles immobiliers sur les terres occupées.

 Conclusion

La surveillance de l'exploitation des ressources naturelles doit être inclue dans le mandat de la MINURSO lors de son renouvellement à la fin de ce mois. L'exploitation des ressources naturelles du Sahara Occidental représente actuellement un obstacle à la résolution du conflit et  une préoccupation relevant des droits de l'homme.
La loi internationale des droits de l'Homme et de la Charte des Nations Unies investissent clairement les peuples des territoires non autonomes de la souveraineté permanente sur leurs ressources naturelles.


[i] Reuters, 13.01.2014, Simmering Saharan conflict stirred by offshore oil search, http://www.reuters.com/article/2014/01/13/westernsahara-oil-idUSL6N0KN1I120140113
Kosmos Energy, Morocco – oil and gas exploration, http://www.kosmosenergy.com/operations-morocco.php
[ii] WSRW.org, Total confirme : renouvellement pour 1 an du sale deal au Sahara occupé, 03.02.2014, http://wsrw.org/a111x2836
[iii] WSRW.org, 09.09.2013, Nouveau rapport : Total SO au Sahara Occidental occupé. “Injustice Totale” http://wsrw.org/a106x2651
[iv] WSRW.org, Sahraouis, voila ce que l’on fait de vos poissons, 19.11.2013, http://wsrw.org/a111x2721
[v] Greenpeace, Exporting Exploitation: How retired EU fishing vessels are devastating West African fish stocks and undermining the rights of local people, 26.11.2013, http://www.greenpeace.org/sweden/se/rapporter-och-dokument/exporting-exploitation/
[vi] WSRW.org, La commission ne suite pas les instructions du conseil et du parlement sur les droits de l’Homme, 01.10.2013, http://wsrw.org/a111x2668
[vii] AP, 10.12.2013, Western Saharans protest EU-Morocco fishing accord, http://news.yahoo.com/western-saharans-protest-eu-morocco-fishing-accord-204809914--finance.html
[viii] WSRW.org, Rapport: Etiquette et responsabilité, 17.06.2012, http://www.wsrw.org/files/dated/2012-07-03/rapport_tomat_juin12_vf..pdf

PLUS d'INFOS RDV http://wsaforum.org

samedi 12 avril 2014

Colonisation / décolonisation : indépendance. Sahara Occidental - Côte d'Ivoire


Colonisation / décolonisation : indépendance. 

Sahara Occidental - Côte d'Ivoire

Conférence / débat dans le cadre de la 2ème université Citoyenne et Solidaire de l'Est Lyonnais
Colonisation / décolonisation : indépendance
Sahara Occidental - Côte d'Ivoire
Samedi 19 avril
10h-21h
Espace Frachon, 3 av Maurice Thorez
69 Vaulx en Velin 
 Affiche et programme ci-dessous

vendredi 4 avril 2014

Le grand écart statistique du Maroc : des bulles de surdéveloppement au milieu d’un océan de pauvreté traditionnelle

Par Omar Saghi, TelQuel,  2 avril 2014 
Une récente publication internationale révèle que le Maroc se situe en queue de peloton mondial pour l’éducation. Récriminations, regrets marocains. D’autres études pointent le mauvais élève de la santé publique. De la mortalité des femmes en couche. Des maladies infantiles. De la pauvreté rurale. Du retard des infrastructures. Emois, introspection, soucis à Rabat. Mauvais élève arabe, le Maroc ne fait pas mieux que la Mauritanie, que le Yémen, que le Soudan. Certaines régions (le Tafilalet, le Rif, le Haut-Atlas…) se bousculent du côté des pays les moins avancés (PMA) dans les colonnes statistiques mondiales aux côtés du Mali ou de la Bolivie. 
Bref, le Maroc est sous-développé.

D’autres chiffres défilent. Les meilleures écoles supérieures du Sud ? Parmi elles figurent des fleurons de l’Education nationale, publique ou privée. Les plus grandes places boursières africaines ? Casablanca caracole en tête. Les étudiants étrangers dans les grandes écoles parisiennes ? Marocains principalement, avec les Chinois et les Allemands. Les grandes entreprises maghrébines ? Les grands ports ? Les success stories médiatiques, artistiques, architecturales dans le monde arabe ? Marocains souvent. Bref, le Maroc est un pays émergent.

Mais la cohérence y passe. Et ceux qui se penchent sur le sort de ce pays jouent à compartimenter leurs analyses. D’où la dichotomie sauvage des avis sur le Maroc. Pays à la traîne. Pays pionnier. Délabré. Emergent. Médiéval. Innovant… Il ne s’agit pas de l’habituel jugement binoculaire, du verre à moitié vide ou à moitié plein. En réalité le verre marocain est plein, et vide également. Les deux avis se défendent, arguments chiffrés à l’appui. Ce n’est pas une bizarrerie quantique, mais le témoignage emblématique du dualisme marocain.
Le pays en effet, depuis l’indépendance, a fait le pari d’une modernisation qui préserve les structures politiques traditionnelles. Il lui fallait des caïds et des polytechniciens, des ouléma et des médecins, une bourgeoisie forte et entreprenante et une paysannerie nombreuse et arriérée. Il a donc, via ses programmes politiques, l’affectation de ses ressources, ses choix idéologiques et ses alliances, créé des bulles de surdéveloppement au milieu d’un océan de pauvreté traditionnelle : peu d’écoles publiques, des instituteurs sous-payés, des programmes poussiéreux d’une part, et de l’autre quelques écoles supérieures brillantes, des bourses rares et bien ciblées, des accords de coopération élitistes ; un investissement public maigre, des infrastructures squelettiques, pas de classes moyennes, mais d’importantes facilités fiscales à quelques secteurs ciblés, des flux financiers abondants et concentrés, une façade atlantique suréquipée…
Si le Maroc pointe aujourd’hui parmi les meilleurs et les pires, auprès des pays du Golfe et du Liban, et aussi du Yémen et de la Mauritanie, si nous perturbons les boussoles des instances de comptabilité internationales et les nôtres, il ne s’agit ni de schizophrénie ni de manque de données, mais du fruit d’une politique vieille d’un demi-siècle : maintenir un ancien régime en le dotant de produits high-tech. Le dualisme marocain n’est pas involontaire, ce n’est pas le résultat malheureux de négligences, mais l’effet pensé d’une politique cohérente. Les efforts contraires, entamés depuis deux décennies, pour combler le fossé entre les deux Maroc, doivent se situer par rapport à cette histoire.
Omar Saghi, paru dans Telquel