Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est Palestine. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Palestine. Afficher tous les articles

vendredi 6 janvier 2017

Colonisation de la Palestine, des actes contre l'occupant 🇵🇸



Après l’adoption par le conseil de sécurité de l’ONU de la résolution 2334 condamnant la colonisation Israélienne, j’ai écrit au chef du Gouvernement pour savoir s’il compte contraindre Israël à respecter cette décision ou en rester aux déclarations d’intentions.
Israël a annoncé sa volonté de ne pas respecter ce vote et de poursuivre le développement des colonies. Comment s’en étonner de la part d’un état qui ne respecte ni la morale humaine ni le droit international et dont la culture de l’impunité est profondément installée chez ses dirigeants ?

lundi 11 avril 2016

PE : politique Sahara Occidental, Palestine, Crimée

Barbara Weingartner
 
A lire d'urgence ! 
Le département de la politique, le Parlement européen a publié un rapport sur la nécessité d'une politique européenne cohérente en ce qui concerne les trois pays sous occupations : du Sahara Occidental, la Palestine et la Crimée. Dans les trois cas, le pillage est illégal, il est indiqué dans le rapport : la Palestine, la Crimée, au Sahara Occidental : papier de L'Union européenne cherche la cohérence http://wsrw.org/a105x3428
 
Photo de Barbara Weingartner.
Commentaires
Solidarité Maroc
Votre commentaire...
Liens connexes

mardi 19 janvier 2016

« Occupation, Inc. » : Comment les entreprises des colonies contribuent aux violations par Israël des droits des Palestiniens, [de même à celles des Sahraouis] Langues







Plus d’un demi-million de colons israéliens vivent dans 237 colonies dans la Cisjordanie occupée par Israël, y compris Jérusalem-Est. Les gouvernements israéliens qui se sont succédés ont favorisé ce processus, bien que les colonies soient illégales selon le droit international humanitaire et fassent] partie intégrante des politiques israéliennes qui dépossèdent les Palestiniens, violent leurs droits humains et leur font subir diverses formes de discrimination.
Mais ce système n’est pas seulement propagé par le gouvernement israélien ; il repose également sur l’implication d’une multitude d’entreprises qui opèrent au sein des colonies. Human Rights Watch a examiné le rôle des entreprises qui opèrent dans les colonies, financent leur construction, fournissent des services aux colons ou font du commerce avec les entreprises localisées dans les colonies. L’organisation a évalué pareilles activités selon les responsabilités des entreprises en matière de droits humains, telles qu’énoncées dans les Principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme.

samedi 21 novembre 2015

La justice espagnole a émis des mandats d’arrêt contre Benjamin Netanyahou et six de ses ministres


Le Mavi Marmara Source: Reuters
Le Mavi Marmara 
Selon la presse ibère, ces mandats ont été émis dans l'enquête visant le Mavi Marmara, un bateau qui avait tenté de forcer le blocus de Gaza en 2010. Des commandos israéliens l'avaient arraisonné, tuant neuf militants et en blessant 38 autres.
Le Premier ministre israélien et six de ces ministres de l'époque sont visés par des mandats d'arrêt émis par la justice espagnole. Ehud Barak, Avigdor Liberman, Moshe Ya'alon, Eli Yishai, Benny Begin et Eliezer Marom se retrouvent ainsi poursuivis au même titre que Benjamin Netanyahou.
A l'époque des faits, en 2010, six ONG avaient constitué une flottille composée de 750 personnes venues de 37 pays afin de briser le blocus de Gaza et d'y acheminer de l'aide humanitaire. Les troupes israéliennes avaient alors arraisonné le Mavi Marmara, navire amiral de cette flotille, par hélicoptère. En ouvrant le feu, les commandos de Tsahal avaient tué neuf militants turcs et fait de nombreux blessés.
Le 8 novembre, le procureur de la Cour pénale internationale avait ordonné d'enquêter sur cette attaque israélienne.

mardi 3 novembre 2015

Michel Warschawski : D’une société coloniale à une société barbare

Par Michel Warschawski - 28 octobre 2015
TRIBUNE. Où sont les opposants israéliens à la politique sanguinaire de Benyamin Netanyahou ?, interroge Michel Warschawski.
Photo : DR

Une confession. Il y a exactement quinze ans, le 13 octobre 2000, j’ai eu un moment de doute au sujet de mon engagement dans le combat pour les droits des Palestiniens. Des centaines de Palestiniens en colère venaient de lyncher et de tuer deux soldats israéliens égarés dans les Territoires. Le lynchage, que ce soit dans l’Oklahoma ou à Ramallah, a toujours été à mes yeux l’expression de la barbarie qui anéantit notre humanité. La barbarie de l’occupation coloniale israélienne avait-elle déteint sur les victimes palestiniennes au point de leur faire perdre à elles aussi toute humanité ?

Le conflit colonial peut-il ainsi se dégrader jusqu’à sombrer dans la barbarie la plus insupportable ? Et si tel est le cas, puis-je encore avoir une place dans ce conflit ? Mais, après un certain temps, la raison l’emporte sur les sentiments : l’occupation coloniale d’Israël demeure la mère de toutes les barbaries tandis que le comportement sauvage des victimes est tout simplement un effet secondaire. Quinze ans plus tard, nous voici face à un nouveau lynchage, cette fois dans la ville israélienne de Beer Sheva. Une foule d’Israéliens frénétiques a battu à mort Habtom Zarhum, un réfugié érythréen qui a eu le malheur de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment. « Nous avons pensé qu’il était arabe », ont affirmé les passants en guise d’excuse. Comme si on avait le droit (et peut-être le devoir ?) de lyncher un Arabe. À ce jour, le 18 octobre 2015, nous sommes passés d’une société coloniale à une société barbare. Une société potentiellement génocidaire qui devrait être bannie du concert des nations civilisées. À la tête de cette société, Benyamin Netanyahou et son équipe de tueurs ont, pendant des semaines, incité la population israélienne à s’armer, pour tirer et pour tuer.

Leurs appels répétés au meurtre ont été si efficaces que des policiers ont déjà ouvert le feu sur d’autres policiers et sur des passants. Israël est devenu l’Ouest sauvage, avec son shérif sanguinaire, Netanyahou. La seule façon d’avancer, pour les Israéliens qui rejettent la barbarie dans laquelle nous sombrons, est d’arrêter immédiatement le shérif et ses sbires. Des centaines de milliers de manifestants devraient occuper la rue. Mais où sont-ils ? Vivent-ils cachés à l’ombre de la barbarie – certes, leurs mains ne sont pas couvertes de sang, mais ils sont occupés à regarder ailleurs, loin de ce lieu où Habtom Zarhum a été massacré ? 

Nota Bene :

Michel Warschawski Militant anticolonialiste israélien. Cofondateur de l’Alternative Information Center.
Ce texte est paru en anglais sur le site alternativenews.org. Traduction Denis Sieffert.

samedi 31 octobre 2015

Ziad Medoukh : Le soulèvement populaire en Palestine entre dans son premier mois

Photo de Ziad Medoukh. 
Quatre semaines de résistance populaire exemplaire dans tous les territoires palestiniens occupés.
La poursuite du soulèvement populaire en Palestine malgré les représailles sanglantes de l’armée de l’occupation israélienne.
La génération Oslo se révolte contre l’occupation et contre la colonisation.
En Cisjordanie occupée, dans la ville de Jérusalem assiégée, dans la bande de Gaza, et dans les territoires de 1948.
70 morts et 1600 blessés palestiniens en quatre semaines partout dans les territoires palestiniens occupés.
Parmi les morts palestiniens, 18 enfants qui ont moins de 15 ans.
Quelle honte de tuer des enfants par cette armée d’occupation ?
Plus de 900 palestiniens arrêtés par les forces de l’occupation israélienne en quatre semaines
Les jeunes palestiniens dans toutes les villes palestiniennes continuent d’affronter les forces de l’occupation israélienne et les colons agresseurs par les pierres et leurs poitrines nues.
Les manifestations pacifiques d’une jeunesse palestinienne en colère contre l’oppression, l’humiliation et l’injustice.
Malgré les représailles, les tirs à balles réelles, les arrestations, les provocations, et les attaques sanglantes de la part des soldats et des colons israéliens, les Palestiniens résistent, persistent et existent.
La situation est toujours explosive partout en Palestine occupée.
Les jeunes palestiniens sont toujours déterminés, ils montrent un courage exemplaire et une volonté remarquable.
Toute la Palestine se révolte contre l’oppression et contre l’injustice !
L’armée de l’occupation israélienne poursuit ses massacres contre les civils palestiniens partout dans les territoires palestiniens.
Devant le silence complice de la communauté internationale officielle
Vive la solidarité internationale avec notre cause de justice.
Le combat se poursuit pour notre liberté !
Vive la Palestine !
La lutte continue !
Vive la résistance !
La Palestine vivra !
La Palestine vaincra !

dimanche 25 octobre 2015

Des milliers de personnes défilent pour la Palestine à Casablanca

Des milliers de personnes défilent pour la Palestine à Casablanca

  Des milliers de personnes défilent pour la Palestine à Casablanca
 Des milliers de personnes étaient rassemblées ce 25 octobre à Casablanca. Crédit : Yassine Toumi.

Ils étaient des milliers à défendre leurs « frères palestiniens » ce 25 octobre à Casablanca.

Ce 25 octobre à Casablanca, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées place Al Amal boulevard El Fida pour une marche de soutien aux Palestiniens. En tête du cortège : les représentants de l’association islamiste interdite mais tolérée, Al Adl Wal Ihsane, dont leur porte-parole Fathallah Arsalane.
Juste à côté d’eux, d’autres mouvements politiques étaient présents. Parmi eux, des membres du MUR (Mouvement unicité et réforme), PJD (Parti Justice et développement), de l’USFP (Union socialiste des forces populaire) ou encore du PAM (Parti authenticité et modernité).
Crédit : Yassine Toumi.
Fathallah Arsalane, porte parole de de Al Adl Wal Ihsane. Crédit : Yassine Toumi.

Pour Najwa Koukouss, secrétaire nationale de la jeunesse du PAM présente à cette marche, il est tout à fait normal de se retrouver côte à côte : « Quand il s’agit de la cause palestinienne, il n’y a plus d’étiquette politique. C’est la deuxième cause du peuple marocain après celle de l’unité territoriale. Quand il s’agit de la Palestine, nous sommes tous des frères et des soeurs », nous explique celle qui « soutient cette troisième initifada, légitime ».
Dans le cortège, des associations d'avocats mobilisés pour la cause palestinienne. Crédit : Yassine Toumi.
Dans le cortège, des associations d’avocats mobilisés pour la cause palestinienne. Crédit : Yassine Toumi.

« Avec l’âme et le sang nous te défendront Al Aqsa », « Sionistes sortez »« Palestine terre libre »« Du Maroc à la Palestine, un seul et pas deux peuples », scandaient les manifestants. Parmi eux quelques enfants, dont certains brandissant des mitraillettes en plastique.
Crédit : Yassine Toumi.
Crédit : Yassine Toumi.
Les violences entre Palestiniens et autorités israéliennes ont repris ces dernières semaines. On parle de troisième intifada. Cette escalade des violences à laquelle sont en proie Al-Qods (Jérusalem), la Cisjordanie occupée et Israël depuis le 1er octobre a fait 54 morts Palestiniens et arabes israéliens (dont une moitié auteurs d’attentats) et huit morts israéliens, d’après l’AFP.
Certains manifestants étaient habillés du traditionnel t-shirt vert d'appel au boycott d'Israël. Crédit : Yassine Toumi.
Certains manifestants étaient habillés du traditionnel t-shirt vert d’appel au boycott d’Israël. Crédit : Yassine Toumi.

mardi 8 septembre 2015

Gaza : tirer les enseignements d’un rapport explosif


La Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED) vient de publier un rapport explosif sur la situation dans la bande de Gaza. Il arrive à la conclusion que « Si le blocus actuel persiste et que les niveaux de l’aide des donateurs restent insuffisant, (…) Gaza ne sera pas économiquement viable et la situation socioéconomique déjà lamentable ne pourra que se détériorer davantage. D’où, probablement, une multiplication des conflits, une pauvreté de masse accrue, un chômage encore plus élevé, des pénuries d’électricité et d’eau potable plus nombreuses, une insuffisance des soins de santé et un effondrement des infrastructures. En bref, Gaza sera invivable. »

On peut se demander s’il a été véritablement lu.
Que nous dit-il en effet, avec une analyse fine de données démographiques, économiques, sociales et politiques, sinon qu’en poursuivant sur la trajectoire actuelle ce seront bientôt deux millions de personnes qui n’auront d’autre horizon que se jeter à la mer pour échapper à des conditions littéralement invivables. Attendons-nous alors à ce que, comme aujourd’hui avec les réfugiés de Syrie, l’Europe ne découvre brutalement une réalité insupportable qu’elle refusait de regarder en face.
Ne rien faire pour lever le blocus israélien et imposer une solution politique conforme au droit c’est accepter de voir, d’ici 2020, des centaines de milliers de Gazaouis, dans leur majorité déjà réfugiés, se presser aux portes de l’Europe pour fuir ce territoire devenu invivable. Il est temps d’appliquer la résolution 1860 du Conseil de sécurité de l’ONU qui, déjà en janvier 2009, soulignait la nécessité de « faire en sorte que les biens et les personnes puissent emprunter régulièrement et durablement les points de passage de Gaza  ».
Nous savons pourtant quels sont les termes de la solution. La communauté internationale a la possibilité d’agir en faisant appliquer les principes fondateurs de l’ONU sur le droit des peuples, c’est à dire en contraignant Israël à respecter et appliquer le droit international. Au lieu de cela, la France se borne à des déclarations de principe sans effet, laissant se poursuivre en toute impunité un processus mortifère de colonisation, de dépossession, d’éviction de la population palestinienne.
Il est urgent pour la France comme pour les autres pays européens d’ouvrir enfin les yeux. Prendre les moyens d’imposer une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens, ce n’est pas simplement choisir la justice. C’est aussi vouloir sortir d’une spirale du chaos dont nous aurons tous, sinon, à payer le prix.
Le Bureau national
http://www.france-palestine.org/Gaza-tirer-les-enseignements-d-un-rapport-explosif


Association France Palestine Solidarité (AFPS)
21 ter Rue Voltaire 75011 Paris
Tél. : 01 43 72 15 79
Fax. : 09 56 03 15 79
Suivez l'AFPS sur www.france-palestine.org, Facebook et Twitter

vendredi 14 août 2015

Le Match Belgique-Israël n'aura pas lieu

Pour le Comité citoyens : Abdalouahad Bouchal.

Photo de Le Match Belgique Israël n'aura pas lieu The Match will not take place.
Dans une interpellation adressée au Conseil communal de Bruxelles, un Collectif de citoyens bruxellois demande au bourgemestre Mayeur d'interdire la tenue du match Belgique-Israël sur son territoire.

Messieurs les membres du collèges échevinal, mesdames et messieurs les conseillers.
Le collectif de citoyens que nous représentons à l'honneur de vous interpeller sur l'événement sportif qui doit se dérouler au Stade Roi Baudoin à la date du 13 Octobre 2015.
Notre brillante équipe nationale se verra opposée à la sélection nationale israélienne dans la phase éliminatoire de l'EURO 2016.
Nous aimerions attirer l'attention du collège, mais principalement la vôtre Monsieur le Bourgmestre, vous qui assumez la responsabilité entant qu'autorité supérieure de la Police de Bruxelles et de l'ensemble des services de sécurité de la Capitale.
Nous avons toutes les raisons de croire qu'un tel événement, si il devait être maintenu, comporte des risques majeurs pour la sécurité publique, tant aux abords du plateau du Heysel que dans le reste de la Ville.
Pour rappel, des échauffourées ont opposé dernièrement les supporters du Beitar Jérusalem aux habitants de Charleroi ainsi qu'aux services de la Police fédérale et locale, avant et après le Match.

lundi 22 juin 2015

La militante d'Europalestine, Olivia Zémor agressée sur la voie publique

Olivia Zémor a été agressée samedi lors d’un rassemblement à Paris concernant la situation des prisonniers palestiniens et notamment celle de Khader Adnan, en grève de la faim depuis 47 jours et dans un état critique.
 
Une jeune femme que la police a arrêtée, emmenée au commissariat, et identifiée, s’est précipitée sur la présidente de CAPJPO-EuroPalestine, alors qu’elle participait à l’installation du matériel, à 14 H, et l’a aspergée de gaz lacrymogènes sur le visage, à l’aide d’une bombe lacrymo.
 
Cette jeune femme, que personne parmi nous ne connaissait, et à qui personne n’avait adressé la parole, n’agissait apparemment pas seule, un groupe de la LDJ ayant été repéré sur la place Edmond Michelet à Beaubourg, dès l’arrivée des membres d’Europalestine.
 
La police avertie, exerçait une surveillance dès le départ, et a pu l’ interpeller en possession de cette arme au moment de l’agression, visiblement préméditée, car le rassemblement était annoncé sur les réseaux sociaux.
 
La victime a déposé plainte et pu faire constater ses brûlures.
 
Pendant ce temps le rassemblement s’est déroulé normalement. De très nombreux passants sont venus prendre connaissance de la manière criminelle, illégale et arbitraire, dont le gouvernement israélien arrête, emprisonne et torture en permanence des milliers de palestiniens, femmes, hommes et enfants, sans que nos dirigeants lèvent le petit doigt. 

 <a href='http://pub.oumma.com/www/delivery/ck.php?n=ab56befd&cb=INSERT_RANDOM_NUMBER_HERE' target='_blank'><img src='http://pub.oumma.com/www/delivery/avw.php?zoneid=2&cb=INSERT_RANDOM_NUMBER_HERE&n=ab56befd' border='0' alt='' /></a>

mardi 26 mai 2015

Une très intéressante réunion à Paris mercredi 27 mai : "Palestine: Le Jeu des Puissants"

Une très intéressante réunion à Paris mercredi 27 mai :
Le Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient du 5e arrondissement (CJPP5), organise une réunion publique (table-ronde) avec Dominique Vidal, Bertrand Badie, et Farouk Mardam-Bey, historiens, journalistes et auteurs. Agnès Levallois, journaliste et consultante indépendante, sera la modératrice du débat. Mercredi 27 Mai à 20h00 au Centre culturel/ Cinéma La Clef situé au 34, rue Daubenton (tout près de la sortie du métro Censier-Daubenton) Paris
Débat autour du thème de leur ouvrage collectif: "Palestine: Le Jeu des Puissants"
Entrée libre et gratuite (participation aux frais souhaitée).

jeudi 2 avril 2015

La Palestine est officiellement membre de la Cour pénale internationale

Khadija Ainani, Le 20 heures, 1/4/2015

 
La Palestine est devenue formellement mercredi membre de la Cour pénale internationale (CPI), avec l’intention d’y faire juger les dirigeants israéliens pour crimes de guerre ou crimes liés à l’occupation. 

 Une cérémonie à huis clos s’est déroulée au siège du tribunal à La Haye pour marquer cette adhésion, au cours de laquelle le ministre palestinien des Affaires étrangères, Ryad al-Malki, a reçu une copie symbolique du Statut de Rome, fondateur de la CPI. L’adhésion de la Palestine constitue un pas de plus dans la confrontation diplomatique et judiciaire engagée en 2014 par la direction palestinienne.C’est aussi une démarche aux conséquences incertaines: le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et d’autres dirigeants israéliens semblent loin de comparaître un jour à La Haye.



jeudi 19 mars 2015

Conférence-débat : Jérusalem-Est colonisée, souffrance et résistance des Palestiniens

Association France Palestine Solidarité 05
Soirée du jeudi 2 avril 2015
salle Dum'Art rue Cdt Dumont GAP

18h-19h Assemblée générale de l'AFPS05
19h-20h Repas partagé sorti des sacs
20h-22h Conférence-Débat :

 Jérusalem-Est colonisée, souffrance et résistance des Palestiniens
Conférence-Débat
de Jacques Picard, conseiller régional Île-de-France, initiateur de la coopération décentralisée entre l’Île-de-France et le gouvernorat palestinien de Jérusalem-Est
Jeudi 2 avril 2015 à 20h
salle Dum'ART 14 av. Cdt Dumont à Gap

En 1967, Jérusalem-Est était occupée militairement par l’armée israélienne et en 1980, elle était purement et simplement annexée par Israël. Cette occupation et cette annexion, qui durent jusqu’à aujourd’hui, sont illégales, condamnées par l’ONU et toute la communauté internationale. Cela n’empêche pas Israël d’y mener une politique de judaïsation et d’apartheid à l’encontre des Palestiniens qui y vivent (démolition, confiscation de maisons, retrait du droit de séjour, restriction à la circulation, impossibilité de vivre en famille etc.). Une pression permanente à l’expulsion des Palestiniens de Jérusalem. La politique de judaïsation vise aussi à anéantir la dimension chrétienne et musulmane de la ville.
Jacques Picard est Conseiller régional d’Île-de-France. Dans ce contexte difficile d’occupation et de colonisation, il a été l’initiateur et est aujourd’hui l’élu référent de la première coopération décentralisée entre une collectivité française, la Région Île-de-France, et le gouvernorat palestinien de Jérusalem-Est, ce qui est historique. Il nous expliquera en quoi cette « diplomatie des territoires » peut être un levier important de la solidarité avec le peuple palestinien, afin que celui-ci puisse, un jour, vivre libre et en paix avec le peuple israélien.

La conférence est organisée par :
l’Association France Palestine Solidarité (AFPS05), Comité Catholique Contre la Faim et pour le Développement Terre solidaire (CCFD), E'Changeons le Monde, le Mouvement de la Paix,
IPNS

vendredi 6 mars 2015

Racisme : « Ma lettre ouverte au monde »


Je m’appelle Kenza, je suis née à Bruxelles en 1983. Le Maroc est le pays de mes origines. Je suis fière de dire aujourd’hui que je suis Belge, Marocaine de la région du Rif, musulmane, mais avant tout un être humain imprégné de plusieurs cultures et d’expériences dans le monde. Tout cela a fait ce que je suis aujourd’hui.
J’ai grandi à Bruxelles dans une famille aimante. J’ai été éduquée dans l’islam et dans les valeurs que cette religion représente. Nous vivions dans l’humilité, la modestie, dans la simplicité, dans l’amour et le respect de l’autre. J’ai grandi à Bruxelles, là où je me suis construite en tant que citoyenne, là où j’ai évoluée dans une société pleine de couleurs, pleine de richesse culturelle.
Quand j’étais enfant, je posais beaucoup de questions. J’étais très curieuse. Je voulais tout découvrir très vite. Quand j’étais enfant, je rêvais de pouvoir être adulte avec un métier qui me permettra très rapidement de pouvoir aider ceux qui sont dans le besoin. Quand j’étais enfant, j’avais un petit journal dans lequel j’inscrivais toutes les choses que je ferai quand je serai grande pour ne pas les oublier. Quand j’étais enfant, ma petite chambre était mon univers, mon monde où je créais, imaginais sans cesse toutes les idées que je voulais réaliser lorsque je serai plus grande. J’ai vécu toute mon enfance avec le sentiment profond que je serai toujours entourée de ma famille pour me protéger, pour être aimée et pour pouvoir ensuite voler de mes propres ailes.
Malheureusement, l’environnement dans lequel je vivais paisiblement s’était très vite dégradé. Les relations entre les gens étaient devenues très tendues et conflictuelles. L’attaque des tours du World Trade Center aux Etas Unis a très vite eu un impact en Europe. Ensuite, ça été la montée de l’extrême droite. Les musulmans étaient presque tous devenus de potentiels terroristes. Ce climat de tensions avait atteint son apogée.

Le 7 mai 2002
Ce climat de haine et de violence a fini par m’enlever ce que j’avais de plus cher au monde. Le 7 mai 2002, mes parents ont été assassinés par un homme animé par la haine et le rejet de l’autre. Mes parents ont été tués vers 4h du matin durant leur prière de l’aube. L’assassin avait également tiré plusieurs balles sur mes petits frères qui n’avaient que 6 ans et 11 ans. Ils avaient été gravement blessés mais ont pu survivre à ce terrible carnage.
Cet homme avait décidé que nous n’avions pas le droit de vivre. Il n’y avait aucun doute, c’était bien un crime raciste. Cet homme s’en est pris à nous parce qu’il considérait que n’étions pas de la bonne couleur, pas de la bonne religion, pas de la bonne culture. Après que l’assassin se soit suicidé dans les flammes de l’incendie qu’il a lui-même provoqué, j’ai échappé à la mort de justesse car il avait également mis le feu à ma chambre. J’ai été sauvée par mon voisin Gérard. Il restera à jamais mon héros.  
Le 7 mai 2002 fut le jour le plus horrible de ma vie. Ce jour-là, j’étais dévastée par une tristesse que je pensais presque insurmontable. J’avais 18 ans et j’étais orpheline. J’ai été privée brutalement et à jamais de l’amour et de la tendresse de mes parents. Après un tel drame, beaucoup de questions ont envahi mon esprit. Comment peut-on vivre normalement après un tel choc ? Comment pourrai-je continuer à vivre dans un monde sans la présence de mes parents ? Comment peut-on surmonter une telle tragédie ?
Et j’ai prié Dieu de toute mes forces pour garder la foi et croire qu’un autre monde était possible, que nous ne sommes pas voués à vivre dans la violence, que la paix pouvait être une réalité si tout le monde y contribuait.
Durant les années qui ont suivi la mort de mes parents, j’ai essayé de me situer dans le monde qui m’entoure. J’ai essayé de réfléchir à ce qui pourrait avoir du sens pour moi. J’avais la conviction que je devais porter un combat pour honorer la mémoire de mes parents. J’avais l’impression que j’avais une responsabilité et que je devais faire connaître l’histoire de ma famille au monde entier. Je voulais faire savoir à tous que mes parents avaient un jour existé parmi nous et qu’ils avaient aussi contribué à une société juste et tolérante. Je me suis battue pour la mémoire de mes parents et pour qu’un drame comme celui-ci ne se reproduise plus. Je me suis battue de toutes mes forces pour faire que ce drame serve de leçon.

La Palestine
J’ai dû faire face à beaucoup de déception mais j’ai aussi rencontré beaucoup d’amour, de fraternité, de leçons de vie, de solidarité. J’ai appris à être humble face à la vie pour lui donner un sens. J’ai effectué plusieurs voyages humanitaires parce que j’étais en quête de vérité. Je voulais comprendre comment tous ces conflits se produisent dans le monde, comment peut-on arriver à prendre une arme et tirer. Je me suis laissée guider vers ce qui avait du sens pour moi. Mon engagement pour la Palestine m’a appris la plus belle leçon de toute ma vie. Je me suis rendue là-bas pour être proche de leur souffrance pour finalement comprendre ma propre souffrance. Je me suis sentie plus forte et plus déterminée dans mon engagement pour un monde meilleur. Les Palestiniens m’ont appris à rester digne malgré la souffrance et la douleur.
J’ai vite compris aussi qu’il faudra du temps pour trouver des réponses à mes questions, et surtout qu’il faudra que je me batte pour un jour trouver une paix intérieure. J’ai compris qu’il faudra que je m’attende à des moments de doute, de découragement mais je n’ai jamais renoncé, et je ne renoncerai jamais pour porter la vérité, pour porter ce vrai message d’espoir qui nous rassemble tous. C’est peut être utopique pour beaucoup de personnes car nous faisons encore et toujours face à autant de violence. Mais si j’ai choisi de ne pas baisser les bras, ce n’est pas seulement pour résister mais c’est aussi pour faire prendre conscience que personne n’est à l’abri d’une telle tragédie. Il m’est insupportable de constater encore trop d’indifférence et de silence face aux violences racistes qui continuent de faire la une de l’actualité. Aujourd’hui, si j’ai choisi de ne pas sombrer dans la haine, c’est parce que je suis convaincue que c’est uniquement l’amour, la compassion et le respect qui pourront faire que cette paix soit possible pour l’humanité entière.
Gandhi a dit : « Sois le changement que tu veux voir dans le monde ». Cette phrase a souvent résonné dans mon esprit. Je suis donc revenue à moi, à ce qui a fait que je suis un être humain pour renforcer mes convictions, pour ensuite les partager. Je me suis accrochée à ma foi, à ma religion et aux valeurs de paix et d’amour qu’elle représente. C’est grâce à cela que j’ai pu retrouver une paix intérieure.
Vous savez, lorsqu’on sent cette énergie spirituelle, on a plus peur, on n’a plus de raison d’avoir peur. Tel est mon rapport à ma religion. Tel est le vrai sens de l’islam.  

Notre humanité
Aujourd’hui, il est important de dialoguer, de prendre conscience que ce qui nous rassemble tous, c’est notre humanité. D’où qu’on vienne, il faut apprendre à pouvoir s’accepter tel que l’on est, avec nos différences, avec nos valeurs. Tel est mon message tant que je serai en vie.
Mon âme est terriblement attristée lorsque je constate que les crimes racistes continuent de sévir. J’ai une pensée particulière pour Deah Barakat, Yusor et Razan Abu-Salha, ces trois jeunes américains et musulmans tués aux États Unis. Je suis restée sans voix pendant plusieurs jours, sans pouvoir mettre des mots sur ce terrible évènement. J’étais quasi en état de choc pendant plusieurs jours. Toutes les images du drame qu’a connu ma famille ont défilé dans ma tête. J’ai eu l’impression de tout revivre comme ce jour où cet assassin est entré dans notre appartement pour abattre mes parents. Cela veut tout simplement dire que cela peut arriver à n’importe qui d’autre. Le constat est là. C’est pour cette raison que tout le monde est responsable. Que l’on cible une mosquée, une église ou une synagogue, nous devons tous nous indigner de la même façon et condamner avec la même fermeté.
Aujourd’hui, je partage mon expérience car je suis certaine que nous avons un rôle à jouer. Je suis certaine que chacun d’entre nous peut contribuer à construire cet autre monde auquel je crois. Cet autre monde où le respect, la solidarité, la fraternité pourront être ces vraies valeurs qui nous lient ensemble d’où que l’on vienne.
Aujourd’hui, je suis devenue une femme mais j’ai réussi à redevenir cette petite fille que j’étais car je souhaitais tout simplement retrouver cette innocence, cet émerveillement face aux belles choses que la vie nous offre. J’avais la crainte d’être gagnée par la peur et la tristesse le restant de mes jours. Mes parents sont toujours présents dans mes prières et dans mes actes. J’honorerai leur mémoire jusqu’à la fin de mes jours.

Copyright Yabiladi.com

http://yabiladi.com/articles/details/33626/racisme-lettre-ouverte-monde.html