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dimanche 24 avril 2016
samedi 7 novembre 2015
Maroc, pays de la barbarie ?
Loubna
Abidar l'actrice de "Much loved" violemment agressée à Casablanca. Son
rôle de prostituée semble y avoir été pour quelque chose et tous
semblent s'être décidement ligués contre elles. Les policiers du
commissariat où elle comptait déposer plainte et qui la raillent, les
cliniques privées qui lui refusent les soins d'urgence et jusqu'à ces
internautes qui l'accablent sur Facebook, avec ces commentaires
surréalistes-"Elle n'avait qu'à ne pas faire le film !"
Ou encore:
-"Elle l'avait cherché !"
Après la sauvagerie des attaques contre des touristes, le lynchage de
filles en tenue d'été, les tentatives d'assassinats de gays, l'agression
contre Laabi et sa femme, le pays ne semble plus rien tolérer d'autre
que sa propre déchéance avec la complicité bienveillante sinon invitante
des autorités ! Heureusement qu'il reste encore des espaces de liberté où il fait encore bon vivre sur notre bonne vieille terre et que la barbarie et l'imbécilité n'ont pas encore investis !
mardi 3 novembre 2015
Michel Warschawski : D’une société coloniale à une société barbare
Par Michel Warschawski -
28 octobre 2015
TRIBUNE. Où sont les opposants israéliens à la politique sanguinaire de Benyamin Netanyahou ?, interroge Michel Warschawski.
| Photo : DR |
Une confession. Il y a exactement quinze ans, le 13 octobre 2000, j’ai eu un moment de doute au sujet de mon engagement dans le combat pour les droits des Palestiniens. Des centaines de Palestiniens en colère venaient de lyncher et de tuer deux soldats israéliens égarés dans les Territoires. Le lynchage, que ce soit dans l’Oklahoma ou à Ramallah, a toujours été à mes yeux l’expression de la barbarie qui anéantit notre humanité. La barbarie de l’occupation coloniale israélienne avait-elle déteint sur les victimes palestiniennes au point de leur faire perdre à elles aussi toute humanité ?
Le conflit colonial peut-il ainsi se dégrader jusqu’à sombrer dans la barbarie la plus insupportable ? Et si tel est le cas, puis-je encore avoir une place dans ce conflit ? Mais, après un certain temps, la raison l’emporte sur les sentiments : l’occupation coloniale d’Israël demeure la mère de toutes les barbaries tandis que le comportement sauvage des victimes est tout simplement un effet secondaire. Quinze ans plus tard, nous voici face à un nouveau lynchage, cette fois dans la ville israélienne de Beer Sheva. Une foule d’Israéliens frénétiques a battu à mort Habtom Zarhum, un réfugié érythréen qui a eu le malheur de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment. « Nous avons pensé qu’il était arabe », ont affirmé les passants en guise d’excuse. Comme si on avait le droit (et peut-être le devoir ?) de lyncher un Arabe. À ce jour, le 18 octobre 2015, nous sommes passés d’une société coloniale à une société barbare. Une société potentiellement génocidaire qui devrait être bannie du concert des nations civilisées. À la tête de cette société, Benyamin Netanyahou et son équipe de tueurs ont, pendant des semaines, incité la population israélienne à s’armer, pour tirer et pour tuer.
Leurs appels répétés au meurtre ont été si efficaces que des policiers ont déjà ouvert le feu sur d’autres policiers et sur des passants. Israël est devenu l’Ouest sauvage, avec son shérif sanguinaire, Netanyahou. La seule façon d’avancer, pour les Israéliens qui rejettent la barbarie dans laquelle nous sombrons, est d’arrêter immédiatement le shérif et ses sbires. Des centaines de milliers de manifestants devraient occuper la rue. Mais où sont-ils ? Vivent-ils cachés à l’ombre de la barbarie – certes, leurs mains ne sont pas couvertes de sang, mais ils sont occupés à regarder ailleurs, loin de ce lieu où Habtom Zarhum a été massacré ?
Nota Bene :
Michel Warschawski Militant anticolonialiste israélien. Cofondateur de l’Alternative Information Center.
Ce texte est paru en anglais sur le site alternativenews.org. Traduction Denis Sieffert.
Ce texte est paru en anglais sur le site alternativenews.org. Traduction Denis Sieffert.
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barbarie,
Michel Warschawski,
Palestine
jeudi 14 août 2014
Salah Elayoubi partage ce magnifique message d'amour !
Je suis tombé sur un texte (vieux de dix ans), écrit pour je ne sais quelle raison... et qui aurait pu être écrit aujourd'hui.
La part de l’absent
En quittant Tazmamart,
ce bagne mouroir jumeau des camps nazis, mon frère Aziz (ou ce qu’il en
restait après dix-huit ans de réclusion sous terre) m’avait confié ceci
un après-midi à El Jadida, alors que nous veillions ensemble notre mère
morte : « Je n’éprouve pas de haine envers ceux qui ont détruit ma
vie… et la sienne. » J’avais fixé ses yeux noirs, son visage chiffonné,
sa sérénité. J’avais peine à admettre ses propos mais je m’étais abstenu
de lui répondre : « T’en fais pas frérot, j’ai ce qu’il faut de rancœur
pour toute une tribu ! »
Durant la longue absence de Aziz, nous avions vécu dans une modeste maison à Marrakech, au fin-fond de la médina. D’abord instituteur, poète à ses heures, savant, amuseur, papa avait tôt fait d’être promu courtisan de Sa Majesté et avait quitté ma mère et sa kyrielle de rejetons. Six pour être précis. Plus l’absent. J’ignore pourquoi nous appelions ainsi Aziz. Il était davantage présent dans la maisonnée que nous tous rassemblés. A table, surtout ! , il était le premier à être servi. « La part de l’absent ! », ordonnait sentencieusement maman. Elle se faisait un devoir de la lui garder, cette part, comme s’il allait à tout instant frapper à la porte et réclamer sa nourriture. Pourtant, nous avions encore faim et lorgnions tous du côté de la marmite! Il y avait peu de viande dans nos assiettes et, selon l’humeur de maman, la part de l’absent prenait des proportions déraisonnables. En revenant de l’école à cinq heures, affamés, nous nous précipitions sur le tagine que les braises mourantes du brasero gardaient encore tiède.
Je n’aimais pas voir maman pleurer. Elle avait beau se cacher dans la buanderie sur la terrasse, je finissais toujours par la surprendre. Elle se mouchait avec le pan de sa gandoura et me souriait, mais ses yeux ruisselants démentaient inévitablement ce sourire. « C’est le savon ! prétendait-elle, mes yeux ne le supportent plus. »
- Dis, Aziz, comment ne pas avoir de haine envers ceux qui ont fait couler tant de larmes dans notre maison ?
- Avant d’atteindre autrui, répondait-il, la haine s’emploie d’abord à répandre son venin dans le cœur qui la nourrit. Elle le mine, le ronge, le tue à petit feu. Sur les vingt-huit détenus du bâtiment B, nous sommes trois à avoir survécu…
- Est-ce si facile d’être indifférent à son bourreau ?
- Le bourreau n’existe plus. Il se mue en simple exécutant d’une épreuve infligée par Dieu.
- Comment alors ne pas avoir de haine envers Dieu ?
- Dieu est Amour. Je l’ai rencontré à Tazmamart.
Durant la longue absence de Aziz, nous avions vécu dans une modeste maison à Marrakech, au fin-fond de la médina. D’abord instituteur, poète à ses heures, savant, amuseur, papa avait tôt fait d’être promu courtisan de Sa Majesté et avait quitté ma mère et sa kyrielle de rejetons. Six pour être précis. Plus l’absent. J’ignore pourquoi nous appelions ainsi Aziz. Il était davantage présent dans la maisonnée que nous tous rassemblés. A table, surtout ! , il était le premier à être servi. « La part de l’absent ! », ordonnait sentencieusement maman. Elle se faisait un devoir de la lui garder, cette part, comme s’il allait à tout instant frapper à la porte et réclamer sa nourriture. Pourtant, nous avions encore faim et lorgnions tous du côté de la marmite! Il y avait peu de viande dans nos assiettes et, selon l’humeur de maman, la part de l’absent prenait des proportions déraisonnables. En revenant de l’école à cinq heures, affamés, nous nous précipitions sur le tagine que les braises mourantes du brasero gardaient encore tiède.
Je n’aimais pas voir maman pleurer. Elle avait beau se cacher dans la buanderie sur la terrasse, je finissais toujours par la surprendre. Elle se mouchait avec le pan de sa gandoura et me souriait, mais ses yeux ruisselants démentaient inévitablement ce sourire. « C’est le savon ! prétendait-elle, mes yeux ne le supportent plus. »
- Dis, Aziz, comment ne pas avoir de haine envers ceux qui ont fait couler tant de larmes dans notre maison ?
- Avant d’atteindre autrui, répondait-il, la haine s’emploie d’abord à répandre son venin dans le cœur qui la nourrit. Elle le mine, le ronge, le tue à petit feu. Sur les vingt-huit détenus du bâtiment B, nous sommes trois à avoir survécu…
- Est-ce si facile d’être indifférent à son bourreau ?
- Le bourreau n’existe plus. Il se mue en simple exécutant d’une épreuve infligée par Dieu.
- Comment alors ne pas avoir de haine envers Dieu ?
- Dieu est Amour. Je l’ai rencontré à Tazmamart.
Bien des années ont passé et je continue à ruminer les propos de mon
frère. Quand me parviennent les images de Palestine, ces images infâmes
d’un autre siècle, d’une autre barbarie, lorsque mes yeux blessés
restent ouverts face aux armadas de bulldozer qui, avec leurs
gigantesques bouches béantes, engloutissent les murs, sur les femmes et
les cris d’enfants, je me mets à douter de l’existence de ce Dieu-Amour.
Pire, afin d’assouvir ma rage impuissante, maintes fois je me suis
surpris éprouvant cet horrible sentiment de revanche lorsqu’un attentat
décimait d’autres innocents en Israël. J’en ai honte. Je pense à Dounia,
mon tout dernier bébé. Elle a trois ans. Elle ne cesse de sourire quand
je la prends dans mes bras. Sarah et Mina ont Huit et dix ans. Et je
tremble à l’idée qu’un monstre gorgé de haine, qu’il soit barbu ou
Général, ne vienne me les prendre un jour.
- Tu m’entends, Aziz ?
- Oui, je t’entends petit frère ?
- Et ton Dieu, dis, où est-Il ?
- Il est dans l’esprit de Moïse, dans l’âme de Jésus, dans la conscience de Mohamed. Il est dans ton cœur… petit frère.
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jeudi 17 avril 2014
Immigration et "actes de barbarie": le "ras-le-bol" des ONG . Encore des promesses non tenues, la "nouvelle politique" du royaume !
| Les ONG ont exprimé leur "ras-le-bol". © AFP |
h24info.ma- avec AFP, 15/04/2014
Des ONG ont dénoncé mardi le
"silence" des autorités marocaines après leur récent cri d'alarme sur la
situation des migrants subsahariens, fustigeant la persistance d'"actes
de barbarie" des forces de l'ordre, contraires à la nouvelle politique
du royaume.
Fin mars, une dizaine d'ONG présentes à Rabat avaient évoqué une "crise humanitaire" due à une hausse significative des arrivées de clandestins, transportés en bus des enclaves espagnoles de Sebta et Melillia vers la capitale.
Caritas a même annoncé la fermeture de son centre, faute de pouvoir gérer l'afflux et soigner les blessures provoquées par les frontières grillagées de Melilla, que tentent d'escalader les migrants, mais aussi par les "violences" policières.
"Trois semaines plus tard, cet appel n'a fait l'objet d'aucune réaction des instances gouvernementales", ont déploré mardi plusieurs de ces ONG dans un communiqué.
Caritas a même annoncé la fermeture de son centre, faute de pouvoir gérer l'afflux et soigner les blessures provoquées par les frontières grillagées de Melilla, que tentent d'escalader les migrants, mais aussi par les "violences" policières.
"Trois semaines plus tard, cet appel n'a fait l'objet d'aucune réaction des instances gouvernementales", ont déploré mardi plusieurs de ces ONG dans un communiqué.
Un silence absolu
"Alors que tout un chacun peut croiser en pleine capitale des migrants blessés, nos associations se heurtent à un silence absolu", ont-elles indiqué.
Lors d'une conférence de presse, Mehdi Alioua, président du Groupe antiraciste d'accompagnement et de défense des étrangers et migrants (Gadem), a directement mis en cause les forces auxiliaires, pourtant sous la tutelle du ministre de l'Intérieur, accusées de trahir les engagements royaux de la nouvelle politique migratoire du pays. "Nous ne comprenons pas pourquoi elles cassent les tibias de migrants, les têtes, volent leurs affaires", s'est-il exclamé.
La volonté royale bafouée?
"Nous étions dans une situation d'euphorie après la demande du roi de changer radicalement de politique. Nous étions persuadés que ce genre de violences allaient cesser. Aussi, nous ne comprenons pas pourquoi nous trouvons encore des actes de barbarie", a relevé Alioua. Tout en exprimant un "ras-le-bol", il a manifesté le souhait de "travailler en bonne entente avec le gouvernement". "Mais de façon manifeste, les forces auxiliaires ne le veulent pas, puisqu'elles n'obéissent même pas à la volonté royale", a-t-il asséné.
"Vraiment la guerre"
Intervenant à son tour, un responsable d'une association de migrants (Alecma), Eric William, a évoqué à titre d'exemple l'arrivée sur Rabat il y a un mois d'environ 400 migrants, dont "40 blessés", ajoutant: "Notre message c'est nous ne pouvons plus, nous sommes débordés". Il a en outre affirmé que des violences dans la région de Melilla avaient lieu "jusqu'à 30 km de la barrière". "C'est vraiment la guerre qu'on vit" là-bas, a-t-il clamé.
Le président du Gadem a aussi ciblé l'Union européenne et l'Espagne. "Un nombre considérable de blessés à Rabat l'ont été par la Guardia civil. Eux aussi tabassent et violent systématiquement le droit international en rejetant les migrants de l'autre côté de la frontière", a dit Mehdi Alioua, parlant de "fuite en avant" de Madrid "vers encore plus de répression".
Quant à la campagne de "régularisation exceptionnelle" organisée dans le cadre de la "nouvelle politique migratoire", lors d'une récente conférence de presse, des ONG ont affirmé que sur "13.000 demandes" et 3.500 dossiers étudiés à ce jour, seules "500 cartes d'immatriculation" avaient été délivrées.
"Alors que tout un chacun peut croiser en pleine capitale des migrants blessés, nos associations se heurtent à un silence absolu", ont-elles indiqué.
Lors d'une conférence de presse, Mehdi Alioua, président du Groupe antiraciste d'accompagnement et de défense des étrangers et migrants (Gadem), a directement mis en cause les forces auxiliaires, pourtant sous la tutelle du ministre de l'Intérieur, accusées de trahir les engagements royaux de la nouvelle politique migratoire du pays. "Nous ne comprenons pas pourquoi elles cassent les tibias de migrants, les têtes, volent leurs affaires", s'est-il exclamé.
La volonté royale bafouée?
"Nous étions dans une situation d'euphorie après la demande du roi de changer radicalement de politique. Nous étions persuadés que ce genre de violences allaient cesser. Aussi, nous ne comprenons pas pourquoi nous trouvons encore des actes de barbarie", a relevé Alioua. Tout en exprimant un "ras-le-bol", il a manifesté le souhait de "travailler en bonne entente avec le gouvernement". "Mais de façon manifeste, les forces auxiliaires ne le veulent pas, puisqu'elles n'obéissent même pas à la volonté royale", a-t-il asséné.
"Vraiment la guerre"
Intervenant à son tour, un responsable d'une association de migrants (Alecma), Eric William, a évoqué à titre d'exemple l'arrivée sur Rabat il y a un mois d'environ 400 migrants, dont "40 blessés", ajoutant: "Notre message c'est nous ne pouvons plus, nous sommes débordés". Il a en outre affirmé que des violences dans la région de Melilla avaient lieu "jusqu'à 30 km de la barrière". "C'est vraiment la guerre qu'on vit" là-bas, a-t-il clamé.
Le président du Gadem a aussi ciblé l'Union européenne et l'Espagne. "Un nombre considérable de blessés à Rabat l'ont été par la Guardia civil. Eux aussi tabassent et violent systématiquement le droit international en rejetant les migrants de l'autre côté de la frontière", a dit Mehdi Alioua, parlant de "fuite en avant" de Madrid "vers encore plus de répression".
Quant à la campagne de "régularisation exceptionnelle" organisée dans le cadre de la "nouvelle politique migratoire", lors d'une récente conférence de presse, des ONG ont affirmé que sur "13.000 demandes" et 3.500 dossiers étudiés à ce jour, seules "500 cartes d'immatriculation" avaient été délivrées.
samedi 15 février 2014
Le jeune poète Hashem Shaabani a été pendu après que sa sentence ait été aprouvée par le "modéré" président iranien Hassan Rouhani
Hashem Shaabani, poète et Hadi Rachedi, enseignant, ont été pendus le 26 janvier 2014. Ils étaient tous les deux issus de la minorité arabe des Ahvazis (d'Ahvaz) qui vit dans la province du Khouzistan.
Hashem Shaabani avait été arrêté en 2011, puis reconnu coupable en 2013 par le tribunal de la révolution islamique, d'avoir notamment voulu mener une guerre contre dieu et le régime chiite. Il a été condamné à mort avec les 14 autres détenus, jugés en même temps que lui pour délits d'opinion. Le président iranien Rouhani, en visite à Ahvaz, capitale du Khouzistan, le mois dernier a ordonné leur exécution.
Selon Amir Taheri qui a rapporté les pendaisons dans le quotidien Asharq al-Awsat, Shaabani, qui fut arrêté en 2011, a été torturé et des membres de sa famille ont été arrêtés pour qu’il « avoue » ses crimes.
Depuis sa prison, Shaabani écrit à sa famille qu’il ne peut plus ignorer les “crimes haineux contre les Ahvazis perpétrés par les autorités iraniennes, ainsi que les exécutions arbitraires et injustes.”
Dans une de ces dernières lettres à sa famille il avait écrit :
"J'ai essayé de défendre le droit légitime que tous les gens dans ce monde devrait avoir qui est le droit de vivre librement protégé par les droits civiques. Avec toutes les tragédies dont j'ai été témoin, je n'ai jamais utilisé une arme pour lutter contre ces crimes atroces, ma seule arme a été ma plume".
Le poète Hashem Shaabani était notamment le fondateur du Dialogue Institute, un organe de promotion de la culture et la littérature arabes en Iran.
Ci-dessous en anglais, le poème Seven Reasons Why I Should Die par Hashem Shaabani :
For seven days they shouted at me:
You are waging war on Allah!
Saturday, because you are an Arab!
Sunday, well, you are from Ahvaz
Monday, remember you are Iranian
Tuesday: You mock the sacred Revolution
Wednesday, didn't you raise your voice for others?
Thursday, you are a poet and a bard
Friday: You're a man, isn't that enough to die?
Durant sept jours, ils m'ont crié :
Tu a déclenché une guerre contre Allah !
Samedi, parce que tu es un Arabe !
Dimanche, et bien c'est parce que tu es de Ahvaz
Lundi, pour que tu te souviennes que tu es Iranien
Mardi, parce que tu te moques de la Révolution sacrée
Mercredi, n'as-tu pas élevé ta voix pour d'autres ?
Jeudi, tu es un poète et un barde
Vendredi : tu es un homme, n'est-ce pas suffisant pour mourir ?
credit : Le Point
- http://observatoiredumoyenorient.blogspot.fr/2014/02/rouhani-sourit-et-execute-un-poete.html
- http://www.rferl.org/content/iran-freedom-house-poet-hanging/25255000.html
- http://www.humanrightsvoices.org/site/documents/?d=11792
- http://www.thedailybeast.com/articles/2014/02/11/the-poet-iran-executed.html
- http://www.iranhrdc.org/english/
danilette
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pendaison d'un poète
mercredi 10 octobre 2012
Malala, fleur pachtoune
Par Younes Derraz, 10/10/2012
Malala, fleur pachtoune, sublime cri de révolte, une petite fille géante, seule, face à l'ignorance, à la barbarie, à l'injustice ultime, à l'injustice extrême ... les fous de la mort, les barbares qui croient que Dieu les aime et qu'il va leur offrir le Paradis ont essayé de l'assassiner car elle veut apprendre, elle veut aller à l'école, elle et toutes les autres fillettes !!!
Malala est le Paradis,
et vous, barbares, vous êtes l'Enfer !!!
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