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lundi 6 mars 2017

Belle initiative Éducation : un quart d'heure de lecture quotidienne au collège de Banon





À 13h40, la sonnerie retentit dans les salles de classe de Banon (Alpes-de-Haute-Provence). Fini le brouhaha, chaque élève sort un livre de son sac pour se consacrer à une étrange expérience : un quart d'heure de lecture. Tous les choix sont permis hormis les journaux et les livres scolaires. "Ça me permet de lire plus souvent et du coup je peux terminer des livres plus vite", se réjouit Léa. "Avant je ne lisais pas, maintenant je lis de temps en temps", confie quant à lui Lucas.
 
Tout l'établissement participe au rituel
Un rendez-vous quotidien qui ne concerne pas seulement les élèves. C'est tout l'établissement qui participe au rituel. "C'est très agréable parce qu'on a un moment de cohésion dans le silence", explique Tim Van-de-Velde, professeur d'anglais. Résultat : un moment hors du temps où même les adultes reconnaissent se remettre à lire, ce qu'ils ne faisaient plus forcément. Un pari lancé à la rentrée scolaire en passe de réussir à redonner à tous le goût de la lecture.
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http://positivr.fr/college-banon-lecture-obligatoire/?mc_cid=d661dc6a48&mc_eid=aea6944a11


samedi 16 mai 2015

OCDE : Les écoles marocaines parmi les pires au monde



Par Larbi Amine - publié 13/5/2015

Paris : L’organisation de coopération et de développement économique – OCDE a produit un rapport mondial sur la qualité des écoles par pays dans le monde. Sur une liste de 76 pays objets d’évaluation, le Maroc s’est classé 73e.


PH Archive
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En effet, l’OCDE a produit un nouveau rapport sur les systèmes éducatifs et la qualité des écoles, par pays dans le monde. Ce rapport est le résultat d’un travail d’évaluation auquel ont été soumis 76 pays des cinq continents. Un classement de ces pays, en matière de qualité de leurs écoles, a été ainsi dressé.
Selon le site du journal émirati, The National, l’OCDE a classé le Maroc sur cette liste, dans un rang des plus reculés. Sur 76 pays, le royaume est arrivé 73e, se classant ainsi parmi les pays ayant les pires écoles au monde.

Le rapport de l’OCDE qui devra être officiellement présenté la semaine prochaine, lors du Forum mondial sur l'éducation en Corée du Sud, reproche aux écoles du Maroc et à celles des pays qui se classent dans sa catégorie, le sous-développement de leurs programmes scolaires, lesquels, déplorent les experts de l’OCDE, sont majoritairement basés sur des méthodes d’apprentissage par cœur et étouffent l’esprit analytiques chez les élèves.

Les rédacteurs du rapport ont relevé que dans cette catégorie de pays mal classés, les élèves apprennent à mémoriser une date ou une information, mais quand ils sont confrontés à une question dans un test qui requiert un esprit analytique et un travail de logique, ils ne peuvent pas le faire.

Dans la zone MENA le classement s’est présenté comme suivant : Les Emirats arabes unis (45e), l'Iran (51e), Bahreïn (57e), le Liban (58e), la Jordanie (61e), la Tunisie (64e), l’Arabie Saoudite (66e), le Qatar (68e), Oman (72e).

La tête du classement mondial, est occupée par Singapour alors qu'à la dernière place est classé le Ghana.

OCDE

Siège de l'OCDE à Paris
Siège de l'OCDE à Paris
L'Organisation de coopération et de développement économiques - OCDE, est une organisation internationale d’études économiques, dont les pays membres, des pays développés pour la plupart, ont en commun un système de gouvernement démocratique et une économie de marché. Elle joue essentiellement un rôle d’assemblée consultative.
L’OCDE a succédé à l’Organisation européenne de coopération économique (OECE) issue du plan Marshall et de la Conférence des Seize (Conférence de coopération économique européenne) et qui a existé de 1948 à 1960. Son but était l'établissement d'une organisation permanente chargée en premier lieu d'assurer la mise en œuvre du programme de relèvement commun (le plan Marshall), et, en particulier, d'en superviser la répartition.

En 2010, l’OCDE compte 34 pays membres, regroupe plusieurs centaines d’experts dans ses centres de recherche à Paris (le siège est au château de la Muette) et publie fréquemment des études économiques, analyses, prévisions et recommandations de politique économique et des statistiques.
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vendredi 6 septembre 2013

Sur le Chemin de l'Ecole : découvrez le portrait de Zahira, jeune Berbère de 12 ans












Sur le Chemin de l'Ecole : découvrez le portrait de Zahira, jeune Berbère de 12 ans


Zahira est une jeune Berbère de douze ans qui habite un village perdu de la vallée d'Imlil, au coeur des plus hauts sommets de l'Atlas marocain. Sa famille est très fière d'elle. Elle est la première génération à se rendre à l'école...




L'hiver, les températures peuvent descendre jusqu'à -20°C, avec plusieurs mois de neige. Dans les terres reculées de l'Atlas, les populations sont loin de placer la scolarisation de leurs enfants en tête des priorités. Encore aujourd'hui, beaucoup de pères ne souhaitent pas que leurs filles quittent le village pour aller à l'école.
Pourtant, comme tous les lundis, Zahira se lève à l'aube et quitte son village pour se rendre au foyer d'Asni, situé à plus de vingt-deux kilomètres, où elle est scolarisée en classe de sixième. Zahira doit franchir des cols et des vallées, souvent dans des conditions extrêmes. Après une marche solitaire, Zahira retrouve ses copines, Zineb et Noura, qui habitent dans une autre vallée. En cheminant, elles récitent leurs leçons, parlent de leur vie au foyer et à l'école. Zahira marche toujours en tête, menant le trio. Elles s'amusent et plaisantent, mais s'inquiètent toujours de savoir si elles trouveront un transport une fois sur la route, car rares sont ceux qui acceptent de prendre des filles. Très assidue, Zahira a toujours été parmi les premières de sa classe. Ses excellents résultats lui ont d'ailleurs valu une bourse.
Plus tard, Zahira souhaite devenir médecin pour aider et soigner les pauvres.

Sur Le Chemin de l'Ecole sort au cinéma le 25 septembre 2013 et nous plonge dans ces quotidiens hors norme, aux côtés de ces enfants dont la volonté mise au service d'un rêve les guide sur un chemin que nous avons tous emprunté, mais jamais de cette façon-là.
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mercredi 10 octobre 2012

Malala, fleur pachtoune

Par Younes Derraz, 10/10/2012
Malala, fleur pachtoune, sublime cri de révolte, une petite fille géante, seule, face à l'ignorance, à la barbarie, à l'injustice ultime, à l'injustice extrême ... les fous de la mort, les barbares qui croient que Dieu les aime et qu'il va leur offrir le Paradis ont essayé de l'assassiner car elle veut apprendre, elle veut aller à l'école, elle et toutes les autres fillettes !!! 
Malala est le Paradis, 
 et vous, barbares, vous êtes l'Enfer !!!
ملالا يوسفزاى (14 سنة) وردة ياسمين باسقة في عمق الصحراء الأصولية ، تقف 
بجسدها النحيل ولوحدها أمام ميليشيات القبح والدمامة المقدسة لتطالب بحقها وحق بنات جنسها ...
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lundi 4 octobre 2010

Maroc - Une caravane pour la réinsertion des enfants en rupture de scolarité à Fahs-Anjra

Par Casafree, 1/1/2010
La délégation de l'Education nationale à la province de Fahs-Anjra a donné, jeudi à Tanger, le coup d'envoi de la caravane de mobilisation sociale pour la réinsertion des enfants en rupture de scolarité.
Cette caravane, initiée en collaboration avec les autorités locales et les acteurs sociaux, vise la réinsertion scolaire de quelque 1.400 enfants qui n'ont jamais été en école ou qu'ils l'ont quitté pour des raisons familiales, afin de réduire le taux de la déperdition scolaire au niveau de la province.
Selon les statistiques de l'opération "de l'enfant à l'enfant", organisée l'année dernière pour le recensement des enfants non scolarisés, le nombre de ceux-ci atteint 1.230 pour le cycle primaire et 170 pour le secondaire préparatoire.
La province de Fahs-Anjra, marquée par sa topographie accidentée et son caractère rural, enregistre un taux élevé de déperdition scolaire en raison de l'éclatement de son tissu urbain, qui rend difficile la couverture de l'ensemble des villages en établissements scolaires.
Dans une allocution à cette occasion, le gouverneur de la province de Fahs-Anjra, Mohamed Benribag, a indiqué que pour les années scolaires 2009-2010 et 2010-2011, une enveloppe de 31,8 millions de DH a été consacrée, dans le cadre du programme d'urgence, afin de réaliser les projets de généralisation de la scolarité, de pédagogie de l'enseignement et de bonne gouvernance.
Un autre montant de 52,2 millions de DH a été alloué à la réalisation de projets éducatifs en partenariat avec l'Initiative nationale pour le développement humain (INDH), la Fondation Tanger-Med pour le développement humain et la Promotion nationale, a-t-il relevé, ajoutant que les efforts des différents intervenants ont permis d'améliorer les résultats de l'année dernière en termes de taux de réussite et des nouveaux inscrits.
Il est à noter que les taux de réussite pour la dernière année scolaire ont atteint 87% pour le primaire et 75% pour le secondaire qualifiant, alors que le taux d'inscription des nouveaux élèves a atteint 5,2 pour le primaire, 7,5% pour le secondaire préparatoire et 32% pour le secondaire qualifiant.
De son côté, le délégué de l'Education nationale à Fahs-Anjra, M. Mohamed Berkane, a noté que deux nouveaux établissements du tronc commun ont été ouverts cette années afin de rapprocher le cycle secondaire des élèves de la région.
La caravane de mobilisation sociale pour la réinsertion scolaire a pour but de récupérer au moins 50% des enfants non inscrits, et de réinsérer au moins 50% des élèves en rupture de scolarité, ainsi que d'apporter une aide sociale aux élèves nécessiteux.

mercredi 14 octobre 2009

Ecole : plan d'urgence pas si brillant que ça !

Entretien avec Aâssou Aâkka, secrétaire provincial du Syndicat national de l'éducation

Publié par Info du bled, 13/10/2009

Libé: Est-ce que votre syndicat approuve la philosophie et l'approche que le Plan d'urgence prône pour sortir de l'ornière notre système éducatif ?
Aâssou Aâkka : Pas du tout. Au niveau de notre syndicat, nous sommes convaincus que le Plan d'urgence en question ne fera que retarder, encore plus, le lancement de la vraie réforme de notre système de l'enseignement. Toutefois, nous reconnaissons que ce plan est le premier du genre à se démarquer par rapport aux autres tentatives de réforme passées, par la dimension du budget alloué. D'immenses moyens financiers sont en effet mobilisés par ce programme afin de venir à bout des obstacles qui entravent l'avancée de l'enseignement. Mais, malheureusement, nous considérons qu'il ne faut pas s'attendre au miracle !

Pourquoi craignez-vous que ce plan échoue?

En premier lieu, parce que l'élaboration du projet a encore péché par l'attitude d’auto- suffisance et d'exclusion de la part de son initiateur à l'encontre des partenaires sociaux de l'école. Pourtant, à scruter les dispositions et recommandations du plan, il s'avère que le corps enseignant est tenu d’être l'un des maillons forts et le principal acteur dans la réussite de l'application de cette réforme .C'est donc à l'aune de l'engagement et d'adhésion des enseignants au projet qu'on peut évaluer les chances de son succès sur le terrain. Malheureusement, aujourd'hui, cette attitude du ministère du tutelle a engendré au contraire une grande démobilisation dans les rangs de ceux-ci vis-à-vis d'un projet qui est, comme je viens de dire, catapulté d'en haut, non concerté, et donc à vision unilatérale.


En deuxième lieu, en raison d'une gestion dénotant encore de dysfonctionnements d'antan (demi-mesures, improvisation…) à l'origine de l'échec des tentatives antérieures de la réforme du système. Cela est perceptible déjà au niveau de plusieurs volets du plan. Nous pouvons citer, à titre indicatif, le programme Tissir lancé depuis l'an dernier. Ce projet visant à maintenir les apprenants démunis à l'école, a déjà suscité beaucoup de remous et protestations auprès des parents d'élèves bénéficiaires à cause des cafouillis subis par l'opération de la part de l'administration provinciale chargée de son exécution.


Pourtant la délégation provinciale de l'Education se targue d'un programme qu'elle juge efficient quant à la lutte contre la déperdition scolaire, notamment au niveau des bourses, des cantines et transport scolaire, d'aides financières aux parents d'élèves pauvres pour lutter contre l'absentéisme, etc.

Concernant le transport scolaire, les chiffres avancés cachent l'ampleur du phénomène de l'abandon à cause de l'éloignement des structures scolaires des lieux de résidence des élèves. Il faut se demander combien d'élèves sont privés de ce service pour s'apercevoir du nombre insignifiant qui en bénéficie. Les bus mis à contribution en la matière ne dépassent pas quelques véhicules qu'on peut compter sur le bout des doigts. Il n'y a donc pas de quoi pavoiser ! Idem pour les bourses. La demande est très loin de l'offre. On prétend étendre l'assiette des bénéficiaires, mais cela n'a pas grand effet sur la rétention des élèves à l'école puisque les abandons se comptent encore par centaines, notamment dans le milieu rural où la pauvreté sévit et agit comme cause de l'arrêt de scolarité des apprenants. Quant aux cantines, outre leur insuffisance, on remarque la persistance des mêmes difficultés . D'abord, ce service n'est dispensé que tardivement au milieu de l’année scolaire, notamment dans certaines régions rurales où justement ce service est primordial.


En plus, le règlement des rémunérations relatives au personnel recruté pour les cuisines accuse des retards qui peuvent durer un an. D'autre part, les rétributions octroyées à ces cuisiniers notamment des milieux ruraux montagneux lointains (Tafraout, Aflla Ighir…) sont chichement dérisoires, à tel point qu'elles ne peuvent couvrir les dépenses liées au transport pour pouvoir les percevoir à la délégation. Cela a poussé nombre d'entre eux à ne plus se réengager. Et à de nombreuses cantines de cesser ainsi leurs services faute de cuisiniers. Pour le programme Tissir, celui-ci pâtit des mêmes problèmes dus encore à la mauvaise gestion. Des aides décidées l'année dernière, ne sont toujours pas octroyées aux parents d'élèves bénéficiaires dans certaines régions de la province. Ceux-ci ont protesté en brandissant la menace de retirer leurs progénitures de l'école !Est-ce ainsi que nous allons lutter contre l'abandon scolaire? L'instituteur qui constitue l'acteur central dans la réussite de cette opération, puisque c'est à lui qu’incombe le travail de suivi de la présence des élèves devant bénéficier du soutien pécuniaire, le programme d'urgence a-t-il pensé à le motiver pour accomplir correctement ce travail ? Pas du tout ! Au contraire, il se voit ainsi contraint à une corvée supplémentaire à son travail normal, car il est tenu, en plus, de veiller au contrôle des absences de cette catégorie d'élèves. Une opération soumise à une série de dispositions et formalités particulières. Mais sans contrepartie. Et en l'absence même d'une formation suffisante pour ce faire. Ainsi lors de l’année scolaire précédente, ce n'est que vers le milieu de l’année qu'une formation expéditive leur a été donnée. Ce qui a donné lieu à beaucoup d'improvisations dans la gestion de cette opération et s'en est suivi surtout un manque flagrant de contrôle rigoureux et régulier des absences par les enseignants qui en sont chargés, étant démotivés par un projet imposé et auquel ils n'adhèrent pas. Bref, il faut reconnaître qu'avec des méthodes pareilles, on ne doit pas s'attendre à pouvoir faire la “révolution” que les initiateurs du programme d'urgence laissent miroiter.

Qu’en est-il des ressources humaines?
La situation au niveau de la délégation de Tiznit affiche des déficits inquiétants d'enseignants disponibles. Le redéploiement de l'effectif devient ainsi un sacré problème. Car elle se retrouve à chaque opération entre l'enclume de cette problématique et le marteau des pressions dont certains syndicats influents usent pour placer leurs adhérents à des postes douillets dans les périmètres urbains, et ce même au détriment de l'intérêt des élèves des zones rurales, qui se voient du coup abandonnés dans des classes sans enseignant!


On doit savoir que la région de Tiznit s'avère être désormais un lieu de transit pour des enseignants. Beaucoup d'entre eux passent par cette région avant de se faire muter vers les destinations choisies. D'où le fait que ces ressources humaines quittent massivement la région à travers des mouvements de mutations nationales et régionales plus qu'elle n’en reçoit. Pour ainsi créer ce déficit récurrent. Je pense que c'est là l'origine du problème. Mais à dire que des syndicats usent de ce comportement que vous avez évoqué, nous considérons que c’est exagéré. L'opération de redéploiement, prend en considération certains cas sociaux, comme par exemple les enseignants souffrant de maladies chroniques pour les rapprocher lors de leur affectation des lieux de soins dans ou près des villes, ainsi que les institutrices mariées qui doivent travailler près de leurs conjoints. Mais à part ces cas, je ne pense pas que les syndicats transgressent les dispositions gérant l'opération.

Le Plan d'urgence, pour pallier ce problème, a opté pour le recrutement parmi les docteurs chômeurs. Que pensez-vous du niveau de la formation éclair qui leur est « ingurgitée »?
De notre côté, nous saluons quand même cette mesure qui va certainement soulager les rangs de nos chômeurs diplômés. Nous avons déjà vécu cette expérience; nous estimons même que le rendement de ces recrutés à l'école est meilleur et nous considérons que cela ne pose pas problème. Certes, une formation pédagogique est nécessaire et le ministère en est conscient. Il a pris toutes les dispositions qui s'imposent à cet effet. Cependant, je veux à l'occasion remettre sur le tapis un problème que tout le personnel de l'académie de SMD vit actuellement au niveau de la formation continue. Cette opération est centralisée à Agadir pour toute la région de Souss-Massa-Draâ. Par ailleurs, de grandes enveloppes sont allouées dans le budget de l'Académie régionale pour l'aménagement de l'enceinte du collège Zerktouni, qui abrite les locaux où sont dispensées les formations continues au personnel de l'enseignement, des structures d'accueil et de restauration. Mais à notre grande surprise, il s'est avéré que ce service n'est pas dispensé à tous. Dernièrement, des enseignants de Ouarzazate et Zagora, ont été invités à Agadir pour recevoir une formation dans le cadre du programme Tissir. Ceux-ci ont dû payer eux-mêmes les frais de nourriture et de logement à l'hôtel pendant leur séjour. On se demande alors qui s'est emparé des services de ces locaux. Nous avons beau signaler cela aux responsables, même au directeur de l'académie ; mais on a compris qu'il n'en a cure ! Nous demandons à ce que ces formations soient faites au niveau des délégations qui doivent être dotées de centres d'accueil ouverts à tout le personnel de l'enseignement sans discrimination aucune.



Quel regard portez-vous sur l’enseignement privé à Tiznit compte tenu de la réforme actuelle que connaît l'enseignement public ?

Le secteur de l'enseignement privé dans la région de Tiznit se renforce chaque année par l'ouverture des écoles au centre-ville et dans les nouveaux quartiers. On assiste à un véritable phénomène qui touche désormais certains espaces ruraux. Mais ce qui est regrettable, c’est que ce secteur exploite dans la région des bacheliers et licenciés, recrutés pour devenir des « enseignants », qui sont souvent contraints de percevoir un salaire dérisoire de 600 à 1000DH par mois. Ceci au moment où certains professeurs et instituteurs des écoles publiques dispensent des cours pour arrondir leur fin de mois au détriment de leurs classes qu'ils n'hésitent d’ailleurs pas à déserter. C'est dire que l’esprit mercantile continue toujours à animer certains promoteurs de ce secteur, loin des soucis pédagogiques et déontologiques requis. Le secteur a besoin d'un assainissement dans ce sens.



Source : libe.ma





















vendredi 9 octobre 2009

La Maroc régresse : 130ème sur l'échelle du développement humain



Par Ali Fkir, 9/10/2009



Ecole ou décharge ?


Dans la région de Brahma Charkawa à quelques km de Mohammedia
Certaines données historiques:
- Construction ( Il y a plusieurs années) d'une petite école pour les enfants des paysans qui parsèment la région de Brahma Charkawa qui se trouve à quelques km de Mohammedia. L'école a été construite à 2 km de Mohammedia de la ville.
- Il y a une vingtaine d'année, l'Etat avait extrait d'une carrière la roche pour agrandir la jetée du port de Mohammedia. Elle a laissé à la place un véritable cratère profond et large.
- Au cours des dernières années, l'administration locale a regroupé des paysans expropriés (pour utilité publique), ou cédé leurs lopins de terre pour quelques sous (la cherté de la vie oblige), à des gens qui vivaient dans la précarité criante...et les a placés dans le cratère, véritable dépotoir humain. Le cratère est entouré de terre cultivées.
Le cauchemar que vivent les écoliers et leurs enseignants.Le nouveau bidonville crée par l'Etat se trouve à moins de deux Km de Mohammedia, mais sans infrastructure aucune: pas de WC, pas de décharge en vue, pas d'éboueurs...Ces marginaliséEs, ces laisséEs pour compte, ne peuvent s'approcher des champs qui les entourent.
Solution? En absence d'un espace "libre", l'école est prise pour une décharge où les ordures des ménages et autres saletés sont déversées. Conséquence les écoliers et leurs enseignants souffrent de diverses maladies causées par la décharge nauséabondes où ils passent leurs journées.

C'est scandaleux!