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dimanche 6 octobre 2013

J'ai honte du capitalisme sauvage ultra libéral : La folie humaine incarnée par une décharge en Côte d'Azur !



Un Doc de Martin Esposito, au cinéma le 9 octobre 2013
Quand un jeune réalisateur passe 2 ans à tourner dans une immense décharge de la Cote d'Azur, il en sort un film sur la folie humaine : SUPER TRASH. 
SUPERTRASH , Bande Annonce du film de Martin Esposito.
Tournée dans la décharge de la Glacière de Villeneuve-Loubet.
UN DOCU A VOIR :
 Martin revient sur les lieux de son enfance. Ces lieux sont maintenant ensevelis par une gigantesque décharge à ciel ouvert. Seule sa cabane est toujours là, un ancien abri pour les ouvriers agricoles de l'époque, maintenant à la lisière de la décharge. Il décide de s'y installer et de vivre dans ce monde fait d'ordures et rythmé par le ballet, le va-et-vient incessant des camions et bulldozers qui déchargent et nivellent les déchets. 

Petit à petit les employés de la décharge se familiarisent avec sa présence et lui révèlent les secrets de cette “zone“ : l'endroit de l'enfouissement des fûts d'arsenic, le trajet du lixiviat, ce jus de décharge, ce poison mortel qui s'écoule à travers une rivière sauvage et foisonnante jusqu'à la mer. Martin, au fil des jours et des mois, va faire son trou dans ce monde invivable jusqu'à sembler aller vers la folie. Il se nourrit des ordures. Il essaye, malgré tout, de recréer un univers vivable au milieu de la valse des camions qui l'évitent en le frôlant. Le jeune homme ne veut pas se résigner, il essaye de rendre cet univers ludique, humain. Il écrit dans sa cabane son journal, ses pensées. Il se lave dans la rivière chaque jour comme de retour à un monde primaire. Il soigne les animaux prisonniers de cet enfer, il surfe sur la vague géante générée par les détritus.
 
Il est au-delà de la dénonciation, il essaye par ce film, dans un effort désespéré, de faire une métaphore de notre monde loin de la culpabilité. Il ne veut pas accepter cet univers qui lui a été imposé, il veut se l'approprier, l'ingérer, le digérer. 

 Jusqu'au jour de la fermeture définitive où il sauvera une dernière mouette de l'empoisonnement. La décharge fermée, Martin erre dans ce no man's land, avec sa caméra. Il enterre des oiseaux, traîne parmi les Caterpillar abandonnés comme s'il ne pouvait se résoudre à quitter cet endroit. Tout est recouvert de terre, mais comme des fantômes, des sacs de plastique s'échappent du sol et volent dans le ciel emportés par le vent et qui frappent la caméra.
http://youtu.be/VuobBZoO_y8

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www.supertrashlefilm.com
Bande Annonce VOST (2014)de Filmsactu 190 448 vues
    2:24 300 NAISSANCE D'UN EMPIRE Bande Annonce VFde Filmsactu 132 437 vues,
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 Publiée le 21 juil. 2013
 

vendredi 7 janvier 2011

Maroc, scandale des bidonvilles : Des Marocain-nes « mangent et respirent » la décharge publique de toute une ville...

Par Ali Fkir, 6/1/2011 

SCANDALE !



Ceci dépasse l'imagination. A quatre km de la ville de Mohammedia, des centaines de personnes vivent légalement dans et de la décharge publique de la ville. 

A l’origine, il y a des paysans pauvres devenus avec le temps paysans sans terre (on sait comment au Maroc les paysans perdent leurs lopin de terre), des ouvriers agricoles ( des personnes âgées sans pension. Elles n’ont jamais été déclarées à la CNSS), des travailleurs à maigres revenus qui se trouvent dans l’impossibilité d’avoir un chez soi…
Certains se déplacent quotidiennement à Mohammedia pour « décrocher » quelques centimes, d’autres livrent quotidiennement bataille aux oiseaux dans la montagne des détritus, pour assurer la maigre pitance de la famille.
Toutes et tous ces marocain-es sans droits de citoyenneté n’ont d’autres objectifs, que de survivre au jour le jour. La joie, le bonheur, les vacances, la montagne, la plage …ce sont de pures chimères qu’ils et qu’elles ne se permettent même pas.
En hiver on se noie, on grelotte. En été, on se « rôtit » dans la fournaise des taudis en zinc rouillé. Toute l’année, on ne respire que les odeurs nauséabondes de la montagne des ordures qui a bien voulu nous accepter.
Ce bidonville, Brahma Cherkaoua II (à un km de Brahma Lhafra) est tout ce qu'il y a  de plus légal : les cartes nationales, les cartes d’électeurs…portent les adresses de ce « douar ».
Des dizaines de familles ont perdu une partie de leurs maigres biens au cours des dernières intempéries. Les autorités, les « élus », les partis politiques…ont préféré ignorer cette désolation. Surtout qu’on n’est pas en période « électorale » et qu’il n’y a pas de danger « terroriste ».
A la question « avez-vous reçu déjà des visites ? », une dame nous répond « vous êtes les premières personnes étrangères au douar à venir nous voir ».
Mais je suis sûr que cette fois-ci, le caïd de Benyakhlef fera le déplacement pour dénigrer l’AMDH, et mettre en garde ces sinistré-es contre le « danger » que représente l’AMDH sur leur « quiétude », leur « bonheur », leur « sécurité »…
Il faut reconnaître que la section de l’AMDH a perturbé ces derniers temps la tranquillité de ce caïd : on a dénoncé le harcèlement des paysans des « terres rouges » par ce caïd, par les gendarmes…on a dénoncé la dépossession des 6 familles paysannes à 5 km de Benyakhlef, on s’est mobilisé avec les sinistré-es de Brahma lhafra, et maintenant on « s’intéresse aux sinistrés» de Brahma II…
Le caïd est pratiquement mobilisé jour et nuit pour « contrecarrer l’offensive » de l’AMDH.
C’est incroyable, au lieu de dialoguer avec les victimes des intempéries et de l’exclusion, au lieu d’informer ses supérieurs sur la situation dramatique où se débattent des milliers de citoyen-nes (sans droit de citoyenneté), au lieu de donner à l’AMDH ses points de vue, ses approches, il préfère les intimidations, les calomnies, les menaces, la sourde-oreille…
Nous sommes convaincus de notre côté que la lutte pour le changement nécessite beaucoup d’énergie, beaucoup de patience, de l’organisation, de l’écoute, de la simplicité, de la clarté des objectifs à court, à moyen et à long terme, de l’abnégation…
Signalons qu’une délégation de la section de l’AMDH a été au bidonville Brahma II et ce, le 4 janvier 2011.






Des êtres humains affamés envahissent le territoire des oiseaux

Nous ne sommes pas en Inde... mais près de Mohammedia, une ville du royaume d'un des plus riches monarques du monde .... (ndlr)

vendredi 9 octobre 2009

La Maroc régresse : 130ème sur l'échelle du développement humain



Par Ali Fkir, 9/10/2009



Ecole ou décharge ?


Dans la région de Brahma Charkawa à quelques km de Mohammedia
Certaines données historiques:
- Construction ( Il y a plusieurs années) d'une petite école pour les enfants des paysans qui parsèment la région de Brahma Charkawa qui se trouve à quelques km de Mohammedia. L'école a été construite à 2 km de Mohammedia de la ville.
- Il y a une vingtaine d'année, l'Etat avait extrait d'une carrière la roche pour agrandir la jetée du port de Mohammedia. Elle a laissé à la place un véritable cratère profond et large.
- Au cours des dernières années, l'administration locale a regroupé des paysans expropriés (pour utilité publique), ou cédé leurs lopins de terre pour quelques sous (la cherté de la vie oblige), à des gens qui vivaient dans la précarité criante...et les a placés dans le cratère, véritable dépotoir humain. Le cratère est entouré de terre cultivées.
Le cauchemar que vivent les écoliers et leurs enseignants.Le nouveau bidonville crée par l'Etat se trouve à moins de deux Km de Mohammedia, mais sans infrastructure aucune: pas de WC, pas de décharge en vue, pas d'éboueurs...Ces marginaliséEs, ces laisséEs pour compte, ne peuvent s'approcher des champs qui les entourent.
Solution? En absence d'un espace "libre", l'école est prise pour une décharge où les ordures des ménages et autres saletés sont déversées. Conséquence les écoliers et leurs enseignants souffrent de diverses maladies causées par la décharge nauséabondes où ils passent leurs journées.

C'est scandaleux!