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dimanche 26 février 2017

Sahara occidental: les députés européens exhortent la Commission à se conformer à l'arrêt de la CJUE

Barbara Weingartner


BRUXELLES, 21 fév 2017 (APS) -
 Les députés européens ont exhorté la Commission européenne à se conformer à l'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) qui a jugé, en décembre dernier que les accords d’association et de libéralisation conclus entre l’UE et le Maroc ne sont pas applicables au Sahara occidental.
Dans une question écrite adressée à l'exécutif européen et signée par une vingtaine d'europédutés dont Florent Marcellesi, Barbara Lochbihler, Jordi Solé, Klaus Buchner, Jens Nilsson et Kostadinka Kuneva, ces derniers ont exigé de la Commission d'indiquer, dans le détail, les mesures prises et qu'elle compte prendre pour se conformer à l'arrêt de la CJUE en relation avec les accords bilatéraux et multilatéraux conclus entre l'Union et le Maroc.

vendredi 6 janvier 2017

L’arrêt de la CJUE confirme le consensus international sur le statut juridique du Sahara occidental



EL AAYOUN OCCUPEE, 5/1/2017 -

 L'arrêt de la Cour de Justice de l'Union européenne (CJUE) qui a conclu que les accords d'association et de libéralisation entre l'UE et le Maroc ne sont pas applicables au Sahara occidental, "confirme le consensus international sur le statut juridique du Sahara occidental", soutenant le droit des Sahraouis à l'autodétermination, a souligné l'universitaire américain Stephen Zunes.
Dans une interview récente avec l'Association pour le suivi des ressources et pour la protection de l'environnement au Sahara occidental (AMRPENWS), M. Zunes, spécialiste notamment des questions relatives au Moyen-Orient, a rappelé que la Cour européenne de justice qui a jugé, fin décembre, que l'accord de libre échange UE-Maroc et l'accord d'association UE-Maroc ne sont pas applicables au Sahara occidental "reconnaît le statut séparé et distinct garanti au territoire du Sahara occidental", en vertu de la charte des Nations unies.

mardi 8 novembre 2016

L’Afrique n’a point besoin de l’expérience du Maroc dans “l’invasion, l’agression et l’expansion”


Par Chaheh El-Hafedh, 7 /11/ 2016 (SPS)


Le gouvernement sahraoui a souligné lundi que l’Afrique n’avait pas besoin de l’expérience du Maroc dans “l’invasion, l’agression, l’expansion, la répression et les graves violations des droits de l’Homme.”
“L’Afrique n’a pas besoin de l’expérience du royaume qui bloque les résolutions et les efforts internationaux pour parvenir à une solution pacifique et juste, pour l’organisation d’un référendum sur l’autodétermination du peuple sahraoui”, a indiqué le gouvernement de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) dans un communiqué publié lundi.

“Dans un nouveau défi à la légitimité internationale, avec un ton arrogant et imprudent, le roi du Maroc a dans un discours prononcé depuis la capitale sénégalaise, réitéré son intention de poursuivre son agression contre le peuple sahraoui et son intransigeance à l’égard de la volonté des peuples africains et la communauté internationale dans la décolonisation de la dernière colonie en Afrique”, a déploré le gouvernement sahraoui, rappelant que “le Royaume du Maroc ne reconnaît pas les frontières internationales”.

Le gouvernement sahraoui a condamné fermement “le contenu du discours colonial du roi du Maroc”, soulignant que “le peuple sahraoui poursuivra sa lutte pour arracher sa liberté et son indépendance”, d’après le texte.
Il a lancé “un appel urgent à la communauté internationale, en particulier au Conseil de sécurité de l’ONU, pour faire pression sur le Maroc pour se conformer aux résolutions internationales concernant le Sahara occidental, mettant fin à l’occupation illégale, et aux provocations continues qui ajoutent plus d’instabilité et de tension dans la région”, conclut le gouvernement dans le communiqué.
Inscrit depuis 1963 sur la liste des territoires non-autonomes, donc éligible à l’application de la résolution 1514 de l’Assemblée générale de l’ONU portant déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples coloniaux, le Sahara occidental est la dernière colonie en Afrique, occupée depuis 1975 par le Maroc, soutenu par la France.(SPS)

mardi 25 octobre 2016

Dakhla, surf en territoire occupé



Camille Lavoix, Le Courrier, CH, 24/10/2016      
Résultat de recherche d'images pour "Dakhla est le paradis des kitesurfeurs."Le Maroc mise sur le développement du tourisme pour normaliser l’annexion du Sahara occidental. Mais le succès international de Dakhla ne profite pas aux Sahraouis.
On atterrit toujours de nuit à Dakhla. L’oasis se devine à peine au milieu du désert. Dans la pénombre, les dunes séparent la lagune de l’océan Atlantique. Tous les jours, l’avion déverse son flot de touristes, majoritairement français, dans un ballet bien rodé. Lunettes profilées encore sur la tête, les passagers récupèrent leurs planches à voile, de surf et de kitesurf et s’engouffrent aussitôt dans les 4x4 des hôtels. Le lendemain, ils se réveilleront dans un petit paradis, au milieu du Sahara occidental – à 500 km au sud des Canaries et à 400 km au nord de la frontière mauritanienne.

dimanche 8 mai 2016

La question sahraouie est avant tout une question d'occupation et de décolonisation



Alger, 7 mai 2016 (SPS) 

La question du Sahara Occidental est une question d'occupation et de décolonisation, ont souligné les participants à la journée de solidarité avec le peuple sahraoui organisée samedi à Alger.
Le statut quo au Sahara Occidental constitue une réelle "menace" sur la sécurité et la stabilité de la région d'où l'impératif pour le Conseil de sécurité de trouver au plus vite une solution juste et définitive à travers l'organisation d'un référendum d'autodétermination, ont tenu à préciser les participants.

Lors de cette rencontre de solidarité avec le peuple sahraoui organisée par le parti algérien Tajamoue Amel El-Djazair (TAJ) dans le cadre des festivités  commémorant le 71e anniversaire des évènements du 8 mai 1945, en présence de l'ambassadeur sahraoui à Alger, M. Amar Ghoul, président de TAJ a assuré que la question du Sahara Occidental "est avant tout une question d'occupation et de décolonisation" soulignant que le statut quo au Sahara Occidental représente "une réelle menace sur la stabilité de la région".
Il a appelé à "accorder un intérêt particulier à cette cause qui concerne toute la région "mettant en garde contre la "persistance de la pression, de l'entêtement et de l'occupation sur fond de détérioration de la situation des droits de l'Homme des Sahraouis qui pourrait conduire à une situation explosive dans le continent".

jeudi 14 avril 2016

«Le Maroc est la cause de l’impasse actuelle»

Jacob Mundy. Spécialiste des conflits et enseignant à l’université Colgate (Etats-Unis)

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Zine Cherfaoui, 14/4/2016

Inscrit depuis 1966 sur la liste des territoires non autonomes — et donc éligible à l’application de la résolution 1514 de l’Assemblée générale de l’ONU portant déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples coloniaux —, le Sahara occidental est la dernière colonie en Afrique, occupé depuis 1975 par le Maroc qui est soutenu par la France. Jacob Mundy, enseignant à l’université Colgate de New York, explique les raisons des récentes attaques dirigées par le Maroc contre le secrétaire général de l’ONU.

- Les relations entre le Maroc et les Nations unies se sont considérablement détériorées depuis la visite, en mars, de Ban Ki-moon dans les camps de réfugiés sahraouis. Vous attendiez-vous à une telle situation ?
J’ai été surpris de voir le secrétaire général de l’ONU afficher ouvertement une pareille hostilité à l’égard du Maroc. La source de cette hostilité est bien connue. Durant des années, le Maroc a refusé de travailler avec son envoyé personnel pour le Sahara occidental, l’ambassadeur Christopher Ross. Dans le passé, le secrétariat a montré certains signes de frustration, mais cela est resté discret et gardé sous silence.
Quand le Maroc a décidé de bloquer la visite de Ban Ki-moon dans les territoires (cela inclut aussi le refus d’accorder à son avion l’autorisation d’atterrir à El Ayoun), ce fut la goutte de trop… le coup final. En affichant sa frustration publiquement, le secrétaire général de l’ONU a créé un précédent. De Waldheim à Annan, les secrétaires généraux de l’ONU ont généralement été plus favorables au Maroc qu’au Front Polisario. 

- Que pensez-vous des raisons invoquées par le Maroc pour essayer de disqualifier Ban Ki-moon et l’approche de l’ONU du conflit ?
Les Marocains n’aiment pas entendre la vérité à propos du Sahara occidental. La vérité est que le Sahara occidental est le dernier territoire non autonome d’Afrique. De plus : selon les documents de l’ONU, l’Espagne est officiellement la puissance administrante. Donc, si l’Espagne est la puissance administrante et que le Sahara occidental est non autonome, alors quel est le statut légal du Maroc dans ce territoire ? Cela ne peut être autre chose qu’une occupation.
Ban Ki-moon a dit la vérité quand il a défini la situation comme une occupation. L’Assemblée générale de l’ONU a aussi qualifié la situation d’occupation. L’avis légal émis en 2002 par les Nations unies sur la question est aussi clair. En fait, quand Ban Ki-moon a qualifié le Sahara occidental de «territoire occupé», il a parlé simplement d’un fait reconnu comme tel par la loi internationale.

- Comment décryptez-vous la décision du Maroc d’expulser les membres de la composante politique de la Minurso ? Quel message le roi Mohammed VI a-t-il voulu délivrer ? Le Maroc a toujours eu une relation inconfortable avec la Minurso. Tout d’abord, le nom de la mission onusienne reconnaît que sa vocation est d’organiser un référendum d’autodétermination. Le cessez-le-feu n’était pas le but principal de cette mission. Il ne s’agissait là que d’une étape dans le processus devant mener à l’organisation d’un référendum sur l’indépendance.
Le Maroc s’en est quand même accommodé. Le cessez-le-feu et les observateurs militaires onusiens le long de la berme sont devenus très utiles pour Rabat. Le Maroc sait que beaucoup de Sahraouis veulent que le Polisario reprenne la guerre. Rabat utilise donc les forces de maintien de la paix de la Minurso pour garder un œil sur le Polisario et dissuader les Sahraouis de se lancer dans une nouvelle lutte armée.
Cependant, l’administration civile de la Minurso est un problème pour le Maroc vu la pression internationale grandissante en faveur de la surveillance des droits de l’homme dans les territoires occupés, surtout que la demande est soutenue par les gouvernements américain et britannique.
Si la Minurso est mandatée pour surveiller les droits de l’homme, ce sera forcément ses administrateurs civils qui se chargeront d’accomplir la mission. A certains égards, la Minurso a déjà surveillé les droits de l’homme de façon informelle. Le Maroc a donc fait une action préventive destinée à empêcher la Minurso de surveiller les droits de l’homme.

- Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA) vient de se dire «inquiet» au sujet de la situation dans la région. Pour l’UA, la décision du Maroc d’expulser les membres de la composante politique de la Minurso «menace la sécurité régionale». Partagez-vous la même inquiétude ? Pensez-vous que la situation pourrait un jour dégénérer si rien n’est fait pour résoudre ce vieux conflit ?
Je partage les préoccupations de l’UA. Les tensions ne cessent d’augmenter au Sahara occidental. Néanmoins, il est peu probable que le Front Polisario se lance, dans un avenir proche, dans une guerre et cela par respect pour l’Algérie qui se débat avec la question de l’«après-Bouteflika». Le Maroc, quant à lui, attend tout simplement l’élection d’un nouveau président aux Etats-Unis. Il espère une deuxième Administration Clinton qui signifiera probablement le soutien total des Etats-Unis pour «l’autonomie».
Mais si le Maroc et le Conseil de sécurité des Nations unies continuent à fermer toutes les issues qui conduisent concrètement vers un référendum, il est difficile d’imaginer qu’il n’y aura pas de manifestations du conflit. Cela sous une forme ou une autre. Après, AQMI et Daech pourraient tirer profit d’une telle situation, comme ils l’ont déjà fait au Mali.

- Pourquoi le Conseil de sécurité n’a pas condamné l’attitude agressive du Maroc envers le secrétaire général de l’ONU, comme cela a été demandé par Ban Ki-moon lui-même ? Comment le Maroc peut-il se permettre de défier ainsi la communauté internationale ?
La réponse est simple : c’est la France. Le gouvernement français a toujours soutenu le Maroc au sein du Conseil de sécurité de l’ONU. La France est au Maroc ce que les Etats-Unis sont à Israël. Quand il y avait un consensus total sur le plan Baker en 2003 — qui aurait pu résoudre ce conflit en 2010 —, la France avait sonné la charge et s’y était opposée. Depuis lors, le Maroc ne cesse de se sentir conforté et renforcé dans son attitude. Ban Ki-moon est également sur le point de terminer son mandat. En France et aux Etats-Unis, le Maroc est plus important qu’un secrétaire général sortant.

- Qu’est-ce qui empêche concrètement le règlement du conflit du Sahara occidental, conformément aux résolutions pertinentes des Nations unies ?
Les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU appellent actuellement une solution politique négociée qui permettra un référendum d’autodétermination au Sahara occidental. Le Polisario est prêt à discuter de l’autonomie dans le contexte d’une solution politique qui équivaudrait au final au vote d’un statut définitif. Cependant, le Maroc estime que sa proposition d’autonomie avancée en 2007 est la solution optimale, même si elle ne prévoit pas de référendum d’autodétermination.
C’est le Maroc qui a généré l’impasse. Mais le Conseil de sécurité ne veut pas mettre de pression sur le Maroc. Et cela, même pas au plan du discours. Comme nous l’avons vu durant les derniers événements, le Maroc est prêt à tout pour parvenir à ses fins, y compris exploiter comme il l’a fait un événement sans conséquence (visite de Ban Ki-moon) ou créer une crise régionale.

- A votre avis, que devons-nous attendre de la prochaine réunion du Conseil de sécurité sur le conflit du Sahara occidental ?
Le rapport du secrétaire général de l’ONU a été retardé. Il semble donc qu’il y ait actuellement des tractations et un intense travail de coulisses. Il n’en sortira probablement pas grand-chose. La dernière fois que nous avons assisté à une levée de boucliers du Maroc concernant la surveillance des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés, le Conseil de sécurité de l’ONU avait fini par trouver le moyen de le calmer. Un processus similaire est probablement en cours.

Bio express

Spécialiste du Maghreb, Jacob Mundy anime actuellement un cours sur la paix et les conflits à l’université Colgate de New York. Il a particulièrement travaillé sur les conflits armés et les interventions humanitaires en Afrique du Nord, une région où il a séjourné de nombreuses fois.
Jacob Mundy a publié des articles très fouillés sur le conflit sahraoui dans plusieurs revues spécialisées. Le dernier remonte à 2014 et est intitulé «Sahara occidental : La résistance non violente comme dernier recours». Il a été coécrit avec Stephen Zune. Jacob Mundy est diplômé des universités d’Exeter et de Seattle.
 

 

mercredi 18 mars 2015

"Lutter au Sahara", le sommaire

Par APSO, 1/8/3/2015

"Lutter au Sahara", le sommaire

L'ouvrage collectif "Lutter au Sahara" à paraitre au 15 avril dévoile son sommaire...
Vous pouvez aider à son édition en l’achetant dès maintenant, la souscription est de 15 euros, ce qui sera le prix du livre… mais nous offrons les frais d'envoi aux souscripteurs.
Pour les modalités : par virement les coordonnées sont là, pour les autres modes de paiement, svp, contactez nous par APSOlument@yahoo.fr

lundi 4 août 2014

Quelques précisions sur la guerre en cours en Palestine


Au vingt-septième jour de l’opération « Bordure Protectrice », plus de 1650 Palestiniens, largement des civils, sont morts sous les bombes israéliennes. Privée d’eau, d’électricité, et dans une large mesure d’accès au soin et à la nourriture, Gaza est au bord du gouffre. Loin d’une « guerre contre le Hamas », ce qui se déroule en ce moment est une attaque contre un peuple maintenu sous occupation. La tactique n’est pas nouvelle, pour autant toujours cruelle, lorsqu’Israël perd des points sur le plan politique, elle relance la machine militaire pour réduire la question palestinienne à un problème sécuritaire.

Au commencement, les éternelles répétitions
 Les négociations à l’agonie se meurent une nouvelle fois
Lorsqu’en juillet 2013, l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) et Israël se lancent dans un nouveau cycle de négociations sous égide américaine, les conditions préalables de cette relance diplomatique restent largement inconnues du public. On apprendra seulement qu’Israël s’est engagé à libérer 104 prisonniers (enfermés depuis l’avant Oslo, en 1993) en 4 contingents de 26. En échange de quoi, la partie palestinienne n’adhérerait pas, durant cette période, aux organisations internationales qu’elle pouvait légitimement rejoindre suite à son accession à l’ONU en qualité d’observateur non membre.
Lire l'article http://blogs.mediapart.fr/blog/xavier-guignard/040814/quelques-precisions-sur-la-guerre-en-cours-en-palestinehttp://blogs.mediapart.fr/blog/xavier-guignard/040814/quelques-precisions-sur-la-guerre-en-cours-en-palestine

vendredi 23 novembre 2012

Petition : Non au terrorisme de l’Etat d’Israël


Site du Mouvement démocratique arabe
"Résister à l'occupation, c'est vivre libre"

 

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lundi 21 mai 2012, par La Rédaction
Monsieur le Secrétaire général des Nation-Unies Messieurs les Chefs d’États membres du Conseil de sécurité,

Je condamne le terrorisme, y compris sa forme d’État. Non au terrorisme de l’État d’Israël contre le peuple palestinien.
Le terrorisme doit être condamné et combattu sous toutes ses formes, particulièrement sa forme d’État, qui est la plus conséquente vus les moyens mis en oeuvre. Aucun terrorisme n’est justifié. Tous les conflits doivent pouvoir être résolus dans le respect des droits de chaque individu, groupe d’individus ou peuple. A ce titre, il revient exclusivement aux Nations-Unies de mener la politique d’éradication du terrorisme dont les principales causes sont les injustices sociales, économiques et politiques.
Nul ne doit pouvoir s’ériger en gendarme du monde et prétendre faire justice à lui tout seul. Il y va de la sécurité de tous les peuples et de leur droit fondamental à vivre en Paix.
Aussi, je suis profondément inquiet de la situation en Palestine où, sous prétexte de sécurité et de lutte contre le terrorisme, l’État d’Israël met en oeuvre des moyens d’État au service d’une politique terroriste d’occupation des plus meurtrières contre le peuple palestinien, de ses biens, de ses moyens d’existence et de développement, visant à l’anéantissement de la mémoire et des structures de la société palestinienne elle-même.
Aussi, je réclame qu’au même titre que les individus ou groupes d’individus, l’État d’Israël soit mis sur la liste noire du terrorisme. Qu’à ce titre, Israël soit privé de tout soutien ou aide financière et économique tant qu’il ne mettra pas fin à sa politique terroriste contre le peuple palestinien et tant qu’il ne respectera pas les résolutions prises par les Nations-Unies et son Conseil de sécurité.
Bien respectueusement.

English Version

No to the terrorism of the State of Israel against the Palestinian people.

Sir General Secretary of the Nation United, Sirs leaders of the Member states of the Security Council.

I condemn the terrorism, including its shape of State. No to the terrorism of the State of Israel against the Palestinian people.
The terrorism should be condemned and fought under all its forms, particularly its shape of State, which is the most consequent seen the implemented means. No terrorism is justified. All the conflicts should be able to be resolved in the respect for the rights of every individual, the group of individuals or the people.
As such, it returns exclusively to Nations United to lead the politics of eradication of the terrorism the main causes of which are the social, economic and political injustices.
Nobody should be able to set up himself as policeman of the world and claim to make(do) justice to him alone. It goes there from the safety of all the peoples and their fundamental right to live in Peace.
So, I am profoundly worried about the situation in Palestine where, under excuse of safety and fight against the terrorism, the State of Israel implements means of State in the service of a terrorist politics of occupation of the most murderous against the Palestinian people, of the possessions, the means of existence and development, aiming at the destruction of the memory and the structures of the Palestinian society itself.
So, I demand that in the same way as the individuals or the groups of individuals, the State of Israel is put on the blacklist of the terrorism. That as such, Israel is deprived of any support or financial and economic help as long as it will not terminate its terrorist politics against the Palestinian people and as long as it will not respect the resolutions taken by the United Nations and its Security Council.
Very respectfully.
Sincerely,
Versión española
¡No al terrorismo de Estado de Israel !
Sr. Secretario General de las Naciones Unidas, Sres. Jefes de Estado de los Estados miembros del Consejo de Seguridad :
Condeno el terrorismo, incluido el terrorismo de Estado. ¡No al terrorismo de Estado de Israel contra el pueblo palestino !
El terrorismo debe condenarse y combatirse en todas sus formas, especialmente en forma de terrorismo de Estado, que es el que entraña mayores consecuencias, dados los medios de los que se vale. Ningún terrorismo se justifica. Todos los conflictos han de poder resolverse respetando los derechos de cada individuo, grupo o pueblo. En este orden, corresponde exclusivamente a las Naciones Unidas emprender una política de erradicación del terrorismo, cuyas causas principales son las injusticias sociales, económicas y políticas.
Nadie debe poder erigirse en gendarme del mundo ni pretender hacer justicia por su cuenta, pues tanto la seguridad de los pueblos como su derecho fundamental a vivir en paz se verían perjudicados.
Asimismo, me preocupa profundamente la situación de Palestina, donde el Estado de Israel, con el pretexto de salvaguardar la seguridad y luchar contra el terrorismo, utiliza recursos propios de un Estado para llevar a cabo una política terrorista de las más mortíferas contra el pueblo palestino, sus bienes, medios de subsistencia y desarrollo, con vistas a la aniquilación de la memoria y de las estructuras de la sociedad palestina misma.
Por todo ello, pido que se incluya al Estado de Israel en la lista negra del terrorismo, de igual manera que figuran en ella individuos o grupos de individuos. Que, de ese modo, se prive a Israel de todo apoyo o ayuda financiera y económica mientras no ponga fin a su política terrorista contra el pueblo palestino ni respete las resoluciones tomadas por las Naciones Unidas y su Consejo de Seguridad.
Muy respetuosamente.

Version arabe
وقيع عريضة : لا لإرهاب "دولة إسرائيل" السيد الأمين العام للأمم المتحدة ورؤساء الدول الأعضاء في مجلس الأمن ،
أنا أدين الإرهاب ، بما في ذلك شكله الدولي المتأتي من الحكومة. لا للارهاب "دولة اسرائيل" ضد الشعب الفلسطيني. يجب ادانة الارهاب ومكافحته بكل أشكاله ، وخاصة شكلهه من الحكومة ، والذي هو الأكثر فضاعة بالنظر للموارد المستخدمة. لا يوجد هناك ما يبرر الإرهاب. ويجب حل جميع الصراعات وفقا لحقوق كل فرد أو مجموعة من الأفراد أو شعوب. واعتمادا على هذا، فإنه ينتمي حصرا إلى الأمم المتحدة لإجراء سياسة القضاء على الإرهاب الذي يعتبر من أهم الأسباب الظلم الاجتماعي والاقتصادي والسياسي.
لا يجوز بتاتا لأي طرف الإنفراد بدور الشرطي في العالم و التظاهر بالسعي إلى فرض الأمن. إن أمن جميع الشعوب وحقهم الأساسي في العيش في طمأنينة وسلام يعتمد على هذا المبدأ.
يساورني قلق بالغ إزاء الوضع في فلسطين ، حيث تستخدم "إسرائيل" قدرات دولة لإتباع سياسة إرهابية قاتلة لتكريس الاحتلال ضد الشعب الفلسطيني ، ونهب ممتلكاته ومصادر رزقه ووسائل التنمية لديه سعيا منها إلى
تدمير الذاكرة وهياكل المجتمع الفلسطيني نفسه. لذا ، وكما هو الحال مع أفراد أو مجموعات من الأفراد ، أطالب بوضع "دولة إسرائيل" على القائمة السوداء للإرهاب. الشئ الذي يترتب عنه حتما حرمان "إسرائيل" من أي دعم أو مساعدة مالية واقتصادية ما لم تضع حدا لسياسة الإرهاب ضد الشعب الفلسطيني وما لم تنصاع بالكامل للقرارات التي اتخذتها الأمم المتحدة و مجلس الأمن الدولي.
***
Pétition
Non au terrorisme de l’Etat d’Israël

438 Signatures


































lundi 12 décembre 2011

Non à l’occupation injuste du Sahara Occidental !


Par Mohammed Hifad, 12/12/2011  

 Un sentiment de culpabilité m'a toujours fait souffrir, chaque fois que j'apprends les atrocités  commises au Sahara par le régime au nom  du peuple marocain.
C'était toujours difficile de dénoncer ces actes barbares  de l"intérieur du pays. Aujourd'hui  je n'ai plus rien à perdre et les Marocains souffrent autant que les Sahraouis. C'est le moment ou jamais d'aborder avec courage et détermination cette épineuse question restée jusqu'ici le tabou des tabous et la ligne rouge pour tout le monde.

Depuis 1975 , personne d’entre nous n’a jamais osé soulever, par peur de représailles de la part des sbires du régime , le problème du Sahara Occidental.

Même les jeunes du M20FEV l’ont occulté de leurs slogans.

Nous avons tous cédé à la dictature d’Hassan II et à sa rhinocérite.

Pourtant, tout un chacun sait qu’Hassan II voulait en réalité se débarrasser par cette marche verte d’une armée devenue encombrante et dangereuse pour sa propre personne et son régime suite aux deux putschs de 1971 et 1972.

J’ai personnellement honte aujourd’hui, en tant que modeste intellectuel, de revendiquer la citoyenneté, la dignité et la liberté pour tous les Marocains alors que le régime les refuse également au peuple sahraoui.

Aujourd’hui les peuples marocain et sahraoui sont les victimes au même titre des mêmes régime et dictature.

Les Sahraouis ont le droit à leur indépendance si telle est leur profond désir. Ils ont le droit de retrouver leur dignité et leur liberté .

C’est exactement ce que nous revendiquons pour nous-mêmes. Ce sont des êtres humains comme nous et le Maroc est un colonisateur qui s’est basé sur une bayaa elle-même fruit de la colonisation passée du Sahara Occidental.

Hassan II a sauvé son trône par la marche verte, a transformé le Maroc en pays colonisateur, nous a fait perdre l’amitié et la fraternité des Sahraouis et a isolé le pays du reste de l’Afrique.

Il a sacrifié, comme il l’a dit, les deux tiers de la population, constitués par plusieurs générations sans avenir, pour ce projet fou pour sauver son régime.

La France est restée plus d’un siècle en Algérie et elle a été obligée de la quitter. Le Maroc est obligé de quitter le Sahara et c’est au peuple de l’exiger pour réparer une aussi terrible injustice commise en son nom envers nos frères sahraouis quelles que soient leur appartenance politique ou idéologique .

Il est temps que le Maroc fasse son autocritique et son mea culpa .

On ne peut exiger des Sahraouis d’accepter un régime qui nous réduit tous à l’esclavage et veut nous maintenir malgré nous au Moyen Âge d’une manière anachronique.

Les Sahraouis sont libres de rester indépendants ou avec le Maroc s’ils le choisissent dans l’égalité ,la dignité et la liberté.

Il faut mettre fin à cette occupation inhumaine qui ne profite qu’aux entreprises du palais et à une poignée de vautours militaires et civils.

Le peuple marocain n’est pas libre et il est occupé autant que le peuple sahraoui.

Que nos frères et sœurs sahraouis sachent que les Marocains aspirent autant qu’eux à la citoyenneté, à la dignité et à la liberté.

Que nos deux peuples s’unissent pour leurs indépendances respectives !

mercredi 27 octobre 2010

Sahara Occidental : Message du campement d'Izik Agadaym

Par Anonyme, Tlaxcala, 23/10/2010
Ce campement a été lancé le 9 Octobre. Après deux tentatives infructueuses au cours desquelles les tentes ont été arrachées par la police, les gens frappés et 3 personnes arrêtées dont une est encore détenue, on a monté ce camp pendant la nuit, en secret, avec plus de 100 tentes et environ 800 personnes. Actuellement, il y a environ 8 000 tentes. Il faut calculer qu’il y a environ 5 personnes par tente. Le camp se développe et grandit. Il s’étend constamment au rythme d'environ 500 tentes par jour.

La zone est encerclée: un premier cercle de l'armée, derrière un autre de la gendarmerie, et enfin celui de la police. Dans certaines sections, j'ai vu des véhicules de l'armée à 50 mètres de nous. Ils construisent un mur avec un fossé derrière pour empêcher le passage des jeeps qui viennent avec des personnes et des provisions. Aujourd'hui, pour arriver au campement, il faut déjouer les forces de sécurité. Sinon, des gros bus de l’armée se lancent contre les jeeps et leurs passagers. Les voitures, et les tentes qu’ils transportent, ils les saisissent et les détruisent ; les personnes, si elles n'ont pas déjà été blessées par le choc, sont battues. Certains continuent leur marche à pied, d'autres vont à l'hôpital, où ils sont refusés pour avoir été agressés par les forces de sécurité, d'autres rentrent chez eux. Une autre forme d'attaque par l'armée sont les pierres. Il ya beaucoup de blessés par des éclats de verre. Un hélicoptère survole le camp de jour et de nuit. Cela devient un son familier. On dit qu’il vient si près du sol qu’on le voit filmer les gens des tentes. On dit ici que tout le monde passera devant le tribunal sous l’accusation de trafic de drogue ou d'immigrants, ou de vol, comme d'habitude.
Le 21 octobre, le gouvernement les a appelés à négocier. Initialement, les Sahraouis voulaient le faire sur leur terrain, mais ils ont fini par abandonner et sont allés négocier à Laayoune. Ce fut en vain. Ce qui s'est passé, c'est que le lendemain, quand les négociateurs sahraouis en personne ont approché l’armée pour demander que les voitures des Saharouis ne soient pas percutées, ils ont été battus et blessés.
L’accès aux campements est risqué. 
1. Parce que l’on risque d’être agressé par l'armée ou d'autres forces. 
2. Parce que, pour éviter les contrôles et la persécution de la police, on quitte la ville à une vitesse d’enfer, on traverse le désert avec des bosses, des virages et les phares éteints.
À une occasion, deux jeeps ont été arrêtées et on les a obligés de vider les bidons d’eau, sous la menace de leur tirer dessus.
Il y a des problèmes d'approvisionnement. 
Parfois, arrive un peu de nourriture provenant de donneurs sahraouis un peu plus fortunés, qui préfèrent rester anonymes. Ils sont organisés. Chacun offre ce qu’il sait faire et c’est communiqué à un comité. Il y a une file d'attente pour recueillir l'eau, très rationnée. Il y a différentes équipes. Il y a une petite pièce qui sert de clinique, et qui manque de tout. Il n'y a pas d'électricité, et très peu de couverture téléphonique.
Ce mouvement est populaire et spontané. 
 Il n’y a pas de têtes pensantes derrière lui. Il ne fait que répondre à l'exaspération. Ici on respire une atmosphère de liberté et d'inquiétude. Ils sentent qu'ils sont en train de construire leur monde, enfin libres, quel qu’en soit le prix. Ils n’en peuvent plus. Ils ne supportent pas le pillage de leurs ressources naturelles, alors qu’ils sont poussés vers la pauvreté, le chômage, la torture, l'absence de droits. Ils n’attendent plus rien de la diplomatie. Chaque jour qui passe, leur droit devient plus impératif. "Un pays nouveau." Ils ont la sensation que, à tout moment, "quelque chose de terrible peut arriver", mais ils continuent à grandir. Ils veulent résister.
Ils ont besoin de l’opinion publique, que les journalistes du monde entier viennent ici, qu’ils voient de leurs propres yeux la sérénité de ce peuple, la justesse de ce qu'ils demandent, leurs valeurs, leur courage. Qu’ils voient le harcèlement de la police et de l'armée, qu’ils voient les blessés.
C’est une question d’ heures. Quand l'armée aura terminé l'édification du mur juste sous notre nez, tout sera fini. Nous serons assiégés, nous ne pourrons plus ni entrer ni sortir, ni recevoir des vivres, des médicaments ou de l'eau.
Peu importe ce qui a été fait jusqu'à présent. Les résolutions du Conseil de sécurité, avec le veto mesquin de la France, qui met ses intérêts économiques avant les droits humains dont elle se rengorge. Peu importe que l'Organisation des Nations Unies applique le chapitre VI au lieu du VII, permettant le maintien d'une occupation. Peu importe que l'Organisation des Nations Unies ait permis que les colons marocains transforment la population sahraouie en une petite minorité, en violation de la quatrième Convention de Genève. Peu importe que le cessez-le-feu ne soit pas appliqué. Peu importe que le gouvernement espagnol ait un comportement servile vis-à-vis du Maroc, lui consentant tout, en acceptant, par exemple, la version selon laquelle ceux qui ont battu des citoyens espagnols à Laayoune étaient des civils, quand il ya mille témoignages qui montrent les paramilitaires et la police travaillant ensemble.
Peu importe que l'émissaire des Nations unies tente un dialogue qui n’aura pas lieu: il a déjà eu une négociation, et il y a déjà eu un accord de cessez-le-feu signé par les deux parties, avec la promesse d'un référendum d'autodétermination. Le Maroc doit seulement tenir sa parole.
Peu importe que les énormes sommes d'argent que le Maroc reçoit de l'Europe par la grâce du Statut avancé soient conditionnées, entre autres, au respect des droits humains.
Maintenant, tout cela appartient au passé. La situation est entièrement nouvelle et dramatique. Bientôt, le mur se dressera, nous subirons un état de siège. Combien de morts faudra-t-il pour que se mettent en route les mécanismes pour arrêter le massacre à venir? Conversations, rencontres, promesses. Il n’y a plus de temps pour des ronds de jambes.
Je vous demande de faire savoir ce qui se passe. Encerclés et libres. Ils ne demandent qu’une chose : être pris en considération par le monde.
Merci à l'auteur
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