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vendredi 18 avril 2014

Un futur volé



du Sahara Occidental occupé


Résumé
L’exploitation et l'exportation des ressources naturelles au Sahara Occidental occupé a des conséquences graves pour la paix  dans le territoire et pour l'avenir de ses habitants, le peuple sahraoui.

Les ressources naturelles ciblées par l'exploitation sont notamment le pétrole, les phosphates , les  poissons et les produits agricoles.

C’est un crime international pour un occupant d'exploiter et de tirer profit des ressources naturelles d’un territoire occupé. Le droit souverain exclusif du peuple sahraoui à bénéficier des ressources naturelles du Sahara Occidental doit être respecté.

La surveillance de l'exploitation des ressources naturelles doit être inclue dans le mandat de la MINURSO lors de son renouvellement à la fin de ce mois. L'exploitation des ressources naturelles du Sahara Occidental représente actuellement un obstacle à la résolution du conflit et  une préoccupation relevant des droits de l'homme.
Introduction
L'exploitation et l'exportation des ressources naturelles du Sahara Occidental occupé ont des conséquences graves pour la paix dans le territoire et pour l'avenir de ses habitants, le peuple sahraoui.
La vente à l'exportation des ressources naturelles, en particulier la pêche de l’océan Atlantique et les roches de phosphate d'une mine à l'intérieur des terres, fournit des revenus au Maroc en tant qu’occupant. Aucune des recettes n’est directement reçue par le peuple sahraoui, les habitants autochtones du Sahara Occidental.
Toutes les activités sur des ressources  dans  le territoire servent d’autre part de prétexte pour justifier ce qui est une occupation illégale, et la poursuite de graves violations des droits de l'Homme. Cela inclut les industries sur les ressources utilisées pour l'emploi des ressortissants marocains installés illégalement sur ​​le territoire.
L’utilisation des ressources naturelles du Sahara Occidental sert également à renforcer le contrôle du Maroc sur le territoire en lui permettant de bâtir des infrastructures.
Aspects juridiques

Il y a deux raisons qui font que l’utilisation des ressources naturelles du Sahara Occidental occupé est illégale. La première est que, dans les circonstances de l’occupation et de ce qui a été un conflit international - démontré par l’accord 1990 /91 de cessez-le feu et de référendum pour le peuple sahraoui négocié par les Nations Unies - c'est un crime d'exploiter et de tirer des revenus des ressources extraites du territoire. L’énoncé est clair dans la Quatrième Convention de Genève de 1949, et cela relève d’une interdiction selon le Statut de Rome de 1998 de la Cour Pénale Internationale, qualifié de crime de guerre de pillage. C’est actuellement tout à fait le cas du Sahara Occidental.
Le deuxième motif qui interdit la prise des ressources du Sahara Occidental occupé -également bien établi en droit et universellement contraignant pour ​​tous les peuples et Etats-, c'est que le peuple sahraoui, le seul peuple originaire du Sahara Occidental, détient les droit et contrôle souverains exclusifs sur ses ressources naturelles, en attendant l’exercice de son droit à l'autodétermination. L'ancien juriste principal des Nations Unies, Hans Corell (Secrétaire Général adjoint aux affaires juridiques) l’a souligné dans un avis rendu au Conseil de Sécurité, traitant spécifiquement de l’exploration et de l’exploitation des ressources sahraouies :
« si des activités de prospection et d’exploitation devaient être entreprises au mépris des intérêts et de la volonté du peuple du Sahara Occidental, elles contreviendraient aux principes de droit international applicables aux activités touchant aux ressources minérales des territoires non autonomes » (29 janvier 2002)
Se conformer à la légalité juridique exige donc deux conditions. Tout d'abord, l'exploitation des ressources doit profiter au peuple sahraoui. Un de ses corollaires est que l'activité ne doit pas bénéficier au Maroc comme occupant, ni aux personnes à qui il a permis de s'installer illégalement au Sahara Occidental. Exigence supplémentaire, une utilisation des ressources qui répondrait aux besoins des sahraouis et servait à développer les conditions sociales et économiques du peuple sahraoui, ne doit pas entraver, ni être utilisé pour lui refuser, son droit à l'autodétermination.

La deuxième exigence est que le peuple sahraoui doit de façon significative consentir à l'exploitation de ses ressources naturelles. Bien que cela soit plus ou moins impossible dans les circonstances actuelles d’une occupation qui démontre de graves violations des droits de l'Homme, le peuple sahraoui, par les chefs de son gouvernement et à travers un grand nombre d'organisations de la société civile indépendantes a déclaré qu'il rejette tout consentement ou approbation à l’utilisation de ses ressources. Dans tous les cas, une importante partie du peuple sahraoui n’est pas en mesure de tirer des avantages des ressources de son territoire car elle vit en exil dans des camps de réfugiés .  
Deux autres éléments doivent être rappelés. Tout d'abord, la Cour Internationale de Justice, dans son avis consultatif de 1975 sur le Sahara Occidental, a conclu (après un examen de preuves considérables) que le Maroc ne peut émettre de revendication territoriale ni n’a de droit sur le territoire, que le peuple sahraoui bénéficie d’un droit clair à l'autodétermination, et que son peuple est sous domination coloniale.

Deuxièmement, l’utilisation continue des ressources du Sahara Occidental à la fois confisque au peuple sahraoui son avenir économique (tout en contribuant à l'occupation de son territoire) et sabote la capacité des Nations Unies à mettre en application ses accords 1990/91 d'assurer au peuple Sahraoui l’exercice de son autodétermination. C'est pourquoi la mission de l'ONU au Sahara Occidental, la MINURSO, doit être pourvue du mandat de surveiller et d'administrer les ressources naturelles dans tout ce qui s’y rapporte.
      
Les ressources
Le pétrole

L'intention annoncée du Maroc d’effectuer un forage pétrolier au mépris de l'avis juridique de l'ONU 2002, cité ci-dessus est potentiellement l’actualité la plus inquiétante de cette dernière année dans le conflit du Sahara Occidental.

Le forage prévu aux alentours d’octobre 2014 sera effectué par la compagnie pétrolière américaine Kosmos Energy[i]. L'opération a pour partenaire la compagnie de forage Atwood Oceanics par le biais du navire de forage mobile, le Atwood Phénix.
L'opération, dans les eaux côtières au large du Cap Boujdour, aura lieu dans l'un des nombreux blocs que le gouvernement marocain explore. La compagnie pétrolière française le groupe Total SA a annoncé en janvier 2014 son intention de procéder à de l’exploitation pétrolière dans les eaux côtières du territoire. [ii] Le Maroc a également attribué un certain nombre d'autres licences, offshore and onshore, mais aucune compagnie n'est aussi avancée que sur le bloc de Kosmos Energy. [iii]
Les Phosphates
La plus grande part des revenus financiers de l’utilisation des ressources du Sahara Occidental occupé reçu par le gouvernement marocain vient de l'exportation des minerais de phosphate. La production est assurée par une filiale de la compagnie nationale marocaine des phosphates l’OCP. Selon les estimations faites par Western Sahara Resource Watch, l'OCP a produit environ 2,2 millions de tonnes de phosphates l’an dernier, pour une valeur d'environ 300 millions de dollars US. Cela équivaut à environ 10 fois ce que les réfugiés du Sahara Occidental reçoivent de l'aide humanitaire multilatérale chaque année. Près de la moitié de la production de 2013 est revenue à trois entreprises : PotashCorp (US/Canada), Lifosa (Lituanie/Russie) et Innophos ( Mexique/Etats-Unis).
La pêche
Tout au long de 2013, les chalutiers russes ont pêché au large du Sahara Occidental. Cette activité viole l'accord Russo-marocain, qui stipule que la pêche n’aura lieu que dans la ZEE du Maroc. Les eaux du Sahara Occidental n'ont jamais été revendiquées comme faisant partie de sa ZEE par le Maroc, et ne pourraient pas l’être selon le droit international.
En novembre, les images de pratique de pêche absolument non durables ont été révélées. Un navire, qui serait utilisé par le fils de l'un des généraux marocains qui contrôle les permis de pêche, a déclaré avoir mis au rebut 1000 tonnes de sardines au cours de l'année. [iv]  Ces pratiques ont également été dénoncées dans un rapport publié par Greenpeace.[v]
Le Parlement Européen et le Conseil des ministres ont approuvé en 2013 un accord de partenariat avec le Maroc pour pêcher dans les eaux du Sahara Occidental. Plusieurs Etats ont voté contre l'accord, soulignant qu'il violerait le droit international. Hans Corell a déclaré au cours des dernières années, que l'UE par une telle pratique viole le droit international et sabote les efforts de paix de l'ONU. Le nouvel accord est le premier accord de partenariat de pêche de l'Union Européenne depuis 2010 qui ne dispose pas d'un article propre sur les droits de l'Homme[vi]. Toutes les organisations sahraouies de la société civile se sont opposées à l'accord, mais leurs avis n'ont pas été écoutés. De nombreux Sahraouis ont été blessés par la police marocaine lors de manifestations sahraouies contre les projets de l'UE et au Maroc. [vii]
L'UE ni la Russie n'ont demandé son consentement au peuple du Sahara Occidental avant de conclure ces accords.

La production agricole
Il y a aujourd'hui 11 plantations agricoles dans la proximité de Dakhla qui produisent principalement pour le marché européen. [viii] Toutes les fermes sont la propriété de conglomérats marocains, de compagnies multinationales françaises ou de compagnies appartenant à la famille royale marocaine. Aucune entreprise n’est détenue par des Sahraouis, ni même à petite échelle par de colons marocains dans le territoire. Les fermes produisent surtout des tomates-cerises, mais aussi des melons et autres légumes, le tout est irrigué par de l'eau fossile non renouvelable. Presque tous les travailleurs sont signalés comme étant marocains, installés dans de nouveaux ensembles immobiliers sur les terres occupées.

 Conclusion

La surveillance de l'exploitation des ressources naturelles doit être inclue dans le mandat de la MINURSO lors de son renouvellement à la fin de ce mois. L'exploitation des ressources naturelles du Sahara Occidental représente actuellement un obstacle à la résolution du conflit et  une préoccupation relevant des droits de l'homme.
La loi internationale des droits de l'Homme et de la Charte des Nations Unies investissent clairement les peuples des territoires non autonomes de la souveraineté permanente sur leurs ressources naturelles.


[i] Reuters, 13.01.2014, Simmering Saharan conflict stirred by offshore oil search, http://www.reuters.com/article/2014/01/13/westernsahara-oil-idUSL6N0KN1I120140113
Kosmos Energy, Morocco – oil and gas exploration, http://www.kosmosenergy.com/operations-morocco.php
[ii] WSRW.org, Total confirme : renouvellement pour 1 an du sale deal au Sahara occupé, 03.02.2014, http://wsrw.org/a111x2836
[iii] WSRW.org, 09.09.2013, Nouveau rapport : Total SO au Sahara Occidental occupé. “Injustice Totale” http://wsrw.org/a106x2651
[iv] WSRW.org, Sahraouis, voila ce que l’on fait de vos poissons, 19.11.2013, http://wsrw.org/a111x2721
[v] Greenpeace, Exporting Exploitation: How retired EU fishing vessels are devastating West African fish stocks and undermining the rights of local people, 26.11.2013, http://www.greenpeace.org/sweden/se/rapporter-och-dokument/exporting-exploitation/
[vi] WSRW.org, La commission ne suite pas les instructions du conseil et du parlement sur les droits de l’Homme, 01.10.2013, http://wsrw.org/a111x2668
[vii] AP, 10.12.2013, Western Saharans protest EU-Morocco fishing accord, http://news.yahoo.com/western-saharans-protest-eu-morocco-fishing-accord-204809914--finance.html
[viii] WSRW.org, Rapport: Etiquette et responsabilité, 17.06.2012, http://www.wsrw.org/files/dated/2012-07-03/rapport_tomat_juin12_vf..pdf

PLUS d'INFOS RDV http://wsaforum.org

vendredi 28 mars 2014

Renseignements relatifs aux territoires non autonomes

Nations Unies A/69/69
Assemblée générale Distr. générale
17 mars 2014
Français
Original : anglais
14-26627 (F) 210314 260314
*1426627*
Soixante-neuvième session
Point 55 de la liste préliminaire*

Renseignements relatifs aux territoires non autonomes communiqués en application de l’alinéa e de l’Article 73 de la Charte des Nations Unies Renseignements relatifs aux territoires non autonomes communiqués en application de l’alinéa e de l’Article 73 de la Charte des Nations Unies

Rapport du Secrétaire général
Résumé
Le présent rapport, qui a été établi conformément à la résolution 68/87 de l’Assemblée générale, porte sur la communication par les puissances administrantes des renseignements visés à l’alinéa e de l’Article 73 de la Charte des Nations Unies.
__________________
* A/69/50.
2/4 14-26627 (F)
1. Aux termes de l’alinéa e de l’Article 73 de la Charte des Nations Unies, les États Membres de l’Organisation des Nations Unies qui ont ou qui assument la responsabilité d’administrer des territoires dont les populations ne s’administrent pas encore complètement elles-mêmes acceptent de communiquer régulièrement au Secrétaire général des renseignements relatifs aux conditions économiques, sociales et de l’instruction dans les territoires dont ils sont respectivement responsables, autres que ceux auxquels s’appliquent les Chapitres XII et XIII. Par ailleurs, par plusieurs résolutions, dont la plus récente est la résolution 68/87, l’Assemblée générale a prié les puissances administrantes concernées de communiquer ou de continuer de communiquer au Secrétaire général les renseignements visés à l’alinéa e de l’Article 73 de la Charte, ainsi que des renseignements aussi complets que possible sur l’évolution politique et constitutionnelle des territoires en question.

2. Le tableau annexé au présent rapport indique les dates auxquelles les
renseignements visés à l’alinéa e de l’Article 73 de la Charte concernant 2013 ont été transmis au Secrétaire général.

3. Les renseignements communiqués conformément à l’alinéa e de l’Article 73 de la Charte, qui suivent en général la présentation type approuvée par l’Assemblée générale, portent sur la géographie, l’histoire, la démographie, la situation économique et sociale, ainsi que l’éducation. Les rapports annuels présentés sur les territoires donnent également, s’il y a lieu, des renseignements sur des questions constitutionnelles. Le représentant de la Nouvelle-Zélande fournit en outre des
renseignements relatifs à l’évolution politique et constitutionnelle des îles Tokélaou au cours des séances du Comité spécial chargé d’étudier la situation en ce qui concerne l’application de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux.

4. En application des dispositions du paragraphe 5 de la résolution 1970 (XVIII) de l’Assemblée générale, en date du 16 décembre 1963, et des autres résolutions pertinentes de l’Assemblée, notamment la résolution 66/82, le Secrétariat a continué d’utiliser les renseignements qui lui avaient été communiqués sur chaque territoire pour établir les documents de travail destinés au Comité  spécial. Ce dernier a tenu compte de ces renseignements dans les décisions qu’il a prises à l’égard de ces territoires, lesquelles figurent aux chapitres correspondants du rapport qu’il a soumis à  l’Assemblée générale (voir A/68/23). Le rapport présente également un compte rendu des mesures prises par le Comité spécial en application de la
résolution 1970 (XVIII) (voir A/68/23, chap. VIII).

5. Recommandation : les renseignements communiqués par les puissances administrantes au sujet des territoires non autonomes seront pris en compte dans l’élaboration des documents de travail du Secrétariat et examinés par le Comité spécial chargé d’étudier la situation en ce qui concerne l’application de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux à sa
session annuelle.
A/69/69
14-26627 (F) 3/4

Annexe
Dates auxquelles ont été communiqués les renseignements visés à l’alinéa e de l’Article 73 de la Charte des Nations Unies et périodes auxquelles ils se rapportent.
Renseignements communiqués en 2013 Renseignements communiqués en 2014
Date de réception
Période
considérée 
Date de réception
Période considérée
France
Nouvelle-Calédonieb 11 janvier 2013 2012 4 février 2014 2013
Polynésie française
Nouvelle-Zélande
– 2013
Tokélaou 10 janvier 2013 2012 28 janvier 2014 2013
Espagne
Sahara occidental –
Royaume-Uni de Grande-
Bretagne et d’Irlande du Nord
Ensemble des territoires
britanniques non autonomes
Anguilla 21 décembre 2012 2012 19 décembre 2013 2013
Bermudes 21 décembre 2012 2012 19 décembre 2013 2013
Îles Vierges britanniques 21 décembre 2012 2012 19 décembre 2013 2013
Îles Caïmanes 21 décembre 2012 2012 19 décembre 2013 2013
Îles Falkland (Malvinas)e 21 décembre 2012 2012 19 décembre 2013 2013
Gibraltar 21 décembre 2012 2012 10 janvier 2014 2013
Montserrat 21 décembre 2012 2012 10 janvier 2014 2013
Pitcairn 21 décembre 2012 2012 19 décembre 2013 2013
Sainte-Hélène 21 décembre 2012 2012 19 décembre 2013 2013
Îles Turques et Caïques 21 décembre 2012 2012 31 décembre 2013 2013
États-Unis d’Amérique
Samoa américaines – 2012 8 janvier 2014 2013
Guam – 2012 8 janvier 2014 2013
Îles Vierges américaines – 2012 8 janvier 2014 2013

a On trouvera la liste préliminaire des territoires auxquels s’applique la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux (résolution 1514 (XV) de l’Assemblée générale) dans le document A/5446/Rev.1, annexe I.
(Voir notes page suivante)
A/69/69
4/4 14-26627 (F)
(Suite des notes du tableau)

b Dans sa résolution 41/41 A, l’Assemblée générale a considéré qu’en vertu des dispositions du Chapitre XI de la Charte des Nations Unies et des résolutions 1514 (XV) et 1541 (XV), la Nouvelle-Calédonie était un territoire non autonome au sens de la Charte.

c Dans sa résolution 67/265, l’Assemblée générale a considéré qu’en vertu des dispositions du Chapitre XI de la Charte des Nations Unies et de sa résolution 1514 (XV), la Polynésie française restait un territoire non autonome au sens de la Charte.

d Le 26 février 1976, le Représentant permanent de l’Espagne auprès de l’ONU a informé le Secrétaire général de ce qui suit : « le Gouvernement espagnol met, à compter de la présente date, définitivement fin à sa présence dans le territoire du Sahara et juge nécessaire d’indiquer ce qui suit :

a) L’Espagne se considère désormais dégagée de toute responsabilité de caractère international en ce qui concerne 1’administration dudit territoire, en cessant de participer à l’administration provisoire qui y a été mise en place […] »
(A/31/56-S/11997). Pour le texte imprimé, voir Documents officiels du Conseil de sécurité, trente et unième année, Supplément de janvier, février et mars 1976.

e La souveraineté sur les îles Falkland (Malvinas) fait l’objet d’un différend entre le Gouvernement argentin et le Gouvernement britannique (voir ST/CS/SER.A/42).

samedi 25 mai 2013

ONU : le Sahara Occidental, denière colonie d'Afrique


ONU 

Les Nations Unies et la décolonisation

Territoires non autonomes

TERRITOIRE
Administration Superficie (km2) Population 1
AFRIQUE
Sahara occidental 1 2 266,000 3
ATLANTIQUE ET CARAIBES
Anguilla Royaume-Uni 96 14,766
Bermudes Royaume-Uni 53 68,265
Îles Caïmanes Royaume-Uni 260 50,209
Îles Falkland (Malvinas)4 Royaume-Uni 11,961 3,140
Îles Turques et Caïques Royaume-Uni 430 23,528
Îles Vierges américaines États-Unis 340 109,750
Îles Vierges britanniques Royaume-Uni 153 24,939
Montserrat Royaume-Uni 98 5,118
Sainte-Hélène Royaume-Uni 122 7,670
EUROPE
Gibraltar Royaume-Uni 6 28,877
ASIE ET PACIFIQUE
Guam États-Unis 549 180,865
Nouvelle-Calédonie5 France 35,853 252,352
Pitcairn Royaume-Uni 5 48
Samoa américaines États-Unis 197 66,432
Tokélaou Nouvelle-Zélande 10 1,400
1. Selon des estimations ou des recensements cités dans des documents des Nations Unies en 2010.
2. Le 26 février 1976, l'Espagne a informé le Secrétaire général qu'à compter de cette date elle mettait fin à sa présence dans le territoire du Sahara. Elle jugeait par ailleurs nécessaire qu'il soit pris note qu'ayant cessé de participer à l'administration provisoire établie pour ce territoire, elle se considérait désormais déchargée de toute responsabilité de caractère international relative à son administration. En 1990, l'Assemblée générale a réaffirmé que la question du Sahara occidental relevait de la décolonisation, processus que la population du Sahara occidental n'avait pas encore achevé.
3. Non disponible.
4. Il existe un différend entre les gouvernements de l'Argentine et du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord concernant la souveraineté sur les îles Falkland (Malvinas). (voir ST/CS/SER.A/42)
5. Le 2 décembre 1986, l'Assemblée générale a déterminé que la Nouvelle-Calédonie était un territoire non autonome.