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lundi 18 mars 2013

Sidi Youssef Ben Ali : la Cour d'appel confirme la condamnation

Par menara.ma, 18/3/2013

Evénements de Sidi Youssef Ben AliLa Cour d'appel de Marrakech a confirmé, lundi, les peines contre les 10 personnes inculpées dans les événements de Sidi Youssef Ben Ali, survenus en décembre dernier.
Le tribunal de première instance de la ville avait condamné à 2 an et demi de prison ferme 8 des responsables de ces troubles, tandis que les deux derniers ont écopé d'une peine d'un an et demi de prison ferme.

Les inculpés ont été poursuivi pour "rassemblement non autorisé, coups et blessures à l'encontre de fonctionnaires publics, destruction des biens d'autrui et des biens publics, et incitation de mineurs à la violence".

Les faits remontent aux 28 et 29 décembre dernier lorsque ces personnes ont participé à une manifestation non autorisée pour protester contre la cherté des factures d'électricité, qui a dégénéré en actes de violence et de vandalisme, causant des blessures parmi les citoyens et les forces de l'ordre.

jeudi 7 février 2013

Report au 13 février du procès des six nouveaux accusés de Sidi Youssef Ben Ali

Le 2 minutes, 7/2/2013

Événements de Sidi Youssef Ben Ali. 

Report au 13 février du procès des six nouveaux accusés.  

Le tribunal de première instance de Marrakech a décidé ce mercredi, le report au 13 février, de l'examen du procès des six nouveaux accusés poursuivis suite aux récents événements de Sidi Youssef Ben Ali. Selon une source judiciaire, les mis en cause, récemment arrêtés, sont poursuivis pour "attroupement armé, détérioration et destruction d'installations publiques, outrage à des fonctionnaires en exercice de leurs fonctions et désobéissance". Cette affaire remonte aux 28 et 29 décembre dernier lorsque les accusés ont participé à une manifestation non autorisée pour protester contre la cherté des factures d'électricité, qui a dégénéré en actes de violence et de vandalisme causant des blessures parmi des citoyens et les éléments des forces de l'ordre.

mardi 22 janvier 2013

Emeutes de Marrakech : condamnation à de la prison ferme

22/1/2013


Les dix personnes encore poursuivies concernant les émeutes qui secoué Marrakech fin décembre ont été condamnées hier en première instance à des peines de prison ferme allant jusqu'à 2 ans ½.
Le tribunal de première instance de Marrakech a condamné 8 personnes à deux ans et demi et deux autres à un an et demi de prison ferme chacun. "Rassemblement non autorisé", "coups et blessures à l'encontre de fonctionnaires publics", "destruction de biens d'autrui et de biens publics" et "incitation de mineurs à la violence" sont les chefs d'accusation retenus.

La même juridiction avait déjà condamné, le 4 janvier courant, deux mineurs impliqués dans ces événements à une peine d'emprisonnement de deux mois chacun, pour "outrage à des fonctionnaires publics".

Les événements de Sidi Youssef Ben Ali s'étaient produits les 28 et 29 décembre dernier, lorsque des personnes avaient pris part à une manifestation « non autorisée » par les autorités pour protester contre la cherté des factures d'eau et d'électricité.

vendredi 4 janvier 2013

Pas de baguette magique mais une matraque pour le gouvernement Benkirane

“ Le ministre de l’Intérieur doit sanctionner ou démissionner”


Par Narjis Rerhaye Libé ma, 3/1/2012

Pas de baguette magique mais une matraque pour le gouvernement Benkirane :“ Le ministre de l’Intérieur doit sanctionner ou démissionner”Le gouvernement Benkirane a achevé l’année 2012 dans la répression. A Marrakech, les habitants du quartier populaire de Sidi Youssef Benali se souviendront longtemps encore de ces deux jours d’encerclement, d’arrestations et de terreur, 48 heures  qui ont été très probablement les plus longues de leur vie. Une sorte d’état d’urgence a été imposé à ce quartier. Selon plusieurs témoignages concordants, des heurts violents ont opposé forces de l’ordre et citoyens venus protester contre l’extrême cherté des factures d’eau et d’électricité. Très vite le dérapage a cédé la place aux revendications sociales.  «Une dérive sécuritaire aux antipodes de ses premiers pas au pouvoir et des  promesses d’un Maroc forcément meilleur !» s’exclame ce député de l’Union socialiste des forces populaires. 
 Lundi 31 décembre, alors que le monde s’apprête à accueillir la nouvelle année, Mohand Laenser, le ministre de l’Intérieur, est interpellé par un groupe parlementaire de la majorité, celui de  l’Istiqlal.  A la séance des questions orales de la Chambre basse, le ministre haraki tente de justifier l’injustifiable, c’est-à-dire la violence des forces de l’ordre. «Lorsqu’il y a des jets de pierres soit on applique la loi, soit l’occupation illégale de la voie publique continue (…) Face au refus des manifestants de quitter les lieux, les forces de sécurité doivent choisir entre accomplir leur devoir ou permettre l’occupation illégale de la voie publique par les manifestants», a expliqué celui qui préside aux destinées du département de l’Intérieur tout en soutenant devant les députés  que «des instructions ont été données afin de ne pas user de violence et il n’existe aucune volonté d’en abuser».
«Une telle déclaration signifie au moins une chose : que les instructions du ministre de l’Intérieur ne sont ni écoutées ni appliquées.  Si c’est bien le cas, il faut des sanctions contre ceux qui se sont rendus coupables de ces violences. Et si M. Laenser est dans l’incapacité de sanctionner des  agents de services qui sont sous sa  responsabilité, il doit avoir l’honnêteté de démissionner», réplique ce membre du bureau national du Parti authenticité et modernité.
A Marrakech ces 28 et 29 décembre,  la violence a été de part et d’autre de mise. Jets de pierres, biens publics saccagés mais aussi bastonnades, encerclement et  arrestations. Des associations locales en témoignent. Cette fois, la répression policière a été particulièrement violente. «Et pour cause. Il ne fallait surtout pas effrayer la jet-set nationale et internationale venue fêter la nuit de la Saint-Sylvestre.  L’autre Marrakech, celui de l’exclusion, de la misère  et de la précarité n’avait pas droit de cité en ces nuits de fête dans les palaces et les riads. Dans cette ambiance festive et pétillante, entre paillettes et cotillons, les manifestations et les revendications étaient vraiment les malvenues», ironise cet acteur associatif qui a bien du mal à cacher son indignation. 

Le PJD et sa bien commode théorie du complot 

L’Exécutif que conduit l’islamiste Abdelilah Benkirane est-il en train de prendre le dangereux virage du tout-sécuritaire ? Tout porte à le croire. Il y a quelques jours, au cœur de la capitale et devant le Parlement, une manifestation a été violemment dispersée.  Un député du PJD, et donc de la propre famille du chef du gouvernement, n’a pas été épargné par les coups et les matraques des forces de l’ordre. Ce dérapage a été porté jusque sous la Coupole. Les groupes parlementaires de l’opposition ont exprimé leur solidarité avec  ce député de la majorité.  
Au gouvernement et dans les rangs d’une majorité  fragilisée par ses incohérences et ses tiraillements, on a de plus en plus de mal à serrer les rangs de «la cohésion gouvernementale». Le ministre de l’Intérieur est pointé du doigt. Les couloirs bruissent de rumeurs. Mohand Laenser serait-il en train de faire de la résistance pour « saboter l’expérience» d’un PJD au pouvoir ? C’est en tout cas l’hypothèse très paranoïaque que développe, mercredi 2 janvier, le journal porte-parole des islamistes du gouvernement, Attajdid, dans son éditorial du jour. Abdelilah Benkirane et ses ouailles du PJD ont, semble-t-il, trouvé la parade. Les manifestations sociales qui ont éclaté dans plusieurs villes marocaines, de Taza à Marrakech en passant par Figuig,  et leur lot de dérapages seraient «téléguidées» dans la perspective de faire avorter «l’expérience réformiste» du gouvernement. «Face à ses dérives politiques, sécuritaires, le prix sera lourd à payer politiquement», menace l’éditorialiste islamiste.
«Il y a des manifestations sociales, des citoyens  excédés qui sortent dans la rue pour exprimer leur ras-le-bol de la précarité et de l’exclusion qu’ils vivent.  Ceci est une réalité criante. Il n’y a que Benkirane et ses ministres qui refusent de voir la crise sévère que traverse le Maroc. La théorie du complot a fait long feu.  L’Exécutif se doit d’assumer la politique sécuritaire déployée presque tous les jours à travers le pays.  Il n’est pas question que le chef du gouvernement et leader du PJD nous fasse croire à coup d’éditoriaux dans sa presse que la décision de violenter les citoyens qui manifestent est prise ailleurs qu’au gouvernement. Le temps des belles promesses et des beaux discours est terminé. A l’évidence, le gouvernement Benkirane n’a pas de baguette magique mais une matraque !», conclut ce cacique de l’Union socialiste des forces populaires.


Pas de baguette magique mais une matraque pour le gouvernement Benkirane :“ Le ministre de l’Intérieur doit sanctionner ou démissionner”
lhttp://www.libe.ma/Pas-de-baguette-magique-mais-une-matraque-pour-le-gouvernement-Benkirane-Le-ministre-de-l-Interieur-doit-sanctionner-ou_a33727.html


lundi 31 décembre 2012

Maroc : 30 manifestants arrêtés à Marrakech


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Plusieurs personnes ont été arrêtées à Marrakech (335 km au sud de Rabat) suite à des affrontements entre des manifestants, qui protestaient vendredi contre l’augmentation des prix de l’électricité et de l’eau, et les forces de police, a-t-on appris hier de sources locales.

Le ministère de l’Intérieur marocain a confirmé ces affrontements indiquant qu’une trentaine de personnes avaient été «interpellées» après une manifestation «non autorisée» organisée près du siège de la Régie autonome de distribution d’eau, d’électricité et d’assainissement (Radeema) au quartier populaire dénommé Sidi Youssef Ben Ali, ajoutant que des citoyens et des policiers avaient été blessés sans pour autant en donner le nombre.

Pour rappel, les populations de ce quartier ont commencé, en janvier 2012, à organiser des manifestations périodiques devant les agences commerciales en signe de protestation contre la hausse des factures de l’eau et de l’électricité, notamment à cause du système de facturation basé sur le principe des tranches. Selon le ministère marocain, la Radeema avait pris une série de mesures «à l’effet de soulager le poids des factures d’électricité au profit des ménages les plus démunis».
Le gouvernement marocain connaît actuellement une période difficile sur le plan économique marquée par un déficit commercial (-12%), une chute des recettes touristiques (-2,5%) et un recul des avoirs extérieurs (24%).

Une trentaine d'arrestations dans des manifestations au Maroc - Monde - France Info


Le ministère de l'Intérieur marocain a annoncé samedi soir l'arrestation, la veille, de trente personnes dans une manifestation qui a provoqué des heurts entre la police et les habitants de Marrakech. Une soixantaine de personnes auraient été blessées. ...

samedi 29 décembre 2012

Marrakech en révolte suite : la tension monte encore d'un cran

 




La tension monte aujourd'hui à Marrakech après les interpellations sauvages d'hier soir. Ce matin,  les forces de sécurité sont présentes au quartier "Derb Assas". La ville ocre est secouée depuis mercredi par des affrontements entre habitants et forces de l'ordre.

Précision : Lakome a mentionné la présence de l'armée à Marrakech ce matin. La Gendarmerie royale est bien présente sur place. Les véhicules blindés rapportés par des témoins sur place semblent appartenir aux forces de police.
Depuis ce matin, des habitants se rassemblent dans le quartier Derb Assass de Marrakech, où les forces de sécurité sont désormais présentes selon un correspondant de Lakome sur place. Ils protestent contre les interpellations sauvages effectuées hier soir par les forces de l'ordre aux domiciles de nombreux habitants du quartier.
Hier après-midi, plus de 3000 personnes avaient manifesté dans la ville ocre contre les tarifs de l'eau et de l'électricité. "Ce n'était pas du tout politisé", affirme notre correspondant. Des familles et des jeunes pour la plupart qui, sur leur passage, ont appelé les élèves et enseignants des écoles à sortir les rejoindre. La police a chargé.
Au quartier Sidi Youssef Ben Ali, d'où est partie la contestation mercredi, les affrontements ont fait plusieurs dizaines de blessés dans les deux camps. Le quartier a été encerclé par les forces de l'ordre, qui ont utilisé des gaz lacrymogènes puis ont chargé les manifestants.
Hier soir, des manifestations de soutien ont eu lieu au quartier Daoudiate. Les revendications ont évolué et portent désormais sur la cherté de la vie en général et la libération des habitants interpellés hier. Plus de 160 personnes au total ont été arrêtées hier selon un témoin sur place.
Le ministère de l'Intérieur a annoncé par communiqué que « les forces de l'ordre sont intervenues pour disperser la manifestation non autorisée et procéder à l'interpellation d'une trentaine d'individus qui se sont livrés à des actes de violence et de vandalisme ».
Les manifestations contre les tarifs de la RADEEMA sont récurrentes depuis 2011, comme ailleurs dans le royaume. Le ministère de l'Intérieur affirme que la régie autonome de Marrakech a pris une série de mesures "à l'effet de soulager le poids des factures d'électricité au profit des ménages les plus démunis", comme l'octroi de facilités de paiement sur 24 mois pour 16.433 abonnés ou la réalisation de 9.395 branchements sociaux.
 
 
Adib et Ibtissame Betty Lachgar ont partagé un lien.




  • A Marrakech, des manifestants ont appelé à la « chute du régime »

    Police officers wearing riot gear walk past a burning building in Tottenham

    « Al chaâb yourid iskat al nidam », le peuple veut la chute du régime. Tel est le slogan entendu hier, vendredi 28 décembre, lors du soulèvement du quartier Sidi Youssef Ben Ali de Marrakech contre la cherté de la vie et les tarifs prohibitifs de la RADEEMA, la Régie autonome de distribution de l’eau et l’électricité de Marrakech.
    C’est ce qu’on peut entendre dans cette vidéo, à partir de la minute 2.10.
    Contrairement à d’autres villes où des slogans de ce genre ont été entendus, ce quartier marrakechi n’est pas un lieu de dissidence politique, comme certaines villes ou régions du Maroc. Et c’est ce qui devrait faire réfléchir les autorités locales.
    Les grands soulèvements populaires ont été déclenchés suite à l’augmentation inopinée du prix des produits de première nécessite, comme par exemple le pain. Et peut-être demain, les tarifs des entreprises chargées de la distribution de l’eau et de l’électricité.
    URL courte: http://www.demainonline.com/?p=23839
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    Un témoignage de première main ruinant les mensonges officiels relativement au déroulement du mouvement social de Sidi Youssef Benali (Marrakech), 28 décembre 2012:

    http://marrakehchtimes.blogspot.ca/2012/12/blog-post_7953.html
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     Par Mustapha Adib, aujourd'hui 15h,
    Marrakech aujourd'hui.
    Ça continue, et les forces de l'ordre commencent à en avoir marre de défendre le ridicule...

    Selon une source sécuritaire, la situation est sous contrôle et le calme regagne le quartier de Sidi Youssef Ben Ali, qui a connu de violents affrontements hier. Sans donner le chiffre exact des arrestations-estimé à une trentaine selon l'AMDH-, la même source sécuritaire reconnaît l'usage de bombes lacrymogènes dans ses interventions contre les différentes manifestations qui ont secoué la ville ocre. Les événements auraient mis la pression sur les forces de sécurité de Marrakech, qui s'apprête à accueillir des personnalités mondiales pour les fêtes de fin d'année, comme Zidane, Hillary Clinton, Nicolas Sarkozy, DSK, Marine Lepen et Jean-François Copé ou encore Djamel Debbouze.