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mardi 5 mai 2015

Juge Patrick Ramaël: Quand Les officiers français au Maroc étaient "sur écoutes" Larbi Amine - publié le Mercredi 22 Avril 2015 à 23:25 Paris : Patrick Ramaël est le juge d’instruction français qui était en charge de l’instruction de la tristement célèbre affaire Ben Barka. Il vient de publier un livre dans lequel il révèle des faits inédits qu’il dit avoir vécu au Maroc, durant sa prise en charge de cette affaire. A proximité Terrorisme: Sarkozy appelle au renforcement des liens sécuritaires avec le Maroc et la Turquie Laurent Delahousse interviouwe Nicolas Sarkozy Nicolas Sarkozy mis en examen: ce qu'il risque judiciairement - 02/07 Sarkozy mis en examen: "Il est discrédité", estime Marine Le Pen - 02/07 Triple mise en examen de Nicolas Sarkozy Patrick Ramaël - PH France 3 Patrick Ramaël - PH France 3 En effet, le juge Patrick Ramaël sort son livre ‘Hors procédure’, aux éditions Calmann-Lévy, dans lequel il revient sur les dossiers les plus brûlants, dont il était en charge, et dont le plus fameux demeure l’affaire Ben Barka. Dans son récit, dont les contenus sont rapportés par le site du magazine français, Le Point, le juge Ramaël raconte comment il a dû batailler contre le pouvoir français, pour obtenir des renseignements qu’il l’aurait aidé à clarifier les vraies responsabilités en France et au Maroc dans cet événement demeurant mystérieux, un demi-siècle après son déroulement. Patrick Ramaël raconte comment sa quête pour déclassifier des documents militaires français supposés relatifs à cette affaire, avait toujours buté sur des entraves bureaucratiques et politiques interminables. Il se souvient comment la France de Nicolas Sarkozy avait réussi à mettre au frigo, sa tentative en 2007, de convoquer en justice, des hauts gradés des FAR et de la Gendarmerie Royale, dont des mandats d'arrêt à leur encontre, avaient été émis par lui, en plein visite d’Etat de Sarkozy au Maroc. PH lepoint PH lepoint Mais le fait le plus inédit, est celui que le juge dit avoir été témoin en 2010. Ainsi raconte-il, il sut, cette année, qu’un ‘‘ancien membre du grand banditisme français réputé proche des quatre truands qui ont enlevé Mehdi Ben Barka, habitait à Casablanca". Voulant écouter son témoignage, et n’ayant plus confiance dans les circuits diplomatiques et judiciaires officiels, il décidait d’entrer en contact direct avec l’individu en question, en sollicitant l’aide d’officiers français au Maroc. Ramaël raconte qu’il téléphona à un premier officier français au Maroc, bizarrement celui-ci ne le recontacta plus et sa ligne n’était plus attribuée quelques heures après son appel. Il appelait alors un deuxième agent, celui-ci, fit de même en lui raccrochant au nez après lui avoir signifié qu'il ne souhaitait pas lui parler. Le deuxième agent, ajoute Ramaël, finit par le rappeler plus tard pour lui dire qu’il était désolé : ‘‘J'avais interdiction de vous expliquer. Mon collègue, à la suite de votre appel, a été déclaré persona non grata au Maroc et a eu 48 heures pour quitter le royaume. Son téléphone était sur écoutes." Patrick Ramaël raconte : ‘‘J'apprends en dix secondes que les policiers français travaillant au Maroc sont placés sous surveillance policière comme les trafiquants de stupéfiants (...) J'apprends aussi, au passage, que le ministère de l'Intérieur français, face à un renvoi dans ces conditions, ne proteste pas et enjoint à ses fonctionnaires de se taire’’. Patrick Ramaël a quitté ses fonctions en 2013 sans avoir pu avancer d’un iota dans l’affaire Ben Barka et qui reste à ce jour affaire non résolue. Tagué : Mehdi Ben Barka, Nicolas Sarkozy, Patrick Ramaël

Par Larbi Amine , Le Mag, 22/4/2015

Paris : Patrick Ramaël est le juge d’instruction français qui était en charge de l’instruction de la tristement célèbre affaire Ben Barka. Il vient de publier un livre dans lequel il révèle des faits inédits qu’il dit avoir vécu au Maroc, durant sa prise en charge de cette affaire.


    Patrick Ramaël - PH France 3
    Patrick Ramaël - PH France 3


    En effet, le juge Patrick Ramaël sort son livre ‘Hors procédure’, aux éditions Calmann-Lévy, dans lequel il revient sur les dossiers les plus brûlants, dont il était en charge, et dont le plus fameux demeure l’affaire Ben Barka.    

    Dans son récit, dont les contenus sont rapportés par le site du magazine français, Le Point, le juge Ramaël raconte comment il a dû batailler contre le pouvoir français, pour obtenir des renseignements qui l’auraient aidé à clarifier les vraies responsabilités en France et au Maroc dans cet événement demeurant mystérieux, un demi-siècle après son déroulement.

    Patrick Ramaël raconte comment sa quête pour déclassifier des documents militaires français supposés relatifs à cette affaire, avait toujours buté sur des entraves bureaucratiques  et politiques interminables. Il se souvient comment la France de Nicolas Sarkozy avait réussi à mettre au frigo, sa tentative en 2007, de convoquer en justice, des hauts gradés des FAR et de la Gendarmerie Royale, dont des mandats d'arrêt à leur encontre, avaient été émis par lui, en plein visite d’Etat de Sarkozy au Maroc.


    PH lepoint
     
    Mais le fait le plus inédit, est celui que le juge dit avoir été témoin en 2010. Ainsi raconte-il, il sut, cette année, qu’un ‘‘ancien membre du grand banditisme français réputé proche des quatre truands qui ont enlevé Mehdi Ben Barka, habitait à Casablanca".

    PH lepointVoulant écouter son témoignage, et n’ayant plus confiance dans les circuits diplomatiques et judiciaires officiels, il décidait d’entrer en contact direct avec l’individu en question, en sollicitant l’aide d’officiers français au Maroc.

    Ramaël raconte qu’il téléphona à un premier officier français au Maroc, bizarrement celui-ci ne le recontacta plus et sa ligne n’était plus attribuée quelques heures après son appel. Il appelait alors un deuxième agent, celui-ci, fit de même en lui raccrochant au nez après lui avoir signifié qu'il ne souhaitait pas lui parler.

    Le deuxième agent, ajoute Ramaël, finit par le rappeler plus tard pour lui dire qu’il était désolé : ‘‘J'avais interdiction de vous expliquer. Mon collègue, à la suite de votre appel, a été déclaré persona non grata au Maroc et a eu 48 heures pour quitter le royaume. Son téléphone était sur écoutes."

    Patrick Ramaël raconte :
    ‘‘J'apprends en dix secondes que les policiers français travaillant au Maroc sont placés sous surveillance policière comme les trafiquants de stupéfiants (...) J'apprends aussi, au passage, que le ministère de l'Intérieur français, face à un renvoi dans ces conditions, ne proteste pas et enjoint à ses fonctionnaires de se taire’’.   

    Patrick Ramaël a quitté ses fonctions en 2013 sans avoir pu avancer d’un iota dans l’affaire Ben Barka et qui reste à ce jour affaire non résolue.


    samedi 4 octobre 2014

    Nicolas Sarkozy de retour sans être jamais parti: Un homme clivant et diviseur


    Retour sur l’histoire sur l’homme des clivages et des divisions
    « Un nouveau clivage social prenait vie sous son regard »
    Le Rivage des Syrtes (1951)

    Rappel des déclarations de l’homme politique 

    Dans ce qui suit, un résumé des propos tenus par Nicolas Sarkozy le long de sa carrière politique de premier plan. Ces propos en disent long sur l’homme, sur sa façon de voir les choses et sur ses rapports au pouvoir, aux autres et finalement au sens de la vie.
    • « Dans un monde où la déloyauté est la règle, vous me permettez d’afficher, de manière peut-être provocante, ma loyauté envers Jacques Chirac ». Juin 1992, un an avant de trahir Jacques Chirac pour Edouard Balladur
    • L’électroencéphalogramme de la Chiraquie est plat. Ce n'est plus l’Hôtel de Ville, c’est l’antichambre de la morgue. Chirac est mort, il ne manque plus que les trois dernières pelletées de terre. (1994)
    Lire la suite : http://blogs.mediapart.fr/blog/m-bentahar/031014/nicolas-sarkozy-de-retour-sans-etre-jamais-parti-un-homme-clivant-et-diviseur

    vendredi 25 juillet 2014

    IMPORTANT : Bernard Ravenel révèle que la LDJ, interdite en Israël, est tolérée en France à cause de Nicolas Sarkozy

    1 h ·
    Info OummaTV : invité de l’Esprit d’actu, Bernard Ravenel révèle qu’il y a eu un compromis entre" Nicolas Sarkozy à l'époque ministre de l'Intérieur et le CRIF pour tolérer la LDJ". Il révèle également que la police " est fatiguée de la LDJ".

    Bernard Ravenel
    Président d’honneur de  l'Association France Palestine Solidarité, historien et  militant politique, spécialisé dans les questions méditerranéennes, Bernard Ravenel a participé en 1960 à la fondation du Parti socialiste unifié (PSU).   

    samedi 5 juillet 2014

    Nicolas Sarkozy, ami de Mohammed VI, inculpé pour corruption.

    Après son arrestation, Sarkozy a été inculpé pour corruption

    Nicolas Sarkozy (Photo DR)
    Nicolas Sarkozy (Photo DR)

    Nicolas Sarkozy a été mis en examen dans la nuit de mardi à mercredi notamment pour corruption et trafic d’influence actifs, une mesure spectaculaire au moment où son retour politique est dans tous les esprits.
    Avant de recevoir l’ancien président, les juges d’instruction avaient mis en examen dans la soirée son avocat historique, Me Thierry Herzog, et le haut magistrat Gilbert Azibert.
    L’ex-président était arrivé peu avant 08H00 à la direction centrale de la police judiciaire à Nanterre (DCPJ), dans la banlieue ouest de Paris, non loin de son ancien fief de Neuilly-sur-Seine.
    Après environ 15 heures de garde à vue dans les locaux de l’office anti-corruption (Oclciff) – une première pour un ancien chef de l’Etat – il a été conduit au pôle financier du TGI de Paris pour y être présenté aux juges.
    Celles-ci l’ont mis en examen pour recel de violation du secret professionnel, corruption et trafic d’influence actifs, a précisé le parquet dans un communiqué à l’AFP. Il n’est pas soumis à un contrôle judiciaire.
    La corruption et le trafic d’influence sont des délits passibles de peines pouvant aller jusqu’à dix ans de prison.
    Ces développements judiciaires interviennent au moment où les rumeurs sur sa volonté de prendre à l’automne la tête de l’UMP se font de plus en plus précises. Si quelques sarkozystes avaient dénoncé dans la journée son placement en garde à vue, aucun ténor de droite n’est monté au créneau pour le défendre.
    Dans cette procédure, trois autres personnes avaient été placées en garde à vue lundi: Me Thierry Herzog, Gilbert Azibert et un autre avocat général à la Cour de cassation, Patrick Sassoust, qui n’a toutefois pas été présenté aux juges.
    Les juges d’instruction cherchent à établir si l’ancien chef de l’Etat (2007-2012) a essayé d’obtenir des informations couvertes par le secret auprès de M. Azibert sur une décision de justice le concernant, en échange de la promesse d’une intervention pour un poste de prestige à Monaco.
    La Cour de cassation devait alors se prononcer sur la saisie dans l’affaire Bettencourt des agendas de Nicolas Sarkozy, susceptibles d’intéresser les juges enquêtant sur d’autres dossiers. Dans le dossier Bettencourt, Nicolas Sarkozy avait été mis en examen avant de bénéficier d’un non-lieu.
    A l’origine de l’affaire qui vaut ces nouveaux déboires à Nicolas Sarkozy, son placement sur écoutes en septembre 2013 dans l’enquête sur les accusations, pour l’heure non étayées, d’un financement par la Libye de Mouammar Kadhafi de sa campagne victorieuse de 2007.
    Obstacles judiciaires
    Dans ce dossier libyen, plusieurs de ses proches avaient d’abord été placés sur écoute: Claude Guéant, Brice Hortefeux, mais également Michel Gaudin, ancien patron de la police nationale et ex-préfet de police de Paris.
    Ce dernier, devenu son directeur de cabinet après la défaite de 2012, entretient au printemps 2013 plusieurs conversations qui interpellent les enquêteurs. Il semble vouloir, en vain, se renseigner sur l’enquête libyenne auprès d’un responsable policier.
    Les juges décident de placer à son tour l’ex-président sur écoute, en particulier le téléphone qu’il utilise sous l’identité d’emprunt de Paul Bismuth pour converser avec Me Herzog.
    Or, des échanges entre les deux hommes peuvent laisser croire qu’ils ont cherché à obtenir des informations confidentielles auprès de Gilbert Azibert.
    « Ces faits ne reposent que sur des écoutes que nous contestons et dont la légalité sera fortement combattue (…) Nous allons nous battre », a promis le conseil de Thierry Herzog, Me Paul-Albert Iweins.
    Les obstacles judiciaires se multiplient sur la route d’un retour de Nicolas Sarkozy en politique.
    Outre les dossiers de financement libyen et de trafic d’influence présumés, le parquet de Paris a confié à des juges financiers une enquête sur le financement de la campagne de 2012 de Nicolas Sarkozy.
    Ses meetings semblent avoir été en grande partie financés par l’UMP afin de masquer un dépassement du plafond des dépenses de campagne autorisé par la loi.
    Dans l’arbitrage Tapie, Claude Guéant a été placé en garde à vue, tout comme dans le dossier des primes qu’il a perçues quand il était directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy à l’Intérieur. Michel Gaudin a également été placé en garde à vue dans ce dossier des primes.
    AFP
    URL courte:http://www.demainonline.com/?p=32749



    1. Indigne d'être président

      Nicolas Sarkozy fait l'objet de poursuites judiciaires, comme cela peut arriver à tout un chacun. Mais cela déplait à monsieur. Habitué aux frasques et aux ors, à toutes les facilités, se comportant à la manière du Maître vis à vis du serviteur, considérant que la République lui appartient et non l'inverse, monsieur ne supporte pas. Le problème c'est que pour se défendre il met en cause la Justice de notre pays, lui qui ne devrait pas y toucher, sauf à être accusé d'impartialité. C'est fait. Indigne d'être Président.


    Sarko en Taule ! 

    Et les casseroles qu’il traîne font de plus en plus de bruit...!
    - Karachi ? Libye ? Bettencourt ? UMP ? Bygmalion ? Takiedine ? ...
    Les coups de poignards dans le dos viennent toujours de son propre camp !
    Sarko en Taule ! 

Et les casseroles qu’il traîne font de plus en plus de bruit...!
- Karachi ?  Libye ?  Bettancourt ? UMP ? Bygmalion ?  Takiedine ? ...

Les coups de poignards dans le dos viennent toujours de son propre camp !

Ce qui est reproché à M. Sarkozy c’est d’avoir voulu influencer le cours de la Justice, et pour cette dernière  il n'y a pas de différence entre justiciables lorsqu’il s’agit de délinquance. La différence est faite par les médias parce qu'il s'agit d’un  personnage  connu, contrairement aux « communs des mortels » qui passent leurs épreuves en silence loin des regards des curieux et loin des médias !

Bien entendu pour « les Sarkolâtres » qui ont la mémoire courte, Sarkozy est un ange,qui n'a rien fait,et toutes ces affaires ne sont que des montages,des mensonges,un complot pour l'empêcher de revenir en 2017 !

Quand on pense qu'il y a encore des gens pour y croire, et défendre cette théorie !

De gauche comme de droite la classe politique française est emplie de magouilleurs,de menteurs, de tricheurs…

Alors Messieurs entre vous, vous vous comprenez parfaitement ! 
Vous êtes donc conscient de ce dont vous êtes capable pour obtenir votre seul objectif : 

Accéder « aux affaires »  et y rester…et entraîner les bonnes places pour les magouilles et l'arnaque et l'argent et combines !

Alors Messieurs de la droite cessez de jouer aux anges blancs, et vous Messieurs les socialistes de « Flamby… » Cessez de jouer les offusqués, car vous ne valez pas mieux les uns que les autres !Ce qui est reproché à M. Sarkozy c’est d’avoir voulu influencer le cours de la Justice, et pour cette dernière il n'y a pas de différence entre justiciables lorsqu’il s’agit de délinquance. La différence est faite par les médias parce qu'il s'agit d’un personnage connu, contrairement aux « communs des mortels » qui passent leurs épreuves en silence loin des regards des curieux et loin des médias !
    Bien entendu pour « les Sarkolâtres » qui ont la mémoire courte, Sarkozy est un ange,qui n'a rien fait,et toutes ces affaires ne sont que des montages,des mensonges,un complot pour l'empêcher de revenir en 2017 !

    jeudi 3 juillet 2014

    Le corrompu et souteneur des régimes dictatoriaux arabes parle


      Nicolas Sarkozy (Photo capture d'écran)
      Nicolas Sarkozy (Photo capture d’écran)
      L’ex-président de la république française, Nicolas Sarkozy, a tenu à s’expliquer aujourd’hui à la télévision française. Sur TF1 et sur la radio Europe1, l’ex-président autrefois ami des dictateurs sanguinaires, Bachar El Assad et de Moammar Kadhafi, avant de se fâcher avec le premier et de zigouiller le second évite les questions gênantes.
      A l’entendre, il est blanc comme neige. Ben voyons, mais chacun a le droit de se faire une idée.
      L’intégralité de l’interview de Nicolas Sarkozy : 
      URL courte: http://www.demainonline.com/?p=32777http://www.demainonline.com/?p=32777
       ..............................................................
      Jean-Claude Lefort


       Sarkozy : le rejet

      L'exercice scandaleux auquel s'est livré Sarkozy hier soir, attaquant tous azimuts la Justice, s'avère - fort heureusement - contreproductif. 65% des Français, selon un sondage réalisé dans la foulée de ses invectives télévisuelles, se prononcent contre son retour en politique ! Que la Justice passe 

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      Les éléments de langage, le sous-texte et les techniques d'évitement ne résistent pas au sérum de vérité de Lexpress.fr : le sens véritable des discours et interviews politiques est décrypté en sous-titres, en vidéo, et avec humour. 

      En savoir plus sur http://videos.lexpress.fr/actualite/politique/video-nicolas-sarkozy-passe-au-serum-de-verite-de-l-express_1556402.html#1OKEkoE2b1LJw2Zi.99

      jeudi 3 avril 2014

      35% des Français se déclarent racistes : le pire, ce n'est pas la parole, mais les actes







      Avatar de Louis-Georges Tin

      LE PLUS. La parole raciste s'est banalisée en 2013, surtout à l'égard des Roms et des musulmans arabes. C'est le constat que tire la Commission nationale consultative des droits de l’Homme de son dernier rapport. Mais le racisme ne s'exprime pas qu'à travers les mots. Il se traduit aussi dans des attitudes, des choix. Et c'est bien ça le plus grave, estime Louis-Georges Tin, président du Cran.

      Édité par Hélène Decommer  Auteur parrainé par Aude Baron


       
      Des inscriptions racistes taguées sur les murs d'une mosquée de Saint-Étienne, le 8 février 2010 (P. FAYOLLE/SIPA).

      Le rapport de la Commission nationale consultative des droits de l’Homme apporte des données tout à fait préoccupantes sur l'état de la société française. Parmi les personnes interrogées, 9% déclarent être "plutôt racistes" et 26% "un peu racistes". Soit 35% des Français qui reconnaissent être racistes, sans parler des autres qui le cachent peut-être mieux…

      Plus inquiétant encore, 6 Français sur 10 affirment que "certains comportements peuvent parfois justifier des réactions racistes", faisant du racisme une opinion excusable.

      A relier avec la montée de l'extrême droite 

      Cela remet en cause les fondements démocratiques de la République française. Le mot égalité est en effet au cœur de notre devise nationale et figure régulièrement à l'article 1 de toutes nos constitutions républicaines depuis la révolution.

      La libération de la parole raciste est une réalité qui n'est pas sans lien avec la montée de l'extrême droite un peu partout en France, même si bien sûr, le racisme ne se limite pas à l'extrême droite et le vote FN pas seulement à la question du racisme.

      Plus grave encore, les agressions et discriminations 

      Mais la parole raciste n'est que la partie émergée de l'iceberg. Ce qui est beaucoup plus grave, ce sont les discriminations et agressions racistes. Les personnes qui ne trouvent ni emploi ni logement parce qu'elles sont noires. Celles qui sont harcelées ou agressées par la police parce qu'elles sont arabes. Les Roms, stigmatisés et harcelés par un ministère de l'Intérieur au point que la Commission européenne elle-même menace la France de sanctions.

      Voilà ce qui est bien plus grave encore que la simple parole. Se focaliser sur les mots, quand bien même ils seraient plus libérés qu'avant, revient à traiter le problème de manière superficielle.

      Les actes racistes les plus graves se commettent souvent dans le silence, sans parole raciste apparente. Et une certaine forme de bien-pensance de gauche se révèle tout à fait compatible avec un racisme institutionnel.

      Dans ces conditions, il est à souhaiter que le nouveau Premier ministre rompe définitivement avec l'ex-ministre de l'Intérieur. Il faut lui rappeler qu'étant Premier ministre de la France, il n'est pas seulement celui des "blancos".

      Propos recueillis par Hélène Decommer.

      dimanche 21 juillet 2013

      Survie : Des associations dénoncent un défilé néocolonial le 14 juillet

       

      Réunis à l’occasion d’une conférence tenue à Paris le 11 juin, des militants de l’association Survie, de Sortir du Colonialisme et un activiste tchadien ont dénoncé l’organisation par la France le 14 juillet d’un défilé sur les Champs-Élysées mettant à l’honneur des troupes françaises et tchadiennes mobilisées dans la guerre au Mali.
      « Ce défilé donne un parfum de victoire à une opération militaire qui est loin de pouvoir être présentée ainsi étant donné les nombreuses zones d’ombre qui l’entourent et les incertitudes qui demeurent sur son issue » a déclaré Fabrice Tarrit, Président de l’association Survie, rappelant que la France était probablement le pays le moins légitime pour intervenir au Mali, du fait de son passif historique dans la sous-région et de la succession d’interventions militaires qu’elle y a mené depuis 50 ans, contribuant à sa déstabilisation ». 
      Une publication de l’association, intitulée « La France en guerre au Mali : enjeux et zones d’ombre » [1] apporte de nombreux éclairages sur ces aspects qui ont été jusque-là peu développés dans les médias.
      Pour le Président de Survie, « sous couvert de mobilisation en faveur de la démocratie et des droits de l’Homme, cette intervention sert clairement les intérêts politiques, économiques et militaires de la France au Mali. Un parallèle peut être dressé avec le défilé organisé par Nicolas Sarkozy en 2010, année de commémoration du cinquantenaire des indépendances africaines, en présence de 10 chefs d’État africains. François Hollande perpétue cette politique, en prenant l’initiative sur des dossiers qui concernent avant tout les africains, en s’entourant d’un aréopage de chefs d’État et dictateurs alliés et en vantant l’ingérence militaire française sur le continent. »
      « Cette intervention marque un échec », a renchéri David Mauger, lui aussi membre de Survie, « l’échec du multilatéralisme, tant il est flagrant que la France, concernant le Mali, a tenu le stylo pour toutes les initiatives, toutes les résolutions de l’ONU, qu’elle a dû constater l’incapacité opérationnelle des forces africaines de la Cedeao qu’elle est supposée renforcer depuis des décennies, et que par ailleurs elle n’a trouvé aucun partenaire pour intervenir au niveau de l’OTAN, peinant même à obtenir des soutiens européens à la mission de formation EUTM ». « Nous assistons à un retour du bilatéral entre la France et l’Afrique », a-t-il ajouté.
      Ce retour du bilatéralisme est visible concernant la mobilisation des troupes tchadiennes au Mali, qui a fait l’objet de tractations diplomatiques entre la France et le Tchad, pays dirigé par le dictateur Idriss Déby et dont les forces armées sont réputées pour leurs violations des droits de l’homme et le recrutement d’enfants soldats. « La société civile tchadienne, est la victime principale de cette intervention militaire française appuyée par le Tchad » a relevé Abdelkerim Yacoub Koundougoumi, soulignant la vague de répression qui a suivi ce début de retour en grâce de Déby sur le plan diplomatique, donnant lieu à de très faibles réprobations, de la France en particulier. « Je suis choqué et déçu que les troupes tchadiennes soient mobilisées pour défendre la liberté et la démocratie dans un pays étranger alors qu’elles les refusent à leur propre peuple », Le militant tchadien en a profité pour lancer un appel de soutien à Makaila Nguebla, blogueur poursuivi par le régime tchadien jusqu’au Sénégal, dont il a été récemment expulsé, actuellement en attente d’un visa pour la France.
      Le porte-parole de Sortir du Colonialisme, Patrick Farbiaz a appuyé cette demande et exprimé sa préoccupation à propos du refus de visa subi récemment par l’écrivaine malienne Aminata Traoré, jusque-là considérée en France comme une interlocutrice de poids, mais victime de son discours discordant sur l’intervention militaire française.
      Le mouvement Sortir du Colonialisme, qui a émis en février un appel intitulé « Mali : la politique de la canonnière n’est pas une solution » voit dans ce défilé du 14 juillet une relégitimation de l’ordre colonial, à travers la mise en scène d’une armée française intervenant en Afrique, de troupes africaines lavées de tout soupçon d’exactions, et plus globalement d’une Françafrique qui a adopté un nouveau look tout en restant dans le giron de l’Élysée, de l’Etat-major et des entreprises françaises. Le nouveau Livre Blanc de la Défense, redonne une légitimité d’intervention militaire française en Afrique, cautionnant cette « stratégie du gendarme ».
      Ce défilé intervient en effet à mi-chemin entre deux dates importantes. Le lancement le 1er juillet de la MINUSMA, la mission onusienne censée prendre le relais de Serval pour « pacifier » le pays, au sein de laquelle la France conserve un rôle de commandement, disposant par ailleurs de sa propres force « parallèle » d’intervention. D’autre part la date prévue du premier tour de la Présidentielle malienne, le 28 juillet, date imposée par la France, qui avait menacé d’être « intraitable » selon les propres mots de François Hollande, alors que les conditions d’organisation de l’élection sont bien loin d’être réunies. A la veille de ce scrutin, alors que la France est très investie dans la course aux marchés pour la reconstruction du Mali, qu’elle engrange peu à peu, il y a fort à redouter que le régime qui sera issu de ce processus peine à conquérir une vraie légitimité, continuant ainsi à laisser la part belle à ceux qui, comme la France, ont décidé de maintenir le pays sous tutelle.
      Les représentants de l’association Survie, en conclusion de la conférence de presse ont tenu à dénoncer le rôle autoproclamé de gendarme de l’Afrique que la France s’est octroyé au Mali et condamné l’ingérence politique, diplomatique et militaire dont elle a fait preuve depuis le déclenchement de la crise malienne, appelant à un départ des troupes françaises du pays et plus globalement du continent africain.
      Un appel à la vigilance et à la mobilisation citoyenne a également été lancé en prévision de l’organisation à Paris les 5 et 6 décembre d’une conférence internationale consacrée à la sécurité en Afrique, initiative pilotée par la France et qui s’apparente à une nouvelle version des Sommets France-Afrique dont les prédécesseurs de François Hollande ont tous usé pour rassembler la « famille françafricaine ».

      Conférence Survie : La France en guerre au Mali... par survie-media
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      18/7/2013 /

      Mali - Les enfants, premières victimes des explosifs de guerre


      mali
      © Handicap International
      Au Nord du Mali, les combats et les groupes armés ont laissé derrière eux des armes et des restes explosifs de guerre. Pour limiter les accidents, dont les enfants sont les premières victimes, Handicap International sensibilise les populations aux risques liés à ces armes et mobilise des démineurs pour nettoyer les champs de bataille.

      Plus d'un an après avoir fui le Nord du Mali, les personnes déplacées ne peuvent toujours pas rentrer chez elles. Nombre d'entre elles vivent dans des conditions très difficiles, notamment à Mopti, où Handicap International concentre une part importante de ses opérations d'urgence, notamment la prévention des risques liés aux restes explosifs de guerre.

      La sensibilisation au danger vise particulièrement les enfants qui sont spontanément attirés par les engins explosifs. Aujourd'hui, elle cible plus spécifiquement les personnes déplacées qui seront amenées à retourner sur des zones où des combats ont eu lieu et les personnes dont la profession implique un risque élevé, comme les agriculteurs.

      Il est impératif de sécuriser au plus vite les zones contaminées. C'est pourquoi, l'association déploie des opérations de dépollution, en particulier des axes de circulation et des lieux de vie autour des localités de Diabali et de Tombouctou.

      Soutenez nos actions au Mali et améliorez les conditions de vies des personnes en situation de handicap.
      Je fais un don Je deviens parrain