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Affichage des articles dont le libellé est Mehdi Ben Barka. Afficher tous les articles
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mercredi 28 octobre 2015

Jeudi 29 Octobre (17h) à Rabat sit-in en solidarité avec le Peuple Palestinien, et sit-in souvenir Mehdi Ben Barka et Houcine Manouzi


Appel pour participation au sit-in du Jeudi 29 Octobre (17h) à Rabat en solidarité avec le Peuple Palestinien.

solidarité entre les peuples
Dans le cadre de la campagne de Solidarité du Peuple Marocain avec le Peuple Palestinien.
Le Réseau Démocratique Marocain de Solidarité avec les Peuples, qui regroupe plusieurs organisations démocratiques – politiques, syndicales, des droits humains, de femmes, de jeunes et associatives diverses –, appelle les militantEs et citoyenNEs à être nombreux aux sit-in qui sera organisé le Jeudi 29 Octobre 2015 à 17h à Rabat, devant le Parlement.
Nous appelons également les participantEs au sit-in pour la Palestine à rejoindre par la suite le sit-in organisé juste à côté (Place de la gare Rabat – ville) à partir de 18h ; ce deuxième sit-in est organisé par le Mouvement des Droits Humains à l’occasion de la journée nationale du disparu qui coïncide cette année avec le 50ème anniversaire du sinistre enlèvement de Mehdi Ben Barka, un grand dirigeant politique progressiste marocain et un grand militant de la cause palestinienne, et avec le 43ème anniversaire de l’enlèvement du militant Houcine Manouzi.
Le Comité de suivi du Réseau

mardi 5 mai 2015

Juge Patrick Ramaël: Quand Les officiers français au Maroc étaient "sur écoutes" Larbi Amine - publié le Mercredi 22 Avril 2015 à 23:25 Paris : Patrick Ramaël est le juge d’instruction français qui était en charge de l’instruction de la tristement célèbre affaire Ben Barka. Il vient de publier un livre dans lequel il révèle des faits inédits qu’il dit avoir vécu au Maroc, durant sa prise en charge de cette affaire. A proximité Terrorisme: Sarkozy appelle au renforcement des liens sécuritaires avec le Maroc et la Turquie Laurent Delahousse interviouwe Nicolas Sarkozy Nicolas Sarkozy mis en examen: ce qu'il risque judiciairement - 02/07 Sarkozy mis en examen: "Il est discrédité", estime Marine Le Pen - 02/07 Triple mise en examen de Nicolas Sarkozy Patrick Ramaël - PH France 3 Patrick Ramaël - PH France 3 En effet, le juge Patrick Ramaël sort son livre ‘Hors procédure’, aux éditions Calmann-Lévy, dans lequel il revient sur les dossiers les plus brûlants, dont il était en charge, et dont le plus fameux demeure l’affaire Ben Barka. Dans son récit, dont les contenus sont rapportés par le site du magazine français, Le Point, le juge Ramaël raconte comment il a dû batailler contre le pouvoir français, pour obtenir des renseignements qu’il l’aurait aidé à clarifier les vraies responsabilités en France et au Maroc dans cet événement demeurant mystérieux, un demi-siècle après son déroulement. Patrick Ramaël raconte comment sa quête pour déclassifier des documents militaires français supposés relatifs à cette affaire, avait toujours buté sur des entraves bureaucratiques et politiques interminables. Il se souvient comment la France de Nicolas Sarkozy avait réussi à mettre au frigo, sa tentative en 2007, de convoquer en justice, des hauts gradés des FAR et de la Gendarmerie Royale, dont des mandats d'arrêt à leur encontre, avaient été émis par lui, en plein visite d’Etat de Sarkozy au Maroc. PH lepoint PH lepoint Mais le fait le plus inédit, est celui que le juge dit avoir été témoin en 2010. Ainsi raconte-il, il sut, cette année, qu’un ‘‘ancien membre du grand banditisme français réputé proche des quatre truands qui ont enlevé Mehdi Ben Barka, habitait à Casablanca". Voulant écouter son témoignage, et n’ayant plus confiance dans les circuits diplomatiques et judiciaires officiels, il décidait d’entrer en contact direct avec l’individu en question, en sollicitant l’aide d’officiers français au Maroc. Ramaël raconte qu’il téléphona à un premier officier français au Maroc, bizarrement celui-ci ne le recontacta plus et sa ligne n’était plus attribuée quelques heures après son appel. Il appelait alors un deuxième agent, celui-ci, fit de même en lui raccrochant au nez après lui avoir signifié qu'il ne souhaitait pas lui parler. Le deuxième agent, ajoute Ramaël, finit par le rappeler plus tard pour lui dire qu’il était désolé : ‘‘J'avais interdiction de vous expliquer. Mon collègue, à la suite de votre appel, a été déclaré persona non grata au Maroc et a eu 48 heures pour quitter le royaume. Son téléphone était sur écoutes." Patrick Ramaël raconte : ‘‘J'apprends en dix secondes que les policiers français travaillant au Maroc sont placés sous surveillance policière comme les trafiquants de stupéfiants (...) J'apprends aussi, au passage, que le ministère de l'Intérieur français, face à un renvoi dans ces conditions, ne proteste pas et enjoint à ses fonctionnaires de se taire’’. Patrick Ramaël a quitté ses fonctions en 2013 sans avoir pu avancer d’un iota dans l’affaire Ben Barka et qui reste à ce jour affaire non résolue. Tagué : Mehdi Ben Barka, Nicolas Sarkozy, Patrick Ramaël

Par Larbi Amine , Le Mag, 22/4/2015

Paris : Patrick Ramaël est le juge d’instruction français qui était en charge de l’instruction de la tristement célèbre affaire Ben Barka. Il vient de publier un livre dans lequel il révèle des faits inédits qu’il dit avoir vécu au Maroc, durant sa prise en charge de cette affaire.


    Patrick Ramaël - PH France 3
    Patrick Ramaël - PH France 3


    En effet, le juge Patrick Ramaël sort son livre ‘Hors procédure’, aux éditions Calmann-Lévy, dans lequel il revient sur les dossiers les plus brûlants, dont il était en charge, et dont le plus fameux demeure l’affaire Ben Barka.    

    Dans son récit, dont les contenus sont rapportés par le site du magazine français, Le Point, le juge Ramaël raconte comment il a dû batailler contre le pouvoir français, pour obtenir des renseignements qui l’auraient aidé à clarifier les vraies responsabilités en France et au Maroc dans cet événement demeurant mystérieux, un demi-siècle après son déroulement.

    Patrick Ramaël raconte comment sa quête pour déclassifier des documents militaires français supposés relatifs à cette affaire, avait toujours buté sur des entraves bureaucratiques  et politiques interminables. Il se souvient comment la France de Nicolas Sarkozy avait réussi à mettre au frigo, sa tentative en 2007, de convoquer en justice, des hauts gradés des FAR et de la Gendarmerie Royale, dont des mandats d'arrêt à leur encontre, avaient été émis par lui, en plein visite d’Etat de Sarkozy au Maroc.


    PH lepoint
     
    Mais le fait le plus inédit, est celui que le juge dit avoir été témoin en 2010. Ainsi raconte-il, il sut, cette année, qu’un ‘‘ancien membre du grand banditisme français réputé proche des quatre truands qui ont enlevé Mehdi Ben Barka, habitait à Casablanca".

    PH lepointVoulant écouter son témoignage, et n’ayant plus confiance dans les circuits diplomatiques et judiciaires officiels, il décidait d’entrer en contact direct avec l’individu en question, en sollicitant l’aide d’officiers français au Maroc.

    Ramaël raconte qu’il téléphona à un premier officier français au Maroc, bizarrement celui-ci ne le recontacta plus et sa ligne n’était plus attribuée quelques heures après son appel. Il appelait alors un deuxième agent, celui-ci, fit de même en lui raccrochant au nez après lui avoir signifié qu'il ne souhaitait pas lui parler.

    Le deuxième agent, ajoute Ramaël, finit par le rappeler plus tard pour lui dire qu’il était désolé : ‘‘J'avais interdiction de vous expliquer. Mon collègue, à la suite de votre appel, a été déclaré persona non grata au Maroc et a eu 48 heures pour quitter le royaume. Son téléphone était sur écoutes."

    Patrick Ramaël raconte :
    ‘‘J'apprends en dix secondes que les policiers français travaillant au Maroc sont placés sous surveillance policière comme les trafiquants de stupéfiants (...) J'apprends aussi, au passage, que le ministère de l'Intérieur français, face à un renvoi dans ces conditions, ne proteste pas et enjoint à ses fonctionnaires de se taire’’.   

    Patrick Ramaël a quitté ses fonctions en 2013 sans avoir pu avancer d’un iota dans l’affaire Ben Barka et qui reste à ce jour affaire non résolue.


    samedi 3 mai 2014

    "Mehdi Ben Barka à l'heure des mouvements sociaux actuels" Intervention de Maïtre M. BUTTIN

    Buttin le sage, Buttin le Juste
    "Mehdi Ben Barka à l'heure des mouvements sociaux actuels" 
    Intervention de Maître Maurice BUTTIN avant la rencontre du 19/4/2014
     Cette rencontre autour du thème "Mehdi Ben Barka à l'heure des mouvements sociaux actuels" est organisée par l'Association Autre Maroc et la médiathèque Cedidelp.
    Interviendront lors du débat:
    -- Bachir Ben Barka, Universitaire -- Fils de Mehdi Ben Barka
    - Maurice Buttin, avocat de la famille Ben Barka
    -- Ayad Ahram, Président de l'ASDHOM

    Cette rencontre autour du thème "Mehdi Ben Barka à l'heure des mouvements sociaux actuels" est organisée par l'Association Autre Maroc et la médiathèque.
    youtube.com
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    jeudi 17 avril 2014

    TR: Rencontre-débat à Paris "Mehdi Ben Barka à l'heure des mouvements sociaux actuels"





    Bonjour,
    Vous trouvez ci-joint l'invitation à notre rencontre autour
    du thème "Mehdi Ben Barka à l'heure des mouvements sociaux actuels". 
    La rencontre est organisée par l'Association Autre Maroc et la médiathèque Cedidelp. Elle aura lieu samedi 19 avril à 15h au CICP-Salle verte, 21 ter, rue voltaire, Paris 75011 (métro Rue des boulets-Ligne 9).

    Interviendront lors du débat:


    - Bachir Ben Barka, Universitaire - Fils de Mehdi Ben Barka
    - Maurice Buttin, avocat de la famille Ben Barka
    - Ayad Ahram, Président de l'ASDHOM

    Solidairement, Montassir Sakhi


    Association Autre Maroc

    jeudi 31 octobre 2013

    Demain : anniversaire affaire Ben Barka, rassemblement devant la brasserie Liopp

     Par Marc Ollivier, (Maroc Solidarités Citoyennes), 28/10/2013

    A la veille de l'anniversaire de l'enlèvement à Paris (29 octobre 1965), par des policiers français, de Mehdi Ben Barka, dont l'assassinat ne fait aucun doute, mais dont le corps n'a pas encore été retrouvé, un court reportage vient d'être diffusé sur Youtube qui rappelle le rôle primordial qu'il a joué pour la préparation de la Conférence tricontinentale à la Havane en janvier 1966.
      Cette conférence visait à la coordination des luttes anti-impérialistes. Il n'est pas inutile de se le rappeler alors que le secret d'État continue à être opposé aux efforts des juges qui enquêtent sur les auteurs et les circonstances du meurtre de Ben Barka.
    Voici l'adresse de ce reportage réalisé par Souad Guennoun:  < http://youtu.be/CKb2Xo07crI >.
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    A l'occasion du 48 ème anniversaire de l'enlèvement et l'assassinat de l'opposant Marocain Mehdi BEN BARKA, lettre ouverte au Président de la République Française


    Demain Mardi 29 octobre 2013, et comme toutes les années précédentes, autour de la famille du Martyr Mehdi et pour revendiquer toute la vérité sur son enlèvement et son assassinat, pour mettre fin à l'impunité des responsables (Marocains, Français, de la CIA ou des services secrets sionistes...) nous nous rassemblons à partir de 18h devant la brasserie Lipp située au Bd Saint-Germains des Près à Paris, lieu où 48 ans en arrière Ben BARKA avait été enlevé...
        
    Voici la lettre ouverte:

    Lettre ouverte conjointe de : AMF – ASDHOM - ATMF –FMVJ/France -APADAM


    Affaire Mehdi Ben Barka


    Monsieur le Président de la République Française,


    Le 29 octobre 1965 Mehdi Ben Barka est enlevé devant la brasserie Lipp à Paris par deux policiers français. A ce jour, la vérité n’a toujours pas été faite sur les conditions exactes de la disparition forcée de l’un des principaux représentants de l’opposition marocaine et du mouvement international de la solidarité des peuples du tiers-monde, victime emblématique des années de plomb marquées par des violations graves des droits humains au Maroc.

    Les questions essentielles posées par sa famille et ses amis demeurent toujours sans réponse :

    - Comment est mort Mehdi Ben Barka ?

    - Qui sont ses assassins ?


    - Où est sa sépulture ?


    - Toutes les responsabilités ont-elles été établies ? …


    A l’occasion du 48ème anniversaire de l’enlèvement et de l’assassinat de Mehdi Ben Barka, nous vous adressons cette lettre pour vous demander de favoriser l’accès à la justice de tous les éléments et informations pouvant aider à la manifestation de la vérité avant qu’il ne soit trop tard - les témoins vieillissent et les éléments matériels risquent de disparaître.


    L'instruction judiciaire - qui est toujours ouverte depuis près d’un demi-siècle - peine à aboutir.


    Face aux blocages des autorités judiciaires marocaines qui n’ont pas donné suite à ses commissions rogatoires, le juge d’instruction français en charge du dossier a signé en octobre 2007 quatre mandats d'arrêt internationaux. Ces mandats visent le général Hosni Benslimane, chef de la gendarmerie royale marocaine, le général Abdelhak Kadiri, ancien patron des renseignements militaires, Miloud Tounsi, alias Larbi Chtouki, un membre présumé du commando marocain auteur de l'enlèvement et Abdelhak Achaachi, agent du Cab 1, une unité secrète des services marocains. A ce jour, ces mandats ne sont exécutables qu’en France, le ministère français de la Justice ne les ayant toujours pas transmis à Interpol. Pourtant, au titre de leurs fonctions au moment des faits, ces personnes connaissent une partie ou toute la vérité.

    Depuis plusieurs années, la famille de Mehdi Ben Barka et son avocat Me Maurice Buttin n’ont cessé de demander la dé-classification de tous les documents en relation de près ou de loin avec l’Affaire Ben Barka que le ministère français de la Défense refuse de communiquer à la Justice, s’abritant derrière le secret-défense qui couvre toujours ces documents.




    Nous considérons qu’il est du devoir et de la responsabilité des autorités françaises de dévoiler tous les éléments nécessaires à la procédure judiciaire en cours en France afin de soutenir la recherche de la vérité. Il vous appartient, Monsieur le Président de la République, de prendre toutes les mesures nécessaires afin que toute la vérité se fasse sur le sort de Mehdi Ben Barka.

    Cette situation d’inertie et de blocage ne doit plus durer après tant d’attente et d’espoirs déçus. Faire la lumière sur l’enlèvement et la disparition de Mehdi Ben Barka, c’est d’abord permettre à sa famille de faire son deuil (comment faire un deuil quand il n’y a pas de corps ?), mais c’est aussi répondre aux aspirations de vérité et de justice de leurs proches, de leurs amis et de tous les démocrates qui, année après année, se rassemblent tous les 29 octobre à Paris.

    Faire la vérité sur le sort de Mehdi Ben Barka contribuera de manière très significative à aider à la manifestation de la vérité sur le sort de toutes les victimes de la disparition forcée au Maroc dont le sort est encore inconnu, et soutiendra les aspirations de nos sociétés pour la démocratie, la dignité et la justice sociale.




    Nous vous remercions de l’attention que vous porterez à notre demande et vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de notre haute considération.



    Paris, le 23 octobre 2013


    Présidente de l’AMF : Souad Frikech/ Chaouih

    Président de l’ATMF : Driss Elkherchi

    Président de l’ASDHOM : Ayad Ahram

    Président de FMVJ/France : Abdelhaq Kass

    Président de l'APADAM : Rachid El-Mano
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     Communiqué des sections de l’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH) en Europe à l’occasion du 48éme anniversaire de l’enlèvement et l’assassinat de Mehdi Ben Barka.

    Par Hasnae CHAMI Pour le bureau de l'AMDH-Paris/IDF

    Le 29 octobre 1965, Mehdi Ben Barka,  opposant au régime marocain et chef de file du mouvement tiers-mondiste et panafricaniste, fut enlevé à Paris devant la brasserie Lipp. Son corps ne fut jamais retrouvé. Il avait déjà échappé en 1961 à une tentative d’assassinat. Il est condamné à mort en 1963 pour complot contre le régime monarchique et tentative d’assassinat contre le roi.

    Le pouvoir marocain et ses alliés restent les principaux bénéficiaires de cet assassinat. En effet, Mehdi Ben Barka avait un engagement internationaliste. Juste avant son enlèvement, il préparait la conférence tricontinentale dont les principaux objectifs étaient la lutte contre l’impérialisme, le colonialisme et la dénonciation du pillage du Tiers-monde. Il s’agirait donc d’un crime d’État. En France, depuis 48 ans la procédure reste lente et n’aboutit pas. D’autant  plus que les mandats d’arrêts français contre des  responsables marocains (certains sont en exercice) ne sont pas transmis à Interpol par manque de décision politique.

    Aujourd’hui, 48 ans après la disparition de Mehdi, des dizaines de dossiers de disparition forcée restent sans réponses. La situation s’aggrave de plus en plus: plus de 240 prisonniers politiques dans les prisons marocaines, des atteintes aux droits fondamentaux, agressions et violences contre des manifestations pacifiques, arrestations de journalistes, intimidations de militant(e)s, racisme systématique contre les migrant(e)s et des atteintes multiples bafouant les engagements tenus par l’État marocain.

    Par ce communiqué :

    • Nous nous joignons à l’appel lancé par « L’Institut Mehdi Ben Barka – Mémoire Vivante » et le « SNES – FSU » appelant à un rassemblement à la mémoire de Mehdi Ben Barka le 29 octobre 2013 devant la Brasserie Lipp, à 18h.
    • Nous considérons que la responsabilité politique dans cet enlèvement incombe d´abord à l´État marocain, mais aussi à l´État français et que la responsabilité des deux États est entière dans le camouflage de la vérité.
    • Nous exigeons la vérité sur l’enlèvement et l’assassinat de Mehdi Ben Barka, l’identification de ses assassins et la détermination de toutes les responsabilités.
    • Nous réclamons la vérité sur tous les dossiers de disparition forcée et nous demandons que toute la lumière soit faite sur les dessous de ces dossiers, les auteurs ainsi que les complices de ces crimes.
    • Nous appelons à la cessation de la complicité des deux États marocain et français voulant masquer la vérité et faire obstacle à la justice.
    • Nous réclamons la fin de l’impunité des responsables des violations des droits humains.
    • Nous exigeons la libération de tout(e)s les détenu(e)s politiques dans les prisons de l’État marocain.

    Signataires :

    Association Marocaine des Droits Humains-Belgique

    Association Marocaine des Droits Humains-Madrid

    Association Marocaine des Droits Humains-Nord France (Commission préparatoire)

    Association Marocaine des Droits Humains-Paris/Ile De France.
    Contacts :
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    Tél : 0032.4.83.62.73.15
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    Mehdi Ben Barka : le combat de l’avocat Maurice Buttin depuis 48 ans. 

    Par Yabiladi

     Le 29 octobre 1965 à Paris, disparaissait Mehdi Ben Barka. 48 ans plus tard, la vérité n'a toujours pas éclaté sur cette affaire qui dépasse le cadre maroco-marocain. L’implication d’agents français, américains et voire même israéliens dans l’opération donne à ce dossier une envergure internationale. 
    Sur ce dossier, les projecteurs sont très souvent orientés sur l’opposant ou sur son fils, Bachir. Une fois n'est pas coutume, sur Yabiladi nous avons choisi d'évoquer le travail de l’avocat, Me Maurice Buttin, un natif du Maroc, qui suit cette affaire depuis 48 ans. Aujourd’hui, c’est le 48ème anniversaire de la disparition de Mehdi Ben Barka, l'une des énigmes de l'Histoire du Maroc post-indépendance. Une affaire qui s'est affranchie du sceau strictement local pour une notoriété internationale. Logique, le combat mené par le plus célèbre opposant à Hassan II pour l’organisation de la conférence de la Tricontinentale, organisée en janvier 1966 à la Havane à Cuba, a nettement contribué à la renommée de Mehdi. 48 ans plus tard, force est de constater que tant au Maroc, en France ou aux Etats-Unis, une chape de plomb pèse de tout son poids sur cette affaire, obstruant la vérité.
    Et s’il y a un homme qui a combattu pendant toutes ses années pour la réalisation de cet objectif, c’est bien lui : Me Maurice Buttin, un proche de la famille Ben Barka, né à Meknès en 1928. En 1954, son inscription au barreau de Rabat lui donne l’occasion de connaître les personnalités du mouvement national, notamment ceux ayant un penchant pour la gauche. Deux jours après la disparition de l’opposant, la mère de Mehdi confie à Me Buttin le dossier de son fils. Depuis 48 ans, il continue toujours le combat avec la même ferveur, malgré le poids des années. 

    Satané 29 octobre

    Mustapha Manouzi a présenté sa démission de l’instance Forum Vérité et Justice, dont il assurait le Secrétariat Général.
    Dans un communiqué incendiaire, l’intéressé impute à une bande criminelle, l’assassinat de Kamal Hussaini, avant que dit-il,  n’ait séché le sang de Mohamed Bouderoua.
    Cette initiative vient en protestation contre l’assassinat de ce militant du 20 février, poignardé jeudi dernier, dans sa ville de Beni Bou Ayach.
    On ne peut s’empêcher de faire le parallèle entre cette démission et le trente-neuvième anniversaire de la disparition de Houcine Manouzi. Celle-ci en rappelant une autre, intervenue à la même date, le 29 octobre de l’année 1965, à Paris, sur le trottoir de la brasserie Lipp, celle de Ben Barka
    L’instance équité et réconciliation mise en place pour faire la lumière sur les années de plomb, a émis des recommandations, sans que celles-ci n’aient, jamais, été suivies d’effet.
    Les Manouzi, une famille de patriotes au courage exceptionnel, qui, après avoir combattu le colonialisme, et souffert de ses affres, se sont trouvés confrontés à la dictature marocaine à laquelle ils ont payé un lourd tribut.
    • Le Commandant Brahim Manouzi, victime d’une exécution extra judiciaire, sur ordre du Général Oufkir, le 13 juillet 1971, et dont le corps n’a jamais été restitué à la famille.
    • Houcine Manouzi, disparu depuis le 29 octobre 1972
    • Moujahid Kacem Manouzi, mort sous la torture à Derb Moulay Chérif, au mois de septembre 1970, et dont le cadavre n’a, non plus, jamais pas été rendu à la famille.
    • Le Docteur Omar Manouzi, que les assiduités criminelles du régime ont broyé et précipité dans  la folie
    A plusieurs reprises, Mustapha Manouzi avait émis des doutes, sur la volonté réelle de l’Etat, de voir se faire toute la lumière,  sur les crimes des années de plomb.
    - « l’Etat veut la réconciliation sans équité et sans vérité ! », avait-il déclaré lors de l’une de ses interviews.
    Le calvaire de Houcine Manouzi
    Houcine Manouzi milite dans les rangs de l’UNFP, lorsqu’en 1971, il est accusé d’activités subversives et de complot contre la sûreté de l’Etat. Il est condamné à mort par contumace,.
    Enlevé en Tunisie où il se trouve le 29 octobre 1972,  il est alors,  transféré au Maroc dans le coffre d’une voiture à plaques diplomatiques.
    Il passera par le tristement célèbre Point Fixe numéro 2 (PF2), ou « Dar Mokri », puis par le numéro 3 (PF3), lieu de détention et de torture, placé sous la responsabilité  de la DGED.
    Ali Bourequat, dans son récit intitulé, « Dix huit ans de solitude », raconte comment Houcine, son co-détenu, a été l’un des inspirateurs de l’évasion du 12 juillet 1975, en compagnie de quelques uns des militaires impliqués dans le putsh de Skhirat de juillet 1971,  le colonel Ababou, le capitaine Chellat, l’aspirant M’zireg, et l’adjudant-chef Akka.
    Au nombre des évadés, Ali Bourequat et ses deux frères Midhat et Bayazid seront repris, dès le lendemain, dans un verger de pruniers, au Sud de Rabat, en compagnie des militaires.
    Chellat qui avait refusé de suivre le groupe sera repris à Rabat à l’aube du 13 juillet.
    La cavale de Akka durera onze jours.
    Houcine, lui, sera repris, à Aïn Aouda, alors que,  passager d’un vélomoteur, il tentait d’éviter les barrages mis en place pour l’appréhender.
    Depuis, sa trace se perd.
    Evasion et exécutions extra-judiciaires collectives
    L’extrait saisissant d’horreur, du récit de Bourequat, sur la suite que le régime marocain a cru devoir donner à cette affaire, pourrait constituer un sérieux indice sur le sort qui aurait été réservé à Houcine.
    Il écrit :
    « Le 17 juillet au soir, grand remue-ménage dans la cour.
    Des dizaines d’individus parlent en même temps.
    Soudain, un coup de feu claque. Je me lève d’un bond, me plaquant contre la lucarne. Je scrute la cour par le petit trou de vis.
    Un homme vient d’être abattu. Il est grand, corpulent. Je reconnais sa djellaba. C’est Moulay Ali Fakhim.
    La cour, gardée par des gendarmes en treillis, qui ont pris position en face de la salle de douches, est encore une fois pleine de monde, comme le jour de notre capture. J’aperçois le colonel Dlimi, le colonel Benslimane, commandant la gendarmerie, le général Moulay Hafid,  Houcine Jamil,  les commissaires Ben Mansour et Ben Cherif, qui m’ont torturé deux ans plus tôt, le capitaine Fadoul et plusieurs hommes, en civil , mais armés.
     Ils attendent la prochaine exécution.
    On amène dans la cour le colonel Ababou. Il a un baillon sur la bouche, un bandeau sur les yeux et des menottes dans le dos. Aassou, un des gardes, le soutient. Il l’entraîne vers le terre-plein situé devant les toilettes, le force à s’agenouiller. Un colosse, vêtu d’une chemise et d’un pantalon, s’avance vers lui, un revolver à la main, et lui tire une balle dans la nuque.  Ababou est projeté en avant. Deux autres gardes, Hamou Ben Othmane et Ahi Agherbi, se précipitent, traînent le cadavre un peu plus loin.
    On amène ensuite le capitaine Chellat et l’aspirant M’Zireg.
    Chellat, résigné, se laisse conduire et meurt, sans une plainte.
    M’Zireg, lui, se débat comme un lion, hurle à travers son bâillon. Il faudra trois hommes pour le maîtriser, l’allonger sur le ventre et le maintenir, le temps de lui tirer une balle dans la nuque.
    Deux gardes s’approchent alors de ma cellule. J’ai juste le temps de reculer pour ne pas être aperçu. Je me couche en chien de fusil sur ma couverture, face au mur.
    J’entends un dernier coup de feu, puis la voix de Dlimi, qui crie
    - « Lâche-moi, lâche-moi ! Regarde ma chemise: elle est toute tachée du sang de Rachid ! »
     Rachid est le prénom d’un des deux gardes que les militaires ligotèrent, le soir de l’évasion. »
    Selon Ali Bourequat, Houcine Manouzi s’était emparé d’une arme de poing, lors de l’évasion. On peut aisément imaginer quel aura été le sort du malheureux, d’autant que, condamné à la peine capitale, le régime aura, sans doute, préféré faire appliquer la sentence, plutôt que courir le risque d’une nouvelle évasion.
    A-t-il été exécuté plus tôt, sans que Bourequat n’en ait été témoin ?
    A-t-il été exécuté ailleurs. Au PF4, par exemple ?
    Seuls les protagonistes de cette affaire, pourraient apporter des réponses aux questions que continue de se poser la famille Manouzi.
    De cette sinistre affaire, l’avocat de la famille a, un jour, eu ces mots, où l’ironie le dispute à l’interpellation des consciences de la prétendue nouvelle ère :
    « Quand j’ai pris en charge le dossier Manouzi, j’étais un débutant avec quatre ans de carrière derrière moi. Aujourd’hui, il ne me reste plus que quatre ans pour prendre ma retraite. Ce serait bien de mettre le mot fin à ce dossier ».
    Comble de l’ignominie, En 1994, la DST informait la famille que Houcine était encore vivant,  lui conseillant vivement, d’éviter toutes déclarations dans la presse, si elle voulait le récupérer.
    Puis, le 16 août 2001, les autorités remettaient aux parents, un certificat de décès, ne portant aucun cachet et datant le décès au 17 juillet 1975, alors que plusieurs amis et co-détenus prétendent avoir vu Houcine, en vie, après cette date.
    Trente-neuf ans après le début de cette affaire, le pouvoir marocain continue de compter  des criminels dans  ses rangs. Certains sont disparus,  de leur belle mort.
    D’autres tapis dans l’ombre, continuent de dispenser leur savoir-faire à des apprentis criminels et se tiennent en embuscade, le cas où.
    D’autres continuent d’officier, comme si de rien n’était, alors que la justice internationale les recherche, en particulier, dans le cadre de l’enlèvement de Ben Barka, dont, ni le corps  n’a été retrouvé, ni les circonstances de son supplice n’ont été élucidées.
    Enfin le reste de ces nervis sans foi, ni loi, coule une paisible retraite, dans une de ces innombrables propriétés,  fermes et immeubles,  que la dictature marocaine a confisqués, au profit de ceux dont elle achète la complicité des crimes odieux dont elle se rend coupable,  depuis plus de cinq décennies.
    Alors si Mustapha Manouzi a quitté l’une de ces pléthoriques instances, commissions ou associations, faire-valoir de la dictature marocaine, on ne peut que s’en réjouir et  lui souhaiter un bon retour parmi les démocrates !
     http://youtu.be/5pFS3dAw8ZA

    vendredi 25 octobre 2013

    Lettre ouverte au président de la Répulique française concernant l’enlèvement et l’assassinat de Mehdi Ben Barka

    Lettre ouverte conjointe de : AMF – ASDHOM – ATMF –FMVJ/France -APADAM
    Affaire Mehdi Ben Barka 

    Monsieur le Président de la République Française,
    Le 29 octobre 1965 Mehdi Ben Barka est enlevé devant la brasserie Lipp à Paris par deux policiers français. A ce jour, la vérité n’a toujours pas été faite sur les conditions exactes de la disparition forcée de l’un des principaux représentants de l’opposition marocaine et du mouvement international de la solidarité des peuples du tiers-monde, victime emblématique des années de plomb marquées par des violations graves des droits humains au Maroc.
    Les questions essentielles posées par sa famille et ses amis demeurent toujours sans réponse :
    - Comment est mort Mehdi Ben Barka ?
    - Qui sont ses assassins ?
    - Où est sa sépulture ?
    - Toutes les responsabilités ont-elles été établies ? … 
    A l’occasion du 48ème anniversaire de l’enlèvement et de l’assassinat de Mehdi Ben Barka, nous vous adressons cette lettre pour vous demander de favoriser l’accès à la justice de  tous les éléments et informations pouvant aider à la manifestation de la vérité  avant qu’il ne soit trop tard – les témoins vieillissent et les éléments matériels risquent de disparaître.
    L’instruction judiciaire – qui est toujours ouverte depuis près d’un demi-siècle – peine à aboutir.
    Face aux blocages des autorités judiciaires marocaines qui n’ont pas donné suite à ses commissions rogatoires, le juge d’instruction français en charge du dossier a signé en octobre 2007 quatre mandats d’arrêt internationaux. Ces mandats visent le général Hosni Benslimane, chef de la gendarmerie royale marocaine, le général Abdelhak Kadiri, ancien patron des renseignements militaires, Miloud Tounsi, alias Larbi Chtouki, un membre présumé du commando marocain auteur de l’enlèvement et Abdelhak Achaachi, agent du Cab 1, une unité secrète des services marocains. A ce jour, ces mandats ne sont exécutables qu’en France, le ministère français de la Justice ne les ayant toujours pas transmis à Interpol. Pourtant, au titre de leurs fonctions au moment des faits, ces personnes connaissent une partie ou toute la vérité.
    Depuis plusieurs années, la famille de Mehdi Ben Barka et son avocat Me Maurice Buttin n’ont cessé de demander la dé-classification de tous les documents en relation de près ou de loin avec l’Affaire Ben Barka que le ministère français de la Défense refuse de communiquer à la Justice, s’abritant derrière le secret-défense qui couvre toujours ces documents.
    Nous considérons qu’il est du devoir et de la responsabilité des autorités françaises de dévoiler tous les éléments nécessaires à la procédure judiciaire en cours en France afin de soutenir la recherche de la vérité. Il vous appartient, Monsieur le Président de la République, de prendre toutes les mesures nécessaires afin que toute la vérité se fasse sur le sort de Mehdi Ben Barka.
    Cette situation d’inertie et de blocage ne doit plus durer après tant d’attente et d’espoirs déçus. Faire la lumière sur l’enlèvement et la disparition de Mehdi Ben Barka, c’est d’abord permettre à sa famille de faire son deuil (comment faire un deuil quand il n’y a pas de corps ?), mais c’est aussi répondre aux aspirations de vérité et de justice de leurs proches, de leurs amis et de tous les démocrates qui, année après année, se rassemblent tous les 29 octobre à Paris.
    Faire la vérité sur le sort de Mehdi Ben Barka contribuera de manière très significative à aider à la manifestation de la vérité sur le sort de toutes les victimes de la disparition forcée au Maroc dont le sort est encore inconnu, et soutiendra les aspirations de nos sociétés pour la démocratie, la dignité et la justice sociale.
    Nous vous remercions de l’attention que vous porterez à notre demande et vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de notre haute considération.

    Paris, le 23 octobre 2013
    Présidente de l’AMF : Souad Frikech/ Chaouih
    Président de l’ATMF : Driss Elkherchi
    Président de l’ASDHOM : Ayad Ahram
    Président de FMVJ/France : Abdelhaq Kass
    Président de l’APADAM : Rachid El-Manouzi