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lundi 24 juin 2013

La Fête de l'Huma s'annonce...mais pourquoi Debbouze en tête d'affiche ?





La Fête de l'Humanité 2013 va être une nouvelle fois cette alchimie unique de convivialité, de confrontation d’idées, de culture, de politique, de musique. Pour un tarif que nous essayons de contenir afin de le rendre accessible au plus grand nombre, la Fête de l’Humanité proposera cette année une très belle affiche de concerts et de spectacles pour des publics larges et divers...

Lire la présentation de la Fête de l'Humanité 2013, par Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité :  Dans quatre-vingt-dix jours va s’ouvrir la Fête de l’Humanité, les 13, 14 et 15 septembre prochain. Il y a un an, c’est avec beaucoup d’espoirs en l’avenir que les centaines de milliers de visiteurs parcouraient, joyeux et confiants, les allées du parc de La Courneuve. Ce ne sera pas le cas cette année.
La déception, les doutes, parfois même la colère ont pris le pas sur la confiance. Comment pourrait-il en être autrement quand la récession touche tout le continent et que les politiques d’austérité, présentées comme des remèdes par les responsables de la crise, s’avèrent pires que les maux qu’elles prétendent guérir ? Seule l’exigence d’un changement de cap, suffisamment partagée par le monde du travail et de la création, peut ramener cet indispensable besoin d’espoir qui donne aux peuples la force de s’unir pour déplacer des montagnes.
Pas un espoir rêvé, inaccessible, éloigné des réalités. Non. Un espoir raisonné, tout entier fondé sur la conviction qu’en privilégiant l’humain, ici comme en Europe et dans le monde, ensemble, nous trouverons les chemins de sortie d’une crise qui puise son origine précisément dans cette froide inhumanité d’une finance qui asservit tout, à l’exception de la poignée d’oligarques qui s’en repaissent.
Tout naturellement, je vous propose donc que l’exigence d’un changement de cap à gauche soit le fil rouge qui parcourt toute la préparation et la tenue de la populaire Fête de l’Humanité 2013. Lire le texte complet
 http://www.humanite.fr/monde/fete-de-lhumanite-2013-cest-parti-543814
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 Je croyais que c'était aussi la fête de la démocratie. J'ai lu la suite et je n'ai pas trouvé le mot "démocratie"... Est-ce pour ne pas froisser la tête d'affiche Jamel Debbouze, surnommé "le bouffon du roi" par les militants de droits de l'Homme marocains ? Cet admirateur du despote royal, ce faire-valoir de la monarchie chérifienne, toujours prêt à baiser la main de son cher roi en signe d'allégeance ?
" toute la gauche, l’écologie et les progressistes" qui se veut " le barrage le plus efficace pour endiguer la résistible ascension d’une extrême droite " va donc "rire en fraternité populaire" et applaudir cet adulateur du despote ? 

 " la Fête débattra des solidarités indispensables à construire avec les peuples et la jeunesse latino-américaine, avec ceux des pays arabes qui cherchent les voix de la justice, de la liberté et de l’émancipation humaine"
 Et la jeunesse marocaine emprisonnée dans les geôles de l'idole de Debbouze pour avoir osé demander la justice, le dignité, la démocratie ?

Amis défenseurs des prisonniers politiques du M20F, protestez ! 
( newsletterhumanite@humanite.fr )

NDLR Solidmar 
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        Par Mustapha Adib, fb

Jamal Debbouze: Un déshonneur marocain...
Outre l'expression flagrante de sa schizophrénie quand il se comporte différemment avec ses chefs d'Etats Français et Marocain, il est devenu le symbole même de l'arrivisme et de la bassesse au Maroc, et des Français d'origine marocaine.
Il ironise des Chefs d'états français en toute impunité, et lèche les babouches du roitelet dictateur au Maroc.
Vive Touzani et Gad El El MAleh, pour le moment !


samedi 8 juin 2013

Jamel Debbouze et la cuisse de Jupiter


    Jamel Debbouze et le roi Mohammed VI 

    Le pays serait peuplé d'une horde d'ignorants. De simples tubes digestifs, incapables de prendre en main leur propre destinée et dont même les élites ne sauraient être que domestiquées, «à-plat-ventristes», foncièrement incompétentes et notoirement corrompues. La théorie ainsi énoncée confère à la monarchie le rôle d'un Saint sauveur contre les affres du chaos, de la zizanie et de toute autre forme d'insécurité.

    Ahmed Benseddik
     «Se croire sorti de la cuisse de Jupiter», une expression française dont les origines remontent à la mythologie romaine et qui signifie se prendre pour quelqu'un d'exceptionnel, être imbu de soi-même, être prétentieux. L'expression fait allusion au mythe de la naissance de Dyonisos dont la mère Sémélé, parce qu'ayant demandé à son amant Zeus de se montrer à elle dans toute sa puissance, fut anéantie par cette vision. Zeus, pour ne pas perdre son fils, l'arracha des entrailles de sa mère morte et le mit dans sa cuisse, d'où il naquit trois mois plus tard. Plus tard, la mythologie romaine remplaça Zeus par Jupiter. 

    Le jeudi 30 mai 2013, la deuxième chaîne française de télévision, a consacré une partie de son émission «Grand Public», à l'humoriste Jamel Debbouze. Une émission au cours de laquelle fut évoquée une déclaration de ce dernier pendant le festival de Marrakech du rire en 2012, et qui mérite amplement que l'on s'y arrête, l'espace d'un instant :
    «Je suis très fier de mon amitié avec le roi du Maroc parce que je suis privilégié. Je suis à un endroit privilégié. Je sais quels sont les combats qu'il mène, je les approuve, je les soutiens. Je trouve que s'il y avait davantage de gens comme le roi au Maroc, le Maroc irait beaucoup plus vite, mais il est seul... »
    En quelques mots candides et condescendants, l'artiste a décrit la quintessence de ce que le Pouvoir marocain s'évertue depuis des décennies à inculquer au citoyen moyen, tout en maintenant sciemment, en dessous de la moyenne, toute conscience politique, et tout esprit de citoyenneté, au profit du fatalisme et de la passivité qui vont comme un gant, au statut qu'on lui a concocté, de simple sujet, soumis à une monarchie dont la légende voudrait qu'elle soit omnipotente et omnisciente, avec un droit de vie et de mort, sur les siens.


    Jamel Debbouze et Mohammed VI

    Stratégie pitoyable, qui distille à l'envie, l'idée que le pays serait peuplé d'une horde d'ignorants. De simples tubes digestifs, incapables de prendre en main leur propre destinée et dont  même les élites ne sauraient être que domestiquées, «à-plat-ventristes», foncièrement incompétentes et notoirement corrompues. La théorie ainsi énoncée, confère à la monarchie le rôle d'un Saint sauveur, contre les affres du chaos, de la zizanie, et de toute autre forme d'insécurité.
    L'affirmation du comédien: «le roi est seul» procède de la même caricature de cette doctrine diabolique. Ce postulat signifiant, entre autres : le roi est bien seul pour prendre les plus petites comme les plus grandes des décisions. Celles-ci sont, par essence, à tout le moins, irréprochables, sinon sublimes.
    A la différence de Jamel Debbouze, qui mérite la palme d'or de l'obséquiosité et dont le constat est une insulte à l'intelligence de ses compatriotes, Fouad Abdelmoumni voit dans ce genre de discours, un motif de grande inquiétude.
    Au cours d'une interview vidéo datée du 22 mai, l'économiste et militant des droits de l'Homme décortique, sans fioriture et dans une perspective historique, le côté pervers de la situation produite par cette stratégie, et les risques qu'elle fait planer sur le futur du pays:
    «La grande réussite du régime de Hassan II n'a pas été seulement de réprimer les gens, elle a été surtout de convaincre tout le monde qu'il n'y a pas que l'entourage royal qui était pourri mais que toutes les élites étaient pourries. On a vu que le jeu de l'Etat actuel continue dans cette direction. D'ailleurs le fait qu'il ait privilégié l'élection de personnages de troisième ordre souvent avec une réputation crapuleuse à la tête de partis historiques, au Maroc, relève de cette dynamique fondamentale qui est : tous pourris. Et si tout le monde est pourri, chacun n'a qu'à chercher à satisfaire son intérêt personnel, et il pourra mieux le satisfaire en tapant aux grandes portes des palais, plutôt qu'en cherchant une expression politique avec éventuellement un fond idéologique, avec une démarche partisane organisée...
    ... Le roi actuel Mohamed VI semble se désintéresser de la chose politique, lui-même victime du caractère absolument hideux de son père...
    ... En 2001, il y a un retournement assez radical. Je crois que pendant ces deux années, l'ensemble de l'entourage royal et l'ensemble des élites, partisanes, gouvernementales, administratives, militaires et autres, qui étaient en contact avec le roi, chaque fois qu'elles en avaient l'opportunité, lui disaient : Majesté tout ce que vous touchez devient or, et tout ce que vous ne prenez pas en charge, rien ne se passe. Et donc il a probablement, de plus en plus, considéré qu'il avait la baraka, cette volonté divine à ses cotés qui faisait qu'il pouvait être sorti de la cuisse de Jupiter et apporter des changements fulgurants ».
    Voilà l'arrogance et le mépris érigés en outils de gouvernance et qui vont jusqu'à dépouiller l'élite de sa dignité  et la contraindre à intérioriser le mépris et développer, à son tour, un discours le justifiant, sinon le glorifiant. Nous sommes aux confins du syndrome de Stockholm.
     A cet égard, les récentes déclarations surréalistes de Habib El Malki, un des barons de ce qui reste de l'USFP, sont édifiantes. En commentant la tentative du parti de l'Istiqlal de solliciter l'arbitrage royal, en vertu de l'article 42 de la Constitution, ce dernier a affirmé toute honte bue, et tout en pestant contre ce qu'il a qualifié de décadence de la politique :
    «le roi est un arbitre, il est le garant de l'équilibre, entre les institutions constitutionnelles, et donc le recours à lui est un recours à la sécurité».
    Autant le dire, les sécuritaires ont peaufiné leur basse besogne de plonger le débat public et la vie politique dans un état de décadence et distiller le spectre de l'apocalypse dans les esprits.
    Si Jamal Debbouze se vante de son amitié avec le roi, la considérant comme un privilège, le roi, quant à lui, n'a pas cette chance de compter parmi ses amis, un certain Fouad Abdelmoumni.
    Pour le plus grand malheur de notre pays. Il faut croire qu'un seul Fouad lui suffit.  
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     A voir :

    Jamel DEBBOUZE, la génération DEGAGE, & L'exception marocaine !!! 

     http://youtu.be/SpFVjZ1x-eg

    samedi 29 décembre 2012

    Marrakech en révolte suite : la tension monte encore d'un cran

     




    La tension monte aujourd'hui à Marrakech après les interpellations sauvages d'hier soir. Ce matin,  les forces de sécurité sont présentes au quartier "Derb Assas". La ville ocre est secouée depuis mercredi par des affrontements entre habitants et forces de l'ordre.

    Précision : Lakome a mentionné la présence de l'armée à Marrakech ce matin. La Gendarmerie royale est bien présente sur place. Les véhicules blindés rapportés par des témoins sur place semblent appartenir aux forces de police.
    Depuis ce matin, des habitants se rassemblent dans le quartier Derb Assass de Marrakech, où les forces de sécurité sont désormais présentes selon un correspondant de Lakome sur place. Ils protestent contre les interpellations sauvages effectuées hier soir par les forces de l'ordre aux domiciles de nombreux habitants du quartier.
    Hier après-midi, plus de 3000 personnes avaient manifesté dans la ville ocre contre les tarifs de l'eau et de l'électricité. "Ce n'était pas du tout politisé", affirme notre correspondant. Des familles et des jeunes pour la plupart qui, sur leur passage, ont appelé les élèves et enseignants des écoles à sortir les rejoindre. La police a chargé.
    Au quartier Sidi Youssef Ben Ali, d'où est partie la contestation mercredi, les affrontements ont fait plusieurs dizaines de blessés dans les deux camps. Le quartier a été encerclé par les forces de l'ordre, qui ont utilisé des gaz lacrymogènes puis ont chargé les manifestants.
    Hier soir, des manifestations de soutien ont eu lieu au quartier Daoudiate. Les revendications ont évolué et portent désormais sur la cherté de la vie en général et la libération des habitants interpellés hier. Plus de 160 personnes au total ont été arrêtées hier selon un témoin sur place.
    Le ministère de l'Intérieur a annoncé par communiqué que « les forces de l'ordre sont intervenues pour disperser la manifestation non autorisée et procéder à l'interpellation d'une trentaine d'individus qui se sont livrés à des actes de violence et de vandalisme ».
    Les manifestations contre les tarifs de la RADEEMA sont récurrentes depuis 2011, comme ailleurs dans le royaume. Le ministère de l'Intérieur affirme que la régie autonome de Marrakech a pris une série de mesures "à l'effet de soulager le poids des factures d'électricité au profit des ménages les plus démunis", comme l'octroi de facilités de paiement sur 24 mois pour 16.433 abonnés ou la réalisation de 9.395 branchements sociaux.
     
     
    Adib et Ibtissame Betty Lachgar ont partagé un lien.




    • A Marrakech, des manifestants ont appelé à la « chute du régime »

      Police officers wearing riot gear walk past a burning building in Tottenham

      « Al chaâb yourid iskat al nidam », le peuple veut la chute du régime. Tel est le slogan entendu hier, vendredi 28 décembre, lors du soulèvement du quartier Sidi Youssef Ben Ali de Marrakech contre la cherté de la vie et les tarifs prohibitifs de la RADEEMA, la Régie autonome de distribution de l’eau et l’électricité de Marrakech.
      C’est ce qu’on peut entendre dans cette vidéo, à partir de la minute 2.10.
      Contrairement à d’autres villes où des slogans de ce genre ont été entendus, ce quartier marrakechi n’est pas un lieu de dissidence politique, comme certaines villes ou régions du Maroc. Et c’est ce qui devrait faire réfléchir les autorités locales.
      Les grands soulèvements populaires ont été déclenchés suite à l’augmentation inopinée du prix des produits de première nécessite, comme par exemple le pain. Et peut-être demain, les tarifs des entreprises chargées de la distribution de l’eau et de l’électricité.
      URL courte: http://www.demainonline.com/?p=23839
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      Un témoignage de première main ruinant les mensonges officiels relativement au déroulement du mouvement social de Sidi Youssef Benali (Marrakech), 28 décembre 2012:

      http://marrakehchtimes.blogspot.ca/2012/12/blog-post_7953.html
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       Par Mustapha Adib, aujourd'hui 15h,
      Marrakech aujourd'hui.
      Ça continue, et les forces de l'ordre commencent à en avoir marre de défendre le ridicule...

      Selon une source sécuritaire, la situation est sous contrôle et le calme regagne le quartier de Sidi Youssef Ben Ali, qui a connu de violents affrontements hier. Sans donner le chiffre exact des arrestations-estimé à une trentaine selon l'AMDH-, la même source sécuritaire reconnaît l'usage de bombes lacrymogènes dans ses interventions contre les différentes manifestations qui ont secoué la ville ocre. Les événements auraient mis la pression sur les forces de sécurité de Marrakech, qui s'apprête à accueillir des personnalités mondiales pour les fêtes de fin d'année, comme Zidane, Hillary Clinton, Nicolas Sarkozy, DSK, Marine Lepen et Jean-François Copé ou encore Djamel Debbouze.