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lundi 9 janvier 2017

Revoir Reportage Charlie Hebdo 2005 sur le Sahara Occidental




Revoir : Charlie Hebdo 31/8/2005 : Mohammed VI fait bouffer du sable aux Sahraouis

 En 2005, la tournée de Charlie dans les territoires occupés du Sahara Occidental, et leur tour impertinemment pertinent de la question... tortures marocaines incluses.

Neuf ans plus tard toutes ces informations sont malheureusement toujours de cruelle actualité, ou pire ! (ndlr)

 



samedi 28 mars 2015

Rabat en mode silencieux



Par L'EXPRESSION, 26/3/2015

 CHRISTOPHER ROSS EN VISITE DANS LES CAMPS DE RÉFUGIÉS SAHRAOUIS


Les autorités marocaines se sont abstenues de commenter cette ultime tournée de l'envoyé spécial de l'ONU pour le Sahara occidental, à un peu plus d'un mois du vote d'une nouvelle résolution par le Conseil de sécurité.
L'objectif de cette visite: préparer un nouveau round de négociations entre le Maroc et le Front Polisario. «Durant son séjour chez la partie sahraouie, Christopher Ross tiendra des réunions avec des responsables du Front Polisario et des membres du gouvernement sahraoui», indique l'agence de presse officielle sahraouie SPS. Rabat s'est mis en mode silencieux. Les autorités marocaines se sont abstenues de commenter cette ultime tournée de l'envoyé spécial de l'ONU pour le Sahara occidental, à un peu plus d'un mois du vote d'une nouvelle résolution par le Conseil de sécurité qui doit prolonger le mandat de la Mission des Nations unies pour le référendum au Sahara occidental (Minurso). Elle doit être sanctionnée par un rapport que le diplomate américain doit présenter au Conseil de sécurité avant la fin du mois d'avril 2015 avant l'expiration du mandat de la Minurso (Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental). Un document qui devrait, logiquement, être rédigé sur fond de violation des droits de l'homme. Et pour cause. La visite du représentant personnel du secrétaire général de l'Organisation des Nations unies intervient dans la foulée d'un rapport rendu public par le Réseau euro-méditerranéen des droits de l'homme (Remdh) qui a effectué une mission du 14 au 21 septembre 2014 au Maroc et dans les territoires occupés du Sahara occidental. «Au Sahara occidental (occupé), des restrictions à la liberté de réunion et de manifestation continuent d'être imposées plus qu'ailleurs. Les manifestations politiques et de solidarité sont systématiquement interdites ou réprimées dans la violence par les forces de police qui agissent en toute impunité», fait observer le rapport du Remdh, qui souligne que la torture «demeure également une pratique courante». Le document tombe comme un cheveu sur la soupe pour le pouvoir marocain. Dans un peu plus d'un mois, d'ici le 30 avril 2015, le Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations unies doit voter une nouvelle résolution qui doit prolonger le mandat de la Minurso (Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental). La question récurrente de doter la Minurso d'un mécanisme de surveillance des droits de l'homme reviendra inévitablement sur le tapis. Le processus serait déjà en marche. «L'Union européenne (UE) devrait intégrer la composante des droits de l'homme pour le Sahara occidental dans son accord de Politique européenne de voisinage (PEV) avec le Maroc et soutenir la mise en place de mécanismes internationaux permanents pour contrôler et garantir le respect des droits de l'homme dans le Sahara occidental» avait révélé le document du Réseau euro-méditerranéen des droits de l'homme.

samedi 7 décembre 2013

Le Maroc au Conseil des Droits de l’Homme ? Bizarre…



Le Maroc vient de recevoir le privilège de siéger au Conseil des Droits de l’Homme à l’Onu. Un vote en contradiction avec de nombreux rapports sur les violations des droits de l’homme au Royaume Chérifien. Flore Viénot nous propose une analyse de cette décision pour le moins surprenante.

Le 14 novembre dernier, le Maroc accède au siège du Conseil des Droits de l’Homme à l’Onu avec 163 voix sur 193 pour un mandat de 3 ans. Empêché en 2009 par la Communauté Internationale, le Royaume chérifien obtient enfin ce qu’il lui manquait pour finir d’asseoir son autorité dans la région. Pourtant, une partie de la Communauté Internationale continue à dénoncer les nombreux manquements aux droits humains au sein du Royaume. Bizarre, bizzarre…

Le monde entier reconnait les progrès du Maroc sur la question des Droits de l’Homme…

« Le Maroc a été élu parce qu’il détient la carte de visite de l’engagement en faveur de la protection et de la défense des droits de l’Homme partout dans le monde« , a affirmé Omar Hilal, ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès de l’Office des Nations unies à Genève, alors que le Maroc accédait au siège du Conseil des Droits de l’Homme. Des associations marocaines comme l’AMDH ou l’OMDH présentes sur le terrain depuis une trentaine d’années, travaillent en effet au quotidien pour défendre les droits humains sur le territoire. Petit à petit elles se sont fait une place à l’international. Et depuis sa création en 2011, le Conseil National des Droits de l’Homme vient « concrétiser l’engagement du Royaume du Maroc dans la protection des droits et libertés des citoyens » et « affirmer l’attachement du pays au respect de ses engagements internationaux en matière de protection et de promotion des droits de l’Homme ». Le vote massif en faveur du Maroc est donc selon Omar Hilal « un désaveu de tous ceux qui critiquent le Maroc, le dénigrent et l’agressent en ce qui concerne la prétendue violation des droits de l’Homme« .

… malgré des rapports très inquiétants des observateurs internationaux

Car si 163 pays ont voté (à bulletin secret) en faveur de l’entrée du Maroc au Conseil des Droits de l’Homme à l’Onu en ne tarissant pas d’éloges sur les « progrès » du Maroc, une partie de ces mêmes États, par l’intermédiaire des gouvernements et de la société civile, dénoncent régulièrement les manquements de l’État marocain au respect des droits humains. Comme Reporters sans frontière qui place le Maroc au 139e rang sur 179 dans le classement mondial de la liberté de la presse.
Ainsi en mars dernier, Juan Mendez, le rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture, rendait un rapport inquiétant, affirmant qu’au Maroc « la torture et les mauvais traitements n’ont pas disparu » et constatant que « la pratique des traitements cruels persiste dans les affaires pénales de droit commun. ». Il se disait également « vivement  préoccupé par plusieurs témoignages relatifs au recours à la torture et aux mauvais traitements dans des cas présumés de terrorisme ou de menace contre la sécurité nationale ».
John Kerry à la tête du Département américain accuse également le Maroc dans un rapport sur la situation des droits de l’Homme dans le monde. La fondation Robert Kennedy a aussi rendu un rapport faisant part des mêmes inquiétudes. Et les visites régulières du rapporteur spécial des Nations Unies, Christopher Ross, se soldent à chaque fois par des comptes-rendus jugeant insuffisants les efforts du Maroc sur cette question.
Tous, gouvernements, associations et fondations, dénoncent aussi les difficultés pour les observateurs internationaux de faire leur travail en toute liberté. Ainsi le 22 octobre le Rapport Tannock du Parlement européen sur la région du Sahel y compris du Sahara Occidental « déplore vivement que, le 6 mars 2013, le Maroc ait expulsé une délégation de quatre députés au Parlement européen […], déplore profondément le comportement des autorités marocaines et exige du Royaume du Maroc qu’il accorde la liberté d’accès et de circulation au Sahara occidental aux observateurs indépendants, aux députés, à la presse et aux organisations humanitaires ».

Une situation inquiétante pour les revendications du peuple sahraoui

Difficile à croire que le Maroc ait pu accéder si facilement à un siège du Conseil international des Droits de l’Homme… Incroyable donc, et inquiétant pour les défenseurs de la cause sahraouie.
saharaoc
Depuis bientôt 40 ans un conflit oppose le Maroc et le Front Polisario, revendiquant tout deux le territoire au Sud du Maroc et au Nord de la Mauritanie, nommé par les marocains « provinces du sud » et par les sahraouis « Sahara Occidental ». Ce territoire est classé à l’ONU, parmi 17 autres, dans la liste des « territoires non autonome à décoloniser ». Du point de vue du Droit International, il est ainsi occupé illégalement par le Maroc depuis 1975, année de la Marche verte à l’issue de laquelle les marocains ont été appelés à s’installer dans le sud. Depuis la fin du conflit armé en 1991, la situation est en léthargie : la mission onusienne (la Minurso) est dans l’incapacité à organiser le référendum d’autodétermination qu’elle a pour rôle de mettre en place ; plus de 200 000 exilés politiques sahraouis sont toujours réfugiés dans des camps proche de Tindouf en Algérie tandis qu’une minorité vit dans les territoires occupés, de l’autre côté du mur de sable et de mines long de 2700 km, construit par le Maroc dès 1981. Et des exactions commises à l’encontre du peuple sahraoui sont toujours dénoncées par des associations locales et internationales, par des ONG ainsi que par certains gouvernements et parlementaires.
Ainsi le Rapport Tannock « se dit gravement préoccupé par le récent rapport du rapporteur spécial des Nations unies sur la torture, qui a trouvé des preuves établissant que des fonctionnaires marocains ont détenu des citoyens pour des motifs politiques, ont fait subir des tortures et des viols à des détenus sahraouis, ont enlevé puis abandonné dans le désert des protestataires afin de les intimider, et ont ciblé délibérément et régulièrement des défenseurs de l’indépendance, y compris dans leur propre maison ». Il pointe aussi les « disparitions forcées » et « procès iniques ». Le 17 février dernier, un tribunal militaire à Rabat condamnait en effet 25 civils sahraouis, dont des militants pour les droits de l’Homme, à des peines allant de 20 ans de prison à la perpétuité pour 9 d’entre eux. Amnesty international demande que soient « rejugés dans le cadre de procès équitables devant des tribunaux civils » et que soient ouverte « une enquête sur leurs allégations de torture ». Le Rapport Tannock condamne aussi « les violations des droits de l’homme dont sont victimes les femmes sahraouies sur les territoires occupés par le Maroc, […] auxquelles ont recours les forces occupantes marocaines pour intimider le peuple sahraoui dans sa lutte pour son droit légitime à l’autodétermination ».
A l’Onu, la Minurso est la seule mission à ne pas avoir dans son mandat la surveillance des droits de l’Homme, pourtant revendiquée par un grand nombre de droit-de-l’hommistes partout dans le monde. L’obtention par le Maroc d’un siège au Conseil des Droits de l’Homme de l’Onu ferme encore un peu cette possibilité revendiquée, et pourrait bien aussi enfouir un peu plus encore la réalité d’une situation qui peine déjà à atteindre les oreilles du grand public.

Des Liens :

Rapport Tannock
Les campagnes d’Amnesty International sur les droits de l’Homme au Maroc

vendredi 30 août 2013

Plus de 20 sahraouis blessés lors d’une manifestation pacifique à El-Aaiun occupée


El Aaiun (territoires occupés du Sahara occidental), 28 aout 2013 (SPS) 

Plus de vingt (20) Sahraouis ont été blessés par les forces d’occupation marocaines qui dispersaient "violemment" une manifestation pacifique à El-Aaiun occupée pour revendiquer le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, a-t-on indiqué de source judiciaire sahraouie.
Cette manifestation pacifique a eu lieu dans la rue de Smara près du quartier légendaire Maata Allah à El-Aaiun occupée pour revendiquer le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, l’élargissement des prérogatives de la MINURSO à la protection et à la surveillance des droits de l’homme au Sahara Occidental et l’arrêt de la spoliation des richesses naturelles du Sahara Occidental", indique la même source.
Brandissant l’emblème national de l’Etat sahraoui, les manifestants sahraouis ont scandé des slogans revendiquant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance, dénonçant l’exploitation des richesses naturelles et exprimant leur solidarité avec les détenus politiques sahraouis, a ajouté la méme source.
La répression du droit des Sahraouis à s’exprimer et à manifester pacifiquement par les autorités marocaines coïncide avec la visite, à El-Aaiun occupée, du premier adjoint du rapporteur spécial sur la situation des droits de l’Homme au Sahara Occidental et au Sahel, du 27 au 29 août. (SPS)

dimanche 14 avril 2013

Maroc, l’envers du décor


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Par Said Rabian 13/4/2013
Rabat © Photo : AFP

Rabat 4 avril. La capitale du royaume chérifien recevait le président français, François Hollande. Dans son discours devant les deux chambres du Parlement réunies en séance commune, l’invité du roi Mohammed VI appuie les réformes politiques lancées par le palais royal. Il en vante la substance et salue «les avancées démocratiques» du Maroc.
 

Rabat et Casablanca (Maroc).
De notre envoyé spécial


Le président français décline la cartographie de la présence française dans ce pays du Maghreb occidental. Une centaine d’entreprises dans le secteur de l’aéronautique se trouvent à Casablanca, où Airbus fabrique certaines pièces pour ses appareils, une usine du constructeur automobile Renault à Tanger qui est déjà à sa première année de production, et des investissements dans l’agro-industrie, sans compter le traitement de l’eau et bien évidemment le tourisme qui capte des milliers de visiteurs européens et français. Le tout a été enrobé par François Hollande dans deux maîtres mots : la colocalisation et l’amitié. Son discours a mis le Maroc en émoi.
Le chef de l’Etat français a offert un cadeau à son hôte en soutenant le plan de large autonomie proposé en 2007 par le palais en guise de solution au problème du Sahara occidental, pourtant pris en charge par les instances de l’Organisation des Nations unies. Le lendemain, toute la classe politique en parlait ; la presse marocaine en première ligne. Hollande a été applaudi. Et tout le monde acquiesce ; la droite et la gauche, l’on se demande à présent comment rendre pratique l’appui de la France au plan de l’autonomie marocain et surtout comment faire pression sur l’Algérie ?

Le makhzen omniprésent

Il y a un tel endoctrinement que le Marocain lambda suit l’actualité et répercute le discours officiel. Dans les cafés de Casablanca, capitale industrielle du Maroc, dans les taxis, on ne manque pas de vous faire la remarque dès que l’on sait que vous venez d’Alger. «Pourquoi vous nous empoisonnez la vie avec le problème du Sahara occidental ?» «Si les Algériens nous laissaient tranquilles, on leur ouvrirait un couloir sur l’Océan», soutient un chauffeur de taxi au centre-ville de Casablanca. Et les Sahraouis ? Une simple question et notre transporteur change d’humeur et se tait pendant tout le reste du trajet. Dans ces contrées, la cause des Sahraouis, qui ne demandent rien de plus que de vivre dans leur pays colonisé par le Maroc après le départ des Espagnols, est un vain mot. Les plus progressistes des Marocains refusent la justesse même de la lutte des Sahraouis pour l’indépendance.
De l’Istiqlal aux islamistes du Parti pour la justice et le développement (PJD) au gouvernement depuis plus d’une année, on entend presque les mêmes propos. Ils attendent tous l’évolution et les conséquences du discours de François Hollande. Une certaine élite marocaine, la presse et tout ce que compte Mohammed VI comme cour font pression et demandent avec insistance aux Français d’aller plus loin que ce qui a été dit. Il y a une sorte d’acharnement contre l’Algérie qui, selon le discours ambiant, est à l’origine de tous les maux du royaume. Un jeune Casablancais, Jawad, pense qu’il y a deux problèmes majeurs entre les deux pays : la question du Sahara et la fermeture de la frontière. «Cela nous pénalise», dit-il. Mais allez lui expliquer que les Sahraouis veulent leur indépendance et que les frontières ce sont les Marocains eux-mêmes qui sont à l’origine du problème ! Il refuse même d’en discuter. Quid des questions des libertés publiques dans le royaume ?
Depuis que l’allié français distribue les bonnes notes à Mohammed VI, il y a de moins en moins de voix qui s’élèvent au Maroc pour dénoncer la répression qui frappe le monde de la presse, la société civile et les organisations des droits de l’homme.

Que reste-t-il du Mouvement du 20 février ?

Le makhzen a pu imposer une véritable omerta. Aucune voix ne discorde. Il a transformé, comme le soutient un militant des droits de l’homme, la devise «Dieu, le roi et la patrie» en «le roi est le dieu du Maroc». Cela semble marcher, puisque tout le monde se refuse de critiquer Mohammed VI, tant que le business marche bien. Un membre des jeunes du Mouvement du 20 février, mouvement né dans la foulée du Printemps arabe en 2011, est totalement «désespéré de voir un jour son pays progresser vers plus de liberté et de démocratie». «Notre organisation, qui a pu mobiliser les Marocains pour exiger une monarchie parlementaire et réduire les pouvoirs exorbitants du palais royal qui a procédé à des réformettes, s’est effilochée au fil du temps.» «La propagande officielle a réussi à démobiliser plus d’un», ajoute notre interlocuteur qui pense que le mouvement est en hibernation, il dort, soutient-il, avant d’être interrompu par son camarade. Catégorique, celui-ci tempête : «Il ne dort pas, notre mouvement est tout simplement mort.» La raison ?
Les Marocains ne suivent plus. Le makhzen a réussi à mettre «dans la poche» quelques-uns de ses membres en les convaincant par divers moyens, certains par le fric, d’autres par la trique. Selon des confrères marocains, d’autres raisons sont à l’origine du recul de la contestation.
Dès le début, elle a été infiltrée par des éléments d’El Aadl wal ihssan et des militants du PJD qui n’ont pas manqué au moment voulu de planter un coup de couteau dans le dos d’un mouvement spontané de jeunes déterminés à remettre en cause l’ordre monarchique. Plus que cela, le Mouvement du 20 février a été, selon des journalistes marocains rencontrés à Casablanca, constitué de figures emblématiques, de leaders qui auraient pu émerger de la contestation. Il faut le dire, le makhzen est omniprésent dans la société. Nous avons eu à le vérifier et voir comment la persécution peut inhiber l’action politique.
Au lendemain de notre arrivée à Casablanca via Rabat où nous avions passé trois jours, des policiers en civil se présentent sur le lieu de notre résidence. «Il est où l’Algérien qui a loué ici ?», avaient-ils demandé à la réception. Nous savions que les journalistes algériens qui se rendent au Maroc sont particulièrement surveillés, mais pas au point d’épier le moindre de leurs mouvements, comme par exemple aller prendre un café.
Nous nous présentons alors à la sûreté de wilaya de Casablanca pour demander pourquoi des policiers en civil cherchaient après nous ? Ils ne savaient en réalité rien de la «visite» et de l’identité des visiteurs. Nous avons pris alors la décision de nous présenter au consulat d’Algérie à Casablanca pour informer les responsables de la situation, qui ont montré toute leur disponibilité à nous rassurer et surtout à apporter de l’aide. L’«algérophobie» de la police parallèle marocaine faisant le pied de grue devant l’immeuble où nous avons loué peut produire des effets inattendus.

L’«ennemi algérien»

L’expérience nous donne une idée sur le niveau de souffrance des persécutés marocains et sahraouis. Et combien pèse le fait seulement d’être poursuivi par des inconnus dont la police marocaine elle-même ignore l’existence. Un citoyen de Casablanca trouve cela «normal». Selon lui, «c’est cela qui a rendu le Maroc plus sûr et a fait de lui une destination préférée des touristes étrangers». «Si ce n’était pas la sécurité qui règne partout dans le royaume, dit-il, Chirac, Hillary Clinton et toute la nomenclature européenne, notamment française, n’auraient pas eu des résidences de luxe à Marrakech.» C’est vrai que les investissements étrangers, surtout français ainsi que la coopération dans le domaine de la formation, l’ouverture sur le monde avec une diversité effective en matière de culture et de religion, sont une réalité, mais derrière ce décor, il y en a une autre plus poignante de répression, de régression des libertés, notamment d’une incommensurable misère sociale : chômage, et pauvreté.
Derrière les grands buildings de Casablanca et ses vastes avenues se cache une véritable détresse humaine. Des enfants de 15 ans, parfois moins, sillonnent les artères de la ville pour glaner quelques dirhams en proposant de cirer les chaussures des passants. Les mendiants quémandant le prix d’un repas aux «gawris» (Occidentaux). Le Maroc est en réalité en pleine crise.
Le ministre de l’Intérieur, Mohamed Al Ancer, le reconnaît lui-même dans ses déclarations publiques : «La situation économique du Maroc est très difficile, et ce n’est certainement pas avec des paroles en l’air qu’on va régler les problèmes.» Le chef du parti Istiqlal, Hamid Chebat, n’en dira pas moins. Pour lui, «la situation est très dangereuses». Tous les indicateurs économiques sont au rouge. Le gouvernement de Abdelilah Benkirane, du parti islamiste PJD, vient d’ailleurs de décider l’arrêt de l’exécution de 15 milliards de dirhams des dépenses de l’investissement au titre de l’exercice de 2013, alors que l’économie marocaine a besoin de 25 milliards de dirhams pour rester à flot.
La coalition au gouvernement ne cesse de subir les contrecoups de cette situation. L’équilibre est tellement fragile que l’édifice chérifien peut tomber en ruine à n’importe quel moment. Mais le roi compte sur le soutien de l’«ami», qui pense que le palais est sur la bonne voie et tente même de lui ouvrir des perspectives en soutenant son plan de large autonomie comme solution au conflit du Sahara occidental. L’acharnement du palais royal sur l’Algérie à travers sa cour et sa presse participe de cette vieille recette de vouloir désamorcer la bombe interne en faisant endosser tous les problèmes de la monarchie au prétendu «ennemi algérien».
 http://www.elwatan.com//international/maroc-l-envers-du-decor-13-04-2013-210129_112.php
 

samedi 30 mars 2013

URGENT ! El Aaiun : Nombreux blessés auxquels les soins sont refusés


Le Maroc provoque t il l'ONU ?

Par EM, El Aaiun, Sahara Occidental occupé, 23/03/2013
L'envoyé spécial du Secrétaire général de l'ONU pour le Sahara occidental, Christopher Ross, a poursuivi sa série de réunions aujourd'hui 23 mars 2013 à El-Aaiun occupée avec des représentants des associations sahraouies.
Pendant une heure et demie qu'a duré la réunion, plusieurs points ont été abordés, selon les informations
données par les participants présents lors de la 
 rencontre.
M. Ross a rappelé que sa tournée "vise à trouver une solution durable, juste et acceptable pour les deux parties et à promouvoir un nouveau cycle de négociations". Son rôle de médiateur ne consiste pas à proposer des solutions qu'il viendrait tenter d'imposer.

Cela invalide les informations publiées dans la presse marocaine ces derniers jours disant que l'envoyé spécial envisageait de proposer la formule d'une confédération entre le Maroc et le Sahara Occidental.

Les représentants sahraouis des organisations de défense des droits ont démontré, exemples à l'appui, qu'il ne pouvait pas être fait confiance dans la parole du régime marocain. Ils ont souligné que le but des Sahraouis est l'indépendance, et que s'ils sont une poignée à croire en la réussite de l'ONU par des méthodes pacifiques, il est important que l'envoyé spécial sache que la majorité des jeunes sont convaincus que l'indépendance ne se gagnera que par la reprise de la lutte armée.

Les organisations ont informé M. Ross de l'appel à manifestation lancé pour le même jour à 17h30 sur le boulevard Essmara de El Aaiun.


Preuve supplémentaire s'il en est besoin, avant même sa formation, la manifestation a subi une attaque éclair par la police marocaine.

C'est la deuxième fois que M. Ross rencontre les organisations de la société civile sahraouie et la deuxième fois aussi qu'une manifestation pacifique sahraouie est attaquée le même jour. Cela ressemble à un message des autorités marocaines à l'ONU qui pourrait être, "vous faites ce que vous voulez, et nous aussi", y compris violer les droits fondamentaux des populations.


En effet, coïncidence ou non, M Dadach Sidi Mohamed, Hassanna Duihi, Degja Lachgar et Med Saleh Dailal qui ont assisté à la réunion avec M Ross le matin ont été délibérément ciblés et sont gravement blessés selon leurs proches.


Les forces de l'ordre marocaines, en plus de la violence physique sur les femmes sahraouies, leur ont imposé l'humiliation de les déshabiller de force dans la rue. 
Mlle Sultana Khaya chef de l'observatoire des ressources naturelles et de défense des droits de l'homme à Boujdor a été battue en pleine rue, puis amenée à bord d'une voiture de police, insultée, frappée encore. Les policiers lui ont enlevé son pantalon de force puis l'ont abandonnée dans cette tenue en dehors de la ville. C'est la première  fois que ce traitement dégradant et humiliant est appliqué à une femme.

Trois  autres  activistes, Mme Mina Aba'ali, Mlle Laila Lili et Mlle Salha Boutngiza, ont été elle aussi attaquées par les policiers qui leur ont retiré leur pantalon de force en plein public.


Selon nos correspondants, le président du Conseil National des droits de l'homme, section El aaiun Smara, inquiet de la situation des victimes, a été interdit par les policiers d'entrer dans l'hôpital Hassan Ben Elmehdi où il pensaient que de nombreux blessés ont demandé assistance.


Leila Lili, Hassana Duihi et Bechri Bentaleb sont allés chercher de l'aide dans cet hôpital qui a refusé de les soigner. Les soignants n'ont même pas diagnostiqué la gravité des blessures, et les ont renvoyés chez eux.

Selon d’autres Sahraouis blessés interrogés par nos correspondants, ils n'iront pas à l'hôpital se faire soigner par peur du harcèlement ou des arrestations. L'hôpital est encerclé par les forces de polices marocaines.


Une estimation provisoire fait état de plus de 50 Sahraouis blessés à 21h30. (Heure locale)

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Les autorités marocaines ont empêché les ambulances d’aller au secours des blessés. Plus de 20 blessés ont été transférés à l’hôpital d’El Aaiun

  By Mujer herida, webmaster, El Aaiun, 23/3/3013


Mujer herida, El Aaiún, 23 MarzoLes autorités d’occupation marocaines empêchent les ambulances d’évacuer les blessés qui se trouvent près du “Fourne de Manolo” dans la capitale du Sahara Occidental, El Aaiun.  
Plus de 20 citoyens sahraouis ont été transférés à l’hôpital Ben El Medi d’El Aaiun, tous de nationalité sahraouie et, pour

 la plupart, des femmes

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Répression des Sahraouis : 23 blessés à la ville occupée d’El Aaiun



Les forces d'occupation marocaines ont dispersé  violemment des citoyens sahraouis qui manifestaient pacifiquement lors de  la visite de l’envoyé personnel du SG de l'ONU pour le Sahara occidental, Christopher Ross, selon des sources sahraouies sur place.
Au moins 23 personnes ont été blessées durant cette violente intervention des forces d’occupation marocaines pour disperser la manifestation pacifique qui s’est déclenchée aux quartiers Dadach et Matala , a ajouté la même source.
Les autorités d’occupation marocaines ont empêché l’accès des ambulances pour apporter l’assistance nécessaire aux victimes, a ajouté la même source, soulignant que des agents de la police marocaine déguisés ont provoqué certaines femmes sahraouies qui participaient à cette manifestation. (SPS)
097/090/TRD 242100 MARS  013 SPS

URL Source : http://www.spsrasd.info/fr/content/r%C3%A9pression-des-sahraouis-23-bless%C3%A9s-%C3%A0-la-ville-occup%C3%A9e-d%E2%80%99el-aaiun

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Amis du peuple du Sahara Occidental, 24/3/2013   

Les policiers marocains en civils attaquent les Sahraouis
Les policiers marocains en civil attaquent les Sahraouies et Sahraouis qui manifestent pacifiquement. C'était hier samedi après midi à El Aaiun, capitale occupée du Sahara Occidental.
Le matin, des représentants d'organisations sahraouies de défense des droits de l'homme rencontraient l'envoyé spécial de l'ONU, M. ROSS, pour parler de paix. 
vidéo de la tentative de manif https://www.youtube.com/watch?v=d7ZXFpJUtpc&feature=player_embedded

Plus d'info (en français) : http://apsoinfo.blogspot.fr/2013/03/le-maroc-provoque-t-il-lonu.html
Voir les photos sur : https://www.facebook.com/#!/EquipeMedia2010?fref=ts 


mardi 20 mars 2012

Les manifestations et les revendications s’intensifient à El Aaiun occupé




Les manifestations réclamant le respect du droit du peuple du Sahara Occidental à l'indépendance se poursuivent dans les villes du territoire occupé, mais aussi les violences policières gratuites.

Hier soir 17 mars, à El Aaiun, plus de 80 personnes ont participé à deux manifestations dans les quartiers Douirat et Erraha. Ils ont crié et répété des slogans en faveur de l'indépendance, de l’autodétermination. Ils ont aussi exprimé leur solidarité avec tous les détenus politiques sahraouis.

Les manifestants ont également demandé à la communauté internationale d'intervenir pour arrêter que le Maroc vole et détruise les richesses naturelles du Sahara Occidental.
Ils ont aussi crié qu’ils approuvaient la décision du Parlement Européen d’arrêter l'accord de pêche avec le Maroc, et qu’ils voulaient que ce même Parlement prenne des décisions similaires au sujet des importations de phosphate et de produits agricoles venant de leur pays.

Au même moment, une troisième manifestation regroupait plus d’une cinquantaine de chômeurs sahraouis devant la section du ministère marocain de l'Emploi dans la ville occupée.
Ils revendiquaient le respect de leurs droits à un emploi, protestaient contre les discriminations et dénonçaient le pillage des ressources naturelles du Sahara Occidental.
Quatre chômeurs sahraouis ont été blessés quand les forces d'occupation ont attaqué la manifestation sans avertissement.
Sidaty Ebbak, membre du groupe des organisateurs du sit-in, a été blessé et soigné à l’hôpital.
Mm Khadjatou Chobeida, et M Moulod Bourekba et Mahfoud Moulaain ont été blessés aussi et ont été soignés à domicile, ils ont peur d’aller à l’hôpital.

En marge de la manifestation, le jeune Aadel Abdel Salam Ahmed a déclaré avoir été arrêté vers 20h dans le quartier Douirat, et roué de coups.
Dans son témoignage, il déclare qu’il a été tabassé à la préfecture de police en raison de ses opinions politiques concernant le conflit sahraoui. Il a été libéré rapidement après le tabassage .

La veille de ces manifestations, vendredi à 20h30, une patrouille a arrêté le jeune Said Bouba Ould Sid Ahmed dans le quartier Douriat. Il partait en voiture. Il n’a pu présenter ses documents d’identité qu’il avait laissés chez lui, et a refusé d’user de la corruption pour repartir sans encombre. C’est alors que 9 autres policiers se sont joints aux premiers pour l’insulter et le provoquer, avant de le frapper violement et de le conduire au poste de police où il est resté sans soin. C’est sa famille qui l’a conduit à l’hôpital où le docteur lui a fait 7 points de suture à la tête.
https://www.facebook.com/profile.php?id=1685781683

samedi 25 février 2012

Violence contre la solidarité avec prisonniers politique sahraouis de Salé2

Par ASVDH, 23/2/2012

34 citoyens Sahraouis ont été blessés après une intervention violente de la police et des forces auxiliaires marocaines destinée à disperser une manifestation pacifique.
La coordination de Gdaim Izik a lancé un appel à manifester le 23 février 2012, en solidarité avec les 23 Sahraouis détenus politiques enfermés dans la prison de Sale 2, qui ont commencé une grève de la faim de protestation de 24 heures.
Les familles de détenus accompagnées de membres de la coordination ont essayé de rejoindre le lieu prévu pour la manifestation sur l’avenue de Essmara, mais la police est intervenue violemment blessant 34 citoyens, dont la plupart sont des femmes.
Liste provisoire des blessés :
Salima Limam
Mohamed Ettaleb
Falla Chtouki
Lkouteb Neiha
Lmjaied Mbarka
Zaoui Aicha
Ghlanna Boumakhrota
Toubali Batoul
Lmaigaf Iaaich
Fnnaina Labras
Mazzan Boudani
Abderrhman Lmrabet
Ndour Salka
Lfkir Salka
Lhddad Said
Salma Lfrik
Fatma Hallab
Lhbib Salhi
Lkhfaouni Lwali
Mohamed Mbarek Ismaili
Lmsaadi Mouloud
Kabbara Babeit
Sid Ahmed Lhouaijab
Kraibich Mohamed Lghdaf
Souaad Ahmed Sidi
Fraitiss Essalama
Lkhlifi Ahjeboha
Zraigina ment Mohamed Mouloud
Mohamed Lmghaimad
Zeineb ment Mokhtar
Zeina Lhadef
Lmbarkia ment Laarbei
Meriem Toubali
Ahjoubha Lhmad